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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 10:35

La résilience est un concept bien connu de Boris Cyrulnik qui consiste à être capable de clore un chapitre de son passé pour s’en délivrer, pour plus de bonheur, plus de joie afin de ne pas rester coincé dans son passé. Mireille Darc représente un cas d’école, elle a fait le boulot type de ce qu’il y a à faire quand on a le cœur coincé par le manque d’amour de départ par le manque de contact avec l’amour de ses parents. Il n’ ya rien de plus important, c’est quand même notre première histoire d’amour que ce premier contact avec nos parents et être coincé comme cela dans un secret de famille qui secrète comme tous les  secrets (car un secret ça secrète un poison) et d’avoir fait tout ce travail pour transformer ce poison en remède, c’est extraordinaire ;

Un  secret pèse sur un destin .le malaise qui entoure cette rencontre du père biologique avec la mère inconnue qui abandonne tout cela contribue à empoisonner l’existence car on sent qu’on n’est pas dans du vrai mais dans du non dit, que les relations sont empoisonnées.

Toute enfant ma sœur a eu des pressentiments et à demandé à sa mère si ce frère existait car l’enfant perçoit des choses quand  on les  lui cache , on lui dit tout le contraire c’est la scène du baigneur que la mère elle-même suggère de baptiser Patrick et de la mèche de cheveux noirs cachée dans un tiroir secret alors que cette mèche se révélera être celle du père biologique de l’enfant caché : tout ce faisceau d’indices font que l’enfant  est troublée et construit son imaginaire, quelque chose pèse sur l’enfance et empêche à celle-ci de s’épanouir totalement. On ne peut pas advenir totalement à son destin de femme ou d’homme et encore moins à son destin d’amoureuse ou d’amoureux quand quelque chose dans l’histoire de nos parents secrète du poison. Il y a un nœud qui nous étouffe nous. Nos choix amoureux sont influencés par ces secrets et surtout notre devenir d’homme ou de femme libre.

Seul le livre libère car « livre » et « libre » ont la même étymologie : le livre agit comme une délivrance. Mireille Darc dédicace son livre intitulé « Mon Père » à sa mère, à son père biologique(Edmond)  et à son faux père (Marcel) c’est là qu’on voit que c’est clôturé or il m‘est à ce jour impossible de clôturer cette histoire puisque mon père biologique n’a pas de nom seulement un prénom « Charles Henri » et donc pas d’existence, pas d’histoire, pas de mémoire…

Quand on a retrouvé cette union entre son père et sa mère, ce qui est merveilleux  c’est que là on peut quitter son père et sa mère et partir le cœur léger vers son amoureux ou  son amoureuse.

Même si l’on parle de personnes qui ne sont plus là, on est dans la joie et c’est ça la délivrance et c’est  aussi le paradoxe. Quand on se réapproprie son histoire quand on est dans la vérité, l’adage dit « la vérité vous affranchira » on a quitté le mensonge qui nous enchaîne. Et il n’ ya rien de pire que le mensonge  même gardé par deux êtres pendant plus de 40 ans en vers et contre tout .

On ne peut rien faire avec des gens qui mentent. On peut tout accepter, tout pardonner avec des gens qui disent la vérité. Je serai délivré quand j’aurai la preuve de la vraie rencontre et de la vraie histoire de ma naissance et cela est capital, on appelle ça la conception. Ce qui s’est passé entre notre père biologique et notre mère et qui fait qu’on est là, c’est la conception de nous et donc  c’est notre origine et donc si on vit une autre histoire complètement fausse à partir d’une origine complètement faussée, on ne peut pas se retrouver parce que l’histoire est fausse dès le départ et donc nos relations amoureuses sont fausses. De toutes façons même chez les gens normaux dans des histoires bien moins complexes que cela, et dans des histoires où le père et la mère sont restés ensemble, si on arrive pas à retrouver après un long chemin une longue quête de sens, qu’on a été un enfant de l’amour, on ne parvient pas à la sérénité. Il faut d’abord avoir été de grands amoureux pour être des parents. L’enfant pour se construire a besoin de sentir qu’il a été enfant du désir , enfant d’amour et donc quand en plus les enfants sont séparés et où les parents ne sont pas les vrais parents  alors là imaginons comment ça engramme, comment ça influence notre propre devenir d’amoureux et d’amoureuse. Sur la voie de l’amour il est capital de retrouver ce moment de la conception pour pouvoir se dire comme Mireille Darc après un long chemin , « Je suis un enfant de l’amour » et non pas un enfant du hasard dans une étreinte furtive et peut-être tarifée dans un Paris d’après guerre dans une sordide chambre de bonne d’un hôtel du Xè.

