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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 22:09

Derrière ces textes dialogués sur le libertinage au XVIIè siècle et au XVIIIè, certains et certraines se reconnaîtront sûrement et certaines de ces scènes directement issues de la Carte du Tendre expliquée à l'une cet été, lui rappelleront certainement des dialogues incertains et pourtant si proches, même si elle les a bien mal mis en pratique.. 

LA TRANSGRESSION 4/4 LE MASQUE DU DÉSIR DANS L'ÉCRITURE LIBERTINE.
La trangression, on pourrait la voir comme un jeu qui s'amuse à tester ses propres limites à repousser ses bornes, mais peut-on trangresser impunément sans appréhension des conséquences dans une pure jouissance du présent...?
La transgression peut être joueuse, et il est de son essence de jouer avec les limites qu'elle dépasse. Plus souple que la désobéissance,plus subtile que la subversion,la transgression implique une chorégraphie de la limite, une gestuelle,qui se déploie et qui indique la puissance de l'acte lui même autant que la fin qu'il vise.
Jouer avec la limite, la séduire, la caresser,c'est se recouvrir de ses horipeaux pour mieux lui tordre le cou, c'est l'univers des romans libertins;
De Jean baptiste Boyer d'Argens au Marquis de Sade, de Laclos à Crébillon,leçon de trangression libertine avec FLORENCE LOTTERIE, professseur de littérature à Paris VII.
- Mon Dieu Clitandre, quoi c'est vous ?
- Votre surprise Madame a de quoi m'étonner, je vous croyais accoutumée à vous voir me faire la cour. Je ne comprends pas ce que vous trouvez de si extraordinaire dans la visite que je vous fais.
- C'est que je croyais avoir quelques raisons de penser que si vous vouliez bien veiller aujourd'hui avec quelqu'un ce ne serait pas avec moi et que dans les idées que j'avais,votre présence m'a étonnée.
- Cette cérémonie ne produit-elle sur vous que cet effet ?  Ne vous embarrasai-je point plus que je ne vous suprends ? C'est qu'à la rigueur cela serait possible au moins.
- Cette idée vous est nouvelle ? Me permettriez-vous de vous demander ce qui vous la fait naître ?
- Oui, pourvu qu'à votre tour vous vouliez bien m'apprendre aussi pourquoi vous m'avez parue si étonnée de me voir chez vous ce soir .
- je ne vous crois pas aujourd'hui si désoeuvré que je vous ai vu l'être quelque fois.
- J'avais sur vous la même idée.et c'esr précisément ce qui justement me fait avoir quelque inquiétude que vous ne trouviez ma visite un peu déplacée. 
- Un peu déplacée, j'admire toute à la fois, le déplacement de vos termes,et passez-moi l'extravagance de vos idées.Voudrez-vous bien au reste me faire la grâce de me dire pourquoi vous croyez m'incommoder tant aujourd'hui ?
- Oui pourvu que vous vouliez aussi m'apprendre pourquoi ma présence ici vous cause tant d'étonnement.
- Vous serez bientôt satisfait. 
"La  Nuit et le moment" de  Crébillon (1755) adapté au théâtre par Francis Huster dans le rôle de Clitandre qui se glisse dans le lit de la belle Cidalise qui ne dit pas exactement non , elle ne dit pas oui non plus et toute la pièce, tout le dialogue va consister justement à essyer de jouer avec ce refus qui n'en n'est pas un et cet acsuiessement qui ne s'assume pas. Inquiétude, Etonnement, surprise, extravagance,tous les mots semblent avoir un double sens et semblent exprimer autre chose que ce qu'ils disent.
Nous avons affaire corrélée à la transgression, à la contrainte sociale et civile du libertin ne régime de mondanité. Il s'agit de transgression des moeurs dont il s'agit de se détourner par l'utilisation du langage.
Il s'agit d'imiter le code de la manière la plus exacte possible,de façon à la fois à faire valoir l'exploit de l'imitation et la possibilité de la transgression de ce code.Le libertin se trouve dans une situation paradoxale qui est "le paradoxe du conformiste" il faut être le champion du code en même temps qu'on le détourne et on ne le détourne bien que parce qu'on est le champion que parce qu'on l'imite.(...)
    Il s'agit chez Crébillon de répéter à chaque fois la même histoire et ce qui varie c'est la manière de la raconter et la disposition dans laquelle on met l'auditeur, mais ce ne sont jamais que des histoires de carosse, et quand on a eu une femme on en a mille et finalement on les a toujours de la même manière.
    Utilisation polyphonique des personnes dans les dialogue : On, Nous, eux, distance et ironie déplacement des métaphores... Crébillon est une sorte d'adaptation dans le régime de la mondo-aristocratie,de toutes les traditions libertines précédentes.
Le personnages savent très bien qu'à la fin ils vont finir par coucher ensemble, car c'est bien l'enjeu...!
Ces personnages essayent de retarder au maximum le moment de la rencontre charnelle, en jouant le jeu de la séduction, c'est le principe des Mille et Une Nuits.
Mais il faut toujours s'assurer que l'autre en l'occurence la femme sait être aimée comme elle doit l'être. "Puissiez vous être aimée aussi bien que je vous aime" ou "Sachez entendre ce que je vous dis, quand je vous dis que je vous aime" Et Crébillon pratique une pédagogie du discours libertin.     
     "Les égarements du coeur et de l'esprit" de Crébillon dits par Jacques Bonnafé où apparaît la parfaite maîtrise de soi au point de faire du désir un élément supérieur à l'amour puisque le sentiment va corrompre l'âme, et en tous cas,engendrer une perte de contrôle de soi et c'est donc cette volonté de maîtrise de soi qui a pour corrolaire un de saspects importants du libertinage qui est de privilégier sans doute le désir, le plaisir sur le sentiment, sur l'amour.
     
