Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Seniors Dehors !
  • Seniors Dehors !
  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
  • Contact

Recherche

19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 11:47

Marie Richeux : Pour approcher cette Claire, vous convoquez plusieurs voix y compris la sienne si bien que j'ai eu l'image d'un immense banquet où toutes les personnes qui avaient un jour croisé Claire qui croyaient connaître Claire pouvaient s'exprimer et parler d'elle, c'est comme si pour moi des gens essayaient d'exprimer quelque chose d'inexprimable au même titre que la foi: est-ce que Claire a une dimension absolue de cette sorte ?   
Pascal Quignard: Claire ne partage avec personne elle est absolue dans ses amours.
Le regard qu'on porte sur soi même n'est pas plus sûr que celui que les autres portent sur vous qui est toujours faux aussi. Ce n'est pas l'identité qui est importante, ce sont ces instants où l'identité crève , se déchire quelque chose comme la rage et la mer dans ce que l'être a d'orageux comme dans Dubillard.
Les solidarités mystérieuse c'est l'amour qui réunit deux êtres, Claire et Simon (le marin un homme du lieu, socialisé, sportif, marié etc... ),un amour qui prend racine dans l'enfance, dans l'adolescence, qui ne s'apaise pas,peut-être après la mort. QUIGNARD.JPG

Est-ce que c'est d'aimer si fort qui extrait un peu Claire du monde des autres on va dire ?
 Le premier l'amour quand on l'éprouve , on n'a que la surprise, on en n'a pas la connaissance,on ne peut le comparer à rien, il y a quelque chose qui s'ouvre comme un abîme et irradie sur la vie entière.Elle n'est pas dépossédée de ce premier amour elle est dans cette recherche d'une émotion qui passe tout. Une des beautés de l'amour c'est d'écarter les autres. Les amants se séparent de la société, c'est pourquoi la société n'aime pas l'amour fou, elle préfère le mariage ou d'autres conventions: les enfants, la famille, quelque chose que l'on peut réguler et que l'on peut arrimer à la reproduction sociale et l'amour fou s'enfuit, va au delà de la vie communautaire....
"L'Amoureuse" de Barbara fait écho de façon bouleversante à la Claire de Pascal Quignard.
"Les femmes ont besoin des hommes pour les consoler d'un chagrin inexplicable"
 Combien de familles ont maquillé des suicides en mort naturelle si bien qu'on ne peut parler de la mort aussi facilement que ça et il est inconvenant qu'on parle à leur place.Simon a-t-il été pris par la mer ou s'est-il volontairement donné à elle ?
Dieu parle trop c'est le Verbe, et est fatigué, il y a peut-être plus ancien et plus silencieux que Dieu.En amont du Verbe et du Créateur  il y a cette origine le soleil, la nuit qui eux ne sont pas fatigués....
Quelle musique vous a accompagné lors de l'écriture des chapitres de ce roman ?
 Nocturne en Ut mineur de Chopin accompagne le va et vient de la mer.

http://www.franceculture.com/emission-pas-la-peine-de-crier-pascal-quignard-2011-10-18.html

Repost 0
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 10:23
Saint-Chamas1.jpg

 


HOMMAGE AUX TRAVAILLEURS FORCES INDOCHINOIS DE 1939-1945

Dimanche 16 Octobre 2011

Parc de la Poudrerie

Discours de Frédéric Vigouroux

Maire de Miramas, Conseiller Général

 

Mesdames, Messieurs les représentants des familles de travailleurs indochinois déportés à la Poudrerie de Miramas-Saint Chamas

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires, Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les Présidents d'Associations

Mesdames, Messieurs, Chers Amis.

Nous levons aujourd'hui le voile sur une tragique page de l'histoire.

Nous rendons aujourd'hui un hommage qui aurait du intervenir il y a 66 ans.

Nous rendons ainsi un peu de leur dignité d’hommes à 20 000 oubliés car depuis 66 ans le silence officiel a volé la mémoire de 20 000 hommes.

En 1939, l'Etat Français déporte brutalement 20 000 jeunes paysans indochinois, conduits en France où ils deviennent travailleurs forcés dans des conditions indignes.

Pour la plupart, ils ont été contraints de venir, arrachés sans ménagement à leurs familles, jetés dans des bateaux dans des conditions inhumaines, convoyés jusqu'à Marseille où ils sont parqués à la prison des Baumettes.

Puis ils sont répartis entre plusieurs sites civils ou militaires : usines d’armement, campagne de Camargue où ils créeront les rizières et poudreries nationales comme celle de Miramas-Saint Chamas.

Ici même, 1000 hommes vont venir travailler sans salaire et dans des conditions très pénibles et dangereuses.

A quelques pas d'ici, au Centre Carnot, ces 1000 hommes vont être logés dans un camp à la discipline sévère où règne la maladie et la malnutrition.

L'Administration poussera le cynisme jusqu'à dénommer ce camp « Gia Dinh », mon foyer, ma famille en vietnamien.

Sur les 20 000 travailleurs, plus de 1000 ne rentreront jamais chez eux, morts en France de fatigue, de maladie ou par suicides.

Et les autres ne retrouveront même pas tous la liberté en 1945.

Discours-de-Than.jpg

Pour certains, il faudra attendre jusqu'en 1952, soit 7 ans après la fin de la guerre.

On pourrait croire que l'histoire tragique de ces hommes s'arrêtera là.

Mais le pire a été à venir pour eux et pour leurs descendants : l'oubli, le déni de l'Administration et des Gouvernements Français.

Jamais aucune reconnaissance officielle du sort abject fait à ces hommes.

Un silence de plomb sur leur histoire et un refus obstiné de toute indemnisation.

C'est à l'engagement de quelques hommes, à leur sens de l'honneur et de la justice, que nous devons d'avoir très récemment été informés de cette infamie.

Merci à Pierre DAUM, le journaliste qui a exhumé la vérité enfouie.

Merci aux associations Histoires Vietnamiennes et Les Amis du Vieux Saint Chamas qui l'aident à diffuser cette vérité.

Merci à toutes celles et tous ceux qui se sont associés à l'hommage rendu aujourd'hui.

Nous, habitants de Miramas et de Saint Chamas,

Nous qui sommes républicains,

Nous qui chérissons la liberté et l'honneur,

Nous qui honorons le souvenir des déportés et des résistants,

Nous ne pouvons pas accepter que ce silence indigne persiste.

Voilà pourquoi aujourd'hui nous sommes rassemblés pour dévoiler et honorer le souvenir des travailleurs forcés indochinois qui ont travaillé ici et ailleurs en France.

Voilà pourquoi nous exprimons notre indignation, notre compassion et notre soutien aux familles de ces travailleurs forcés.

Voilà pourquoi nous appelons à la reconnaissance officielle de ce drame de l'histoire coloniale par notre Gouvernement.

Voilà pourquoi je prends l'engagement solennel devant vous de saisir tous les parlementaires de notre Département, députés et sénateurs, du sort injuste de ces travailleurs pour que leur dignité leur soit rendue et pour qu'une juste indemnisation soit apportée à leurs familles.

Avant de poursuivre cette cérémonie, je vous demande de respecter avec moi une minute de silence à la mémoire de ces travailleurs forcés, qu'ils soient disparus ou encore vivants.

