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Dans le cadre de la Comédie du livre 2011 , René Koering donnait une conférence Salle Pasteur  au Corum à MONTPELLIER sur le dernier ouvrage qu'il a préfacé : Les Lettres de Beethoven: intégrale de la correspondance 1787-1827 Traduction de Jean Chuzeville  [Actes Sud]

SOIREE DE CLÔTURE
« Beethoven : une conversation-récital ».
Un moment exceptionnel pour clore cette 26e édition, avec le compositeur et directeur artistique du festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon, René Koering, qui a récemment préfacé l’édition des Lettres de Beethoven chez Actes Sud, et le très grand pianiste Giovanni Bellucci.Koering.jpg
« Bellucci est une force de la nature déchaînée, mais ni brutale, ni mécanique: une force, par contre, énorme et palpitante, toujours prête à se plier aux multiples exigences d’un texte parmi les plus complexes qui puissent exister, comme l’eau qui dévale impétueuse le lit d’un torrent de montagne sans saper les rives, sans faire rouler les pierres et sans jamais déborder » écrivit un jour l’éminent critique italien Piero Rattalino, au sujet de son interprétation d’une sonate de Beethoven. Il jouera ce soir du Beethoven bien sûr alors que René Koering nous parlera de ce génie allemand dont il connaît l’œuvre et la vie mieux que quiconque.
La Ville de Montpellier remercie chaleureusement Messieurs René Koering et Giovanni Bellucci de leur générosité . Entrée libre.
"Vous me faites l'impression d'un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs coeurs, plusieurs âmes", avait dit Haydn dès 1793 à celui qui allait ouvrir la voie aux romantiques et influencé toute la musique du XIXe siècle. C'est bien de cette multiplicité d'identités et de passions que rend compte cette correspondance, au fil de tous les événements qui ont rythmé la vie privée et publique de Beethoven : production, analyse et édition musicales, relations amicales et amoureuses, affaires familiales et financières, sans oublier, bien sûr, la surdité, puisque le compositeur n'a cessé d'être tiraillé entre les tensions de la création et celles de la maladie que, très tôt, il a vécu comme un exil annoncé.

De la politesse la plus exquise à la rage la plus impérieuse, c'est l'homme entier, sans masque, à la fois fragile et héroïque, à la fois soumis et libéré de toute convention, qui s'exprime : tour à tour créateur impatient, correspondant parfois peu respectueux des aristocrates qui, pourtant, le soutiennent, amoureux ardent, frère disputeur, oncle inquisiteur, ami enjoué, défenseur de la nature, malade tantôt révolté tantôt résigné... Une diversité d'états d'âme à l'image des sensibles variations qui caractérisent son oeuvre.

Cet ouvrage reproduit en fac-similé la première édition française de la correspondance intégrale de Beethoven, parue en 1968, à Turin, par les soins des éditions Ilte. Peu diffusée et jamais rééditée, cette édition n'a pour ainsi dire jamais été portée à la connaissance du grand public. Elle propose une traduction d'après l'allemand, par Jean Chuzeville, lequel a scrupuleusement suivi l'édition anglaise établie en 1960 par Emily Anderson (The Letters of Beethoven, collected, translated and edited with an introduction, appendices, notes and indexes). Celle-ci avait en effet non seulement recueilli, transcrit, traduit et présenté ces 1750 lettres, mais aussi rassemblé une iconographie, des appendices (tel le fameux Testament de Heiligenstadt), des notes, des tables et des index permettant d'entrer aisément dans cet abondant corpus comme dans toute l'oeuvre musicale.

Lettre, mon beau miroir. Passionnant Beethoven. René Koering, compositeur, directeur du Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-RoussillonBeethoven.jpg

L'édition des 1 570 lettres de Beethoven est précieusement augmentée d'appendices d'une grande importance. On y retrouve d'étranges dédicaces, mais aussi un compte rendu d'audience à propos de son garnement de neveu Karl : on y apprend l'incroyable faux pas de Beethoven, quand il déclare face au tribunal que sa particule « van » n'a aucun sens aristocratique (comme chez tous les Flamands). Cette déclaration va soudain, à cinquante ans, changer sa vie. À partir de ce moment-là, Beethoven sera ignoré des aristocrates qui le voyaient auparavant appartenant à leur caste. Mais cette déclaration étonnante lui ouvrira une nouvelle idée de sa musique, la rendant incompréhensible à la masse des amateurs. Elle lui permettra, d'autre part, de crier enfin que tous les hommes sont frères. Il va falloir s'habituer à cette musique, et, pour certaines œuvres, cela prendra plus de cent ans...


