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Lundi 9 novembre 2009

 

Par Himba - Publié dans : Coopération éducative
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Jeudi 5 novembre 2009
l'Université de tous les Savoirs de Montpellier - La leçon inaugurale du 4 novembre-
 Écrivain, journaliste, lauréat du prestigieux prix de Londres (1972), Jean-Claude Guillebaud tient une chronique hebdomadaire sur la vie des médias dans le Nouvel Observateur et sur la politique française dans La Vie catholique.
Pour cette première rencontre de l'Agora, l'essayiste a présenté  le fruit de ses réflexions sur le monde tel qu'il est et tel qu'il va. Il posera certainement aussi la question de la croyance (religieuse, politique) qui peut tout aussi bien renforcer les esprits et leur permettre de grandir, de s'épanouir et s'ouvrir à l'autre ou alors dangereusement les affaiblir et les pousser jusqu'aux actes terroristes les plus extrémistes. Avis à tous : soyez sur le qui-vive car Jean-Claude Guillebaud, lui qui est aussi le parrain de "reporters d'espoirs", partage ici ses réflexions avec bienveillance, sagesse et toute la passion qui l'anime.
Voici les notes que j'ai prises lors de cette soirée

Introduction :

Aujourd’hui les discours sont réductionnistes du fait du corporatisme universitaire qui vous assigne dans une discipline et engendre des savoirs de plus en plus brisés et éclatés.

Comme disait le dicton populaire : « Chacun voit midi à sa porte »

Et donc le quidam  se retrouve face à un autre dicton populaire «  A quel saint se vouer ? »

Mark Twain avait déjà écrit en son temps : « Quand on a la tête en forme de marteau, on a tendance à voir les problèmes en forme de clou. »

Il nous faut donc aller braconner sur les territoires des Savoirs.

Dans le titre du Colloque : « Quel monde préparons-nous ? » il y a une idée volontariste face aux discours d’impuissance qui ont dominé depuis un siècle.  Souvenons-nous de Margaret Thatcher qui disait « There is no alternative » au point qu’on la désignait sous l’acronyme de T.I.N.A.

Les généticiens eux-mêmes parlent de course folle comme si on ne parvenait plus à maîtriser l’avenir.

Il en va de même on l’a vu récemment en économie où la reprise du contrôle de la situation mondiale depuis la crise du système monétaire qui s’est emballé, a eu beaucoup de mal à se mettre en place.

Jacques Ellul (Bordeaux) dans les années 50 parlait déjà en visionnaire de « processus sans sujet »

Que dire des Médias aujourd’hui embarqués dans un crétinisme médiatique à la merci des technocrates mondialistes.

« La politique c’est le goût de l’avenir » disait Max Weber.

Quels sont les traditionnelles menaces sur la démocratie : les dictatures, les totalitarismes, les intégrismes en tous genres. Mais aujourd’hui les menaces sont plus insidieuses avec un « à quoi bon » ou une mélancolie ambiante où le citoyen est consommateur l’après midi et téléspectateur le soir.

 

Quelle sont les cinq grandes mutations du monde actuel ?

 

Il faut conjurer le pire pour faire advenir le meilleur c’est ce que j’ai fait dans mes 7 livres pendant 15 ans.

La fin de l’Empire Romain après 1000 ans de cohésion et d’hégémonie du droit et du militaire a laissé place à la chrétienté féodale plus riche, plus artistique (on a enfin réhabilité ce « Moyen » Age  qu’on aurait du appeler plus justement Chrétienté médiévale).

Le philosophe allemand Karl Jaspers a parlé fort justement de « basculement axial » et Michel Serres dans « Homines-cence » va plus loin puisqu’il pose que la révolution actuelle que nous vivons est semblable à celle du néolithique qui a vu les nomades se sédentariser, les chasseurs devenir éleveurs et les cueilleurs devenir agriculteurs.

La Mutation d’aujourd’hui engendre la frayeur et en même temps la nostalgie de ce qui s’en va, la perte du vieux monde et de ses valeurs. Le Nouveau monde est plus difficile à appréhender car c’est une nébuleuse. 

Gandhi présentait cette image : « Un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, mais une forêt qui germe ne s’entend pas »  

 

 

Donc quelles ont ces cinq grandes mutations ?

