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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:04


En multipliant les échanges, les réseaux sociaux contribuent au dynamisme intellectuel des seniors
Psychologie
Paul Thielen est belge, possède un humour très british et attire des amis du monde
entier sur Facebook. « J’en ai entre 800 et 900», dit-il, ajoutant avec coquetterie que la plupart de ces membres sont venus le chercher.
Chaque matin, avec quelques copains du réseau, ce neurobiologiste de 72 ans participe aumême rituel.Un premier ami, vers 6h30,envoie un message immuable :
«Je bois mon café dans une jolie tasse de Limoges. » Un autre répond par un poème. Un troisième, Jacques Mercier, animateur célèbre en Belgique, assène alors sa maxime du jour. Paul Thielen y va parfois de sa petite phrase.
Un jeu de rôle qui réjouit le septuagénaire, incapable de chiffrer ses heures passées sur le réseau social. « Je dors cinq heures par nuit, allume mon ordinateur à 6 heures, et il reste ouvert jusqu’à minuit, explique-t-il. Ma génération a été gâtée. Elle est celle de l’ADN, de la télévision, de l’accompagnement de la naissance et de la mort et…des réseauxsociaux.»Cette dernière révolution lui a permis «de retrouver d’anciens étudiants
devenus partenaires, amis et parfoismaîtres à penser». Il suit ainsi avec passion l’agenda d’une jeune députée européenne qui envoie sur le réseau des comptes rendus détaillés de ses missions internationales. Facebook lui permet d’échanger également des moments d’émotion, « comme pour la mort de Jean Ferrat », événement qui a créé, au sein de son réseau d’amis, «une véritable ferveur».
Le réseau social mondial comme élixir de jouvence ? Pourquoi pas, répond le psychiatre Roland Jouvent, auteur du livre Le Cerveau magicien (éd. Odile Jacob,2009). Le recours au réseau social «peut êtreune clef pour éviter l’appauvrissement, le rétrécissement
des échanges qui fait vieillir très vite après le départ à la retraite »,
explique-t-il. Selon ce spécialiste des nouvelles technologies, dirigeant le centre émotion à la Pitié Salpêtrière à Paris, « l’échange entre les individus est beaucoup
plus stimulant d’un point de vue neuronal que l’activité solitaire, fût-elleintellectuelle, comme lalecture ou les mots croisés. Et ce,même par technologie interposée,note-t-il. Les réseaux sociaux non seulement soutiennent l’éveil,
mais enrichissent sur le plan de la métacognition, qui consiste à savoir prendre en compte plusieurs référentiels à la fois. On est obligé de se mettre à la place de
l’autre.» Facebook, comme les autres communautés virtuelles, présente un autre avantage de taille. Il permet de nouer des liens sans avoir à se déplacer, une action bien plus
compliquée avec le grand âge. «Facebook ne dénonce pas la perte de mobilité, la lenteur d’écriture. Il se fait complice de l’image jeune préservée sur le profil », ajoute, tel
un aveu, Paul Thielen. Le docteur Galit Nimrod, chargée de recherche au centre multi-disciplinaire du vieillissement à l’université Ben-Gourion de BeerSheva, en Israël, souligne, elle aussi, les bienfaits des échanges sur le Net. Cette scientifique a suivi pendant un an l’activité de 14 des plus importantes communautés en ligne et a publié ses résultats dans la revue britannique The Gerontologist,en novembre2009. Il en ressort que ces communautés «peuvent apporter un soutien social,contribuer à l’auto-préservation et servir à la découverte de soi et de sa propre évolution», contribuant ainsi «au bien-être des personnes âgées».
Une conclusion scientifique que ne renierait pas Nicole Baudet qui porte haut ses 72 ans et demiCheveux teints en rouge, cette professeur de slam auprès d’enfants
de CP à Saint-Denis est «accro à Facebook» depuis juillet 2010, au point d’y passer entre 3 et 5heures par jour,«souvent jusqu’à une heure du matin», précise-t-elle. Son
mari se dit dépassé. Dans cet espace devenu «un véritable lieu de vie», elle raconte ses joies, ses peines et ses souvenirs. «J’ai mis les photos de ma mère, de mon père
qui fut prisonnier de guerre et de mes quatre enfants ». Une façon
d’ancrer les fondamentaux familiaux et de les faire partager à ses descendants. «Ce sont mes petits-enfants qui m’ont poussée à aller sur le réseau», avoue-t-elle.
Combien sont-ils, ces septuagénaires qui se sont emparés d’un réseau qui n’avait pas été imaginé pour eux? Difficile d’obtenir des informations par Facebook, aussi peu communiquant que Google à ses débuts. Tout juste sait-on, selon Richard Allan, directeur des affaires publiques pour l’Europe,que les plus de 35 ans « représentent la catégorie qui connaît la plus grande croissance ». Selon l’observatoire des usages Internet de
Médiamétrie, 6,5% des plus de 65 ans enFrance (soit 700000personnes) avaient un compte Facebook en décembre2010, une proportion qui a doublé en un an. Cette tendance se retrouve aux Etats-Unis où 4% des plus de 74 ans étaient membres d’un réseau social en 2008. Cette proportion a quadruplé en 2010.
A l’heure des foyers éclatés ou recomposés, ces retraités branchés reprennent par Facebook une place dans un jeu familial parfois complexe, sans avoir la pesante
impression d’imposer un coup de fil. «Cela me permet de rester en contact avec mes neuf petits-enfants, qui ne me téléphonent jamais, de connaître leurs amis, de voir les photos de leurs sorties sans m’immiscer dans leur vie», reconnaît Monique Litvinoff, 73 ans.
Mais la présence familiale de ces seniors n’est pas seulement passive. Danielle Bertrand, 70ans,admet que «Facebook [lui] permet de tenir un rôle qu’il n’est plus trop possible de jouer avec l’éloignement ». Cette agrégée d’histoire basée à Nîmes,qui ne voitque rarement ses petits-enfants et neveux,a ainsides contacts quasi hebdomadaires«par l’intermédiaire de leurs murs [lespages personnelles sur le profil Facebook]. J’ai l’impression de mieux les comprendre ».Ces échanges peuvent être également l’occasion de distiller en douceur des conseilsd’aînés.«Mon petit-fils affichait sans limite sa vie personnelle, son amour pour une fille,puis sa rupture. Je lui ai dit que cela ne se faisait pas. Il a arrêté depuis. » Un rôle d’autant plus intéressant que ce petit-fils a invité sa grand-mère à le rejoindre sur Facebook… mais pas sa mère, qui n’a donc pas accès
à cette part d’intimité.
Laure Belot in Le Monde du 27-28 Février 2011