Je vous remercie.

Repost 0
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 18:19

L'invention du solitaire dans et par la littérature par Dominique Rabatet

( Coll. Modernité)


Les Nouveaux Chemins de la Connaissance  France Culture - 18 Octobre 2011

Quoi de plus convenu et de plus paradoxal que la solitude de l'écrivain,on n'imagine pas écrire au milieu de la foule,en tendant l'oreille, créer au milieu d'un groupe et pourtant ce sont les êtres autour de lui qu'il décrit, c'est l'humanité et l'empathie ou le dégoût qu'elle lui inspire qui bien souvent guide son travail, en cela l'écrivain est la figure type du solitaire qui ne désire rien tant que d'être seul, mais puise son inspiration dans l'observation des autres et écrit pour être lu par ces mêmes personnes. Etre avec autrui pour mieux être seul quitte à prendre le risque de rencontrer comme le dit Guitry,ces personnes qui augmentent votre solitude en venant la troubler.
La figure de l'écrivain est presque automatiquement celle du solitaire si l'on pense à Flaubert, Kafka,Beckett...
C'est autourde Rousseau que quelque chose change, c'est à dire que l'idée de littérature comme littérature devient autre chose que les belles lettres, impose que l'écrivain soit dans la rupture de la communication. L'écrivain c'est celui qui écrit en différé en l'absence du lecteuret donc il y a une façon de s'absenter.
Rousseau cristallise ce débat; Diderot dit "Un homme solitaire est un homme méchant" alors que toute la fin de l'oeuvre de Rousseau est un plaidoyer pour dire qu'on peut être seul et bon,on peut être seul et condamné à la solitude, mais d'une certaine manière cette solitude est féconde parce que c'est le lieu même de la réinvention de soi, des autres et d'une meilleure société.
La Figure du solitaire a été inventée.Bien sûr il ya avit les solitaires de port Royal, les anachorètes,on a beaucoup de solitaires dans la religion notamment chrétienne des premiers temps mais je crois que ce qui se passe avec Rousseau et juste après Rousseau,c'est plutôt l'idée d'une sorte de divorce essentiel entre l'individu et la société. Rousseau est le premier temps archéologique d'une histoire de la solitude comme fondement de la littérature,mais c'est le Romantisme qui va d'une certaine manière agraver les choses et ouvrir ce qui est pour moi le régime moderne de l'individualisme c'est à dire une sorte de conflit permanent entre la revendication d'être son propre lieu d'autonomie, donc une forme d'individualisme en tant que "je suis coupé des autres" et en même temps une sorte de douleur de cette coupure donc une sorte de rapport problématique entre individu et collectivité.C'est l'image de Chateaubriand cheveux aux vent dans la nature puis celle de Flaubert enfermé à croisset ou Kafka dans sa cave etc...
Il y a une sorte de sésession qui peut prendre toutes formes de dimensions politique, ça peut-être une forme de refus de son temps, le geste est politique sans qu'on puisse lui donner une signification univoque.Il y a toutes sortes de manières de faire sesession.
Nouvelle Revue de Psychanalyse: "Etre dans la solitude":il y a une douleur psychique de la solitude mais il ne faut pas oublier la conquête des possibilités de s'isoler et de vivre seul, il ya bien un choix de la solitude, une manière de retrait. C'est dans la lecture qu'on peut s'isoler;, il suffit de regarder dans le métro, la lecture est une refuge personnel, comme l'écoute de la musique est un espace à soicomme mise à l'écart du groupe, à la fois passive et aussi une intolérance à l'indifférence.;
Lecture :1ère Promenade des Rêveries du promeneur solitaire de JJ Rousseau où on a une affirmation de revendication de solitude blessée. "Me voici donc seul sur la terre" il semble tirer une certaine fierté de cette solitude mais en même temps il souffre de cette mise à l'écart on on a donc là toute l'ambivalence de ce geste du solitaire. La question qui se pose est de savoir dans quelle mesure le solitaire qui s'affirme comme tel,n'est pas de mauvaise foi,en essayant d'incorporer ce dont il est victime.Si c'est la société qui le rejette alors il est facile pour lui de dire non, c'est moi qui la rejette.Il est plus victime que héros de sa solitude.
C'est un texte inaugural de l'apparition de quelque chose d'entièrement nouveau à plusieurs titres: c'est la conversion d'une exclusion en une sorte de liberté qui est une sorte de retournement subjectif absolument admirable, la discussion n'est jamais finie avec Rousseau de savoir s'il était complètement paranoïaque, il l'est certainement mais il y a une radicalisation magnifique: "Seul sur la terre" c'est énorme,car on sait bien sûr que Rousseau n'est pas seul sur la terre,qui est peuplée d'un certain nombre d'individus,mais dans ce retournement l'autre chose que je trouve vraiment capital est cette phrase des Confessions, "je forme une entreprise qui n'eut jamais d'égal" il ouvre la voie à toutes les écritures du Moi au XIXème siècle, c'eyts à dire que le deuxième geste qui accompagne cette revendication,c'est une sorte d'enquête philosophique mais qui n'est pas philosophique au sens cartésien, mais plutôt existentiel faudrait-il direc'est à dire finalement, rendu à moi même, qui suis-je ? Et ce geste la ouvre l'écriture autobiographique que Rousseau a déjà pratiqué dans les Confessions, l'écriture du Journal intime au XIXè siècle et  toutes ces écritures de Soi qui vont accompager le XIXè: cette phrase de Maine de Biran : "Sentir sa vie c'est toucher le fond de ce qu'il y a de plus solitaire dans l'être humain" ou une phrase d'Emmanuel lévinas: "le sentiment d'exister est ce qui fait de nous des monades" (l'impartageable c'est l'exister propre à chacun) et cette dipension la va devenir l'exploration par l'écriture. Dans les Rêveries il y a une sérénité et un plaisir d'être soi avec soi qui est très impressionnante et qui fait que c'ets un texte tout à fait magique.Dans la Vè Rêverie, Rousseau parle de cette paix et de cette sérénité quand il est sur le lac St Pierre en Suisse, qu'il sent en lui ce sentiment d'exister qui va de pair avec ce contentement.
Est-ce qu'on peut dire que le geste de l'écrivain solitaire serait non pas tant le rejet des autres,que la quête d'une identité dans ce retour sur soi. L'écriture impose ce mouvement intérieur qui par définition vous coupe des autres.
Pourquoi ce moment de solitude exige-t-il de s'écrire.Beaucoup de gens sont seuls et n'écrivent pas.
Il y a ce besoin de médiatiser l'immédiat sentiment de se sentir soi comme destinataire et je trouve Rousseau un auteur très intéressant pour ça, car on voit très bien dans les Rêveries, cet espèce de mouvement. cette solitude n'est pas simplement un rapport d'être un mais elle est déjà un rapport d'être un pour soi,et en quelque sorte elle reforme toute une sorte de théâtre dinterlocution ou de dialogue de polyphonie comme chez Beckett.A peine est-on seul,qu'on est ausi avec ses proches avec son histoire familiale, avec toutes sortes de choses qui se mettent à dialogueret des oeuvres comme celles de Thoreau, Walden. L'écrivain solitaire est aussi une sorte de repeupleur. Il s'éloigne des autres pour mieux les décrire, le fond de son oeuvre c'est l'existence humaine, c'est l'Humanité,qu'il y adhère ou qu'elle lui inspire du dégoût.
N'y a-t-il pas une mauvaise foi dans l'homme qui a été rejeté, on sent la douleur mais aussi qui s'est peut-être mis dans la position d'être rejeté par les autres, et en même temps, le fait qu'il l'écrive, montre qu'il veut recréer le monde à partir de son écriture, il y a une forme de narcissisme déguisé,et d'idéalisme, l'écrivain solitaire veut créer le monde a son imageà partir des autres.
Il y a quelque chose qui ne peut pas trouver de solution dans la position de l'individualisme et de la solitude, les écrivains disent ce rêve d'autarcie: si on était suffisant à soi même, comme le dit Pascal ou Guitry (c'est à dire Dieu d'une certaine façon), c'est parfois un fantasme régressif.
L'autre pôle serait en sociabilité entièrement heureuse et Rousseau c'est ne l'oublions pas l'auteur du Contrat Social,de la Nouvelle Héloïse, a inventé l'idéal d'une petite société, ou on est à la fois seul et en compagnie.Rousseau n'est pas encore le solitaire romantique, il en a la verve et ouvre la brèche d'une certaine façon, mais les Rompantiques et Chateaubriand en feront autre chose que Rousseau qui appartient encore au XVIIIè, et des textes futurs vont agraver cela comme Olivier Cadiot un Robinson bavard où la  drôlerie du solitaire veut être seul avec soi même et congédier le monde, et en même temps de mouvement panique, dans cette espèce de solitude dont on ne peut pas sortir, dans une angoisse du soliloque.