Le discours de Melcour vise à mettre en perspective une espèce d'héroisme du libertin par ascèse mondaine, à "se travailler soi même" ( Laclos) pour échapper à l'emprise de ce qui dans le désir est aliénant c'est à dire l'amour et pour cela, il faut se construire presque contre la nature. Et là on n'ets pas dans la tardition philosophique libertine précédente, on est  bien dans son renversement complet,il s'agit d'être de plus en plus poli comme dit Clitandre de manaière à correspondre de moins en moins, à ses impulsions devenues inquiétantes d'une nature qui nous tirerait vers le sentiment et là le problème est : par quelle discipline va-t-on pouvoir échapper à l'amour ?
La première de toutes les disciplines c'est la pluralité.
Toutes les femmes, une seule ne suffit pas,on est vraiment dans la thématique de Lucrèce : pourquoi celle ci plutôt qu'une autre.. On a là une volatilité possible du libertin mais dans cette volatilité, la maitrise doit demeurer par l'observation de l'autre par surplomb avec cette supposition que l'autre aussi est une machine, que l'autre non plus ne connaît pas vraiment l'amour, et le pari reste un pari naturaliste , lointainement celui du matérialisme. " Je parie qu'il n'y aura pas de sentiment, que quelle que soit mon expérience auprès d'elle ou auprès de lui, ce qui va ressortir c'estla manière la plus polie de se demander réciproquement ce dont on sent qu'on a besoin,pour reprendre la fameuse définition de l'amour civique par Clitandre. 
D'un côté on a une lucidité sur l'origine douteuse de nos sentiments,et le caractère dangereux de ces sentiments, et de l'autre le respect des civilités, de la galanterie,cette importance de la politesse.
Comment à partir du moment où on a pris conscience que rien n'a de sens, que nous sommes ici par hasard et que c'est par la nécessité matérielle que nous nous mouvons,comment ce postulat là peur jutifier ne retour le respect des bienséances,et de la politesse ?
La jouissance de faire jouer deux registres parfaitement antinomiques: à la fois l'extrême politesse et parfois la grossièreté la plus grande.
On voit très bien chez Laclos et chez Sade inclusivement ,qui va donner à ça une puissance de feu bien supérieure, en sortant cette fois du cadre de la civilisation elle même.
Chez Laclos, on voit rès bien que la grande jouissance, le grand exploit du libertin,consiste à maintenir la politesse jusque dans le viol. Pourquoi ? Parce que la maitrise vient s'impliquer dans la violence de la prédation elle même par l'observation; 
Finalement on peut dire que la grande synthèse, c'est la volonté de savoir. Le libertin aime à voir, aime à regarder,de quelle manière son extrême maitrise vient se manifester dans la chute de l'autre, dans le désastre du corps, dans le retour de la naturalité, alors même qu'il y a eu tant de résistance.
Pour Valmont, le grand triomphe, c'est bien de faite chuter Mme de Tourvel, mais la faire chuter lentement,et non pas par une attaque rapide,qui ne permettrait pas de constater, à mesure que les gradations de la chute s'appliquent à quel point le libertin est le champion de lui même sinon il lui sauterait dessus et il ne serait plus libertin.
C'est aussi le cas de Madame de Merteuil,le personnage des Liaisons Dangereuses.(extrait) 
" J'aimerais beaucoup savoir ce qui vous a rendu tellement inventive...? 
- Mais a-t-on le choix, si l'on est une simple femme ?
Une femme est obligée d'avoir bien plus de talents que vous messieurs. Un homme ruine notre réputation avec quelques petites phrases bien venimeuses,c'est pourquoi j'ai du inventer la femme que je suis.ET puis surtout des échappatoires inédites pour mieux me garantir contre votre pouvoir. Si j'ai réussi c'ets que je savais que je suis venue au monde afin de dominer votre sexe et de venger enfin le nôtre.
- Oui, mais par quelle méthode ?