La mutation économique : Il y a d’abord la mutation heureuse vantée benoitement par un Alain Minc et puis il ya la mondialisation catastrophe  ‘d’Attac ou du Monde Diplo relayé par un Daniel Mermet )

La mondialisation est à la fois destructrice et constructrice.

On assiste en effet à une déconnexion entre la démocratie et l’économie. Le marché est sorti du coral et cavalcade à travers le monde en se riant des prétentions exigeantes de la démocratie.   

Le marché est un cheval fou et nous sommes comme ces cavaliers qui tentent de le dompter pour lui passer le licol.

L’économiste Jean Paul  Fitoussi parle de « l’idéologie du monde » dans laquelle on entend des assertions démagogiques et fausses telles que :

le marché est rationnel et plus intelligent que la démocratie (Un exemple :saviez-vous que  la Bourse de Tokyo est uniquement guidée par l’horoscope chinois ! )

L’économie est une science  mathématisée qui décide à notre place.  

Le décentrement du monde est porteur de menaces :

Jusqu’à présent l’Occident a été le centre du monde et ce jusqu’au XXè sicècle. L’Europe a été très en retard jusqu’à la fin du XVIè siècle par rapport aux autres civilisations arabes, chinoises ou indiennes. Nous avions presque 8 siècles de retard sur les découvertes de l’Orient et du Monde arabe. Prenons des exemples : les Astronomes indiens avaient découvert8 siècles avant l’Europe ce que Galilée allait proclamer sur la rotation de la terre en en payant le prix. 

 Alors comment l’Europe a-t-elle rattrapé son retard ? Cela reste un mystère à élucider.

La Culture européenne  a fait une échappée par la conquête et la colonisation vers l’hégémonie militaire, économique, technologique et enfin culturelle.

Nous étions jusqu’à présent  propriétaire du « brevet de modernité » mais aujourd’hui tout cela est terminé avec la perte de l’hégémonie militaire et économique et technologique. (les fusées, le nucléaire, l’aérospatiale indienne ou chinoise nous ont rattrapés) Reste le cas de l’hégémonie culturelle ?

L’Ere Meiji au Japon dans le XIXè siècle a été fortement influencée par l’Europe.

Nous allons vers une modernité métissée faite de culturalisme, d’échanges et de rencontres partagées. 

En 2008, nous avons célébré le 60è anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme  de 1948 à l’Unesco. Hommage à René Cassin et Eleanor Roosevelt. Mais tout le monde a oublié les articles 25 et 26 d’une brûlante actualité au point de les attribuer à Besancenot ou à l’aile gauche du PS. !

Les étrangers ont raison de nous renvoyer cette Déclaration que nous avons-nous même pervertie à notre seul profit.

Quand Bush déclarait que nous étions dépositaires du Bien alors qu’autour de nous  sont les Barbares et donc qu’il faut s’armer… (Discours sur l’Etat de l’Union de 2002) Il lance l’Axe du mal et la Croisade contre l’Afghanistan et l’Irak.

Nous sommes rentrés dans une nouvelles séquence de décentration du monde qui sera basée selon l’expression d’Edouard Glissant sur la  « Créolisation du monde »

 

  3) L’apparition d’un Sixième continent virtuel :

Le Web la Toile, toute cette galaxie de l’Internet n’est pas encore conceptualisée. Quand tu es sur internet, où es-tu ? (espace)  Quand tu es sur Internet ,Quelle heure est-il ? (temps) ce continent est impensé à ce jour.

Jusqu’à présent les échanges étaient régis selon 3 règles : la vente en échange d’argent ; le troc en échange d’autre chose (objet ou service) ; le Don en échange de ma reconnaissance.

Aujourd’hui l’échange de films, de chansons, de texte sur Internet est un phénomène nouveau et hors des concepts et des règles habituels.

Pas de Droit sur « nulle part » sur un jungle sans règles.

La Presse écrite d’information va disparaître dans ce maelstrom.

3000 volumes numérisés par mois par Google. Que dire des Dissertations Google en copié/collé malgré les logiciels anti piratages.  L’essentiel de la musique produite dans le monde est disponible. Tout cela amène à une refondation du métier d’Enseignant.

N’oublions pas aussi que l’élection de Barak Obama doit beaucoup au rôle puissant d’Internet.

Gordon Moore a établi une Loi sur les capacités des ordinateurs qui seront doublées tous les 18 mois rendant ainsi obsolètes nos équipements actuels.

