Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Seniors Dehors !
  • Seniors Dehors !
  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
  • Contact

Recherche

19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 14:55
En passant par La Roque d'Anthéron...

Voilà donc la 36ème édition qui se termine ce jeudi 18 août.France Musique la grande "absenthe" (allusion au coffret d'absinthe et de pastis locaux que l'on offrait jadis généreusement aux artistes en les remerciant d'être venus parfois de si loin en gage de souvenir et de revenez-nous vite ) donc la Radio nationale confidentielle a déjà plié bagage et les larmes versées de Nicolas Lafitte sur son tweet ,si triste de quitter la vie de château, en témoignent .

La terrasse de Suzanna sur la place du village reste animée ce midi grâce aux pensionnaires de la Cure thermale qui viennent surtout entretenir leur stress et leurs bobos personnels par des conversations à bâtons rompus pour tuer la solitude.Mais les amis de FM sont partis et AK et AP sont hélas en sieste.

Cette année sous l'ère Marc Voinchet après les péripéties de 2015, plus d'extras ni de chargés de réa en surnombre.On a vu l'édition du Festival de Radio France Montpellier réduite à sa version light sans magazine, sans directs et sans communication (DIRECTION Jean-Pierre ROUSSEAU Directeur Jany MACABY Directrice Adjointe Corinne DELAFONS totalement absents) . C'est ça la nouvelle Occitanie ( version Delga saupoudrée de Saurel).Ici on préfère les Festivals de Musiques Emergentes et le Tohu Bohu... moi je préfère Piano sous les arbres de LUNEL-VIEIL et les Opéras à SETE (Offenbach, Verdi): chacun ses goûts...

Même si la programmation n'a pas été touchée à La Roque et dans les concerts environnants ce qui a rassuré le public très fidèle et conservateur: on ne bouscule pas les perruques et seniors grisonnants qui descendus dans la famille en Luberon ou chez tantine aixoise adorent leur rendez vous pique nique dans le parc avec panier en osier et nappe en vichy ! Les verres à pied pour le champagne et le rosé sont toujours là au frais, mais le coctail privatisé dans un enclos jalousement gardé ne ressemble plus à ceux si conviviaux de Paul Onoratini ( 1920-2010 ) les fils Onoratini et Martin sont des managers ne l'oublions pas et on cageole les sponsors et les huiles locales ou nationales dont un certain André VALLINI Secrétaire d’Etat chargé du développement de la Francophonie auprès du Ministre des Affaires étrangères et du développement international.

A18h, quand l'orchestre danois d'Odense fait son raccord sous la baguette du chef Kalle Kuusava (qui remplace au pied levé le titulaire Alexander Vedernikov) pour Grieg et Brahms, on attend toujours Maître Boris qui termine sa sieste, et le fameux Steinway est encore sous les mains expertes de Denijs de Winter.

Ses proches s'inquiètent, le jeune chef fait passer le temps... Enfin le voilà en Tshirt jaune, tout à ses fonctions de grand père. Mais soudain voilà qu'un sbire issu de l'armée de bénévoles fort peu physionomistes mais dûment badgés, intime à Sieur Boris qui a sa partition de Grieg sur les genoux , l'ordre de quitter les gradins in peto...! Même scénario grotesque pour ses proches...! (Demain celui là virera un Ministre si on n'y prend pas garde avant!)

Enfin le raccord a lieu , le piano a été placé face au public pour que le soliste soit parmi les musiciens danois au plus prêt. Il ne manquera pas de les féliciter chaleureusement.

Celui qui avait rêvé de repartir avec le disque de la 36è édition 2016 restera sur sa faim: "rupture de stocks" lui répond-on sèchement. Le libraire nantais requis qui assure aussi les Folles Journées fait travailler sa calculette mais le public en a vu d'autres et a ses propres sources et références. La dame au Chapeau mauve a doublé sa surface et impressionne derrière son stand mais ne veut pas que l'on touche à ses Catalogues Prestiges dédicacés. Bref tout cela sent bon la mauvaise affaire et le marché du temple pour gogos.

A 19h30 les gradins se remplissent et le bar marche à plein régime, non mais ! Angelich ou Berezovsky, on fait le plein de sandwichs et de champagne....

Très beau concert et concerto de Grieg toujours superbe dont on bissera le 2è Mouvement et sa partie solo. On commence à oublier le Varsovia et on découvre les grands danois tous blonds et ethniquement très danois comme leur chef Kalle !

A l'entrac'te René Martin vient saluer les habitués qui suivent l'aventure depuis plus de 30 ans et nul doute que la garde rapprochée fera le bilan de cette saison chiffres à l'appui.

Les moments rares ce sont ces quelques notes de Bach et de Mozart égrenées sur le piano des Master Classes sous le chapiteau par le pianiste et chef chinois de Hong Kong Yongse Kang que j'ai attiré à la Roque depuis Montpellier après sa tournée marathon d'un mois avec ses élèves de Boston, Francfort, Vienne, Salzbourg, Nice...

Le retour vers 23h nous oblige à franchir les chicanes sous le regard vigilant des gendarmes qui patrouillent sur tout le site et c'est déjà Arles, Nîmes et Montpellier. Je regretterai toujours que la Roque n'ait pas programmé plus souvent le norvégien Leif Ove Andsnes pour ses magnifiques interprétations de Grieg, Sibelius et Mendelsohn.mais l'écurie MIRARE est très fermée et ne laisse que peu de chances aux talents venus d'ailleurs. J'ai bien demandé le CD Horizons de Leif Ove Andsnes: on m'a répondu: il ne joue pas chez nous donc on n'a pas. Voilà voilà...

La Folles Journées et la Roque ne sont pas de pépinières et encore moins des pouponnières. On n'y vient que rarement pour être surpris ou bousculés.Mes tentatives pour y placer mes pianistes et violoncellistes se sont avérées vaines.

L'édition 2017 sur le thème de la Danse montrera si j'ai eu tort.