 - Quand j'ai fait mon entrée dans la société j'avais quinze ans, je savais déjà quel était le rôle qu'on m'assignait pour le reste de mes jours, me taire et faire ce qu'on m'ordonnait ce qui m'a permis d'apprendre à sentir, observer. je me moquais bien de ce qu'on me disait cela n'avait aucun intérêt et je m'exerçais à voir ce qu'on essayait de me cacher.Je pratiquais le détachement.J'étais entrainée à sourire pendant que sous la table j'enfonçais une fourchette entre la peau et mes ongles, je devins très vite une virtuose de l'hypocrisie. Ce n'était pas le plaisir que je voulais atteindre mais la connaissance. je consultais d'autères moralistes pour acquérir le maintien, les philosophes pour apprendre à réfléchir,et les auteurs pour voir jusqu'où je pouvais aller, et tout cela je l'ai distillé dans une unique et merveilleux précepte: vaincre ou mourir.Pas d'autre choix.
- Vous êtes infaillible alors ?
- Si je veux un amant je le prends; s'il se sent glorifié, il se cassera les dents.C'est là toute l'histoire.
Lettre 81 des Liaisons dangereuses pour le film de Stephen Frears.   arton404.jpg
   Chanson "Les nuits d'une demoiselle" par Colette RENARD.        
 On est là dans l'exposition du discours de ma méthode féminine de la  Libertine. "Née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre."    
 Dans la lettre on manifeste sa vituosité qui reste un objet de spectacle dans l'ordre de la civilité mondaine et où on manifeste son inventivité dans l'ordre de la langue et c'est ce que fait régulièrement Mme de Merteuil dans un dévoilement de l'action transgressive souterraine dans le corps social, où elle avoue dans une Lettre de confession,qui est un objet armé qui tombe dans les mains de Valmont, de l'homme.
Or, à la fin du roman c'est unr des Lettres qui est publiée dans le corps public,et qui provoque la chute de Madame de Merteuil.Si bien qu'il est diversement dangereux d'expliciter sa méthode et de dire qu'on est transgressif.Lorsqu'on est une femme, on peut le faire à ses risques et périls.
Une fois que l'héroisme s'est manifesté dans sa philosophie: "je suis moi même dans mon propre ouvrage": de là la punition: la petite vérole, la réputation qui chute et reste une affaire sociale...
Sur le plan philosophique, on passe son corps au tamis de ses principes, je parle exactement comme je pense et si ma maitrise me permet de mener les autres alors je vais l'exercer jusqu'à ce qu'ils correspondent.
Dans le libertinage on a du mal à voir qui du corps ou de l'esprit passe en premier puisque si l'on fait du plaisir le principe suprême, ce que l'on doit chercher ne priorité alors c'est le corps qui domine mais lorsqu'on se rend compte qu'il y a tout un courant du libertinage qui est puremenent théorique et d'ailleurs le libertinage est d'abord une pensée,alors on réalise que c'ets peut-être cette envie de contrôle et de maîtrise sur soi qui passe en premier. Comment comprendre ce rapport entre l'esprit, la volonté et le corps , le plaisir de l'autre ?
Chez la Marquise, nous avons l'expression d'un libertinage extrêmement cérébral, Sade dirait "libertinage de tête": "je ne désirais pas de jouir, je voulais savoir ". Alors cette libido là domine largement celle de la libido sexuelle qui est simplement vulgaire.
Elle est facile, elle peut changer d'amants quand elle le souhaite,ce qui est intéressant c'est l'expérience que l"on fait, de vérification,et de confirmation de ses propres principesd'hommes en hommes ou de femmes en femmes, ce qu'elle fait.De ce point de vue bien sûr, on a fait mille commentaires sur Madame de Merteuil, de la frigidité même du libertin en général en régime de mondanités, car effectivement cette extrême rigidité de contrainte dans la civilité du code, où on cherche à prendre du plaisir,débouche finalement sur le renversement de la perspective du plaisir.
C'est tout à fait différent dans le libertinage de traditions philosophiques plus explicites dans lesquelles au contraire,bien sûr, le corps est immédiatement l'allié de la demande du plaisir en tant qu'expression de la  vraie philosophie de la nature.