JP Dupuy a publié un « Rapport sur les Nano technologies » qui montre que les Micro Processeurs verront leur capacité multipliées par 1,5 M. dans 4 ou 5 ans… avec les conséquences dans les applications militaires et dans tous les domaines. La révolution digitale est en marche avec « l’Internet des objets »

Les menaces seront fortes sur l’Education la Médecine, mais aussi les utopies ouvrent des champs insoupçonnés : la totalité du savoir de l’humanité devenu proche et accessible à toute la planète.

 

4 – La Révolution génétique :  (a commencé en 1950 avec la découverte de Creek et Watson sur la structure de l’ADN : le contenu des gènes. Désormais les hommes qui savaient agir sur ka matière peuvent agir sur le vivant et donc la Vie elle-même.

« des chimères » voient le jour ainsi des truites à qui on a greffé des gènes humains !

Les Structures de la parenté sont ébranlées depuis que l’on peut engendrer à partir de5 parents pour un seul fœtus… vente de paillettes de sperme sur Internet ( 200 $ pour un donneur titulaire d’un PHD mais 100 $ sans PHD !)

Vente de gamètes féminines à l’UCLA ‘Los Angeles) par des étudiantes.

Brèche ouverte dans l’éthique même si le Comité National d’Ethique veille.Lire "Sagesse éthique" Article publié le 07 Mai 2009 Source : LE MONDE

Mais hélas, à l’avenir, avec la mondialisation, « le moins disant éthique » aura le marché et ce sera la fin du protectionnisme éthique.

La capacité d’intervention de l’Europe sera limitée.’l’arbre de la connaissance est déjà vendu à Wall Street » Voir le site « Vivagora » qui traite des grands enjeux de l’avenir par Dorothée Benoît Browaes.

5- Le souci du monde : Jacques Ellul en 1954 avait déjà alerté sur la « sensibilité écologique »  Hans Jonas (1979) avait énoncé le « Principe de responsabilité »  les entreprises menacent la planète entière qui est à sauver en urgence.

JP Dupuy a publié un excellent livre « le catastrophisme éclairé » qui met en garde sur les grands déséquilibres mondiaux. Les Indiens, les Chinois, les Africains et les Latino Américains ne vivront jamais comme nous Européens. Pourquoi ? Et c’est David Cohen qui nous apporte la réponse : Si les 600 M de  Chinois consommaient autant d’automobiles qu’en Occident, il n’y aurait plus de réserves  pétrolières qui seraient totalement épuisées. Si les millions d’Indiens consommaient autant de journaux et de papier qu’en Occident il n’y aurait plus de forêts sur terre car elles auraient disparu !

C’est une course de vitesse : nous allons immanquablement nous appauvrir

Mais un appauvrissement relatif de 15% est à prévoir mais souvenons nous que pendant les « 30 Glorieuses » de 1945 à 1975 nous nous sommes enrichis de 400% !

Même le « Siècle d’Or » espagnol n’a pas fait autant de profit au fait de sa gloire quand les galions espagnols rapportaient leurs trésors des Amériques.

Accepter des sacrifices mais dans une société juste et équitable. Or que voyons nous ? Une société où le spectacle des riches est devenue obscène.

La Taxe carbone est une bonne idée mais mal perçue par le grand public. .

Des années sans croissance posent un problème politique :

La croissance est un anesthésiant social qui permet à la démocratie de se maintenir.

Si la Croissance s’arrête, les inégalités vont devenir insoutenables et c’est la voie ouverte à la dislocation de la société (violence, guerres urbaines, fanatismes…)   

« Les sentinelles du désastre » regroupent des anonymes engagés dans des réseaux sociaux et solidaires invisibles des médias et qui pourtant œuvrent au quotidien pour éviter l’éclatement social. .

La vertu des hommes politiques : le slogan « Tous pourris » est excessif et concerne une minorité d’élus. La Démocratie ne peut vivre sans croissance et sans vertu. 

Thomas Masaryk (1850-1937), le premier président de Tchécoslovaquie [1918-1935]et opposant aux Habsbourg avait cette phrase : « Si tu veux résister à une tyrannie, ne vole pas, ne ment pas. »

 

 

Questions du public :

Quelles proportions du métissage ethnique, politique et culturel est-on prêt à accepter ?

Dans une société inégalitaire il faudrait élever des temples à la vertu et des cachots pour le mal.

