Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Seniors Dehors !
  • Seniors Dehors !
  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
  • Contact

Recherche

24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:46

Square de la ComédieMiscellanées du Lez.

Mercredi 23 novembre

Hier je me suis donc levé de bon matin mais encore sonné par cette Soirée Théma d’ARTE consacrée aux fastes et à la chute de l’Empire Ottoman, pour me rendre à la Clinique du Millénaire pour un nouvel examen du cœur, examen de routine dont ma sœur m’avait dit dans un message qui se voulait réconfortant  que son beau frère en était malencontreusement mort à la sortie du test….RIP.(REP pour les francophones)

Me voilà donc couché et sanglé comme pour une descente de skidoo ou de Bobsleigh ; harnaché de capteurs par une assistante énergique et manifestement habituée à l’exercice ; entre alors une deuxième assistante du professeur qui décrit l’épreuve d’effort avec force détail en précisant bien qu’il faudra maintenir une allure de 55 à 65 pour être qualifié à l’arrivée. On me laisse ensuite quinze minutes en état de sommeil jusqu’à l’arrivée du Professeur qui porte un nom de Casinos et dont j’entends les échanges sonores dans le couloir.

La porte s’ouvre et la préposée suspendue à son téléphone ne cessera de s’entretenir avec ses amies et son assistant (sans doute un étudiant en cardio) bien de sa personne.

On me demande alors de pédaler jusqu’à ce que la côte rende l’effort plus pénible et les injonctions de l’assistante pus pressants. Je respire, suffoque et sens le sang me monter à la tête et dois supporter les conversations de plus en plus animées du Professeur. Impossible de me concentrer sur ma modeste tâche et l’écran affiche en rouge que je ne dépasse pas les fatidiques 55 estimés. L’assistante s’impatiente, l’échographe elle, éclate de rire sur son smartphone dont j’espère une hypothétique panne de batterie.

Voilà, on me libère enfin de mes attaches et de mes capteurs. Les écrans ont produit ce que l’on attendait d’eux à savoir un électrocardio que va interprèter  le professeur qui a enfin mis fin à sa longue tirade téléphonique. Le verdict tombe ; les inquiétudes du cardiologue au vu du scan échographie précédent, qui avait révélé de artères encombrées ne nécessite pas d’opération urgente. Il aura fallu tout de même pas moins de  7 agents médicaux (secrétaires comprises)  pour traiter cette intervention bénigne qui sera facturée 170 euros et soixante six centimes à la sécurité Sociale et à ma Mutuelle . Je peux donc poursuivre une vie normale et me voilà  marchant d’un pas léger sur le trottoir le long du tramway jusqu’à mon café habituel des Rives du Lez pour une revue de presse du matin.

Jeudi 24 novembre

C’est décidé je poursuis donc ce « Journal » commencé en 2011 après l’édition de ma chronique généalogique qui s’est révélée être une quête inachevée et biaisée car encombrée de trop de souvenirs d’une vie palpitante mais qui se résumait à une chanson américaine de Diana Ross « Do you know where you are going » thème du film Mahogany de 1975 astucieusement traduite par Nicole Rieu la chanteuse des années 70  qui en a fait son tube: « En courant ». Je me souviens l’avoir chantée de Mexico au Caire et me souviens des paroles que je fredonnais alors :

En courant, après le bonheur,
Après le soleil, après le vent d'ailleurs,
Tu vas casser ton coeur,
En courant.

En courant, autour de la terre,
De plus en plus haut et par dessus la mer,
Tu ne vois plus l'eau claire,
Du courant.

Tu as perdu l'envie de rire,
Tu ne sais même plus comment t'endormir,
Tu voudrais que les arbres soient toujours verts
Et refaire un autre univers, mais à l'envers.