  Madame de Merteuil met son plaisir dans la manière talentueuse dont elle parvient à faire avouer le corps de l'autre; voir la chanson de Colette Renard, elle l'applique aux hommes: "Dis moi que tu jouis." D'ailleurs lorsqu'elle invite ses amants chez elle, elle relit ses lettres, et les textes de manière à les accorder à sa stratégie, et puis elle vérifie que le corps de l'autre répond à ses stimulis.Ses stimulis sont intéressants parce qu'ils sont réfléchis.Le voilà son plaisir, c'est un plaisir de domination de l'autre.
Le plaisir de la nature, celui que la nature nous autorise prouve que nous sommes des êtres sexués, physiques, tout simplement, est un plaisir qui doit être avoué, formulé  d'abord par soi même au nom d'une quête d'émancipation individuelle.
ce n'ets pas du tout sur cette position que se situet les libertins du régime mondain, ils se situent ne surplomb par rapport à ça, eux mêmes sont ceux qui avaient déjà découvrir ce qu'il y avait à découvrir sur eux mêmes.
les libertins du régime mondain s'opposent à tous ceux qui du discours naturaliste et athée de la fin du XVIIè siècle et début XVIIIè et tel qu'il va être saisi par Sade.C'est pas la même tradition, ce sont deux lignes de front.  
" Apprenez Madame qu'il n'est rien de plus illusoire que les sentiments du père ou de la mère  pour les enfants et de ceux-ci pour les auteurs de leurs jours. Rien ne fonde, rien n'établit de pareils sentiments en usage ici, détesté là,puisque qu'il est des pays où le parents tuent leurs enfants, et d'autre qui égorgent ceux à qui ils donnent la vie. Si les mouvement d'amour étaient dans la nature,la force du sang ne serait plus chimérique,voyez si les animaux les connaissent,non sans doute, c'est pourtant toujours eux qu'il faut consulter quand on veut connaître la nature. Oh, pour les soins ils ne sont jamais les fruits que de l'usage ou de l'orgueil, N'ayant rien fait de plus pour elle que ceux que prerscrivent les meoeurs du pays que vous habitez, assuéremnt Eugénie ne vous doit rien. Quand à l'Education il faut qu'elle ait été bien mauvaise, car nous sommes obligés de refondre ici tous les principes que vous lui avez inculqué,pas un qui ne tienne à son bonheur, pas un qui  ne soit absurde ou chémérique,vous lui avez parlé de Dieu, comme s'il y en avait un,de vertu comme si elle était nécessaire, de religion, comme si tous les cultes religieux, étaient autre chose que le résultat de l'imposture du plus fort et de l'imbécilité du plus faible.  Vous lui avez dit que foutre était un péché  alors que foute est la plus délicieuse action de la vie, vous avez voulu lui donner des moeurs comme si le bonheur d'une jeune fille n'était pas dans la débauche et l'immoralité,comme si la plus heureuse de toutes les femmes ne devait pas être incontestablement celle qui est vautrée dans l'ordure et le libertinage, celle qui brave le mieux tous les préjugés,et qui se moque le plus de la réputation. Ah détrompez-vous, détrompez-vous Madame,vous n'avez rien fait pour votre fille,vous n'avez rempli à son égard aucune obligation dictée par la nature, Eugénie ne vous doit donc que de la haine".( VIIè Dialogue de Dolmancé dans la Philosophie dans le Boudoir de SADE 1795)  philo_boudoir.jpg                 
 Rien à voir avec les textes du XVIIè, ici Sade explique, il nomme crument et ne joue pas avec la langue (le foutre),les équivalences sont claires. Suprématie de la Nature sur l'Education; L'obscénité de Sade est comme couturée dans des registres hétérogènes: celui de la politesse mondaine, héritée de Crébillon avec la violence obscène cette anaphore du "comme-ci" la réputation, la féménité,la maternité, le respect s'oppose à foutre, blasphème religieux...
La langue et les pratiques de la civilisation ne sont que des représentations,et qu'on peut les faire exploser  dans un langage qui vient lui même s'impliquer dans le corps.
Ce que dit le libertin, le sadien le fait directement."Eugénie, placez vous de cette manière, que la position" Sade metteur en scène de l'imposture dans et par le corps doté d'orifices signifiants. Il faut initier des personnes naïves ou innocentes aux vérités du corps et de l'esprit.