En novembre 1989, au lendemain de la chute du Mur de Berlin, qui annonçait celle du communisme à l’Est, un ami de l’écrivain Claude Roy eut cette exclamation au téléphone : « C’est une bonne nouvelle, mais qui va faire peur aux riches maintenant ?  

Le défi démographique de 15 Milliards d’êtres humains non abordé. (la démographie inventée par Alfred Sauvy est incertaine et on a vu les erreurs des démographes sur l’analyse des transitions démographiques)

Sylvie Brunel (Action Contre la Faim et démographe, ex Madame Eric Besson) a montré dans "Nourrir le monde, vaincre la faim " (Larousse) que l’Agriculture n’est pas un problème en soi ni un problème de ressources mondiales mais de simple répartition.

Les jeunes d’aujourd’hui n’acceptent plus nos discours mais sont sensibles à des styles de vie conformes à leurs convictions (« total respect ») On influence plus parce qu’on est que parce qu’on dit. « On a l’impression qu’il croit ce qu’il nous dit » disait un lycéen. Il transmet son savoir, il ne récite pas une leçon.

Pour passer le licol à un cheval fou il faut d’abord l’arrêter.

Lire « la barbarie » de Michel Henry aujourd’hui on a des peuples érudits mais non civilisés  et la barbarie n’est pas forcément là) où on l’attend.

A quoi pouvons nous croire ?

Fable brésilienne de Pierre Rabhi (écologiste de l’Ardèche) Le tamanoir et le colibri. Le colibri répond au tamanoir qui se moque de lui quand il dépose une gouttelette d’eau pour éteindre le feu, «  je fais ma part » répond le colibri au tamanoir.

JC Guillebaud a crée une Fondation 2005-2010 « Reporters d’espoir » pour pousser les Médias à sortir du discours catastrophiste et alarmiste en mettant en évidence ce qui marche et fonctionne.

Un journalisme optimiste en quelque sorte décrié au départ par Laurent Joffrin qui trouvait cette initiative boyscout lors de son lancement à l’UNESCO.

Depuis les Pages de Libé sur « les Reporters d’espoir » ont fait grimper les ventes de 14% leur titre : «  le Libé des solutions »… !

 

 

     

 


Par Himba - Publié dans : Coopération éducative
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Lundi 2 novembre 2009
Par Himba - Publié dans : Collège
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Vendredi 30 octobre 2009
J'ai mal au travail ! l'invité d'Inter
Invitée :  Danièle Linhart Sociologue du travail, directrice de recherche au CNRS, membre de l'Observatoire du stress à France Télécom
. "Travailler sans les autres ?" (2009 /Le Seuil).
Le travail occupe quantitativement moins de place, depuis le début du XXe siècle, dans la vie des gens qui travaillent : les durées moyennes de travail se sont réduites de façon spectaculaire. Pourtant, on observe un phénomène paradoxal : le travail devient de plus en plus obsédant, il colonise de plus en plus la vie privée et, d’enjeu politique, enjeu social qu’il était, il devient affaire de plus en plus personnelle. Le rôle du travail est bien en train de se transformer sous nos yeux. Il n’est plus tant une expérience collective qu’un corps-à-corps solitaire de chacun avec son travail. Or, le travail reste l’activité majeure à travers laquelle chacun trouve à constituer son identité, à se socialiser, à prendre pied de façon citoyenne dans notre société. C’est l’activité majeure à travers laquelle on peut, légitimement, avoir le sentiment de contribuer à la société. Et cette prégnance de l’activité professionnelle s’accentue d’autant plus que la logique capitaliste exige un marché qui s’approfondisse sans cesse en inventant de nouveaux biens et services. Toutes les activités et les rôles sociaux sont ainsi convertis en marchandises incontournables, et se trouvent vidés peu à peu de leur sens. Autour du travail marchand, c’est un véritable désert social. Tous les membres de notre société se trouvent ainsi de plus en plus propulsés économiquement mais aussi socialement, symboliquement, vers le travail marchand. Être privé d’emploi est source d’une réelle souffrance identitaire. Mais avoir un emploi, c’est être confronté à des exigences d’engagement total de soi pour la cause de son entreprise, qui enrôle la subjectivité et impose une mise à contribution de la vie privée et familiale (disponibilité, flexibilité et mobilité sont requises). Cet engagement débouche souvent sur des conflits de valeurs, et pousse à exceller dans des directions qui peuvent nuire à la société : esprit exacerbé de compétition, de concurrence, stratégies pour tenir ses objectifs et obtenir des primes à tout prix, instrumentalisation de l’autre, rapport narcissique à son travail. Le travail modernisé ne s’éloignerait-il pas de plus en plus de la société ?