Ces septuagénaires branchés reprennent par FaceBook une place dans un jeu familial parfois
complexe

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:37

L'homme est-il propriétaire de la nature? Emission "Du grain à moudre" Brice Couturier France Culture  21.02.2011 - 18:20
C’était fatal. Un jour ou l’autre, les philosophies environnementalistes allaient rentrer en collision avec l’humanisme. En effet, si l’homme cesse d’être la

« mesure de toute chose » (Protagoras) pour rétrograder au statut d’espèce animale parmi d’autres, comment lui conserver sa primauté ?

S’il dégringole même au rang d’espèce particulièrement nuisible pour son comportement irresponsable envers la planète, pourquoi le tenir pour supérieur ? Si toute sa science et ses techniques cessent d’être mises au crédit de ses capacités rationnelles et figurent, elles aussi, à l’acte d’accusation au titre du pillage des ressources naturelles et de la détérioration du climat, où est sa fameuse « dignité » ?

L’éthique environnementale est une branche de la philosophie développée surtout en Amérique du Nord depuis la fin des années 1970. Elle nous invite à repenser à nouveaux frais nos catégories morales en cessant de nous focaliser sur nos rapports avec nos seuls semblables. Reconnaître une « valeur intrinsèque » aux créatures du monde naturel, c’est de facto réclamer pour les animaux, mais aussi pour les végétaux, une dignité propre, et pourquoi pas ? des droits. Et du coup, la morale ne peut plus se limiter aux relations des hommes entre eux, en tant que, seuls, ils seraient « doués de raison ».

Il est tentant de déceler, dans ces pensées, une « haine de la modernité », comme le font les défenseurs de l’humanisme, dans la mesure où elles tendent à voir dans l’action de l’homme sur la nature, non plus le « progrès » à la manière des libéraux et des marxistes, mais au contraire, une sorte de viol. Doit-on aller jusqu’à les dénoncer comme un paganisme rétrograde qui nous ferait revenir jusqu’aux époques où nos ancêtres adoraient l’esprit des sources et ménageaient les forêts, dont les chênes étaient censés abriter les âmes des héros ?