En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
En passant par La Roque d'Anthéron...
20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 14:28
Calvaire de la Crétinière
Calvaire de la Crétinière

Ce monument édifié sans doute à l'initiative de la famille BOURET habitant à la Crétinière (1799), sur le bord de la route de Saint Julien de Concelles au Loroux Bottereau date du milieu du 19è siècle, si on se réfère à la date inscrite à son fronton (10 mai 1850) date qui indique sa bénédiction par Monseigneur Jacquemet alors évêque du diocèse de Nantes.

Il faisait face au village de la CRETINIERE, cet endroit alors désert est maintenant entouré de lotissement de maisons récentes (qui ont été bâties sur les terres viticoles du domaine entre rue des Fauvettes et rue des Roitelets devenues le Port Egaud)

C'est une importante construction en maçonnerie et tuffeau formant une grande niche pour une statue de la Vierge.

Elle était surélevée par rapport à la route, on y accédait par six marches. De petits murets formant enclos entouraient l'ensemble.

Quatre grands piliers avec châpiteaux encadraient le terre plein du haut des marches et devaient donner fière allure à ce monument surmonté de la croix.

Pendant longtemps il fut sur fond de verdure, des sapins ayant été plantés à l'arrière.

Très abimé par l'âge et le temps. Il fallut un jour envisager sa restauration.Celle-ci eut lieu en 1956 à l'occasion d'une mission prêchée dans la paroisse.

Confiée à l'entreprise Joseph Mainchain (qui entretenait aussi la Crétinière) elle nécessita la consolidation de l'ensemble par l'arrière, une réfection du socle, et de son accès (on ne conserva que trois marches) Des quatre piliers très abîmés il ne resta que les bases que l'on garnit de sphères en ciment.

Des dons et des offrandes permirent de couvrir les frais de cette restauration.

L'inauguration et la bénédiction par le curé de l'époque Joseph PETIT clôturèrent cette mission de 1956. La statue actuelle n'est pas l'originale. celle-ci représentait la Vierge avec l'enfant Jésus sur sa droite, étendant les bras dans un geste d'accueil., malheureusement et malgré la protection d'une vitre et d'une grille, cette statue fut victime dans les années 1950, d'actes de vandalisme; non réparable, elle fut remplacée dans sa niche par une autre statue de la vierge se trouvant à la cure et propriété de la paroisse.(Vierge écrasant un serpent)

A noter le petit poème gravé sur une plaque au pied de la Vierge:

Si l'amour de Marie

En ton coeur est gravé

En passant ne t'oublie

De lui dire un Avé.

Ce quatrain avait été composé par le Père Grignon de Montfort lorsqu'il évangélisait au diocèse de Poitiers vers 1703.

Il était donc connu dans la paroisse, propagé sans doute par les missions qu'il donna dans les environs.

Ce lieu fut toujours l'occasion de rassemblements de prières, notamment aux fêtes de la Vierge (mois de Marie ou du Rosaire) Mais maintenant, sur le bord d'une route de plus en plus fréquentée ils deviennent quasi impossibles et ne subsiste que la réunion du 3è dimanche de Rosaire (en Octobre)

Concernant ce monument, il existe un testament de Mademoiselle BOURET , de la Crétinière en date du 24 décembre 1863, dont j'ai extrait ce passage:

Devant Maître Alfred LE SANT, notaire à la résidence de Saint Julien de Concelles et en la présence réelle de quatre témoins

"Je veux que celui qui aura le pré dans lequel est élevé un monument à la Vierge, entretienne ce monument à ses frais; et pour cela, il donnera chaque année au curé de la Paroisse de Saint Julien de Concelles la somme de vingt francs;le curé ar suite de ce paiement sera chargé de faire lui même les réparations nécessaires."

dont acte fait et passé à la Crétinière, commune de Saint Julien de Concelles en la demeure de la testatrice le 24 décembre 1863 à six heures et demi du soir.

Suivent les signatures de la testatrice et des quatre témoins.

René Laurent; A Duranceau; A. Bénureau et Janneau.

D'après Pierre TERRIEN Croix et calvaires - Saint julien de Concelles- Patrimoine architectural concellois. (Mairie St Julien)

NB: Le calvaire passera donc à la mort de Mlle BOURET dans la famille GUICHETEAU Juge à Nantes puis la famille TREBUCHET (Joseph Marie Trébuchet oncle de Victor Hugo et frère de Sophie Trébuchet) puis aux frères Théophile et Alphonse BRETONNIERE originaires de Vallet respectivement Directeurs d'école, instituteurs et Maire de la Commune jusqu'en 1963 . (Mlle BRETONNIERE (fille unique de Monsieur Théophile Bretonnière Maire de Saint Julien de Concelles) devient nouveau propriétaire du domaine en 1963 et lègue ce calvaire à la commune et vend les terres viticoles environnantes.

2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 14:43
"Le frère allemand" de Chico Buarque

"Le frère allemand" un roman atypique de Chico Buarque (Gallimard) qui croise entre Rio de Janeiro, Sao Paulo, Paris et Berlin des musiciens de jazz Thelonious ou Wes Montgomery dans une quête du frère perdu, lui même en quête de son père disparu. Palpitant !

