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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 09:18
L’endroit du décor de Raphaël Enthoven 11/05/2009
 Penser les blessures A l’image de son excellent magazine hebdomadaire sur Arte, un petit traité de philosophie passionnant de Raphaël Enthoven, dans la collection l’Infini, chez Gallimard. C’est un petit livre étincelant d’intelligence. Un régal. Chaque page, chaque ligne, presque, livrent une vraie pensée : un paradoxe, un aphorisme, une sentence. Un livre à lire avec un crayon à la main, tant on voudrait noter de perles : « La vie est un mystère pour celui qui veut la connaître, mais une évidence pour celui qui l’épouse » ;
 « Le silence n’est pas l’absence de bruit mais l’absence de parole » ;
« Ce n’est pas la pensée qui donne des raisons de vivre, mais la vie qui donne des raisons de penser » ;
« Le réel est un secret que nul n’ignore » ;
 « La solitude est une vie sans lendemain tendu » ;
« Il y a plus d’amour dans l’amitié que dans l’amour lui-même, car il y a moins d’amour- propre » ; « L’espoir est l’alibi de la résignation » ; et puis, au détour de tant d’éclats, cette réflexion toute simple, et déchirante, qui nous a tous un jour traversé l’esprit :
 « Quand on entend, chez l’échographe, les battements de cœur d’un enfant à naître, on se dit qu’un jour ce petit cœur va s’arrêter... »
 A la manière de son émission « Philosophie » sur Arte (chaque samedi, à 12h30), Raphaël Enthoven égrène ici des thèmes à la fois quotidiens et éternels, des thèmes magnifiques : Solitude, Amitié, Utopie, Silence, Jalousie, Prudence, Espoir, Liberté, Désir, Révolte, Beauté, Bêtise, Mort, ou encore un fascinant parallèle entre le très masculin Pouvoir et la féminine Puissance.
Pour nourrir sa — notre — réflexion, il en appelle aux maîtres de la philosophie, bien sûr, de Nietzsche à Pascal, de Bergson à Kant, de Socrate à Platon, Aristote ou Spinoza mais aussi à Camus, Jankélévitch, Cioran, Aron et même au « platonicien Francis Cabrel » ! Parce que Raphaël Enthoven est dans la vie, il est un jeune homme de son temps, un professeur de philosophie qui ne se confronte pas aux seules idées mais n’hésite pas à défier le monde. Brillant, érudit et subtil, c’est un livre passionnant et d’accès facile : il n’est pas besoin d’être féru de philosophie pour en apprécier la lumière : « Qu’est-ce que la vie ? Seuls les morts connaissent la réponse, car ce que nous savons, nous ne le sommes plus. » Il y a « d’un côté ceux qui se désolent de vivre parce qu’ils vont mourir, de l’autre ceux qui refusent de mourir avant d’avoir vécu ». C’est clair, Raphaël Enthoven, lui, a choisi son camp ! Richard Cannavo, téléobs.

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