En courant, sans savoir pourquoi
Comme un oiseau fou, après je ne sais quoi
Tu ne vois même pas
Que je t'attends

Je t'en supplie, arrête-toi
Juste le temps de regarder vers moi
Juste un instant, juste le temps d'être heureux
Et tu pourras repartir après, si tu veux

Et voilà que cette course folle s’est arrêtée au bord du Lez d’où j’écris cette chronique matutinale depuis un lit devenu mon confident entre les derniers "Complots" de Philippe Sollers qui m’enchante quand il virevolte de Mme de la Fayette à Stendhal et de  Shakespeare aux dadaïstes avec brio ou peste et fulmine contre Baudelaire et Flaubert ou démythifie l’extravagante Colette en sa retraite du Palais Royal . J’ai opté depuis quelques années pour la liseuse devenue ma complice où s’accumulent sur  des étagères virtuelles mes plus grandes joies. Je n’ai pas à mes côtés Céleste Albaret pour recueillir mes pensées du soir ou du matin mais comme il serait bon de pouvoir parfois échanger sur ces phrases toutes simples confiées par mes auteurs comme le font les bloggeuses amies secrètes et pourtant inconnues sur les réseaux sociaux qui accompagnent mon quotidien.(Fannie Musedemai par exemple)

Ce matin donc, après cette nuit d’orage qui a emporté Saint Martin de Londres et sorti les rivières de l’Hérault et du Gard selon un principe météorologique qualifié de « phénomène cévenol » bien connu désormais, je me hasarde à jeter un œil par la fenêtre et finalement découvre qu’il est trop tard pour la chronique de Canteloup et trop top pour les Grandes Gueules qui ont d’habitude le don de me jeter sur mon smartphone pour un tweet rageur et impulsif au nom d’une bien pensance  outrageuse et d’une allégation manifestement hypocrite. Il y a longtemps pour ma gouverne et ma bonne santé mentale que je n’écoute plus le 7/9 du Matin sur la Radio d’Etat que certains persistent à trouver « la meilleure de France » selon les sondeurs d’opinion d’Audiométrie et de Médiamétrie. Le ton persifleur et la mauvaise foi y sont passés maîtres et la revue « Causeur » d’une autre professionnelle du persiflage a su en démonter les rouages ravageurs.

Pensant trouver un apaisement à mes éruptions de mauvaise humeur je me cale sur France Culture , autre radio du Service Public et m’installe à la table de la Fabrique de l’Histoire. Hélas, quel idée m’a prise ? On y passe un reportage sur la Laïcité et une relecture de l’Histoire à l’aune d’une expérience jugée pilote . Jugez en plutôt !

Une équipe de jeunes lycéens d’Epinay sur Seine fait visiter sa commune enchantée  du 9-3 à des étudiants de Science-Po de la promotion « Richie » (Alias Richard Descoings si bien décrit par la journaliste Raphaelle Baqué) Les jeunes potes du Lycée Jacques Feyder font applaudir la statue de François Mitterrand en souvenir du Congrès d’Epinay, lieu de la réconciliation du PS en 1971. Les jeunes évoquent ensuite le renouveau de leur commune grâce à un Centre commercial « lieu de  vie  et espace de rencontres ».Malraux lui, croyait encore aux Maisons des Jeunes et de la Culture  On connaît la suite (lire Murray) et je décide d’envoyer un tweet rageur aux amis de la Fabrique (Emmanuel Laurentin) et à Brice Couturier par la même occasion lui qui sait parfois prendre ses distances face à cette Najatocratie triomphante. On sait désormais comment on réécrit l’Histoire dans certains cas et les nouveaux programmes 2017 en font état.