"Me revient alors à l’esprit la lettre découverte par hasard l’autre jour et, involontairement, je me surprends à imaginer l’idylle secrète de mon père à Berlin, je joue déjà à me chercher un frère allemand dans la salle. Il sera un homme d’une trentaine d’années, probablement avec des lunettes, blond, avec une mâchoire proéminente, un visage très long, un crâne haut. Pour l’instant, le seul à répondre à une partie de ces conditions c’est le tromboniste de l’orchestre, un gars roux très blanc et joufflu comme devait l’être mon père avant de vieillir. Mais à l’exception du maestro, un brun aux jambes velues, plutôt grotesque dans ses culottes courtes, les artistes sur la scène doivent être des enfants d’immigrants, peut-être les petits-fils de Poméraniens de l’État d’Espírito Santo, et je ne pense pas que mon frère soit devenu un musicien d’orchestre typique au Brésil. De toute façon, il me semble naturel qu’à un certain stade de sa vie il se soit montré inquiet, qu’il ait interrogé sa mère à propos de l’origine de son nom, qu’il ait insisté sur son droit de connaître l’identité de son père. Et après avoir réuni quelques économies, même sans la bénédiction maternelle, il débarquerait tôt ou tard à Rio de Janeiro avec l’adresse de la demeure paternelle dans le quartier du Jardim Botânico. Il vérifierait facilement que Sergio de Hollander, à peine remis de la mort successive d’Arnau de Hollander et de Clementina Moreira de Hollander, avait été engagé comme superviseur général du CAMBESP, le Conseil d’administration des musées et des bibliothèques de l’État de São Paulo.Dans l’annuaire téléphonique de la capitale pauliste il y avait bien un Hollander Sergio de, mais avant de composer le 518776, il hésiterait un long moment, car le dialogue s’annonçait difficile. Le téléphone à la maison sonnerait enfin et de cette langue bizarre maman comprendrait seulement le nom répété à l’autre bout du fil : Sergio de Hollander ! Sergio de Hollander ! Elle tendrait l’appareil à mon père, lequel en perdrait la voix dans un premier moment, puis se lancerait à grand-peine dans cette langue rouillée, puis en aurait les yeux tout humides et, pendant ce temps-là, maman aurait déjà tout compris et pleurerait elle aussi. Et elle s’offrirait sûrement à préparer des lasagnes à la maison, où le beau-fils serait accueilli comme un fils et, le cas échéant, elle le logerait pendant quelque temps dans la chambre d’un de ses demi-frères. Pour le bien du jeune homme, maman serait même capable de faire venir de Berlin Anne en personne, laquelle était peut-être dans le besoin dans un pays encore affecté par la guerre. Et nous habiterions tous respectueusement sous le même toit (...)

CHICO BUARQUE

Le frère allemand

Francisco est le fils du célèbre critique littéraire Sergio de Hollander, personnalité très respectée au Brésil. La maison familiale regorge de livres que sa mère range avec un dévouement maniaque, alors que dans la chambre de son frère ce sont les conquêtes féminines qui défilent. Deux choses qui réjouissent tout particulièrement Francisco, lui qui aime conquérir les amantes déçues par son frère et emprunter en cachette les ouvrages de son père. C’est justement dans l’un de ces livres qu’il découvre une lettre écrite en allemand, datée de 1931, adressée à Sergio de Hollander.

Le jeune homme fait traduire ce courrier et y découvre l’existence d’un fils que son père aurait eu avec une certaine Anne Ernst, à Berlin. En secret, Francisco décide de retrouver ce frère inconnu qui s’immisce peu à peu dans son quotidien et dans ses rêves, une figure qui l’obsède et le hante. Francisco le poursuit autant qu’il le fantasme, à travers l’histoire revisitée de son père et la recherche de cette Allemande énigmatique.

Chico Buarque construit avec une grande finesse cette figure du frère allemand, figure onirique et pourtant bien réelle qui habite un récit passionnant, émouvant. L’investigation, d’où l’auteur fait surgir une œuvre bouleversante, dépasse la quête personnelle pour explorer l’histoire brésilienne et européenne des années 30 jusqu’aux années 60, ainsi qu’un héritage familial silencieux, douloureux.

Chico Buarque est né à Rio de Janeiro en 1944. Après une carrière musicale commencée dans les années 60, qui fait de lui l’un des musiciens brésiliens les plus célèbres, il se lance dans l’écriture au début des années 90. Le frère allemand est son quatrième roman. Aux Éditions Gallimard ont paru Embrouille (1992), Court-circuit (1997), Budapest (2005) et Quand je sortirai d’ici (2012).

11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 17:44
Rue de la Tour Gayraud
Rue de la Tour Gayraud

Un bon petit Blog voisin et ami qui sait de quoi il parle en toute franchise et ne se laisse pas compter sornettes, la preuve à lire son dernier billet sur les Zatouilleries de Figuerolles nous enchante car il saisit là bien des vérités pas toujours bonnes à dire dans un climat de consensus mou et de culture(s) galvaudée(s) à faire hurler Philippe Murray.

Car dans ces gesticulations où l'on côtoie le pire et le meilleur, le temporaire de service venu de Marseille (s'il vous plait !) nous fit avaler bien des couleuvres au point que les "Invisibles du quartier" pouvaient commenter à loisir, l'intrusion de leur territoire par les bobos, depuis les places Salengro ou Plan Cabanes.

Il y a bien des leçons à tirer de ces sympathiques glissements et frémissements qui nous ont chatouillé les sens sinon les papilles.

Bravo à tous ceux qui ont joué le jeu des marionnettistes pour un Art de Rue créatif sinon convivial qui était promis en effet par ses concepteurs à un grand succès, avant même le lacement de l'opération.

Quand la COM dépasse ses communicants on est dans ce qu'un veilleur a appelé le "foutage de gueule" mais qu'importe pour 500.000 € l'enthousiasme a côtoyé le délire...

http://palavazouilleux.canalblog.com

Blog de palavazouilleux...
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 22:31
Réunion de quartier Centre Saurel
Réunion de quartier Centre Saurel

Ce vendredi 8 avril c'est au tour du 7è Quartier "Centre" de voir de près Phiphi son édile préféré et toute son équipe. Ils sont donc venus nombreux Salle Pagézy, pas loin de 500 se pressent et veulent être au premier rang. Oui mais voilà les 3 premiers rangs sont réservés aux adjoints et conseillers qui ont été priés de faire nombre et d'écouter" la voix de son maître". On les reconnaît concentrés sur leurs tablettes en éveil au cas où ils seraient interrogés sur un détail technique.

L'homme est enjoué et rieur, même si une vilaine foulure du pied lui impose une chaise surélevée et l'agitation lycéenne qui a paralysé la ville ne l'a pas laissé en repos. L'homme est ponctuel et à18 heures pétantes il ouvre la séance.

Incontournable et interminable diaporama pour un bilan chiffré dont il connaît et parfois corrige chaque détail en prenant soin de demander le pointeur pour éclairer notre lanterne sur ses projets urbains ou architecturaux.

