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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 10:24

Alors que se met en place, au pas de charge, un régime personnalisé, autoritaire, méritocratique, méprisant pour le dialogue social et la dignité humaine, Sud éducation s'engage, plus que jamais, dans le combat contre la hiérarchie. Refus de l'injustice, de l'arbitraire, du secret, respect de l'individu, collégialité, démocratie restent ses principes.

Ordre, cajoleries et efficacité

Dans l'éducation, la hiérarchie est établie par des statuts pyramidaux : Ministre, Recteurs, Inspecteurs d'Académie, Inspecteurs pédago­giques, Proviseurs, Principaux... D'autres pouvoirs sont consacrés par l'usage, directeurs d'école ou conseillers pédagogiques. Les Tos, les ATSEM, les aides-éducateurs et les salariés à statut précaire occu­pent, de fait, le bas de cette échelle. Mais, s'il n'existe pas de hiérarchie sans volonté de s'imposer, elle ne fonctionne pas sans la soumission de ses assujettis. Cette adhésion du dominé passe souvent par «l'achat» de cette indignité.

Ne voit-on pas souvent les indivi­dus «méritants», les courtisans zélés, voire les mouchards, comblés des récompenses les plus variées. Les meilleures conditions de travail, d'horaires, de carrière, les promo­tions discrétionnaires, les titulari­sations, les primes ne leur sont- elles pas attribuées en priorité ? Leur justification n'est-elle pas l'ef­ficacité engendrée par le bon fonc­tionnement des services ?
«Sans hiérarchie, pas d'efficacité, pas de fonctionnement rationnel».

 

 

¨      La hiérarchie nuit à la à la pro­bité, à l'éthique et ruine la dignité en favorisant l'autoritarisme, voire le despotisme, le harcèlement et le clientélisme. Elle encourage les pathologies qui se nourrissent de ces comportements.

¨    La hiérarchie impose un mode de pensée et de relation déplorable : l'enseignant ne peut qu'être amené à les reproduire avec ses élèves,
¨     La hiérarchie, à tous points de vue, est incompatible avec les valeurs et les principes de fonc­tionnement que nous défendons, le respect de l'individu, la démo­cratie directe et participative et le développement de l'esprit critique pour participer au développement d'adultes libres de leurs choix.
La lutte anti-hiérarchique est une priorité dans l'action de Sud éducation.
Commission fédérale anti-hiérarchie


Inter­rogeons-nous. Où l'efficacité se ren­contre-t-elle ? Qui sacralise ce système ? A qui profite-t-il ? Dans éducation nationale, cette orga­nisation n'est pas abstraite, elle est constitutive, à l'image de la France, Etat fortement centralisé. Les suc­cesseurs des monarques absolus continuent à exiger des fonction­naires, du plus gradé jusqu'au moindre agent d'exécution, une totale subordination et une obéis­sance aveugle. Cette situation peut- elle perdurer à une époque pù mes droits de l'homme revendiquent l'émancipation de l'individu et le respect de la dignité.
"      La hiérarchie soumet et stérilise quand il faudrait libérer l'initiative,
¨     
La hiérarchie isole le fonction­naire
quand l'équipe pédagogique est le niveau pertinent à la résolu­tion des problèmes rencontrés dans la profession. Elle individua­lise les rapports humains, compli­quant ainsi les échanges collectifs et le travail en équipe.
¨     
La hiérarchie invite à la passivité quand il faudrait libérer les éner­gies pédagogiques, surtout dans les conditions actuelles d'exercice de notre métier.

 
 
La lutte contre la hiérarchie est cruciale pour l'instauration d'une éducation démocratique au service de la population et sur­tout des plis démunis.Le système hiérarchique sacralise les principes d'autorité et de subordination au service de la notion d'ordre. Curieu­sement le terme «hiérarchie» n'ap­paraît qu'en 1332 dans le vocabu­laire français. 11 puise son origine dans le latin médiéval, sur des racines grecque, alors que la Grèce antique l'avait ignoré. Démocratie et hiérar­chie seraient-elles incompatibles ? C'est le système féodal, avec ses rap­ports de subordination, qui l'im­pose dans le cadre du développe­ment du pouvoir royal. C'est donc une réalité ancienne, étendue à l'en­semble de la société et, bien sûr, très développée dans notre système scolaire. Mais comment cette «mer­veilleuse» machine sociale s'orga­nise-t-elle et se justifie-t-elle ?

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