La France n'avait publié jusque-là qu'une grosse centaine de lettres et laissé ainsi dans l'ignorance les quelque mille autres. C'est en 1968 qu'un petit éditeur italien s'est lancé, avant de disparaître, dans cette « intégrale » traduite en français par Jean Chuzeville, s'inspirant de la fameuse édition anglaise de Miss Emily Anderson.
J'ai retrouvé par le plus grand des hasards cette édition confidentielle dans une bibliothèque municipale parisienne, ce qui m'a poussé vers les Éditions Actes Sud.


Il ne reste plus désormais qu'à donner aux Français l'autre monument beethovenien, en matière de communication, que sont les extraordinaires cahiers de conversation du grand sourd pour jouer à un merveilleux jeu de piste. Le lecteur d'aujourd'hui, en effet, ne connaît que les questions que Beethoven ne pouvait entendre, et que ses interlocuteurs lui posaient donc par écrit. À nous ensuite le plaisir d'imaginer les réponses - orales, elles - du compositeur... À l'exception du cas unique et si « drôle » où Beethoven discute par bouts de papier interposés avec un librettiste aussi sourd que lui !


Dans cette correspondance, il est passionnant de découvrir une ville de 250 000 habitants (la Vienne du début du XIXe siècle, aujourd'hui la taille de Montpellier !) où se croisent cent pianistes virtuoses, des compositeurs en pagaille, une dizaine de théâtres, un empereur et sa cour de généraux, des écrivains, 120 peintres, et des femmes ! Des femmes dont Beethoven tombera régulièrement amoureux, à condition qu'elles soient si possible mariées - ou en tout cas pas libres  -, si possible aussi fragiles et constamment malades (un peu comme lui-même). Mais aussi inconsolables et, la plupart du temps, indifférentes à sa sensualité impatiente. Nous voyons peu à peu se dessiner ce Beethoven-professeur écrivant à son élève, le jeune archiduc Rodolphe frère de l'empereur, prince évêque d'Olmütz, qui succède à Coloredo... Et voici Mozart qui n'est pas loin... Le monde de cette époque est aussi petit que la ville.

KOERING René

Beethoven et les femmes
A l'aube du romantisme, Beethoven a eu plusieurs relations amicales avec des femmes et je cite en particulier celle qu'il a eue avec Maria von Erdödy à qui il a dédié les Trios opus 70 et la Sonate pour violoncelle opus 102 no 2 . Il en a aimé quelques-unes passionnément : Giulietta Guicciardi à qui il a dédicacé la Sonate au clair de lune opus 27 ; Joséphine von Brunswick, dédicataire des Sonates opus 31 , sans doute celle à qui était destinée la lettre à l'immortelle bien-aimée; et Theresa Malfatti qui a peut-être inspiré le cycle An die ferne Geliebte (Chants à la bien-aimée lointaine ). - Agathe de Vaux

« Beethoven, l’un de ces hommes dont il est établi de la manière la plus sûre qu’ils ont eu du génie, n’avait pas de goût. (…) Il n’est pas question ici de diminuer en quoi que ce soit la gloire de Beethoven. Il ne s’agit que d’un méchant tour joué par la fée Bon Goût, qu’on avait oublié d’inviter au baptême. » (Debussy, 1910)

BONN influencée par la Révolution Française tout comme Köln, Mainz et Coblenz. La Prise de la bastilel y fut comparée à la Chute de l'Empire Romain. Lors du couronnement de Frédéric II on a fait jouer la Marseillaise (mais pas les paroles éviodemment)

Beethoven fut auditur libre à la Faculté de Strasbourg où il rencontra les jacobins de cette ville dont un certain Jean Frédéric Edelmann que St Just fit guillotiner le 17 juillet  1794 à la Barrière du trône.. Il est prouvé que le véritable auteur de la Marseillaise est Edelmann et non Rouget de Lisle. On a pensé à Pleyel, puis à grison enfin à Grétry. En 1782 avec son oratorio Esther. Lors du convoi  vers le Cimetière avec les 17 Carmélites de Compiègne dans le Cimetière de  Picpus; on entendit les paroles religieuses de l'Opéra Esther lors de l'éxécution sous la terreur de Jean Frédéric d'Edelmann.et de son frère.