Le Bilan n'en est pas un car le bougre a déjà tellement servi et assimilé les dossiers avec son vieux compère Max Lévita pendant deux mandatures celles de Frèche et de Mandroux qu'il ne renie point. Après deux ans de "Maire à plein temps" les opposants (Roumégas, Vignal, Delafosse...) ne sont plus en embuscade et sont bel et bien absents tout comme ses chères minorités visibles ( très visibles même de la Mosson au Petit bard, de Figuerolles à Richter et du Polygone à Port Marianne...) Absents aussi dans les listes des représentants et volontaires des Quartiers que l'édile égrène avec conviction : absents aussi dans les 29 questionneurs de fin de séance ...

Mais entrons dans le vif du sujet.

L'exposé que l'orateur domine après 110 réunions en 3 ans, est rythmé comme les "slides" qui défilent et entrecoupées de blagues qui assurent le contact avec sa base sur sa foulure de cheville, sur la fougueuse jeunesse, sur "les jeunes hommes sortant de garnison"(sic) ou encore "Elle est vieille cette photo là, elle a dix ans !". Mais Saurel n'est pas Talleyrand (1754–1838) qui disait "Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console " Il se compare oui, mais à Anne Hidalgo pour la prise en charge des cantines à 70% et à Joanna Rolland (EELV Nantes) pour le taux d'imposition stable de sa ville. Promesse tenue.

On le sent fier d'afficher le tirage au sort de ses membres de conseils de quartiers et son adhésion totale à Anticor signée par Limoges et Montpellier.Il aime à défendre les grandes causes de la canopée aux faucons crécelle, le Tour de France décroché auprès du président Christian Prudhomme pour les 13 et 14 juillet prochains, l' Election de Miss France où des millions de téléspectateurs ne regarderont pas seulement Montpellier !

De temps à autre il interpelle les soutiers aux ordres par un "Elle est où Brigitte (Roussel) ou "Bon là sabelle, faut lui répondre...ou plus tard :"M. Ferrand de la Maison de la démocratie, convoquez les représentants de quartiers".(Acte I)

On n'a aucun mal a sentir derrière cette fougue et ces airs bravaches, l'homme blessé par ses récentes mésaventures avec la Presse: traité par une stagiaire deLibération d'Al Capone. " Qu'est-ce qu'ils disent les journalistes ?" Je n'aime pas la désinformation . Annie Foot du Cabinet, positionnée à sa droite ne dira mot et se vengera sur bonne cigarette à la sortie.

On ne s'attardera que peu sur les chantiers culturels qu'il a défendus avec sa garde rapprochée à Paris:(lui qui fut l'Adjoint à la Culture d'Hélène Mandroux !) mis à part le chantier du prochain Conservatoire à Rayonnement Régional,(35M€ pour 2020) il ne jure que par la ZAT de Figuerolles et son artisan Pierre Sauvageot des Arts de Rues et Thierry Arcaix le régional de l'étape.On passe vite sur le Festival de Radio France, Pas un mot sur les Festivals en métropole dont Assas, Maguelone, Chorales . Un mot sur la Panacée qui offre à l'affiche ce soir "Nuit des Connasses" Tout un programme que réprouve une riveraine excédée par ce qu'elle a découvert après des mois de travaux..;

Comment croire à une véritable volonté de politique culturelle originale dont la presse nationale n'est pas dupe (lire les critiques sur les dernières productions de Rodrigo Garcia !) On cherchera en vain ce soir l'un de ses bras droits en charge de la Culture (Sonia Kerangueven absente) après les effets d'annonce et renoncements successifs (exit Cédric de Saint-Jouan), plus personne ne sait qui est aux commandes des chantiers. Qui pilotera "Domaine d'ö" qu'il a offert a son ami Rodrigo ? A la tribune il y a bien le 17è Adjoint à la Culture d'Oc Guy Barral lequel ne saura répondre à mes interrogations !!!

Il faut à ce stade du commentaire de cette soirée noter combien de fois l'édile aura prononcé à propos d'un soutien local ou national le mot "mon ami" ou "Mon amie Aurelie Filipetti Présidente de Cinemed" pour rappeler combien l'homme tient à la fidélité et à la loyauté.Pour les autres il lâche: " Y en a qui disent que..." ,"J'entends des critiques depuis dix ans..;" On a pu lire dans l’auto satisfecit sans appel de l'interview du maire dans lMidi libre de cette semaine et dans sa Tribune ouverte de la Gazette.

Luc Albernhe du Cadre de Vie et Isabelle Marsala (Education) seront interpellés à plusieurs reprises et joueront le jeu des questions réponses.Il reste une dominante sur la mixité sociale volontariste de tous ses programmes urbains à venir dans sa litanie de ZAC Route de Nîmes, Nouveau Saint Roch, ANRU 1 Petit Bard ANRU 2 La Mosson ANRU 3 Saint Gély avec son adjointe toute puissante à l'Urbanisme Stéphanie Jannin dont on connaît les effets ravageurs sur tous les quartiers livrés aux bâtisseurs (pardon bétonneurs)...

Derrière des formules choc du bâtisseur sur "les Halles de Laissac laissées en panne depuis 20 ans", l'édile s'exclame : " "Nous on démolit la vérue, on va reconstruire les Halles de Baltard contemporaines" on préférera finalement les accents de l'homme de culture qui respecte les orangers du parc de Montcalm et les plafonds de la Salle des mariages de l'Hôtel Richer de Belleval (Place de la Canourgue) confié au napolitain Federico Russo, là on reconnaît l'homme de culture que personnellement je préfère à celui qui jargonne sous les expressions toutes faites: " Dilater l'espace public pour donner de la Vie" en parlant du jeu de Paume ou de la Rue Jean Moulin...