Invité(s) :
Stéphane Ferret, philosophe et Consultant d'entreprise
Emilie Hache, philosophe
Samuele Furfari, fonctionnaire européen à la Commission de Bruxelles. Enseigne la géopolitique de l'énergie à l'Université libre de Bruxelles

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Commentaire : Aurélien Péréol  23.02.2011
Je suis surpris et déçu de cet abord historico-religieux. Pour ma part, il me semble que la notion fondamentale est que la technique (ce que l'homme met en oeuvre dans sa vie et son développement en vue d'améliorer ses conditions de vie, les améliorer de son point de vue...) que la technique donc est tissée de nature (et non pas établie par domination de la nature, contre la nature, à l'opposé). La technique est contre la nature comme une échelle est contre un mur. IL me semble qu'il y aurait beaucoup à gagner si l'imaginiaire commun qui est plutôt du côté de l'idée d'une domination passait à l'idée d'un tissage.
J'ai écrit en ce sens un article : http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/04/20/nous-avions-des-avions_1340362_3232.html
Cet article est tourné vers le futur, dans une éthique de responsabilité et non vers le passé dans une éthique de conviction, comme l'a été votre émission.

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Emilie HACHE, philosophe
Stéphane FERRET :Philosophe auteur de éthique de la nature et Philosophie de la Crise écologique (Seuil)
Samuele Furfari, fonctionnaire européen à la Commission de Bruxelles. Enseigne la géopolitique de l'énergie à l'Université libre de Bruxelles
"Dieu l'Homme et la nature" (Bourrin 2010)
L'éthique environnementale est une branche de la philosophie développée en Amérique du Nord
Comment repenser nos rapports avec la nature et pas seulement avec nos seuls semblables, reconnaître une dignité propre aux animaux et aux végétaux et des droits.
La Morale ne peut plus se limiter aux hommes entre eux, qui seraient seuls à être doués de raison, certains animaux ne le sont-ils pas ?
  Haine de la modernité chez les penseurs humanistes traditionnels car l'action de l'homme sur la nature ne tend plus au progrès, à la manière des libéraux et marxistes d'autrefois mais au contraire on assiste à une sorte de viol.Doit on aller jusqu'à les dénoncer comme adeptes d'un paganisme rétrograde qui nous feraient remonter aux esprits des sources de nos ancêtres,et les forêts de chênes qui abritaient les âmes de nos héros...
  Bertrand de Jouvenel 1965 :"Pour une conscience écologique"
  "Nous les hommes sommmes les grands parvenus de la biosphère, les conquérants, les colonisateurs,les maîtres. Nous nous considérons comme la race des seigneurs et la nature comme notre esclave."
  Et Jouvenel faisait remarquer que dans notre système économique,on ne comptabilisait que le travail nécessaire à l'extraction des ressources, et jamais la déperdition de ces ressources elles mêmes. Et il ajoutait que l'homme était la seule créature de la terre à changer et à perfectionner sans cesse ses méthodes d'extraction des ressources naturelles alors que la fourmilière ne saurait être améliorée car elle avait atteint son degré maximum d'efficacité. Donc, il concluait, nous devons cesser d'être le pillard habile et irresponsable des ressources naturelles pour devenir gardiens de notre demeure terrestre.  
  Est-ce que cela ne veut-il pas dire Stéphane Ferret que les Français n'étaient pas si en retard que cela sur les Américains que vous aimez tant ?
  Je pense que la philosophie française est très en retard par rapport à la philosophie analytique.On peut trouver chez Montaigne ou Rousseau quelques traces d'une pensée pré-écologiste, au demeurant, il est bien clair que l'éthique environnementale est bien une pensée nord américaine foncièrement analytique.
  Et donc cette pensée de Bertrand de Jouvenel ne s'inscrit pas dans le courant de pensée que vous essayez de nous présenter ?
  -Je suis désolé d'avouer mon ignorance mais je ne connais ni cet auteur ni ce texte.Je peux par contre vous parler des philosophes contemporains américains.
  Y-a-il une éthique protestante de la nature comme il y a une éthique protestante du capitalisme ou du moins anglosaxonne ?
  "Les Racines historiques de la crise écologique" (Lyn White Jr) critique des racines du mal qui serait que l'homme serait le maître et possesseur de la nature: thèse fameuse et conceptualisée par Descartes dans le Discours de la Méthode.
Dénoncer l'anthropocentrisme qui serait comme une tare de la culture occidentale comme la cause principale de l'environnement, est-ce que ce n'est pas tourner le dos et c'est là dessus qu'il y a débat,à tout l'humanisme occidental. J'ai cité la phrase de Protagoras,"l'homme mesure de toute chose" puis Descartes, "que l'homme par sa technique puisse se rendre comme maître et possesseur de la nature" et puis on peut aller jusqu'à Hegel et Marx avec le fait que par le travail considéré comme une lutte avec la nature,l'homme fait son histoire.
Est-ce que vous n'êtes pas à la lumière de ces philosophies anglosaxonnes de l'Environnement,à tourner le dos à toute la tradition humaniste occidentale depuis les Grecs, Descartes et jusqu'à Marx ?
Je me suis intéressé à l'éthique écologique via les maîtres à penser que sont Spinoza et Darwin qui sont à la racine de la philosophie écologique.
Ca a mauvaise presse de dire "je suis anti humaniste" et mieux vaut se dire "Humaniste" pour se faire aimer.