On maintient le terme "Madame" alors qu'on lui fait subir les pires outrages.
Le libertin est celui qui brise tous les liens et toutes les limites pour aller vers le pire.
"Madame ne vous ai-je pas donné du mot respect les preuves les plus fortes que vous puissiez en exiger,la situation où je me trouve avec vous est des plus terribles situations dans lesquelles on puisse jamais se trouver je me meurs de désir vous n'en doutez pas, cependant mes mains se sont -elles égarées, ai-je abusé des vôtres,que l'effort que je me suis fait trop cruel,pôur être bon usage de la passion,ô la vérité de mes sentiments..
- J'admire les hommes, je considère avec effroi tout ce que le moment peu... euh...jh'ai plus d'une raison de penser que je ne vous inspire pas d'amour,mais vous êtes désoeuvré, seul avec moi la nuit, et par une impridence que je ne me pardonnerais jamais,qui n'est presque pas croyable et moi même dont je doute encore, j'ai risqué que vous vous immisciez dans mon lit. Quand je serais moins bien à vos yeux,je vous inspirerais des désirs et surtout celui de triompher de moi dans ce moment même pour avoir une aventure singulière à raconter. Convenez que si je vous prête quelques motifs, j'airais beaucoup moins... de cette violente passion que vous voudriez que je vous crusse.
- Cidalise Pourquoi toujours me chercher des crises ? je n'ai jamais osé vous dire que je vous aime, que vous doutez de mon amour,  soit je consens à ne plus vous en parler, perlmettez moi de vous le témoigner sans cesse.
- Ah traitre serais-je assez malheureuse pour désirer que vous me disiez vrai ?
- Oh ma Cidalise,si vous le vouliez vous me rendriez heureux.
- Oh traitre, vous donner mon coeur et tout-ce que je sais que je vous donnerais avec lui, ne serais-ce pas me mettre volontairement dans l'horrible situation dont je ne fais que de sortir.
- J'avais toujours désespéré de me voir dans vos bras. 
- Ah Clitandre, que faites vous ? Ah si vous m'aimez Clitandre, laissez moi je vous l'ordonne.

Crébillon "La Nuit et le moment  "
Dialogue avec action sexuelle, avec langage des preuves et du remerciements dans l'interronégative et les modalités où l'on ne dit pas le désir directement et en même temps la suprise de l'acceptation et de la découverte de soi et d'une forme de naturalité possible, peut-être... ?              

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commentaires

femmme Cougarde 27/07/2014 16:01

Un bel article, finement écrit merci.

Sarah Lévy, femme cougar.

clovis simard 07/05/2012 13:35

voir mon blog(fermaton.over-blog.com)

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