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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 19:19

En octobre, une professeure de mathématiques s’est immolée par le feu dans un lycée de Béziers. Son suicide relance le débat sur la crise du métier d’enseignant. Il Fatto Quotidiano (extraits) Rome

L'enterrement a eu lieu à Causses-et- Veyran [dans l’Hérault], où vivait Lise Bonnafous. C’était le 17 octobre. La presse n’était pas conviée. Une volonté de la famille, qui avait réclamé discrétion et recueillement. Au même moment, à une trentaine de kilomètres de là, à l’entrée de Béziers – petite ville du sud de la France balayée par les vents méditerranéens –, élèves et enseignants étaient réunis autour d’un lâcher de ballons blancs depuis le lycée Jean- Moulin, où Lise enseignait depuis une dizaine d’années. Et où, un matin, elle s’est immolée par le feu devant les élèves. Cette histoire aurait pu rester confinée à la rubrique “Faits divers” de quelque journal quotidien. Le geste d’une dépres- sive comme tant d’autres. Mais Lise, qui souffrait effectivement de dépression, était aussi une ensei- gnante en crise dans un système d’éducation fran- çais guère plus vaillant, et son suicide a provoqué de nombreuses réactions. Commençons par les faits. Le 13 octobre, Lise, qui avait eu des échanges tendus, la veille, avec quelques-uns de ses élèves, a annulé son premier cours de la matinée, entre 9 et 10 heures. Pendant la récréation, elle est descendue dans la cour du lycée. Froidement, elle s’est aspergée d’essence. Avant d’allumer le briquet, elle aurait dit, s’adressant à un groupe d’élèves : “Je le fais àcause de vous.”
Le suicide de Lise a relancé le débat sur la crise de l’école et les difficultés du métier d’enseignant, entre des actes de violence toujours plus fréquents et l’augmentation du nombre de ceux qui abandonnent une profession qui  attiraitjusque-là beaucoup de monde, parce qu’elle représentait une garantie d’emploi. A tel point que les syndicats ont demandé au ministère de créer un service de médecine du travail au sein de l’éducation nationale.
Beaucoup, aujourd’hui, pointent du doigt les coupes budgétaires effectuées dans l’éducation et la fonction publique en général. A commencer par la règle qui consiste à ne remplacer qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Ainsi, cette année, sur 33 000 professeurs partis à la retraite, seuls 17 000 ont été remplacés. L’école française est également à la traîne en ce qui concerne l’intégration des enfants porteurs de handicaps. La loi du 11 février 2005 a rendu obligatoire la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire, mais ils sont encore à peine 60 000 à fréquenter l’école, contre 130 000 en Italie. En cause : le manque d’enseignants auxiliaires, qui, par ailleurs, sont presque tous en situation précaire et recrutés au niveau du baccalauréat ou après une formation initiale sommaire.
Pour comprendre à quel point la profession d’enseignant est discréditée en France, il suffit de jeter un coup d’œil sur les données concernant les concours d’entrée. Le nombre de candidats au concours de professeur des écoles est passé de 18 136 en 2010 à 18 734 cette année. Pourtant, au cours du même laps de temps, le nombre de postes disponibles a augmenté [de 2 000 places].
Le chiffre le plus préoccupant concerne le concours pour enseigner dans le secondaire, où la discipline est un problème majeur : le nombre de candidats au Capes a chuté de 35 000 à 21 000.
En mathématiques, il y avait autant de postes que de candidats : ils ont tous eu le concours !
Tout cela dans un contexte d’augmentation du chômage et de crise économique, sachant que le salaire net pour un plein-temps avoisine les 1 500 euros, une misère pour qui vit à Paris ou dans une grande ville. Un mal-être existe donc dans une grande ville. Un mal-être existe donc bel et bien. Et aujourd’hui, beaucoup pensent que la tragédie de Lise n’était pas fortuite.
Leonardo Martinelli

Et si le mal être ne venait pas seulement des enseignants eux mêmes, de leurs élèves, mais du système de l'intéreieur qui génère  des dérives hiérachiques de la part de petits chefs et d'un climat délétère relayé par ces derniers, eux mêmes harcelés par leurs supérieurs lors de la réunion hebdomadaire au Rectorat;

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