Comment définissez vous la pensée écologique entre ceux qui mettent l'Homme au centre de leur pensée écologique et le pensent autrement.
Il y a deux visions du monde , une vision H (Humanocentriste) et une pensée non H (donc non humanocentriste)
D'un côté l'écrasante philosophie occidentale: Aristote, saint thomas, Descartes, Kant etc.. et de l'autre,les deux auteurs cités: Spinoza et Darwin, pour qui "l'homme est un fragment du monde" .
On retrouve ces deux tendances dans la philosophie écologiste , autrement dit ,d'une part "l'Ecologie H" qui est un environnementalisme: la nature doit être préservée, non par pour elle même mais pour l'homme, c'est une ressource, un grand magasin à ciel ouvert et on peut y picorer comme bon nous semble ,et d'autre part une "Ecologie non H" qui ne se traduiit pas derrière une pensée unique, mais une galaxie de pensées:
1- l'éthique animale qui met en avant la primauté de l'animal comme être souffrant, comme être sensible, cette pensée est incarnée par l'australien Peter Singer,et par l'Américain Tom Reagan.
2 - le bio-centrisme il s'agit d'élargir les êtres doués de considérabilité morale à travers les plantes,les arbres, on pense à des auteurs comme Ruth Pastor, Paul Taylor par exemple.
Dans ces deux éthiques le primat est accordé à l'individu.
3- l'éthique éco-sphérique  qui elle accorde les primats à des écosystèmes; ce qui prime ce ne sont pas les spécimens mais la totalité autrement dit,ce qui compte c'est le système et l'équilibre dans son ensemble, la nature elle même.  
Face à ces deux conceptions écologiques H et non H , l'une vous semble-t-elle plus pragmatique que l'autre, on pourrait penser que quoi qu'on en pense éthiquement,il est plus pragmatique de choisir la première théorie, c'est à dire celle où l'homme est au centre de la pensée environnementale,parce qu'il est plus facile d'avoir à convaincre les gens d'avoir un comportement politique,un comporement pratique, pour l'environnement si on leur explique que c'est dans leur intérêt même si c'est un petit peu terre à terre.
Emilie Hache apporte une attention particulière aux conséquences des décisions ou des actions que l'on peut entreprendre. Est-ce la première écologie H qui prend le plus en compte les conséquences de nos actions ?
 Tous les partis Ecologistes ou Verts adoptent la position "H" à droite comme à gauche.
Samuele Furfari "Dieu l'Homme et la nature" critique la philosophie environnementaliste, au nom de l'Humanisme. Il est paradoxal de voir aujourd'hui les Chrétiens adopter cette position de repli partagée par les libres penseurs, favorables à la modernité démocratique comme Luc Ferry qui avait réglé un compte assez virulent envers les environnementalistes il y a une vingtaine d'années.  
Il y a un temps, pas si lointain où l'Humanisme représentait un courant de pensée qui célébrait, contre le Christianisme, le progrès en tant que développement historique accompli par l'homme hors de tout horizon transcendant, l'oeuvre purement humaine par rapport à la providence divine, l'homme qui accomplit ce qu'il a de plus spécifique par ses seules forces: sa raison, sa volonté,sa culture, sans recours à la Grâce, après tout le Christianisme n'a loué ses liens avec l'Humanisme que de manière assez tardive avec Brémont et Maritain.
Est-ce que ce n'est pas une position de repli un peu fragile,pour les Chrétiens que de défendre, l'Humanisme qui longtemps encore une fois, l'a combattu ?
- Je crois que ce n'est pas suffisamment comprendre les fondements du judeo-christianisme dans une optique où Dieu crée le monde, et l'Homme à son image donc Créateur, c'est fondamental et en ce sens il ne peut-être que participant à cette création, il s'inscrit dans une démarche de poursuite de la création et donc tout ce qu'il doit faire c'est achever ou parachever cette Création et cela s'inscrit tout à fait dans la logique de l'Humanisme, il n'y a pas de rupture, c'est une continuité de travail pour permettre à l'Homme de croître et de se multiplier dans le sens du travail( de former quelque chose de dynamique ,de la valeur ajoutée à la Nature).
Rappelons ce passage de la Genèse qui est très critiqué,par vos adversaires environnementalistes: "Les animaux,Tu seras leur maître et tu les terroriseras" mais il y a d'autres Versets qui disent que l'Homme doit respecter la Nature porter de la valeur ajoutée mais pas lui porter atteinte..
Comment peut-on transformer la Nature en la respectant ?
Dans ce schéma anthropocentrique, la Nature est là pour l'utilisation de l'homme et il ne la détruit pas contrairement à la litanie communément entendue aujourd'hui et devenue un fait.L'Homme l'utilise mais ne la détruit pas, il n'est pas un prédateur comme on le décrit partout.
Mais toutes les utilisations de la Nature ne se valent pas.L'Homme a été chargé par Dieu d'être le lieutenant de la Création, il est là pour vivre et se développer et donc il a un intérêt à la maîtriser et pas à la détruire..
  "Vous serez un objet de crainte et d'effroi pour toutes le bêtes sauvages,et pour tous les oiseaux du ciel,pour tout ce qui rampe sur le sol et pour tous les poissons de la mer, entre vos mains, ils seront livrés" (La Genèse) C'est l'illustration de la thèse despotique: l'Homme est le maître de la Création et il utilise les ressources naturelles à  sa guise.
Mais on peut en faire une autre lecture, la thèse du métayer, du contre maître ou de l'intendance via ses propres conceptions.

