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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 18:25

L’Humanité disparaîtra,

bon débarras !

(Yves Paccalet -Ed. Arthaud 2006)

Je déplore le sort de l’humanité d’être, pour ainsi dire,

en d’aussi mauvaises mains que les siennes.

 

Julien Offray de La Mettrie

Œuvres philosophiques

J’ai cru en l’homme. Je n’y crois plus.

J’ai eu foi dans l’humanité : c’est fini.

J’ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir. J’ai tenté de m’en persuader. Je suis maintenant sûr du contraire : l’humanité n’a nul destin. Ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne.No future : elle est comme une droguée – avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu’elle imagine être la « croissance » ou le « progrès », et qui sera sa perte. Si elle ne s’autodétruit pas dans une guerre atomique…

Une épave !

L’humanité est en train de couler. Elle a de l’eau par-dessus la ligne de flottaison. Elle est trop lourde, elle se démembre, sa quille éclate : « ô que j’aille à la mer ! », tel le « bateau ivre » d’Arthur Rimbaud. Elle ne veut rien voir ni rien savoir du désastre qui se prépare. L’équipage et les passagers ne se préoccupent que de charger encore l’embarcation, parce qu’ils imaginent que le bonheur est dans le « toujours plus ».

J’ai milité pour la survie de ma lignée animale, mais le genreHomo refuse de regarder en face les calamités qu’il se prépare ou que, déjà, il s’inflige. Il ne supporte même pas qu’on les évoque. Je n’entends partout que ces mots : « Parlez-nous d’autre chose ! Soyez positif ! Divertissez-nous ! »

Ô Pascal : le divertissement…

Je continue le combat pour la planète et pour l’homme sans la moindre perspective de succès. Par habitude. Par devoir. Mais sans autre espérance que d’en rire ou d’en pleurer – tel le musicien du Titanic en train de jouer Plus près de toi, mon Dieu, de l’eau jusqu’aux genoux.

Je suis un déçu de l’humanité, comme d’autres le sont du socialisme ou du capitalisme.

Depuis belle lurette, je sais que le navire de notre espèce ira par le fond. L’arche de Noé ne touchera pas d’autre mont Ararat. On peut exprimer cette idée de diverses façons : la dernière goutte fera déborder le vase. Le bolide percutera le mur. Nous fonçons vers le précipice en nous réjouissant de notre vitesse prodigieuse, que nous nommons « croissance »… Chaque métaphore est éculée, mais pertinente.

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