Quand cela n’est pas possible, on a à reconstruire, à réparer beaucoup de choses, ne serait-ce que de devenir amoureux pour faire des enfants qui pourront dire on a été des enfants de  l’amour.

Il est capital de faire le retour sur soi pour retrouver cette origine, pour pouvoir donner du sens à quelque chose, qui nous est arrivé ou qui est un des événements  de notre existence quel qu’il soit , pouvoir lui redonner du sens faire une éventuelle réparation et repartir de l’avant en clôturant un dossier. C’est clôturer c’est ça la résilience. Il y a trop de gens avec des histoires bien moins dramatiques qui trainent leur passé dans la plainte, dans le ressentiment, dans la vengeance, dans la colère et qui jamais ne clôturent un passé donc évidemment plus ça avance et plus ça se répète…

Encore faut-il trouver cette intermédiaire, cette médiatrice amis quand on a aucun indice et qu’on sent qu’il s’est passé quelque chose, comment on fait pour mener l’enquête ? C’est assez simple, quand on veut vraiment  et qu’on le désire passionnément les signes arrivent comme le dit Mireille Darc, il n’ya pas à convaincre on le vit et on le sent.

Quand on est intellectuel, rationnel, philosophe ,on a beau douter de ce monde invisible dont parle M. Darc , on a peut d’être pris pour un allumé, mais même le psychanalyste sérieux comme  Jacques Lacan nous dit que l’inconscient est structuré comme un langage, que tout est signe, que l’Univers est signifiant, l’Astrophysique avec le réseau des cordes nous explique que tout est résonnance, qu’il y a de l’écho qu’il y a de la synchronicité disait Jung . Combien de fois quand on se pose des questions, il y a un livre qui nous tombe dans la main, comme cela chez le libraire c’est le cas de ce livre canadien de Guy Corneau : « Père absent, fils manqué » trouvé par hasard un matin d’avril chez un bouquiniste de Barcelone au hasard d’une étagère alors que je cherchais le livre de Eduardo Garrigues sur l’improbable aventure de la  Baronne von Wolf dans le sud ouest africain. Que dire de cette remarque d’un ami qui vous dit au hasard d’une conversation, tiens j’ai entendu l’autre jour… et cette phrase répond exactement à vos préoccupations ou questions.

Quel est le sens de tous ces signes dans ma vie et là c’est  la preuve de réalité, que l’on ne délire pas, il faut apprendre à «  lire » tous ces messages et à les interpréter et c’est le fil du rasoir avec le « dé-lire » et donc il faut des garde-fous  (c’est le cas de le dire) et la cohérence par rapport à la vie réelle c'est-à-dire par rapport à la vie qu’on mène, ce sont de bons  garde-fous c’est à dire qu’il faut tout ramener à la réalité. .vérifier et voir que finalement ça donne plus de cohérence   et de joie sans faire de mal à personne donc il ne s’agit pas de croire n’importe quoi ou n’importe qui mais tant qu’on donne du sens à partir des signes qu’on a, c’est de l’interprétation, c’est une activité d’intellectuel. Saint Exupéry disait que « l’essentiel est invisible pour les yeux » et Mireille Darc a raison de dire qu’il n’  y a à convaincre personne, on le ressent  et ça peut-être n’importe quoi, et tout à coup ça fait sens. Et donc c’est  vrai pour nous (mais pas pour le voisin) et si ça nous libère, si ça nous donne de la joie, si ça nous met des lutins dans les yeux et que ça n’a fait de mal à personne alors honnêtement, vive le doute intellectuel qui ouvre des hypothèses folles et la créativité. La sensibilité artistique grandit quand on ouvre son cerveau à des hypothèses plus grandes, de possibles et d’infinis possibles, on développe une sensibilité qui d’ailleurs nous empêchera toujours de croire à des bêtises. . .

Trouver sa vérité fait du bien et par résonnance fait du bien aux autres, cela produit de l’écho et chacun sait que l’on produit de l’inconscient à l’inconscient avec nos amoureux. .  et donc quand on se sent mieux il est clair que la relation avec l’autre va mieux.  

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