Repost 0
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 20:28

Version anglaise

The songs and dances of Venezuela, of which this record gives an idea, bear traces of various different cultures but are never­theless undeniably original. The population who settled in this northern part of South America centuries ego have since been swelled by European (mianly Spanish) and African migrations, each of which has contributed, in its own way and according to its degree of local preponderance, to the expression of a characteristic culture.

The recordings on this album are arranged in a regional order, but it must be borne in mind that the cultural evolution of the various regions of Venezuela has been influenced by two decisive factors: the cul­ture of the groups who have settled here since the Spanish conquest and the particu­lar to which these populations have had to adapt themselves.

 

Side A

 

Track 1

Cowherd's sang, recorded in Elorza, Apure State, in 1964.

In the llanos vast plains where the herds are led from posture to posture to avoid the rivers which rise in the rainy season, a cowherd sings:

"We must keep walking,

See how far we have to go..”.

The yodelling effect is very characteristic.

 

Track 2

Milker's sang, recorded in Elorza, Apure State, in 1964.

In this stock-raising region the milker encourage the cow which is about to be milked with this song :

"Messy creature !

Come here, lazy girl

Came along — your child is dying of hunger !"

The familiar voice calling the cow is reco­gnized by the calf, who runs up to receive its shore of the mille,

Tracks 3, 4 and 5: Joropo.

The joropo originated in the llanos and neighbouring states, but is now one of Vene­zuela's national dances. The rhythmic music which accompanies the steps of the dancers is played on a harp, maracas and a cuatro, a small four-stringed guitar. The tune is gay and lively. The principal musical forms of the joropo are know as Pasaje. Corrida and Golpe.

 

Track 3

Pasaje joropo, recorded in Elorza, Apure State, in 1964.

Pasaje apurena is on improvised song per­formed by two alternating voices. The ope­ning words are:

"How sad is the dawn".

 

Track 4

Corrida joropo, recorded in Elorza, Apure State, in 1964.

The subject of this Corrida is typical of this particular form ; it concerns the risks that people run in the plain when business deals are under was:

"One day, very early in the morning, Early in the morning at eight o'clock, They set out for Brisera..."

 

Track 5

Golpe joropo, recorded in Barinas, Barinas State, in 1968.

A melody pattern in the ancient style is the starting point for a musical improvisation; this is the Golpe pajarillo or "fleydgling's golpe which begins:

"Ah, fly, fly little bird,

Take wing, if you avant ta fly away...

The repercussion, a sort of variation on a melodic cell repeated over and over by the musicians at some lenght, is very typical.

Tracks 6, 7 and 8

On the coast, with its torrid climate and tropical vegetation huge coconut graves where the "year's bread", the fruit of a kind of chestnut tree with magnificent huge leaves, and cacao trees — in the States of Miranda, the Federal District and Yaracuy, live the descendants of slaves whoobtained their freedom to mix with the white inhabi­tants without any discrimination on accourt of their colour. These people still make their tradition& drums and dance in honour of Midsummer Day, just as they did to cele­brate the winter solstice.

 

Track 6

Song with quitiplas, recorded in Curiepe, Miranda State, in 1964.

Quitiplas are four bamboo tubes; each one is an internodal segment of a bamboo cane. The Iargest tube is called macho (male) and the sma I lest hembra (female) or prima. Each performer bangs the ground rhythmically with his tube and alternately strikes the opering in the tube with his right hand. A third musicien tops the other two quitiplas one against the other and beats the ground with them. The difference in size of the tubes provides variations in pitch. Soloists and a chorus alternate and the sound of maracas is added to the percussion of the quitiplas.

 

Track 7

Golpe de tambor grande, recorded in Curiepe, Miranda State, in 1964.

The ensemble recorded here consists of two drums and maracas. The leading instrument is a mina, ci giant drum (at least 2 metres long and 30 centimetres in diameter); one end rests on the ground and the other is supported by two crossed sticks, at a level with the players. The body of the instrument vibrates as well as the skin.

The Curbata is a small drum on legs, which a third musician uses to mark o regular beat, like a metronome, independent of the rhythm played on the mina.

The voices of various soloists alternating with a chorus of participants and dancers are associated with the drum rhythms; this is typical of the African features of Venezuela music.

 

Track 8

Golpe de tambor redondo, recorded in Curiepe, Miranda State, in 1964.

The tambores redondos are three tubular double-headed drums. The musiciens strike the end held between their legs, the other end rests on the ground. The three drums (carie, cruzao and pujao) are unequal in length (varying from 93 to 96 centimetres) and in diameter (13 to 15 centimetres) and consequently produce sounds of different pitch. The slenderest of the three drums, the corrio, "advances", to use the terni employed by the musiciens, and -colis- the others. The voices of soloists and o chorus alternate, following an intervallic movement characteristic of Venezuelan music of African origin.

 

Side B

 

Track 1

Decima de tono, recorded in Camunare, Yarocuy State, in 1966.

Throughout nearly the whole of Venezuela including Caracas, ceremonies dedicated to the Cross are held each May. The decima de fana is sung during the night-long cere­monies conducted before the alter of a house situated in front of the Cross. This melody in European style is sung by male voices, accompanied by the cuatros descri­bed above and cincos, which are similar small guitars with five strings instead of four. The text refers to "the cross covered with flowers".

Track 2

Tono de Rompida, recorded in Cojedes State in 1968.

In the central regions of Venezuela the reli­gious observances held in May are accom­panied by a variety of songs, some of which show the existence of a very ancient poly­phony of oral tradition. Such is the tono de rompida heard here, intoned by three voices a capella with a background of croa­king frogs. The development of the religious theme is interrupted byAynana!The centrai voice, or guia, intones the leading melody with a falsetto or contrato (contralto) voice superposed and in the lower register a tenor sings either in faux-bourbon or, at times, with a certain liberty.