Je peux utiliser mon téléviseur mais aussi le briser en mille morceaux d'un coup de marteau en revanche, je peux être propriétaire d'un chien mais je ne peux pas en jouir à ma guise, et il est exlu que je puisse lui fracasser le crâne à coups de marteau; certes je peux le faire,rien ne m'en empêche si ce n'est précisément le droit.Mon chien a le droit de préserver son être en fonction de sa nature, en ce sens il n'y a pas de rupture ontologique entre l'Homme et mon chien.
Cependant, Stéphane Ferret vous établissez une hiérarchie des êtres de nature dominées par l'Homme: qu'est-ce que ça change  par rapport à l'Humanisme traditionnel,qui fait aussi de l'Homme le maître et le possesseur de la nature ?      
Livre raisonnable et tempéré même si je proclame un "anti-Humanisme théorique"et en aucun cas pratique, et que je ne suis pas prêt à verser dans l'écologisme radical ou "Deep Ecology" qui prescrit la suppression de l'Humanité parce que c'est une gêne pour la Nature..
Disons pour dire les choses de façon plus argumentée, la "deep ecology" défend un principe fondamental qui est le principe de biosphérisme égalitaire ou d'"égalitarisme biosphérique" autrement dit , tous les êtres de nature sont mis sur le même plan.Si tous les êtres ont la même valeur, alors il n'y a plus de valeur, qui dit valeur dit hiérarchisation, autrement dit on peut défendre une écologie "Non-écolocentrée"  et en même temps prôner, ce que je fais dans mon texte,une hiérarchie des êtres de nature.   
Que penser du succès du film "Avatar" où l'on retrouve des théories d'une planète qui serait une identité d'êtres reliés les uns aux autres ?
C'est un BD à la Walt Disney ! La Nature est cruelle et il faut relire "Voyage autour du Monde" de Darwin où le sansg est présent à chaque page.
Danger à attaquer l'Humanisme qui a ressurgi après la 2è Guerre mondiale et après l'eugénisme des nazis.
Consensus des phisosophes après la guerre de Mauffret qui interpelle Heidegger: Comment pouvez-vous avoir frayé avec les Nazis, et vous dire Humaniste.
Lettre sur l'Humanisme de Heidegger  très ambigüe: "L"homme n'est pas le maître de l'étang, l'homme est le berger de l'être"  
Ferret est "H"  Hache est "non H"
    
 
 
 
 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 14:57

"Jamais il n'avait connu un pays plus antipathique [...] ni séjour plus ennuyeux, plus maussade" que Montpellier.

Il se plaint de la nourriture détestable, de l'air malsain, de la cherté de la vie.

Les habitants ne trouvèrent pas non plus grâce à ses yeux: riches ou pauvres,

"ils sont tous également gueux par leur manière de vivre la plus vile et la plus crasseuse, qu'on puisse imaginer. les femmes sont divisées en deux classses, les dames qui passent la matinée à s'enluminer, l'après midi au Pharaon, et la nuit à la débauche, à la différence des bourgeoises qui n'ont d'occupation que la dernière."