Démocratie participative à Montpellier    ( Acte II )
Démocratie participative à Montpellier    ( Acte II )
Démocratie participative à Montpellier    ( Acte II )
Démocratie participative à Montpellier    ( Acte II )
Démocratie participative à Montpellier    ( Acte II )
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 21:52
Ensemble Mos Azimans (Gérone)
Ensemble Mos Azimans (Gérone)

L'idée de donner une Journée de Musique Ancienne au Musée Fabre de Montpellier dans la (trop petite) Salle du Jeu de Paume est une riche idée qui a tout de suite séduit le public venu nombreux, malgré une météo hostile et un accueil du personnel du Musée comme toujours fort désagréable. Arrivés à 15h pour le Concert de 16h déjà complet, plus d'un prétendant a dû rebrousser chemin vers le cinéma voisin.

Installés au sec, c'est une présentation sobre et efficace du jeune Conservateur du Musée Pierre STEPANOF qui resitue historiquement la très belle salle du Jeune de Paume vestige XVIIè de l'Hôtel de Massilian qui a reçu Molière et la famille Béjart .

Puis le conservateur nous invite à un rapide coup d'oeil aux tableaux environnants qui révèle les primitifs flamands, un primitif parisien du XVè. Notre hôte associe fort justement les musiques polyphoniques de la Cour de Bourgogne avec l'apparition de la profondeur de champ dans les tableaux de la Renaissance des écoles anversoises,espagnoles puis italiennes. Une copie non censurée du Paradis de Michel Ange, côtoie une "Vénus et l'Amour" tout aussi dénudé.

Le public découvre enfin les musiciens du "Département de Musique ancienne de Beaux Arts Musiques" dont un jeune enfant pour un branle à la flute à bec de Praetorius fort joliment troussé. Le beau clavecin du facteur montpelliérain Martine Argellies trône sur une estrade où se succèdent nos artistes locaux pour un trio de Machaut,et un Greenleaves qui clôt cette prestation fort honorable.

C'est ensuite au tour de l'ensemble "Mos Azimans" de Gérone de nous surprendre avec ces airs du troubadour Bernart de Ventadorn (sans la chanteuse hélas) Occasion pour certains d'approcher le petit organetto portatif et la vielle sans oublier les percussions.

Le fameux "Tant que vivrai" d'Adam de la Halle méritait une voix pour donner réellement vie à ce récital dominical..

Terminer la soirée par une visite des grandes salles du Musée, sous le regard toujours peu amène des gardiens requis d'office, permettait de prolonger ce beau spectacle avant la soirée de Lundi dans la petite église romane Sainte Croix de Celleneuve avec les Saqueboutiers de Toulouse.

4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue
4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue

4è Edition de laJournée des Musiques anciennes au Musée Fabre de Montpellier : Muses en dialogue

19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 23:56
MP Nounou Ars Vocalis
MP Nounou Ars Vocalis

Pour la 4ème édition 2016 de la "Journée Européenne des Musiques anciennes" à Montpellier à l'initiative du REMA et du réseau "les Muses en Dialogue" (Festivals de Maguelone, Pic St Loup et Musique en Catalogne Romane entre Gérone) animé par Philippe Leclant et ses équipes. Nous voici donc convoqués à la Médiathèque ZOLA pour 19 heures ce Samedi.

Mais déjà depuis 18h la file s'allonge jusqu'à la Place Dionysos et il faudra attendre 1 heure sous les regards hostiles de seniors aficionados inconditionnels (on croirait retrouver les hordes fidèles de la Folle Journée et de la Roque d'Anthéron) Personne ne se parle mais on jauge la catégorie sociale, l'âge et le vêtir. La préposée aux Publics et à la Communication s'affaire comme d'habitude et veille à ce que la file s'allonge en repérant les têtes connues qui mériteront de rentrer avant les autres. Puis elle fait avancer les prioritaires :les handicapés,les titubants, les éclopés de la vie, mais aussi les personnes dignes d'intérêt pour occuper les 40 places réservées aux VIP. Certains appellent cela le charme et les privilèges de la province...

Commencent enfin vers 19h30 les longs, trop longs discours des agélastes requis qui se perdent en remerciements interminables. On apprend que le Directeur et Conservateur de la Médiathèque Gilles Gudin de Vallerin est aussi l'époux de la Directrice de la DRAC Marie Pierre Gudin de Vallerin (sans que personne ne sourcille) et quand le représentant du Maire (en déplacement en Corse) prend la parole, mains dans les poches et sans notes (on craint le pire) d'autant qu' on découvre une fois de plus qu'après les 4 Adjoints à la Culture qui se sont succédé en 1an , ce n'est pas le dernier favori du Prince (Fabrice Manuel) qui prend la parole mais un inconnu du public Claude Barral (PS de Lunel) ...

Le même public s'impatiente après 45 minutes d'entre soi car enfin,les 200 personnes qui sont là veulent qu'on leur parle musique ancienne. la spécialiste des manuscrits anciens Gisèle Clément du Centre d'Etudes Médiévales de l'Université de Montpellier3 commente sans passion ses diaporamas et nous révèle que les archives sont très éclatées géographiquement et très composites pour un art oral non destiné à la mise en scène et au public actuel.(cf Ateliers avec Mora Vocis)

L'intérêt reprend vers 20h quand l'ensemble étudiant "Hortus Delicarium" nous entraine en latin pour des Polyphonies du XIVè. on aurait aimé plus d'inventivité et de sens de la mise en scène comme nous avons pu l'apprécier à la Réunion FEVIS/REMA de Berlin avec l'Ensemble l'Echelle de Caroline Marçot et Charles Barbier !.

Mais c'est sans nul doute Marie Paule Nounou et son ensemble vocal "Ars Vocalis" qui va savoir captiver le public qui attendait qu'on le sollicite et qui va réussir le pari de ce rendez-vous qui aurait pu rester dans la froideur du lieu et l'apathie apparente d'un public connaisseur. Il y a celle qui mâche depuis 3 ans son chewing gum et se fait les ongles, il y a les octogénaires retraités et avides de connaissances qui sont de toutes les soirées gratuites à la Médiathèque ou à la Salle Pétrarque, de rares étudiants du conservatoire, aucun ado ni pré-ado et des anonymes que Marie Paule saura dérider et entrainer dans des chansons grivoises d'Orlando di Lassus ou de Josquin des Prez.Un grand bravo à ces magnifiques interprètes dont les solistes pour leurs duos Pur ti miro de Claudio Monteverdi.