 

Track 3

Tono en marusa, recorded in Cojedes State in 1968.

The marusa is a sang for two voices capella: it stems from an ancient tradition like the descant. The subject is religious, as the following verse indicates:

-Lord God, Who left us

The sign of Your Passion,

In the Holy shroud

You were buried, Oh Lord...-.

-Alas" is then repeated as a refrain.

 

Track 4

Galeron, recorded in Porlamar, Nuev Esparta State, in 1959.

The galeron and the polo (see following tracé) are important features of the Spanisi heritage of western Venezuela, a region c sunny beaches and plentiful fishing. Th. galeron has a traditional religious text:

"The Virgin and St.-Joseph

After their wedding

Left Nazareth

To escape martyrdom".

The melody develops freely on an Andaluisan syncopated rhythm provided by a mandoline, cuatro and guitar.

 

Track 5

Polo, recorded in Carupano, Sucre State, ii 1964,

The Venezuelan polo, with its coloratura ( ending in a cadence on the firth degree belongs to a Spanish tradition, though no necessarily that of the celebrated Andalusian polo. Two male voices, alternating or ii counterpart, ore accompanied by a mandoline with four double strings and a cuatro

 

Track 6

Aguinaldo, recorded in Cumana, Sucre State, in 1964.

The birth of the infant Jesus is celebrated throughout Venezuela at the end of the year. Joyous bands of young people, known as aguinalderos, wander through towns and villages singing and accompanying them­selves on numerous instruments: cuatro, maracas, furruco (or zambomba), jingles and drums.

The aguinaldo presented here is typical of western Venezuela: the solo voices, inclu­ding one female voice, alternate and the chorus replies. A mandoline, cuatro and maracas accompany the song.

 

Track 7

Bambuco, recorded in Caracas, in 1958.

Romanticism is on the wane in Venezuela and the echo of the serena des sung by the inhabitants of the Andes is gradually fading away. Tanks to Andrès Cisneros from Cara­cas, however, we can still hear an example of this form: his voice and guitar interpret this bambuco, a piece of popular lyricism in 5/8 time:

"From the nascent savannah

Is born an opaline jewel

And o Carolina heron

Breaks the spectral silence...".

 

Track 8

Golpe larense, recorded in Curarigua. Lara State, in 1966.

Lara State, where this golpe was recorded, is a region of sugar-cane. Dancing and sin­ging take during secular and religious festi­vals. Here, a duet of Iwo male voices is backed by cincos, cuatros, maracas toge­ther with a small drum and a marimbola, a sanza with three plucked metal keys. The vocal style, performed in parallel thirds, and the harmonic treatment of the choral sec­tion, are both very unusual.

 

Track 9

Seis par derecho, recorded in Barinas, Barinas State, in 1968.

The bandola players of Barinas are justly famed. Their instruments (of the lute family, played with a plectrum) have only four strings, but seem ta have many more when in expert hands. Here a single musician. Anselmo Lopez, obtains the most varied effects from his bandola: he is accompanied by a cuatro and maracas.

 

The songs and dances of Venezuela, of which this record gives an idea, bear traces of various different cultures but are nevertheless undeniably original. The population who settled in this northern part of South America centuries ago have since been swelled by European (meanly Spanish) and African migrations, each of which has contributed, in its own way and according to its degree of local preponderance, to the expression of a characteristic culture.

The recordings on this album are arranged in a regional order, but it must be borne in mind that the cultural evolution of the various regions of Venezuela has been influenced by two decisive factors: the culture of the groups who have settled here since the Spanish conquest and the particu­lar environment to which these populations have had to adapt themselves.

 

 

Repost 0
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 20:23

VENEZUELA

musique folklorique

International Folk Music Council

Anthologie de la musique Populaire

Musiques traditionnelles vivantes

OCORA

Version française

Les enregistrements gravés sur ce disque sont regroupés dans un ordre qui suit une répartition régionale, tenant compte, du fait que, dans chaque région du Vénézuéla, l'évolution culturelle s'est produite en fonc­tion de deux facteurs décisifs : la culture des groupes qui s'y sont implantés depuis la conquête espagnole, et l'environnement auquel la population a dû s'adapter.

Les chants et danses du Vénézuéla, tels que nous en rend compte le présent disque-al­bum, portent ça et là les marques de cul­tures diverses, mais n'en présentent pas moins une originalité incontestable. Aux populations séculairement implantées clans cette partie septentrionale de l'Amérique du Sud se sont ajoutées les migrations euro­péennes, principalement espagnoles, et africaines, qui ont participé, chacune à sa manière, et selon son degré de prépondé­rance locale, à l'expression d'une culture caractéristique.

Image0.jpg 

Face A

 

Plage 1

Chant de bouvier, enregistré à Elorza, Etat d'Apure, en 1964.

Sur les Llanos, l'immense étendue de plaines où les troupeaux sont menés de pâturages en pâturages pour échapper aux fleuves en crue de la saison des pluies, un bouvier chante :

"Il nous faut cheminer,

Vois comme on est loin,.."

On remarquera les "ioulements" caracté­ristiques.

 

Plage 2

Chant de trayeur, enregistré à Elorza, Etat d'Apure, en 1964.

Dans cette région d'élevage, l'encourage­ment quotidien à Ici vache que l'on va traire s'exprime par le chant du trayeur : "Barbouilleuse!

Approche, paresseuse.

Allons,

Ton fils meurt de faim !"

La voix familière qui appelle la vache par son nom est bien connue du veau qui accourt pour recevoir sa ration de lait.

Plages 3, 4, 5: Joropo.

Le joropo, bien que né dans les Llanos et les états voisins, est devenu une danse natio­nale du Vénézuéla.

Le pas des danseurs est soutenu par une musique rythmée aux sons de Ici harpe, des maracas et du cuatro, petite guitare à qua­tre cordes. Le chant est allègre et vif. Pasaje, Corrido, et Golpe sont les noms donnés aux principaux styles musicaux du joropo.

 

Plage 3

Pasaje (joropo), enregistré à Elorza, Etat d'Apure, en 1964.

Pasaje apureno est un chant improvisé avec alternance de deux voix. Le chant com­mence ainsi :

"Que l'aube est triste...

Image3.jpg

Au moment de Noël, les aguinalderos, exécutants et chanteurs d'aguinoldos, chansons de Noël, vont de crèche en crèche (11-6).

 

Plage 4

Corrido (joropo), enregistré à Elorza, Etat d'Apure en 1964.

Le thème de ce corrido est caractéristique du genre : il est question de tractations commerciales et des risques courus dans la plaine à cette occasion :

"Un jour, de très bon matin,

De bon matin, à huit heures,

Ils partirent pour Brisera..."

 

Plage 5

Golpe (joropo), enregistré à Barinas, Etat de Barinas, en 1968.

Un dessin mélodique se déroulant à la manière ancienne est le point de départ de

l'improvisation musicale : ici, c'est le Golpe paparillo, ou "de l'oisillon", qui débute ainsi :

"Ah! Vole, vole, petit oiseau,

Vole, si tu souhaites t'envoler...