Seul l'Opéra "où il y a d'excellentes voix " l'intéressa.

Rousseau repartit pour Chambéry fin novembre.4998021874_dcb1641892.jpg

JJ Grasset: "Jean Jacques Rousseau à Montpellier", Montpellier 1854

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 12:21

Hélas, on ne peut considérer du même oeil le sort d'une Egypte misérable avec le ballant décisif de ses 80 millions d'habitants. L'assistance américaine,
les revenus du canal de Suez et un tourisme vulnérable hissent,à grand peine, la tête dupays hors de l'eau. En Egypte, un collectif militaire tient toutes les rênes depuis quarante ans.L'armée est partout. Grand propriétaire foncier, principal agent économique, le pouvoir militaire assume, certes, sa paix avec Israël, mais entretient un nationalisme volontiers antisioniste . Il réprime peu les avanies que
le fanatisme ordinaire réserve aux 7 millions de coptes.
Pour l'heure, la seule grande opposition constituée, c'est celle des Frères musulmans, tenue en lisière,éliminée pa r le truquage électoral. Même si leur discours public s'écarte du prône intégriste, nul ne peut prédire leur sort dans une transition acrobatique. Ils n'ont pas hésité, dans l'émeute, à réveiller le populisme
xénophobe. Bref, l'incertitude existe . Elle n'est pas obscène.
Seuls nos cabris droits-de-l'hommistes connaissent déjà l'avenir... Ils fustigent la réserve des pouvoirs occidentaux. Il faudrait, disent-ils, se prosterner
d'avance devant l'avenir radieux de la déesse Révolution.
Notre prudence ferait de nous des couards, des relaps...
Fadaises !Rien n'interdit,bien sûr,d'espérerla naissance, un jour, d'une démocratie halal. D'une démocratie licite qu'un islam à la turque accepterait de voir
pousser sur des terres jusqu'ici stériles. I.e monde arabe compte 100 millions de jeunes, de 15 à 29 ans,travaillés par le chômage, Internet et l'image enviée du décollage asiatique. Leur révolution culturelle,la réforme qu'elle imposera à l'islam demeurent la meilleure chance d'une vraie révolution politique.
C'est eux qu'il faut aider. Et sans passer, d'emblée les bornes qui séparent l'espérance de l'illusion _      

Claude Imbert -  Le Point n° 2004 10 févrie r 2011
Lire aussi "le Camp des Saints" de Jean Raspail et sa préface: "The Big Other" sur mon Blog sur les "hordes extra-européennes" qui commencent à arriver ce week end à Lampedusa.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 18:08

Journal des Historiens à propos de son livre "le  Camp des Saints" le 1 février 2011 de Jean Raspail 86 ans
Dans la tactique diabolique de "Big Other" il y a la campagne visant à faire disparaître la notion de "Français de souche" il y a eu énormément de choses là dessus mais de façon officielle le dernier en date c'est Eric Besson qui était à ce moment là "Ministre de l'Immigration et de l'identité nationale" qui nous a bassiné avec ça et des quantités de gens comme Claude Allègre ou Denis Jeanbar et des tas d'autres; Allègre s'est permis il y a un an de d'écrire à la une du Figaro sur cinq colonnes,  "il n'y a pas de Français de souche" et c'est une inepsie monstrueuse. Dans "Big Other"  je m'efforce de démontrer qu'il ne faut pas mélanger la diversité réelle française,qui fait la richesse de la France mais ça c'est la diversité d'avant l'arrivée des extra européens, bien sûr que notre peuple a été formé par des Gaulois, des Romains,des Espagnols, des Vikings,des Juifs du Comtat venaissin, des Wisigoths, des Allemands, des Polonais, des Roumains... tout ce que vous voulez mais c''est un brassage unqiuement blanc.J'ai pas prononcé le mot race car il faut pas faire ça."C'était l'Europe qui s'invitait chez elle" répère Raspail dans sa préface.
Bernard Stasi nous a emmm... pendant des années en disant qu'il était un italien immigré,(L'immigration, une chance pour la France) on a même voulu faire passer Montand pour un immigré.