(*) Auteure de Travailler sans les autres ? Éditions du Seuil, 2009.

Invite Marie Pezé Psychanalyste, elle a mis en place en 1997 à l'hôpital de Nanterre la 1ère consultation "Souffrance et Travail" en France. "Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés" (Pearson)
Par Himba - Publié dans : Retraite
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Dimanche 25 octobre 2009
PETITS VIET-NAMS, Dominique ROLLAND - A paraître en janvier 2010 Format 170 x 240, 144 pages avec photos - EAN 9782356390325 - 16€
“La France, on en avait rêvé. Qu’y avait-il de plus désirable que la France ? Là-bas en Indochine, tout ce qui était beau, propre, enviable, riche, puissant s’appelait la France. La France, c’était tout ce blanc lumineux et immaculé des costumes, des uniformes, des robes de bal, des nappes, des draps, des mariages, des villas et des paquebots…
Tout ce blanc repoussant le ciel gris sale des moussons, la ligne basse et boueuse de l’horizon dans les rizières, l’eau souillée des arroyos, la glaise lourde et gluante où piétinent les buffles, les tuniques noires des lettrés, les dents laquées des femmes… Oui, la France c’était tout ce blanc immaculé. Le blanc de la colonisation.”
En 1954, la défaite française à Dien Bien Phu oblige au départ de toutes les familles françaises résidant au Tonkin. Parmi elles, un nombre important de familles francoannamites : couples mixtes et leurs enfants eurasiens, femmes vietnamiennes dont le compagnon français avait disparu… Ils furent ensuite rapatriés en France, au titre de Français d’Indochine puis installés “provisoirement” dans des bâtiments collectifs désaffectés.
Ainsi se constitua le Cafi, Centre d’Accueil des Français d’Indochine, à Sainte-Livrade dans le Lot, lieu de mémoire de l’histoire coloniale, de ce qu’elle a produit, des identités composites qu’elle a générées. Aujourd’hui, la transformation du camp, qui existe toujours, préfigure la fin d’un monde.
Dominique Rolland est maître de conférences à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales).
Spécialiste de l’Indochine, elle a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le métissage et les questions posées par le colonialisme.
http://www.elytis-edition.com/catgrandsvoyageurspage.htm
Par Himba - Publié dans : Généalogie Indochine
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Mercredi 21 octobre 2009
Par Himba - Publié dans : Impatriation
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Lundi 19 octobre 2009
Les DRH des Rectorats et Inspections Académiques oseront-elles suivre l'exemple de France Télécom ou laisseront-elles pourrir la situation des Fonctionnaires bringuebalés d'une académie à une autre ou d'une ZEP à une ZAC ? 
Jetés sur les routes et les périphériques et souvent  sur plusieurs bahuts au détriment de leur situation familiale, de leurs compétences, de leur formation et ce, avec la bénédiction des Syndicats qui couvrent ces Mutations, ils hantent les couloirs des Médecins du travail, des Assistantes Sociales et finalement les cabinets des Psychothérapeutes....
Oui, dans l'Education Nationale on oublie bien souvent l'individu, la personne puisque le sacro saint "Projet Educatif au service de l'enfant" et de lui seul, justifie cette politique inique.
Hélas, les Médias sont sourds à ces souffrances dans la Fonction publique ne braquant leurs projecteurs que sur le Privé.
Sans doute pour donner raison au Recteur de l'Académie de Montpellier qui déclarait que ces cas étaient marginaux et ne représentaient que 1% de ses effectifs enseignants !
Souvenons nous quand même du mot d'accueil d'un Chef d'etablissement de Nantes:
 "Vous n'avez pas demandé cet établissement mais sachez que moi non plus je n'ai pas demandé à vous avoir "
Et quelques jours plus tard:
" Vous avez demandé dans votre fiche de voeux des 6èmes et des 3èmes, je vous ai donné des 5è et des 4èmes et je n'ai pas d'explications à vous donner."
Quelques semaines plus tard :
" je confie les classes de 6è importantes pour mon projet à long terme or vous êtes amené à partir en retraite dans peu de temps..."
 (NB: Rentrée 2008: l'Agent est effectivement parti en retraite à 61 ans après avoir été écarté pendant une année scolaire pour non adhésion au projet collectif quant au Chef d'etablissement il ne verra pas l'aboutissement de "son" projet puisque muté à l'étranger auprès de l'AEFE (promotion pour bons et loyaux services.....!) 
http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2009/10/19/questionnaire-france-telecom.pdf
Stress au Travail : Forum dans Libération
http://www.liberation.fr/vous/0102596154-reaction-sur-stress-au-travail-temoignez
Forum sur Stress dans l'Education sur france 2
http://forums.france2.fr/france2/Education/facteurs-education-nationale-sujet_2330_1.htm
Lecture:

Marie-Françoise Bonicel

Consultante, Coach , Formatrice .
Maître de Conférences en psychologie sociale clinique IUT de Troyes
Responsable pédagogique des stages de communication en formation continue
Chercheur  du Laboratoire " Stress et société"
Membre de l'Institut ESPERE ( Jacques Salomé)
Diplômée de Sciences politiques et économiques
Docteur en Psychologie sociale clinique
 Recherches:
• stress dans l'Education nationale et dans les  secteurs de la santé et du social
Auteur de :
-Avec Nimier J. : " Le stress des personnels de l’Education Nationale" (in Stress et Société, 2002)
-"La formation des chefs d’établissements pour un  nouveau métier" in  Ouvrage collectif  - 
"Ecole : changer de cap .Pour une éducation humanisante". (2007)
Par Himba - Publié dans : Collège
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Mercredi 14 octobre 2009

Communiqué de presse

Séminaire IRSA/CRI, Equipe d'Accueil EA n°3025

Institut de Recherches Sociologiques & Anthropologiques Centre de Recherches sur l’Imaginaire

École Doctorale « Espaces, temps, civilisations et développement » ED n°060

Département de Sociologie Université Paul Valéry-Montpellier III Sous la direction du Pr. Patrick Tacussel

APOCALYPSE

Une conférence mercredi 14 octobre, salle Rabelais, à 19 h

Notre époque attend sa propre apocalypse,

par le Professeur Michel Maffesoli.

Est-ce que nous approchons de la fin des temps, quelle est la véritable nature de la crise économique actuelle, y a-t-il un

sens à nos problèmes environnementaux, quel étrange moteur se met en route pour une culture du XXIème siècle, quelles

valeurs assurent encore aujourd’hui le lien social, pourquoi l’intelligentsia actuelle est-elle coupable de paresse intellectuelle, sont quelques-unes des questions d’importance sur lesquelles se penchera Michel Maffesoli.

Cette conférence, donnée à Montpellier, Apocalypse, vient illustrer la parution du livre du même nom, publié aux éditions

du CNRS en janvier 2009. Michel Maffesoli est membre de l’Institut Universitaire de France et professeur de sociologie à la Sorbonne

(Université Paris Descartes). Il dirige le Centre d’Étude sur l’Actuel et le Quotidien (CEAQ) qu’il a fondé en 1982

avec Georges Balandier et le Centre de Recherche sur l’Imaginaire (CRI) créé en 1966 par Gilbert Durand.

Michel Maffesoli a conduit de nombreuses recherches autour de la question du lien social « néo-tribal » ou communautaire d’un nouveau type. Il est l’héritier des études de la prévalence de l'imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés contemporaines.

Contact presse 06 23 10 62 21

On peut trouver ici le compte rendu de sa précédente conférence à montpellier en 2007  sur "le réenchantement du monde "
http://www.msh-m.fr/article.php3?id_article=254
Interview de Michel Maffesoli sur Daily motion :
http://www.dailymotion.com/video/x3oqp0_linterview-de-michel-maffesoli-par_politics link
Par Himba - Publié dans : Coopération éducative
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Mardi 6 octobre 2009
" Tout le monde peut se mettre en colère. mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus."
ARISTOTE , Ethique à Nicomaque.
Merci à Daniel Goleman de m'avoir ouvert les yeux par cette belle phrase en exergue de son livre: L'Intelligence émotionnelle 1 ( Robert laffont 1997)
Ma colère peut enfin éclater et se réprimer à la fois puisque parvenu à l'âge de la retraite alors que la hiérarchie a bougé , a été mutée vers l'étranger et que les blessures de la souffrance subie au travail sont refermées.