Le pari est tenu et Philippe Leclant peut être content même s'il n'exprime que rarement sa satisfaction et l'on attend la deuxième journée au Musée Fabre surtout pour les Ensembles les Ombres de Montpellier et Mos Azimans de Gérone.

JEMA : Choses vues... et entendues....(1)
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 17:16

Rencontre d’Information du SNSP en région Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées

Le lundi 14 mars 2016, une Rencontre d’information en Languedoc - Midi-Pyrénées est proposée par le Syndicat National des Scènes Publiques et France Festivals pour toute scène publique permanente ou festivalière souhaitant nous rejoindre ou/et nous rencontrer.

En présence de
Michel LEFEIVRE, Président du SNSP
Emmanuel GAILLARD, Délégué SNSP de la région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées, Directeur d’Odyssud à Blagnac
Bénédicte DUMEIGE, Directrice de France Festivals ou Philippe TOUSSAINT, Président de France Festivals

Horaires : de 14h30 à 16h30
Adresse : à l’Opéra Comédie, Montpellier, dans la salle Delteil (accès par l’entrée des artistes, 11 bd Victor Hugo)

ce jour-là, l’Opéra Comédie et l’Opéra Berlioz accueillent également deux autres évènements :

Un Plateau de Saison organisé par la Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés (FEVIS) en partenariat avec L’Opéra Orchestre National de Montpellier
Horaires : à 16h30, suivi d’un cocktail.
Adresse : Rdv en Salle Molière (accès par la place Molière, derrière l’Opéra Comédie )

Et la répétition générale de la nouvelle production de l’Opéra-Bouffe Geneviève de Brabant de Jacques Offenbach, dans une mise en scène de Carlos Wagner
Horaires : 20h
Adresse : à l’Opéra Berlioz de Montpellier, Corum, Esplanade Charles De Gaulle

Belle occasion de faire le point et de rencontrer les représentants de scènes publiques du nouvel ensemble régional aux stratégies et au passé historique très différents comme on le verra vers 16h.30 pour la réunion qui suit à l'aide de la FEVIS en Salle Molière.

Jusque là deux Présidences et deux Vice présidents à la Culture avec peu de visibilité et peu de communication, qui doivent composer avec la nouvelle Présidente de Région Carole Delga flanquée d'une Vice Présidente Dominique Salomon . On sait que l'ancien Président de Région le gardois Damien Alary (qui lui même avait succédé à Christian Bourquin) avait sollicité un poste de 2è Vice Président auprès de M. Valls (pour sauver sa tête et ses avantages). Mais on ne sait rien de celui ou celle qui sera en charge de suivre les projets cultures dans les anciens territoires du Languedoc, le Président tout puissant de la Métropole ayant posé ses pions et ses hommes sinon les budgets afférents...

Donc en face à face l'état major parisien du SNSP en la personne de son Président Michel LEFEIVRE qui nous présente le Délégué régional Emmanuel Gaillard d'Odysud à Blagnac et ceux de France Festivals Bénédicte Dumeige et Philippe Toussaint (qui eux n'ont pas de délégué en région pas plus que la FEVIS très centralisatrice et parisienne autour de son Président Jacques TOUBON et Catherine DESBORDES).

Face à eux, le Chai du Terral à St Jean de Védas,Franck FONTCOUBERTE Ensemble Contrepoint et MusicaSète, Philippe Leclant du Festival de Maguelone, les responsables de la programmation du Domaine d'O, ceux des Festivals de Figeac (Ollivier Desbordes) et du Festival baroque de Rocamadour, et enfin ceux de "Passe ton Bac d'abord" et "Ensemble baroque de Toulouse" ( Michel Brun) enfin l'ensemble atypique du chouchou de l'étape Vincent Cavaroc "Tropismes" en "Musiques numériques actuelles" qui pour sa 3è édition se baptise "Festival augmenté" et se produit à la fois au JAM, à la Panacée et au Rockstore ...!

Après l'exposé très dense et exhaustif du Président du SNSP étayé de sigles et acronymes barbares que chacun est censé connaître On doit lutter face au SINDEAC, au FCMA, FNSP pour découvrir les grandes vocations depuis 20 ans du Syndicat qui est une Chambre professionnelle chargée des négociations avec les collectivités territoriales et les Ministères concernés dont la DGCA et DGT (droit social) du Ministère de la Culture, afin de:

- défendre le métier de Directeur de Scène auprès de 10 associations d'élus fédérés.

- défendre des structures de dialogue avec les élus

- travail de lobbying au Parlement pour la labellisation des scènes conventionnées (CCN,CDN,CNV,CNP)

On est heureux d' apprendre que" le Ministère de la Culture ne connaît pas ce qu'il finance et ne souhaite pas s'en occuper"

C'est donc grâce au rapprochement du SNSP avec France Festivals et grâce aux travaux de terrain menés avec "Bénédicte Image Conseils" qu'ont été publiés sous la direction d'Emmanuel NEGRIER de l'Université Paul Valéry et du CNRS les deux importantes études: "Festivals de musique un monde en mutation" et un "Fichier hors des scènes labellisées" qui recense 2000 lieux !

L'Enquête sur 200 envois a reçu 104 réponses en retour. On estime à 125 000 représentations de spectacles vivants sur 7000 scènes et 2800 Festivals repérés soit 20000 emplois permanents en CDI. en structures publiques ou privées en statuts divers Associations, EPIC, EPAD, SARL,....

Le Théâtre représente 33% et la Musique 30%

Les LOIS qui ont émaillé les législatures successives se nomment MAPAM, NOTRE (Nouveaux Territoires) LCAP etc...

Le SNSP s'est employer ) torpiller le "Guichet Unique" proposé par les technocrates du Ministère (Etat/Région/Métropoles/Départements) quand Philippe Saurel ne jure que par lui sur Montpellier. On assiste à des Commissions de Techniciens en dehors des porteurs de projets chargés d'élaborer des Formulaires CERFA pour la demande de subventions et donc le "Guichet" est une insulte qui équivaut à ce slogan culturel "donnez nous de l'argent, nous on fait le reste".