C'est une escroquerie malsaine historico-sémantique et là j'ai cogné...
Faut-il parler de pessimisme ?
On n'en sait rien en fait, pour le moment Big Other tient encore beaucoup de choses et la vapeur n'est pas prête à s'inverser dans les têtes parce qu'on est formaté: il y a des pensées que vous ne formuleriez pas aujourd'hui comme vous les formuliez il y a trente ou quarante ans...On n'ose plus, on est donc formaté.
 Vous imaginez dans votre préface, un scénario selon lequel pourraient se maintenir en Europe un certain nombre d'isolats, conservatoires des identités européennes.
C'est une vision de romancier mais peut-être qu'à un certain moment il n' y aura pas d'autres solutions. Au départ je n'étais pas communautariste, pourquoi ?

Parce que si on était entre Français de Souche avec un nombre admissible d'extra-européens et bien tout se passerait très bien, ça ne se passe pas très bien parce qu'il y en a trop comme disait j'sais plus qui, enfin tout le monde... A ce moment là comme disait Lévi Strauss, il faut qu'il y ait "un réflexe puissant de défense" et ce réflexe ne pourra avoir lieu, puisque l'Etat ne donne pas l'exemple. Sauf si les nationaux de souche et les Français de coeur (il ne faut pas les oublier),constituent un réflexe d'auto défense communautaire, voilà.
Je n'en sais rien, je dis ça comme ça.
Ce ne sont pas les Partis politiques qui sauveront la mise,je me méfie de l'instrumentalisation des choses, des idées par les Partis qui'ils soient de droite ou de gauche d'ailleurs.la réaction viendra du coeur de chacun et les Partis ne feront que suivre comme en Suisses des montagnes qui ont voté avec leurs tripes (...)
ce qui est important est que ce phénomène est européen,il n'est pas le fait de quelques dirigeants politiques, il est le fait de tous les milieux dirigeants,qui pour des raisons perverses ou de stupidité,ou es deux ont favorisé cette immigration et l'Europe dans la 2è moitié du XXè n'est plus maîtresse de ses choix..Ses orientations lui sont dictées d'ailleurs, jusqu'à présent les choix étaient dictés par les Etats Unis et l'URSS de manière imprévue en 1991, l'une de ces deux puissances l'URSS a disparu, tout le onde croyait que le communisme allait durer éternellement et aujourd'hui nous voyons la 2ème puissance ébranlée et je crois que les Européens auront tout à gagner de cet ébranlement de cette hyper-puissance d'aujourd'hui qui ne joue certainement pas favorablement à l'Europe même s'il y a de nombreux Américains qui se sentent Européens de coeur ou intellectuellement, mais en tant que puissance c'est une puissance qui a ses obligations qui a ses choix et ceux ci ne concordent pas avec ceux de l'Europe.
Cet ébranlement de la grande puissance américaine sera favorable à un réveil européen et à un réveil de la conscience européenne et de la perception du "Big Other", de l'Autre qui a sa place en tant qu'invité mais nullement sa place en tant qu'envahisseur.Il sera favorisé par des événemenst extérieurs même si l'avenir n'est pas prévisible mais on peut observer des signes, des phénomènes qui bougent.

http://rutube.ru/tracks/4055507.html?v=ce6f9b6e3198647a50c6da66c636ac11

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:30

Voilà c'est fait vous avez opté pour la métropole du Midi comme 4000 autres nordistes et européens...

Euh Toulouse ? Marseille ?  Non, Montpellier en Septimanie dans cette Région mal définie car personne ne se dit "Languedocien-Roussillonnais".

Donc vous êtes chaudement recommandé par une belle soeur installée de longue date à Castries ( qui a déménagé depuis) et par une amie gersoise qui vous recommande sa belle soeur, adjointe à la Mairie de montpellier en charge des Solidarités et du Social et vient la fameuse Journée des nouveaux arrivants au Corum. Déballage de petits fours et de vins du pays devant des foules multiformes et affamées, discours de la majorité municipale (des absents dans l'opposition) qui expose son bilan mais d'Adjointe au maire vous n'obtiendrez qu'un vague salut et bonne chance, dépourvu de toute chaleur et de tout lendemains ! Circulez, rien à voir (vous avez dit Solidaires ? ). 

Vous essayez les Services de l'Age d'or puisque vous êtes dans la tranche irrémédiable des Seniors de plus de 50 ans et là les choses se compliquent :

on vous annonce que les cours d'aquagym sont complets, que vous êtes en attente pour le TaïChi mais qu'il reste de la place en poterie et en jeux de cartes.

alors vous essayez l'Université du Tiers Temps à Pétrarque où les têtes pensantes mais grisonnantes et blanchissantes viennent se cultiver de 3h à 5h avant la nuit tombée, pas d'échanges ni de quelconque intégration en vue... Circulez, rien à voir mais seulement à entendre !

