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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 08:25
Excellent article sur le site acteurspublics.com sur la placardisation dans la fonction publique (extraits)
http://www.acteurspublics.com/article/16-04-09/paroles-de-placardises
Actualités de la modernisation 16/04/2009
Management Paroles de placardisés Isolés, exclus, mis sur la touche…
Se retrouver au "placard" est une expérience douloureuse pour les fonctionnaires qui la subissent. Qui sont ces agents ? Comment vivent-ils leur mise à l'écart ? Trois d'entre eux ont accepté de témoigner. Privés de téléphone, de rendez-vous, exclus des réunions…
Certains fonctionnaires, cadres ou agents d'exécution, se voient retirer du jour au lendemain tout travail effectif.
Le "placard" prend diverses formes.
- Il peut être géographique : on vous enlève de votre bureau pour vous déplacer à un endroit loin de vos collègues et de votre hiérarchie.
- Il peut être mental : l'agent conserve sa place, mais ses collègues et sa hiérarchie l'ignorent, ne lui parlent plus, ne lui confient plus aucune tâche, ou plus en rapport avec ses compétences…
"Vite satellisés" Combien de fonctionnaires subissent-ils aujourd'hui une "placardisation" ? Difficile de le savoir. Selon Bernard Balthazard, un éducateur spécialisé ayant vécu le "placard" et devenu chercheur à l'université de Montpellier sur ce thème, "environ 20% des fonctionnaires sont en souffrance dans leur travail et on peut penser que la placardisation en fait partie". Cela étant, tout décompte est périlleux. Cette situation, bien qu’elle puisse parfois s’apparenter à du harcèlement, ne revêt pas de cadre juridique dans aucune des trois fonctions publiques et son appréciation reste éminemment subjective. "Une évaluation même approximative serait pure conjecture", analyse pour sa part Jean-Marc Canon, secrétaire général de l'Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF)-CGT.
Les mises au placard les plus visibles restent celles qui concernent les postes jugés sensibles ou "politiques". C'est le cas des hauts fonctionnaires promus à la tête d'une administration centrale et des directeurs généraux de services dans les collectivités locales. Ce sont des emplois attribués à la discrétion des responsables politiques et par conséquent très exposés. Un changement de majorité débouche ainsi fréquemment sur une mise à l'écart du précédent directeur en question, quand bien même ce dernier n'aurait pas démérité. "C'est aussi le cas de nombreux fonctionnaires territoriaux selon qu’ils ont participé ou pas à la campagne du maire sorti gagnant des urnes", expose Bernard Balthazard. "Les gens qui ne vont pas dans le sens du vent sont assez vite satellisés", renchérit Jean-Marc Canon. Aucune exception La plupart du temps, la placardisation intervient de manière orale, jamais écrite et reste un sujet tabou. "De telles pratiques non réglementaires sont toujours maquillées", pointe le secrétaire général de l'UGFF-CGT.
Beaucoup de fonctionnaires ont peur d'aller au contentieux car "c'est s'exposer, c'est aller à l'affrontement avec les conséquences que cela comporte en termes d'évolution de carrière", explique Patrick Gonthier de l'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa)-Éducation. Ces mises à l'écart, qui touchent toutes les catégories de fonctionnaires, représentent "autant de situations que de personnes". Toutes les administrations sont touchées.
Exemple au ministère de la Défense : un ancien chef de corps – du niveau d'un colonel – a pris, dans une caserne, un poste normalement dévolu à un commandant d'unité : "Il a été payé pendant plus de dix-huit mois à ne rien faire en dehors d'un peu de sport, le café et discuter, témoigne un jeune officier, en attendant son départ à la retraite." Humeur, jalousie… Les causes des mises au "placard" sont donc multiples. Certaines peuvent être considérées comme légitimes tel le fait, pour un haut fonctionnaire, de sortir de son droit de réserve, de critiquer l'action du gouvernement qu'il est censé servir, comme ce sous-préfet écarté en mars 2008 pour avoir soutenu la cause palestinienne. Ce peut être également un comportement indigne de la fonction qu'il représente, comme pour cet autre sous-préfet contrôlé en état d'ébriété et qui a été placé hors cadre "pour raisons de santé" en novembre 2008. Autant de cas difficilement défendables. D'autres causes en revanche – les plus nombreuses sinon les majoritaires – peuvent se révéler plus incompréhensibles et les motifs plus diffus. Nombreux sont en effet les placardisés n'ayant commis aucune faute professionnelle, aussi bénigne soit-elle. Et c'est bien plutôt des appartenances syndicales, des incompatibilités d'humeur, des jalousies, etc., qui se trouvent à l'origine de leur mise sur la touche.
 "À un moment donné, tous les prétextes sont bons,conclut Alain Barbier, syndicaliste au Centre national de documentation pédagogique (CNDP). Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage."
Christophe Soulard-Coutand

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