Sous la Révolution, le Comte Ferdinand von Waldstein (neveu du prince de Ligne mort à Vienne) voulait qu'un chevalier teutonique rapportât une tête de sarazin. Ce dernier resta 2 ans à Montpellier en 1782 et prit même l'accent du pays puis remonta à Paris et se cacha sous un nom d'emprunt.Revenu à Vienne, il recommande Beethoven à ses amis mais meurt misérablement en avril 1824. Son frère qui avait légué sa fortune à son fils lui même mort la même année en 1824, c'est donc Ferndiand Waldstein qui héritait de la fortune mais hélas le misérable reclu dans une mansarde ne verra jamais cette fortune puisqu'il meurt 4 jours  après cet héritage !

Beethoven se promène dans Vienne déguisé en tambour major. Napoléon qui sera le plus haï du monde lui inspirera cependant au début "le Ballet de Prométhée", symbole de Napoléon écrit par Bigano en 1793 où tous les dnaseurs évoluaient en collant chair !On sait que beethoven dédicacera d'abord sa Symphonie Héroïque à napoléon avant de se rétracter. Napoléon était un mélomane averti et surtout il adorait la musique italienne et particulièrement un castrat napolitain qui chantait Glück divinement; il l'a même fait décorer de la Légion d'Honneur. Le Congrès de Vienne a donné l'occasion à beethoven de composer sa plus mauvaise musique pour célébrer la bataille de Victoria gagnée par Wellington contre Napoléon. (Victoire de Welington Opus 91)

Beethoven fut aussi inspiré par Robert/Pier (Robespierre) Il veut quitter Vienne qui a alors 25000 habitants comme Montpellier aujourd'hu , malgré ses 127 pianistes et ses 4 orchestres. Au théâtre de Shikaneder (l'ordonateur de la Flûte Enchantée)  le public raffole des scandales sur scène de Visdon et Agnès au point de s'en prendre à leurs interprètes et que l'Empereur dut recourir au maintien de l'ordre à Vienne.

Beethoven rencontre Carolyn Unger chanteuse qui à 14 ans avait chanté Cosi Fan Tutte sous la direction de Schubert en 1821 .Il invite les deux soeurs à déjeuner mais celles-ci tombent malade sans doute d'une infection gastrique suite à ce repas ! Les deux chanteuses interprétèrent plus tard la IXème de Beethoven. On retrouve Carolyn Unger en 1841 car dans le Spedonare d'Alexandre Dumas il évoque la rencontre de Carolyn avec François Sabatier d'Espeyran en 1841 qui la séduit et l'épouse. Elle abandonne le chant et meurt en 1977 à Florence. Beethoven l'appelait "ma sorcière bienaimée".  

Beethoven avait cette fâcheuse manie de tomber amoureux de femmes maruiées et malades ! Il avait uns ens moral romain. Il rencontre successivement Mlle Bigot, Mlle Brentano, la Comtesse Maria von Erdody handicapée âgée de 25 ans  Isabella Rossellini qui a joué son rôle dans le film Ludwig van B. de Bernard Rose en 1994.Puis ce sera la Comtesse Giuletta Von Galenberg. )à qui il dédicacera sa sonate au Clair de Lune 

Beethoven a laissé 3 lettres splendides destinées à des femmes. Mais en présence de la fameuse lettre à "l'Immortelle bien aimée," son secrétaire Shindler soit chosir dans le Film sur la vie de BEETHOVEN  de Bernard ROSE 1984  la véritable destinataire, il mène un enquête auprès des destinataires possibles et surtout celle rencontrée clandestinenement dans un Hôtel à Karlstadt.

S'agit-il de Joséphine Von Breunsvick  dite "Pépi" élève de Beetioven ou de ses soeurs Thérèse et Charlotte ? Le Comte Deym  alias Muller qui possède une galerie d'art âgé de 50 ans épouse Joséphine qui en avait 20 . naît une fille Minona ( acronyme de anonyme)On dit que ce Muller aurait réalisé le moule du masque mortuaire de Mozart ! qui meurt en 1887. est-ce la fille de l'union entre Beethoven et Joséphine , Un portrait de Minona le fait penser par sa ressemblance avec le compositeur.

Il écrira deux Ecossaises pour piano dédiées à Minona.

Joéphine et Beethoven ont été enterrés sous un même arbre au Cimetière Wahring de Vienne mais hélas Beethoven a ensuite été déplacé vers le Zentralfriedhof de Vienne où il repose seul.

Lire le Blog de Claude Broussy consacré aux inédits sur la Vie de Beethoven

On peut aussi réécouter la conversation croisée entre James Elroy et René Koering très beethovéniennes dans l'émission radio Libre sur le site de France Culture

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