La météo n’est pas assez favorable pour calmer mes humeurs et aucun appel des amies ce matin ne me décide à passer le Lez pour le traditionnel café au Pétrin des Barques, lequel remplace paraît-il une séance chez le psy. A propos de psys, le fils d’Annie est venue de Paris au Congrès National des psys au Corum entouré du gratin Dr Philippe Courtet et Brigitte Rimlinger.pour 4 jours de folies et d’assemblées plénières où 400 confrères doivent pousser leur cri  de colère selon la presse bien informée du Sieur Baylet. La Gazette locale L’Agglorieuse, toujours bien informée me dit à l’oreille que Dame Baylet non contente des agissements de son cher époux est allée trouver refuge chez le Sieur Fabius, un Sage celui là, qui a su pour ne pas éclabousser le Quai, prendre le large au Conseil d’Etat et permettre ainsi au petit Thomas d’être exempté de toute procédure judiciaire à son encontre (L’Agglo Rieuse encore)

Nourritures spirituelles n’empêchent pas nourritures tout court et sur les conseils de mes proches on me dit que la soupe au choux vaut mieux que la « Soupe Pop » qu’a programmée Dame Chevallier à l’Opéra de Montpellier en pleine tourmente depuis qu’il a été épinglé par la Cour Régionale des Comptes. Cet Opéra fait tout pour faire revenir de nouveaux publlcs par des matinées Mozart « gratuites pour les étudiants », l’Orchestre de la Garde Républicaine pour les « sans dents », et des opérations toutes plus racoleuses les unes que les autres. Un ami mélomane me dit qu’il rentre de New York et repart pour Barcelone ou Marseille et attend la Traviata à Sète, c’est tout dire… Il n’y a que Philippe Caubère pour oser avouer chez Claire Chazal dans son « Entrée Libre » pourtant aussi  convenue et consensuelle que du revu et corrigé par Anne Sinclair mâtinée d’Huffington Post, que l’éviction brutale de Jean Marie Besset du Théâtre des Treize Vents fut "aussi ignoble que brutale" . D’autant plus ignoble que le dit Jean Marie a dû quitter les terres montpelliéraines pour rejoindre son fief de Limoux dans l’Aude où il a créé son beau théâtre NAVA des Jeunes Auteurs de l’Aude  où ses fidèles de Paris (Armelle Heliot, Judith Magre ou Philippe Haroir) et quelques uns de Montpellier  viennent éclairer le Château de Serres ou le cloitre de l’Abbaye de Saint Hilaire. Nous somme évidemment loin des gesticulations et imprécations de l’imposteur Rodrigo Garcia qui lui a succédé au " HtH " vite rebaptisé pour faire oublier le label Théâtre National.On ne tweete pas à l’Argentin qui vous lance haut et fort « Vous me faites chier » On se fend parfois d’un courrier aux lecteurs de la consensuelle Gazette ou du Midi Libre pour exprimer sa désapprobation. Une récente émission qui lui était consacrée sur Divergence FM a pu nous permettre de mesurer l’indigence des propos et son niveau de maîtrise du français ,  de celui qui avait toute la reconnaissance et estime d’Aurélie Filipetti et de Philippe Saurel. Je n’oublierai jamais les sorties provocantes de son mentor ibérique Fernando Arrabal qui avait entraîné la sortie du Consul d’Espagne au Théâtre Graslin de Nantes (sous la dictature de Franco il est vrai dans les années 60) sous les huées du public et les boules puantes qui agrémentaient sa prestation.

Mais au moment où je finis cette chronique, je m’aperçois que la nuit est tombée sur Antigone et que je n’ai pas fini mon chapitre sur Stendhal par Sollers, et que m’attendent la biographie de Will le Magnifique de Stephen Greenblatt, "l’homme dé" de Luke Rhinehart et le Dictionnaire amoureux de l’Islam, du trop tôt disparu Malek Chebel. comme le regretté Abdelwahab Meddeb : Ecrivain, poète, directeur de la revue internationale *Dédale* , producteur de l'émission hebdomadaire «Cultures d'islam» que j’avais rencontré à la Comédie du Livre de Montpellier et qui s’étonnait des questions lancinantes et rétrogrades des journalistes locaux sur les « ‘Printemps Arabes » lui qui croyait si fort aux lendemains qui chantent.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Pages

Catégories