On peut signaler la répercussion caractéris­tique du genre, espèce de variation sur une cellule mélodique, que les musiciens répè­tent plusieurs fois, pendant un bon moment.

Plages 6, 7, 8:

La côte, au climat torride et à la végétation tropicale, avec ses immenses cocoteraies, où pousse le "pain de l'année" une sorte de châtaigne portée par des arbres aux grandes et superbes feuilles et ses cacaoyers, abritent, dons les Etats de Miranda, le Dis­trict Fédéral et le Yarocuy, les descendants des esclaves qui obtinrent pleine liberté de se mêler aux blancs, sans subir de discrimi­nation du fait de la couleur de leur peau. Cette population fabrique ses tambours ancestraux, et danse pour la Saint-Jean comme elle le faisait autrefois pour fêter le solstice d'hiver.

 

Plage 6

Chant avec quitiplas, enregistré à Curiepe Etat de Miranda, en 1964.

Les quitiplas sont quatre tubes de bambou taillés, chacun, dans une tige, juste à ho teur d'un noeud. Le tube le plus grand s'a pelle macho (mâle), et le plus petit hemb (femelle), ou prima. Chaque exécutant martèle le sol en cadence, tout en frappai alternativement, l'orifice du tube, de main droite. Un troisième musicien fait s'entrechoquer les deux outres quitiplas, et cogne le sol. La différence de taille des tubes entraîne des variations dans les hauteurs des sons. Solistes et choeurs alternent  tandis que les sons des maracas s'ajoutent la percussion des quitiplas.

 

Plage 7

Golpe de tambor grande enregistré Curiepe, Etat de Miranda, en 1964.

L'ensemble qui est ici enregistré se compc de deux tambours et de maracas. L'insti ment principal est le tambour géant mi (au moins deux mètres de long et trer centimètres de diamètre), qui repose, p l'une de ses extrêmités, sur le sol, tandis q l'autre extrêmité, portée par deux bois cr sés, est maintenue à hauteur d'homme. I n'est pas seulement la peau tendue du mi qui est mise en vibration, mais aussi le cor de l'instrument.

Le curbata est un petit tambour à pieds sur lequel un troisième musicien marque un rythme régulier, à la façon d'un métronome, et indépendamment du rythme exécuté sur le mina.

Les voix des divers solistes, alternant avec le choeur des assistants et des danseurs, asso­ciées aux rythmes des tambours, sont carac­téristiques des aspects africains de la musi­que du Venezuela.

 

Plage 8

Golpe de tambor redondo, enregistré à Curiepe, Etat de Miranda, en 1964.

Les tambores redondos sont trois tambours tubulaires à deux peaux. Les musiciens frap­pent l'extrémité tenue entre leurs jambes, tandis que l'autre extrémité repose sur le sol. Les trois tambours (corrio, cruzao, et pujao) sont d'inégales longueur (variant entre 93 et 96 centimètres), et d'inégal dia­mètre (entre 13 et 15 centimètres), ce qui établit entre eux des différences de hauteur sonore. C'est le plus mince des tambours, le corrio qui "s'avance- comme disent les musiciens, et "appelle" les autres.

Les voix des solistes et du choeur alternent en suivant un mouvement intervalique caracté­ristique de la musique vénézuélienne d'ori­gine africaine.

 

Face B

 

Plage 1

Decima de tono, enregistré à Camunare, Etat d'Yaracuy, en 1966.

Dans presque tout le Vénézuéla, y compris à Caracas, le mois de mai apporte chaque année les cérémonies dédiées à la Croix. Ce sont de longues veillées au cours desquelles le decima de tono est chanté devant l'autel de la maison que domine la croix. Les voix d'hommes qui interprètent cette mélodie de style européen sont accompagnées par les cuatros, précédemment décrits, et les cincos qui, comme les cuatros sont de petites gui­tares, mais comportant cinq cordes au lieu de quatre. Le texte se rapporte à "la croix couverte de fleurs..."

 

Plage 2

Tono de Rompida, enregistré dans l'Etat de Cojedes, en 1968.

Les dévotions du mois de mai s'accompa­gnent, dans les régions plus centrales du Vénézuéla, de chants divers dont certains manifestent l'existence d'une très ancienne polyphonie de tradition orale : tel le tono de rompida qu'on entend ici, sur fond de coas­sement de grenouilles, entonné par trois voix à capella. Le développement du thème religieux est entrecoupé de -Ay nana!". La voix centrale ou guia entonne le chant pre­mier, auquel se superpose celui de la voix de fausset ou contrato (contralto), tandis qu'au-dessous, le ténor chante, soit à la manière d'un faux-bourbon, soit avec une certaine liberté par moments.

 

Plage 3

Tono en marusa, enregistré dans l'Etat de Cojedes, en 1968.

La marusa est un chant à deux voix a capella, qui relève d'une tradition ancienne, comme le déchant : le thème est reli­gieux, comme l'indique la quatrain suivant :

"Seigneur Dieu, toi qui nous a laissé

Le signe de la passion,

C'est dans le Saint-Suaire

Que tu fus enseveli, Seigneur..."

Suivent les "hélas!" répétés, en manière de refrain.

 

Plage 4

Galeron, enregistré à Porlomar, Etat de Nuevo Esparta, en 1959.

Le galeron, représente avec le polo (enre­gistré sur la plage suivante) un élément important de l'héritage espagnol du Véné­zuéla oriental, région de plages ensoleillées et de pêche abondante.

Le galeron comporte un texte traditionnel religieux :

« La Vierge et Saint-Joseph

Après leurs épousailles

Pour échapper au martyre

Quittèrent Nazareth... »

Le chant se développe librement sur un rythme cadentiel andalou, que donnent la mandoline, le cuatro et la guitare.

 

Plage 5

Polo, enregistré à Carupano, Etat de Sucre, en 1964.

Le polo vénézuélien, dont les tournures cadentielles s'achèvent par une chute sur le cinquième degré, se rattache à une tradition espagnole, mais pas particulièrement à celle du polo andalou connu. Deux voix masculines, en alternance ou en contrepoint, sont accompagnées par la mandoline à quatre doubles cordes, et par le cuatro.

 

Plage 6

Aguinaldo, enregistré à Cumana, Etat de Sucre, en 1964.

A la fin de l'année, on fête, dans tout le Vénézuéla, la naissance de l'Enfant-Jésus. Les villes et villages sont parcourus par les aguinalderos, bandes joyeuses de jeunes gens qui chantent en s'accompagnant de nombreux instruments : cuatro, maracas, furruco (ou zambomba), sonnailles et tam­bours.

L'aguinaldo ici présenté est caractéristique du Vénézuéla oriental : les voix solistes, dont une voix féminine, alternent, et le choeur leur donne la réplique. Mandoline, cuatro et maracas accompagnent le chant.

Plage 7

Bambuco, enregistré à Caracas, en 1958.
Le romantisme se perd, au Venezuela, et l'écho des sérénades encore chantées par les habitants des Andes s'affaiblit peu à peu.
A Caracas, Andrès Cisneros nous offre encore cependant un témoignage de ce genre : sa voix et sa guitare interprètent ce bambuco, morceau de lyrisme populaire, sur une mesure à cinq temps :

« De la savane naissante

Naquit un joyau opalin

Et un héron carolin

Rompt le silence spectral.. ».