Le SNSP propose une co-gestion des budgets culturels.

Il existe une Fédération des Syndicats professionnels de la Culture FEPS qui regroupe artistes et intermittents à travers 43 syndicats ! (SMA, UFI, SNESP ( Spectacle Vivant + Spectacle enregistré ) et FESAC ( Tourneurs en musique)

Le G4 regroupe SINDEAC, PROFEA, Force Musicale, SIPAC (Arts Plastiques) A chacun son Syndicat !

Il est intéressant de noter que Montpellier est considéré comme une antichambre des Festivals d'Eté avec Montpellier Danse, Festival d'Ö et Festival de Radio France Montpellier: on y observe l'émergence des problèmes, crises et conflits....

Asignaler que les problèmes liés à 'intermittence relèvent du Droit Social avec le Ministère du Travail de Myriam El Khomry et non du Ministère de la Cultture de Mme Azoulay: on vérifiera le contraire à Accords Majeurs à AIX en Juillet 2016 pour la renégoctaion des CD2I ( moduler le temps de travail des intermittents) CDI/TPA ( Temps Partiel Aménage) NIAO objet de vives tensions avec le MEDEF. sans oublier les dossier des "Congés Spectacles".

Michel LEFEIIVRE rappelle les accords importants obtenus par le SNSP auprès de la SACD, SACEM, AUDIENS :

de réductions diverses de cotisations et charges aux structures et entreprises culturelles

Dans l'impossibilité de connaître les chiffres exacts des intermittents auprès de Pôle Emploi Spectacles, il faut se résoudre à engager des enquêtes de terrain de Chercheurs tels qu'Emmanuel NEGRIER (CNRS), d'Interpros du MEDEF et Confédérés.

Dans le travai de collaboration avec les parlementaires et sénateurs il faut noter le rôle de Catherine MORIN-DESSAILLY présidente de la Commission Culture au Sénat ou la Commission VALOIS sur la Billeterie à travers 4000 enquêtes partielles ou parcellaires et ce, contrairement au Cinéma où les chiffres du CNC sont fiables.

Un Observatoire de 6 personnes à la DEPS/du Ministère de la Culture travaillent sur ce sujet de l'harmonisation.des productions culturelles par territoires.

La redistribution de 10 Régions en nouveaux Territoires en 2016 sans compter les Métropoles qui rassemblent 46% de la population suscitent de nouveaux enjeux avec de nouveaux Elus. Il est indispensable d'avoir des données objectives.

Le nouveau Délégué du SNSP en Région midi Pyrénées/Languedoc Roussillon Emmanuel GAILLARD annonce 203 Adhérents; 200 Festivals sur 2800 Manifestations (à vérifier pour 2015 entre CR Midi Pyrénées et CR Languedoc Roussillon)

A signaler que les politiques publiques en matière de culture dans ces deux ensembles ont jusqu'à présent été dominées par l'héritage politique dans des tissus socio-culturels très marqués avec de fortes résistances, oppositions frontales, guerres intestines et réglements de comptes entre Barons et petits Marquis. Il va falloir résolument passer à une phase constructive et positive. La mise en relation des ensembles vocaux et instrumentaux de la nouvelle Région par la FEVIS va montrer tout le bénéfice que l'on a à se connaître, à échanger et montrer ses savoirs faire.

Il existe une CHARTE avec les Elus sur les scènes Festivalières et les Scènes permanentes élaborée par le FNCC (Fédération d'Elus) et le SNSP afin d'établir une base de dialogue entre les élus et les professionnels afin d'éviter un manque de projet régional formalisé et affirmé car souvent on est dans le "non dit" dans les projets politiques de la Ville.

Ndlr( Ex pour Montpellier-Métropole : le Fait du Prince : Théâtre National des 13 Vents devenu Théâtre de l'Humain Trop d'Humain (?) Comédie du Livre, Estivales de la guitare, Cinémed, Arabesques, ZAT... )

Le Projet Culturel de la Ville au coeur de la démocratie au sens politique devrait permettre d'identifier respectivement :

- un lieu avec un projet pluridisciplinaire

- un appel d'offres

- un projet artistique porté par les artistes eux mêmes;

D'après notes personnelles prises en Réunion à Montpellier ce Lundi 14 par l'Agence Artistique Naguar'ART

17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 12:16
Pauvre Geneviève !

Bon, on tweete beaucoup sur le sujet, surtout l'Opéra National de Montpellier sur cette nouvelle adaptation très libre et volontiers désinvolte de cette figure mythique du haut Moyen Age brabançon au point qu'un conférencier a cru bon de venir nous remettre en mémoire le contexte historique et les mésaventures d'un livret qui parcourt le XVIIè jusqu'à ce que ce sacré Offenbach s'en empare. Une relecture des éditions parues à Bruxelles en 1837 puis à Lyon s'imposait donc...

L'Opéra de Montpellier comme ses compères de Lyon, Aix ou Bordeaux adore les cross-over depuis que Valérie Chevalier a importé la formule depuis son duché de Lorraine en Septimanie.: on a applaudi les facéties de Hervé Niquet en kilt avec un Dino se frottant à la Duchesse et les directions pieds nus de Sir Norrington avec le CMBV et dernièrement avec un Step'in Junior cadencé par "les Ombres" toujours en pleine créativité et recherche autour de The Tempest de William Shakespeare.

Mais alors qu'allaient-ils faire de ce livret oublié et lancé à la face d'un public d'abord médusé puis conquis ou circonspect. Certains préférant dans le doute abandonner après la première partie du match. Dommage ils ont raté l'enfant, la brebis et les Sarrazins (fort peu nombreux dans le public)

Une mention évidente et qui fait l'unanimité pour l'orchestre toujours à la hauteur et ce, quelles que soient les sauces auxquelles on les soumet et un corps de chanteurs, danseurs u top de leur forme vocale et physique. on sent là une belle unité et une direction énergique et intelligente qui joue avec ce décor insolite que le public est invité à découvrir à l'entr'acte.