Si l'intéressée parvient sur cette page, elle se reconnaîtra et comprendra tout le mal qu'elle a fait autour d'elle par pur orgueil et arrivisme à tout prix, même celui de détruire ses subordonnés qu'elle a contraints, soit à la perte de d'estime de soi,soit à l'abandon, pas encore au suicide parce qu'un mince fil les rattachait encore à la vie.
Pour le première fois un Chef d'Etablissement outrepasse ses droits et invite un enseignant à se mettre en "Congé de Longue Maladie"...Nous attendons un rapport des Médecins du Travail, des Assistantes Sociales et des Comités Médicaux de la Sécurité Sociale sur ces dérives assumées mais coûteuses pour la collectivité.
Une DRH au Rectorat  totalement absente qui à Nantes comme à Montpellier, joue à l'autruche et évite les remous médiatiques, derrière des finasseries de Médiateur. A quand un vrai audit externe de ces DRH et de ces Médiateurs à la solde de l'Administration dont ils sont issus et qui font corps avec des Chefs d'Etablissements puisque pairs et membres du sérail des intouchables ?
La réponse édifiante de Christian Philip Recteur à Montpellier à la Gazette de Montpellier le 24 septembre pp13 est assez symptomatique: "Au maximum 1% des enseignants sont en difficulté"
Les collègues eux aussi se reconnaîtront qui ont su se taire ou ne pas se mobiliser n'ayant pas reçu de mot d'ordre de leurs Syndicats.
Les parents enfin, eux se reconnaîtront qui ont su de façon anonyme faire courir des rumeurs et ébranler une Administration lancée dans une course  au management pervers.
Les élèves, toujours laissés à l'écart , eux savent manifester leur reocnnaissance et leur fidélité même si on a su leur trouver très vite une remplaçante plus docile car moins expérimentée.

Je renvoie à l'accablant témoignage d'une "prof de merde" de Montpellier, Charlotte CHARPOT dont le titre provocateur: "Madame, vous êtes une prof de merde" ( Les éditions de l'arbre )
Des histoires invraisemblables au Collège Diderot de Nîmes puis au Collège de Castries enfin dans un établissement de Bruxelles.
Elle a été invitée le 26 septembre à 19h sur Canal + par Thierry Ardisson puis le mercredi 30 septembre sur France 2 dans l'émission de Guillaume Durand "L'Objet du Scandale"
Par Himba - Publié dans : Collège
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Vendredi 17 juillet 2009
IL y a un travail à mener autour de l'approche de la fin de carrière pour les enseignants salariés.
Un travail également auprès des Chefs d'Etablissements  pour les inciter à garder leur profs vieillissants puisque les employeurs ont souvent le réflexe de se débarrasser des seniors qui coûtent cher en fin de carrière par des Congés à répétition voire des enchainements de "Congés Longue Durée" faisant suite à un "Congé  Longue Maladie" (1 an) .
Les employeurs estiment aussi que ces Seniors n'apportent pas autant à l'Etablissement qu'un jeune dynamique, docile car fraîchement formé à l'IUFM.
On reconnaît les compétences du senior, enseignant chevronné et sa longue expérience sans le mettre en situation d'exercer ces mêmes compétences acquises.
 Là aussi, peut-être, une réflexion s'impose sur les  incitations et les aides à apporter aux employeurs pour les accompagner et les inciter à garder les employés plus longtemps doit être engagée.
On doit penser à des tâches d'accueil,d'accompagnement, de formation de tutorat plutôt que de pur enseignement. C'est ce qui se fait en Espagne, en Allemagne et dans de nombreux pays européens.
Ici on tue l'enseignant à la tâche et on lui alourdit son emploi du temps par des plages incohérentes compte tenu des conditions de transport et souvent sur quatre  niveaux pour certaines disciplines et le plus souvent sur un mi-temps ou tiers temps aménagé. 
Le nouveau Ministre Luc Chatel saura-t-il engager ce chantier pour les années à venir quand le "parc humain" Education Nationale va vieillir de plus en plus.
Ne pas les remplacer, passe encore, mais ne pas les accompagner vers leur sortie de carrière est  un manque de prévoyance en matière de Ressources Humaines. Un simple principe de précaution. 
Par Himba - Publié dans : Collège
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