 

Plage 8

Golpe larense, enregistré à Curarigua, Etat de Lara, en 1966.

L'Etat de Lara, où ce golpe a été enregistré, est une région de canne à sucre. On y danse, et l'on y chante, lors des fêtes profanes et religieuses. Ici, le duo de voix masculines est soutenu par les cincos, cuotros, maracas, auxquels s'ajoutent un petit tambour et une marimbola — sanza à trois lames métalli­ques pincées. On remarquera le style très particulier du chant, exécuté en tierces parallèles, ainsi que le traitement harmoni­que de la partie chorale.

Plage 9

Seis por derecho, enregistré à Borines, Etat de Borines, en 1968.

Les joueurs de bandai() de Borines sont réputés : leurs instruments - de la famille des luths, joués avec plectre - n'ont que quatre cordes, mais semblent en avoir infiniment plus lorsqu'ils sont entre des mains expertes. Ici, c'est un seul instrumentiste, Anselmo Lopez, qui tire de sa bandola les effets les plus divers; il est accompagné d'un cuatro et de maracas.

 

 

 

 

Cuatro.jpg

Chanteur de bambucos avec son tiple, guitare ancienne à dix cordes (B-7).

 

 

Les joueurs de bandola de Barinas sont réputés leurs instruments -de la famille des luths, joués avec plectre - n'ont que quatre cordes, mais semblent en avoir infiniment plus lorsqu'ils sont entre des mains expertes. Ici, c'est un seul instrumentiste, Anselmo Lopez, qui tire de sa bandola les effets les plus divers; il est accompagné d'un cuatro et de maracas.

 

 

 

 

 

 

 

 

VENEZUELA musique folklorique

OCORA OCR 78 HM 57    EU ES

Face A

1. CHANT DE BOUVIER     1'56

2. CHANT DE TRAYEUR    1'35

3. "PASAJE" (JOROPO)        2'02

4. "CORRIDO" (JOROPO)    2'00

5. "GOLPE" (JOROPO)         2'27

6. CHANT AVEC "QUITIPLAS"         2’34

7. "GOLFE DE TAMBOR GRANDE" 4'32

8. "GOLPE DE TAMBOR REDONDO" 5'11

Face B

1. "DECIMA DE TONO"       1'22

2. "TONO DE ROMPIDA"    2'04

3. "TONO EN MARUSA"     3'22

4. "GALERON"                      4'56

5. "POLO"                              3’13

6. "AGUINALDO"                 2'31

7. ''BAMBUCO"                    1'47

8. "GOLPE LARENSE"         2'51

9. "SETS POR DERECHO"   3’08

 

Enregistrements réalisés par Isabel Aretz, Luis Felipe Ramon y Rivera et Alvaro Fernaud

Collection dirigée par Pierre Toureille

Photo de couverture :

A San Francisco, Etat d'Ara­gua, un arpisto (joueur de harpe) et un marquero (joueur de maracas) participent à un joropo, danse nationale vénézuélienne (A-3-4-5).

® réédition Mai 1983, Paris.

® Mai 1984, Paris.

réédition nouvelle présentation

Radio France

DISTRIBUTION

harmonia mundi       FRANCE

Repost 0
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 12:02

L’évasion fiscale est généralisée en Grèce, tout comme la corruption des agents du fisc.

«Payer l’impôt, c’est être un con» Georges Papaconstantinou,ministre des Finances grec s’interrogeait depuis longtemps sur l’insolente prospérité du très chic et très cher quartier de Kolonaki. Un havre situé sur le flanc du mont Lycabette, en plein centre d’Athènes ; là où les boutiques de luxe le disputent aux 4x4 allemands ; là où l’expresso et les loyers atteignent des prix que l’on s’attend davantage à trouver sur les Champs-Elysées. Sommé par l’Union européenne et par le Fonds monétaire international de mettre de l’ordre dans ses comptes, il a donc voulu faire un exemple. Et demandé à ses services de lui fournir les revenus des médecins du quartier.
Pourquoi eux ? Parce qu’ils ont la réputation de mener grand train. Le fisc n’a pas pu lui fournir de liste précise. Il a fallu passer par l’annuaire pourmettre la main sur les 150 médecins de Kolonaki. Papaconstantinou a ensuite envoyé ses contrôleurs visiter les cabinets. Surprise: les médecins ne déclaraient que 10000 à 15000 euros de revenus annuels. En réalité, ils gagnaient de trois à dix fois plus. Tout cet argent noir leur permettait d’acheter voitures, bateaux, résidences secondaires dans les îles huppées d’Hydra ou de Mykonos.
Les médecins de Kolonaki ont été redressés.
«Magouillocratie». Mais c’est toute la Grèce qu’il faudrait redresser: «Désigner ces seuls médecins à la vindicte, c’est du populisme, tout lemonde fait lamême chose», s’emporte Spyros, chef de clinique dans un hôpital public. Car la fraude fiscale tient du sport national. Pratiquée avec la complicité du fisc.
«Les agents du fisc sont totalement corrompus, c’est la mafia», juge Electra, propriétaire de plusieurs magasins sur la très chic rue Ermou et qui,dit-elle, se fait racketter.
«En Grèce, payer ses impôts, c’est être un con», confirme Pedros, patron d’une PME de cosmétiques.
Rares sont ceux, en Grèce, qui croient donc en la capacité del’Etat d’appliquer les mesures d’austérité (30 milliards d’euros d’économie sur trois ans) exigées par l’UE et le FMI et que le Parlement grec a votées hier. «Augmenter la TVA, c’est bien, mais il n’y a personne pour la récolter», s’amuse,un rien désespéré, Yannis Pretenteris, chroniqueur vedette. La Grèce ressemble à un «pays sans Etat», explique-t-il. Ou plutôt un pays dont l’Etat est au service de grandes familles (les Papandréou à gauche, les Karamenlis à droite) qui l’utilisent pour s’assurer une clientèle. «Un système féodal, dénonce le journaliste Athanase Papandropoulos, une magouillocratie». D’où le nombre de fonctionnaires qui seraient plus de 1,1 million –toutes catégories confondues et clergé inclus– pour 11millions d’habitants? «L’Etat n’a aucune idée précise de ses effectifs,raconte un diplomate européen, pour qui l’Etat ne sait pas non plus combien gagnent ses fonctionnaires.» Ce qui est certain, c’est qu’ils sont mal payés.D’où l’inefficacité. «Un vice-ministre raconte que seuls les jeunes et 15% du personnel travaillent», rapporte Filios Stangos, journaliste à la télévision publique. Cela explique-t-il la corruption généralisée? Ici, on ne dit pas «bakchich», mais fakelaki («enveloppe»). «Tous les secteurs de l’Etat sont touchés : santé, éducation, justice, police, urbanisme, fisc», assure Spyros au salaire de chef de clinique de 4000 euros net (sur 14 mois).
Dans son bureau, à l’hôpital, il a épinglé une affiche: «Je n’accepte pas de fakelaki.» Mais «la plupart des médecins acceptent ces enveloppes qui permettent aux patients d’avoir l’assurance d’être bien soignés. C’est le système. Les citoyens ne comprennent d’ailleurs pas qu’on ne se plie pas à cette corruption généralisée». Les médecins multiplient ainsi leur salaire officiel par quatre,cinq, dix…« Enveloppe ». Les inspecteurs du fisc n’échappent pas à la pratique,bien au contraire. Car lemoteur de la fraude, ce sont eux. «Ici, on parle, comme au foot du 4-4-2 :l’inspecteur du fisc prend 4 pour lui,vous en laisse 4 et en donne 2 àl ’Etat », se désespère un patron. «L’inspecteur du fisc négocie directement avec le comptable de l’entreprise, raconte Electra. Il lui donne une enveloppe pour que le redressement soit minime voire inexistant.
L’inspecteur du fisc multiplie son salaire par trois ou quatre au minimum.» Et pas question de le dénoncer. «Son supérieur est dans le système, tout comme le policier qui sera chargé de l’enquête, s’indigne Pedros. Donc on paye en silence sinon on sait qu’ils nous empêcheront de travailler. C’est comme la mafia