Valérie Chevalier (qualifiée dans certains médias de "nouvelle Taubira" (sic) , interviewée sur France Musique) ne perd rien pour donner à ses créations des prolongements vers les réseaux sociaux par des réductions de dernière minute, appel aux scolaires et étudiants par des matinées gratuites, et dernière touche"in" un jeu vidéo sur les décors pour les accrocs de la 3D !

Diable mais, revenons en à notre Geneviève de Brabant jusque là inconnue de "nous autres" comme dirait l'autre Wallon : Julos Beaucarne. On a compris dès le premier acte qu'il fallait se laisser aller et surprendre quitte à délaisser les sous-titrages besogneux et souvent sans intérêt de nos ténors et soprani en duos ou en choeurs au bord de la piscine.

La trame découverte au fil des heures importe peu et seule l'arrivée, telle une statue du Commandeur, de Charles Martel est là pour rappeler qu'il s'agit d'un Roi belge et non franc qui s'illustra dans les plaines poitevines et revint en mémoire lors de propos médiatiques mais il semble que le "sus aux Sarrazins" ne soit pas la thématique première du spectacle surtout dans cette bonne ville de consensus et de vivre ensemble que l'édile veut apaisé.

On s'interrogera donc sur le choix du sujet au risque de passer pour un vilain petit canard, pardon, Tillinac du haut de sa fenêtre, pour s'interroger in fine sur le détournement même joyeux et goguenard des mythes anciens. A quand sur la scène de l'Opéra de Montpellier après Don Quichote chez la Duchesse, une Jeanne d'Arc revisitée à la sauce Mel Brooks ,une Ste Thérèse d'Avila entre les mains d'un autre imposteur: Rodrigo Garcia (très lointain cousin de Fernando Arrabal) promu du Théâtre Gramont (ex Treize vents) dans la cour d'honneur du Domaine d'Ô par sa Majesté Philippe, ou un Curé d'Ars à la sauce Guignols, car il faut bien l'admettre les dérives de la mise en scène à la Jérôme Savary nous conduisent plus souvent vers Groland que vers le Théâtre de Boulevard et fort loin de l'Opérette.Les adaptations d'Offenbach fleurissent de St Nazaire à Figeac ( La Péricole avec Julie Depardieu) et de Marseille à Avignon sans oublier Paris , alors chacun se fera son opinion sur ces programmations désopilantes et surtout les chers abonnés du parterre qui ont déboursé, eux, 53 euros pour cette farce ! Le débat reste ouvert et la critique aussi.

Le public invitéé à découvrbir les décors

Le public invitéé à découvrbir les décors

Conférence de Jean Christophe Keck
Conférence de Jean Christophe Keck

Conférence de Jean Christophe Keck

Une mention spéciale pour les décors très étudiés !
Une mention spéciale pour les décors très étudiés !
Une mention spéciale pour les décors très étudiés !

Une mention spéciale pour les décors très étudiés !

6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 16:58

Ne vous avisez pas par les temps qui courent de remettre en cause les personnalités vedettes du service public (pardon publicitaire) car il vous en cuirait... En témoigne quelques tweets que le chroniqueur en titre de Canal Plus (Grand Journal), Boomrang (France Inter) et Inrocks (associés à jamais) cingle vers ses contradicteurs. Très attentif à son image de trentenaire et à son aura sur les réseaux sociaux, le petit prodige "célibataire forcé", par manque de temps) vous taxera de "troll" et de "baby troll" atteint du "syndrome de la Tourette" si vous osez vous en prendre à ses gesticulations matinales ou vespérales quand il lit ses fiches ou 4è de couverture avec mimiques adéquates. Même si sa consoeur Léa Salamé le traite de "Diva Queen" ou de "chanteuse" (sic) , il caracole dans les sondages aux côtés de Morandini après avoir éclipsé la très contestée Pascale Clark (trop marquée idéologiquement sur une chaîne où le consensus insidieux est de rigueur). Ses admirateurs et admiratrices sont légions et et s'extasient de tant de virtuosité en un espace temps si réduit tout en l'interpellant sur des détails plus intimes.

Il sait qui le nourrit et cajole, tant Maïtena qui en redemande et roucoule comme pour les insignifiants Madenian, De Groodt et tandem grotesque de Jordi et Martin, que Laurence Bloch sa patronne, et sait aussi plaire tant à Mathieu Gallet qu'au tout puissant Schlessinger.Il vaut mieux, car les foudres de la Maison Ronde sont aussi brutales et expéditives voire vengeresses qu'à l'Elysée ou Matignon.

Il sait aussi comme sa consoeur Anne Sainclair choisir ses invités pour mieux les adouber et les flatter. Et s'il se pique de critique théâtrale,musicale, de danse ou de cinéma, (car cet homme est omniscient et touche à tout) c'est vers l'Amérique rêvée qu'il se tourne,l' anglophilie étant la marque de fabrique de la Maison avec les playlists omniprésentes du pote Varrod qui font la part belle à la langue de Shakespeare.

Il aime confier ses états d'âme de star dans le Parisien du 28 janvier 2015 et à sa tribune favorite dans les Inrocks qui est le porte voix d'Inter (ou réciproquement) !

Si Salamé, Vanhoenacker et Barthes sont au trio de tête de l'Obs en 2014, il est sur le podium de cet autre hebdomadaire "ami" en 4è position et n'est pas peu fier.

Il reste qu'à 20h50 quand les Guignols et Eldin sont passés, on peut en toute quiétude zapper vers le Journal de son choix, on ne perd pas grand chose des pépites du grand critique de son temps! Car vous l'avez compris il y a longtemps qu'il vous aura classé comme néoréac, sénile et associé à Finkielkraut ou à Zemmour pour ne pas avoir partagé ses choix et ses avis.

Nous les lui laissons bien volontiers.

En psychologie sociale, on parle d'effet boomerang quand une tentative de persuasion a l'effet inverse de celui attendu et renforce les attitudes de la cible plutôt que de les modifier

Pages

Catégories