Un diplomate l’avoue : «Evidemment, ce n’est pas avec les baisses de salaire que l’on va avoir des contrôleurs plus intègres
C’est ce qui explique la colère des Grecs contre cet Etat corrompu et clientéliste. Ils craignent que les petits soient les seuls victimes du plan d’austérité, faute pour le gouvernement d’avoir les moyens humains –ou la volonté– de chercher l’argent des fraudeurs. Car il y a de l’argent en Grèce, dans l’économie noire qui représente entre 30 et 40%du PIB grec selon les chancelleries européennes.On évalue jusqu’à 30milliards d’euros l’évasion fiscale.
Ce ne sont pas les quelques exemples récents qui vont convaincre les Grecs que l’Etat a changé. Ainsi, le fisc vient d’utiliser Google Earth pour compter les piscines dans le nord huppé de la capitale (Kefalari,Kastri, etc.). Le chiffre final ? 16974. Le nombre de bassins déclarés? 324… Mais la corruption de l’administration n’a pas disparu comme par enchantement. «Il faut changer tout le personnel du fisc»,estime Electra.Un avis partagé par la majorité des Grecs qui pensent même qu’il faut recréer un nouvel Etat. Pedros, lui, se veut optimiste: «Cette fois, on n’a plus le choix. Toutes nos magouilles sont sur la place publique.On est dévoilés.» Un optimisme guère partagé ces jours-ci à Athènes.
Envoyé spécial à Athènes JEAN QUATREMER

Repost 0
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 18:01

E   l v i t a      D e l g a d o

Elvita Delgado, née dans l’état Lara, au nord-ouest du Vénézuéla, grandit dans un climat artistique grâce à un père guitariste et à une mère professeur d’Art Plastique.Delgado_Elvita0.jpg

Elvita Delgado montre, dès son plus jeune âge, un intérêt particulier pour la musique et le chant.

Ses débuts dans la musique ont été orientés vers le folklore vénézuélien, et la musique ethnique de son pays, Elvita reste très imprégnée de ses racines.

À l’âge de 7 ans, Elvita fait sa première apparition en public en chantant avec son cuatro – une petite guitare de quatre cordes – au « Festival folklorique de Lara », Vénézuéla dans un amphithéâtre de 3000 personnes.

Elvita Delgado participe ensuite à de nombreux festivals nationaux et internationaux, obtenant de nombreux prix.

Pendant son adolescence, Elvita se partage les études et les cours de chant avec le professeur Carlos Almenar Otero et des classes de danse par le Professeur Taormina Guevara.

Elvita Delgado reçoit la licence d’éducatrice musicale et travaille pour l’éducation nationale, enseignant aux enfants et aux jeunes des zones défavorisées de sa ville natale.

À l’âge de 18 ans, Elvita Delgado fait partie de différents groupes de musique latine et entreprend sa carrière de chanteuse professionnelle. Dans les années 1988, Elvita décide de vivre à Caracas.Ah-Malaya_Elvita.jpg

Elvita Delgado réalise différents contrats dans les hôtels et les Boites de Jazz les plus réputés (hôtel international Tamanaco , Macuto Sheraton, Caracas Hilton etc..) où Elvita a eu la possibilité de partager la scène avec de grands artistes vénézuéliens et internationnaux, Ilan Chester, Yordano, Simon Diaz, Soledad Bravo, Pachito Alonzo, Yasmil Marrufo, Armando Manzanero entre autres.

En mars 1992, Elvita Delgado s’expatrie en Europe pour résider pendant trois ans à Rome. Elvita Delgado devient chanteuse du groupe latin-jazz YEMEYA aux côtés de ses deux frères fondateurs Cairo y Julio Flores et effectua plusieurs tournées en Italie .

En 1994, Elvita fonde son propre groupe Travesia et se produit dans les clubs les plus connus de Rome. Elvita Delgado enseigne la danse et la culture sud-américaine à l’école de Danse « Insiemme ». Elvita Delgado est invitée à chanter à plusieurs occasions à la RAI télévision.

En janvier 1995, Elvita part vivre à Paris en France. En 1996, Elvita fait une tounée en Thailande. En 1997, Elvita rejoint le groupe Tropical Express. Elvita Delgado part en tournée en Espagne avec son groupe Latin Elvita band en 1998. Elvita Delgado est Meneuse De Revue dans le Cabaret Pau Caraibes aux Champs Elysée (Paris) en 1998/1999.Elvita-au-Satelit-cafe_Paris.jpg

Durant l’été 1999 Elvita Delgado part en tournée au Japon avec la compagnie Latino Show. La même année, Elvita fait le festival Vic Fezensac en France. En 2000, Elvita tourne son projet « La Promesa » à Paris et à l’Etranger.  En 2001, Elvita chante avec l’orchestre du Splendid au Bal de la Rose à Monaco, en compagnie de Cheb Khaled… et Elvita Delgado enregistre avec le Saxophoniste Julien Loureau

Elvita Delgado anime avec Yasmine Issola et Max Marolani les prestigieuses soirées Latines au Ritz Club de Paris.

Elle est de passage à Montpellier pour plusieurs concerts Al Andaluz 8 Rue Vanneau.(près Comédie Bar Español à Montpellier avec Tablao Flamenco, Vino, Tapas, Cerveza... Y Mucho Arte !

(8 Rue Vanneau, 34000 Montpellier, derrière la comédie, à côté de l'ECF Bouscaren de la comédie et de l'Entrecote) les 1 et 8 juin, et dans le cadre de la Feria de Nîmes au mas de Bois Fontaine les Jeudi 9, Vendredi 10 et Samedi 11 Juin 2011 puis elle animera la Fête de la Musique à Paris.le 21 Juin. 

En Juillet 2011 elle poursuit ses concerts au Maroc à Marrakech et Casablanca puis retourne vers son pays natal: le Vénézuela..

Ne manquez pas celle que la presse appelle "la madone du boléro

.

Visitez ses deux sites  où vous pourrez faire plus ample connaissance et écouter des extraits de ses spectacles. http://www.elvita.com     et   www.myspace.com/elvitadelgado

Repost 0
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:24

Voici le beau texte en français de la chanson de Bernard Lavilliers extrait de son album "Causes perdues et musiques tropicales" (2011) d'un succès de Mercédès SOSA, Tania LIBERTAD repris par de nombreux interprètes dont  Nana MOUSKOURI , MAURANE  etc.. 

Vous pouvez écouter des extraits dont la superbe version instrumentale par le pianiste Giovanni MIRABASSI  et en attendant la version de notre amie vénézuelienne Elvita DELGADO

P O S S ES S I O N  ( Bernard Lavilliers )

D’après Alfonsina y el Mar

J’t’lavais déjà dit

J’t’avais dans la peau

Comme une maladie

Un coup de couteau

Comme un repenti

Qui se cache  et se trouve bien seul

Assis sur son cercueil

C’est la mort  qui vient

L’amour qui s’enfuit

Le bonheur ça fait pas crédit.

Tu l’as déjà dit

Fais pas de gros mots

Quand tout est fini, c’est un mot de trop

Comme un affranchi qui s’arrache et se méfie de tout

Qui tiendra jusqu’au bout

C’est moi qui m’en vais ou c’est toi qui pars

Mon amour le bonheur c’est toujours trop tard

Si c’était la vie qui jouait du poignard

Avec ma folie je crois plus au hasard

Avec ma douleur relâchée dans la ville

Alors mes seigneurs personne n’est tranquille

Oh ma belle encore un verre d’alcool

Et je vais fusiller le destin en plein vol.


                                                ***

Ils l’ont déjà dit, la passion dévore

Et qu’au fond d’un puits j’vais jeter ton corps

Je pousserai dessus le sable et les galets

De la plage pour cacher ton visage

Oublier ton corps derrière les barreaux

Le bonheur, ça fait pas de cadeaux

J’vais compter les heures, les jours, les mois,

Et surtout les nuits passées dans le froid

Dessiner tes yeux en milliers d’exemplaires

Mon amour au fond de ma croisière

C’est l’amour qui vient quand le rêve est fini

Le malheur, ça n’a pas de prix

Si c’était la mort qui me voulait trop tôt

Elle est bien pressée pour jouer de la faux

Elle me fait payer mon  amour indocile

Alors la loueuse on n’est pas tranquille

J’ attends enroulé dans mes chaînes

D’un seul coup d’un seul allez finie ma peine.  


 

Repost 0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 18:21

Pop Corner - "le cinq sept boulevard"
Mercredi 4 mai 2011 - 18h. Philippe COLIN


 Après une accroche prometteuse en sommaire, on pensait qu'on allait enfin parler du quota à France Inter, que nenni, la différence c'ets ailleurs, circulez, il n'ya rien à dire sous la coupe de Philippe Val et l'autocensure est la règle dans le service Public. Mais écoutons nos joyeux drilles commenter la réunion du CSA:

Comment respecter le quota de 40% de chansons françaises à la radio
et d'ailleurs, c'est quoi la chanson française ?

La question fait débat en ce moment même au CSA et à l'initiative du CSA qui a convié les différents acteurs du monde de la musqiue, les maisons de disque,et les responsables des radios publiques, radios privées qui toutes doivent donc se soumettre à ce quota de 40% c'est la Loi, une loi votée en 1994,(le Ministre de la Culture s'appelait alors Jacques Toubon,on l'a un peu oublié J.Toubon qui entendait aisni défendre la musique française, mais aujourd'hui Soline Desmestre, certains expliquent que ce quota de 40% de chansons françaises est devenu beaucoup trop difficile à respecter)  
Oui, le problème selon les radios privées,
 puisque ce sont elles surtout qui sont concernées, disent qu'il n'y auarait plus assez d'artistes francophones  produits en France,mais ça , ça fait hurler les producteurs, alors oui, ils reconnaissent qu'il y en a moins qu'il ya dix ans,et ce à cause de la crise du disque, mais pour eux, les fautifs, ce sont les radios un peu trop frileuses,écoutez Eric Hauville, il est responsable du label Pshent et membre du SNEP (Syndicat National de l'Edition phonographique)
 " On s'est rendu compte que l'année dernière, 11 titres avaient à eux seuls représenté 90% des diffusions des nouvelles productions.Ca c'est un vrai problème, parce que vous savez que le monde de la musique ne va pas très fort en ce moment, et en fait, les radios s'épient les unes les autres,et ont peur de la nouveauté".
 Donc c'est pour nous producteurs, de plus en plus difficile d'obtenir une exposition,enfin un partenariat intelligent et faire avec. "
Les radios seraient donc trop frileuses,les radios privées en l'occurence, et puis derrière ce quota de 40%", Soline, on souligne bien sûr la question: "Qu'estce qu'on appelle Chanson Française" ?
Et bien oui, il faut savoir que des artistes comme David Guetta,comme Pony Pony Run Run ,comme Yael Naïm,tous français qu'ils soient, ne rentrent aps dans les quotas,en fait, ces quotas, ce qu'ils défendent,c'est plus la langue française,que les artistes français,et ça, les acteurs du monde de la musique voudraient que ça change, et pour une fois toute le monde est d'accord, mais c'est à Bruxelles, que ça risque de coincer, le Traité Européen interdit toute discrimination basée sur la nationalité, un argument qui ne suffira pas forcément à mettre fin au débat"
- Colin : Débat... à suivre donc comme on dit, on aura compris, que David Guetta ben c'est pas de la musqiue française.
Non , en effet... (rires)  
Et Colin de nous balancer dans les dents ( avec la complicité de la bande à Montud) :   
 > Nancy SINATRA : These boots are made for walkin'(1966)
 > Selah SUE : Crazy Vibes (2011)
 On n'en demandait pas tant !!!! En revanche une analyse plus fine des Quotas de chansons françaises sur France Inter, elle aussi à la traîne et ce, en raison des choix frileux et paresseux de son équipe de programmation, aurait été très instructive pour les auditeurs.


Qu'ils se rassurent le CSA a les résultats 2010 du Cabinet Kantarmedia (l'organisme chargé de mesurer la dégradation ininterrompue des chansons francophones sur cette antenne) et ceux de 2011 ne devraient pas être tristes.... A suivre comme dirait Colin.       

Repost 0
21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 19:56

Tout est si approximatif et vain dans ces quêtes d’un passé révolu qui s’épaissit à chaque fois qu’on croit le rattraper…
Sans doute en est-il ainsi de cette quête indochinoise qui nous conduira vers de fausses pistes, celles de Félix Palamède de la Grandière, celle des innombrables Lagarde depuis Henri-Paul, celle de la mystérieuse tante qui servit de tutrice à « Charles-Henri »… Des images encore vivantes : celles de Robert Fontaine (1924-1973) traqué dans ses apparitions tel un fantôme.
Affaire-Charles-Henri1.jpg
Une galerie de portraits plus vrais que nature qui vous font oublier l’origine de votre enquête, et que la dure réalité historique anéantit par son implacable chronologie.

Ces fictions croisées nous dévoilent des personnages à l’identité trouble, en fuite de leur passé ou d’eux-mêmes, semblant s’acharner à ne laisser aucun indice tangible pour mieux disparaître.


Né à Paris en 1948 de père inconnu, Maxime BA passe son enfance et son adolescence en pays nantais avant de poursuivre une carrière à l’étranger dans la coopération éducative. Il a enseigné l’Interculturel à l’Université de Nantes, au Mans, et à Lexington.


Repost 0

Pages

Catégories