Déjà les Voeux des Rapatriés en tablées de sexa et octo autour de la galette au Zénith, si vous êtes toujours seul, aucune chance de faire des liens en écoutant Mandroux et Frêche entonner en choeur la chanson des "Africains qui revenaient de loin" (c'était en janvier 2010 !)

Alors vous cédez aux tables rondes de la librairie Sauramps et Agoras à la salle Rabelais du mercredi et parfois aux Rendez-vous littéraires de la Médiathèque Zola et là vous vous en mettez plein les oreilles et vous assistez au milieu de la faune disparate aux meilleurs intervenants descendus de Paris et "vus à la Télé" comme dit le slogan, et ça marche !Même France Culture a descendu ses micros à Rabelais et Mr Philippe Meyer donne dans la province de sa superbe et de sa hauteur...mais de contact avec ses habitants , faut pas pousser... !

Ah, un Forum au Musée Fabre sur les Ghettos Homo de banlieue organisée par le refuge, oui mais là aucun jeune de banlieue de la Paillade et le sociologue requis pérore devant les Bobos, toujours les mêmes d'ailleurs. Une conférence de Patrick Peloux l'urgentiste médiatisé et en Mr Loyal, Jean Claude Gayssot, haute figure locale, là toute l'aéropage associatif médical est venu et communie, mais d'échanges et de rencontres point.

Alors  propulsons nous aux Voeux solidaires 2011 de Mme Mandroux interviewée par un vieil ami Kouchner et écoutons ces voix de la Méditerranée, (peu francophones hélas), où les langues occitanes et arabe dominent. On y croise les heureux récipiendaires des HLM qui congratulent les élus qui ont été attentifs à leurs cas. On se toise, on se croise, on se jauge, c'est le Midi ! Circulez, mais non sans avoir profité des huitres de Thau et du vin de pays !


"Une amie" du Nord (entendez de Paris) vient nous parler de Raymond Roussel au Hangar, vous pensez à un moment de retrouvailles chaleureuses entre "amis" mais là encore et malgré les efforts du maître des lieux, on se jauge, on se reconnaît, on se congratule et le verre de vin n'y fait rien, chacun repart comme il est venu avec quelques révélations sur les inédits du dit Roussel.L'amie en question ne vous reconnaît plus et disparaît avec la Presse après avoir salué les figures "connues" ou  "reconnues". C'est tout ce qui fait la province mais pour celui qui n'est pas du cénacle et introduit de longue date chez les intellos qui gravitent à Montpellier 3, point de salut , circulez !

Alors il vous reste bien sûr le fameux OVS (On va sortir) et là vous avez intérêt à être réactif car il reste 300 places pour écouter Joan Baez au Peyrou , et 20 pour aller à un apéro géant: l'offre est copieuse et les candidats se bousculent dit-on...Alors c'est décidé, vous lancez une sortie, à la Maison de la Poésie pour aller écouter un vieux copain toulousain qui offre son bâton, vient crier sa rage et  ses mots. Le verre de l'amitié est rare et aigre et vous ne croisez qu'un petit groupe fermé et condescendant qui parle bas et sait jouer de la calomnie sous cape. Il y a sans doute des poètes mais ceux là s'éclipsent . Votre invitée d'OVS s'est présentée à vous et vous remercie de l'initiative. 

A ce jour et après plus d'un an dans cette ville, peu de contacts...

Quant aux "Montpéliérains de souche" cherchez les du côté de la Canourgue dans les hôtels particuliers, ils apparaissent aux fêtes du Surintendant à l'Opéra et doivent se croiser au Polygone ou sur les plages avant que le tramway ne déverse ses hordes hirsutes.

Vous avez sûrement d'autres témoignages mais vous ne lirez pas pareille chronique dans la Gazette de Montpellier qui se targue d'offrir le "must" en matière de Sorties dans cette Capitale !

Au fait et si la Municipalité qui sait recevoir ses nouveaux arrivants en grande pompe en septembre, réfléchissait un peu sur la mixité sociale et le  brassage de ses populations, sans doute répondrait-elle par le nombre de ses associations et par le programme de ses HLM. C'est vrai qu'on découvre au hasard,  une réunion communautaire à l'Espace Jacques1er d'Aragon, entre vieux espagnols ravis des villancicos retrouvés ou des buffets gitans à Figuerolles, mais le bilan est lourd et les anonymes croisés au bord du Lez un dimanche d'hiver ne sont pas sans partager ce constat, qu'un géographe déplorait dans la Gazette, en opposant au fort nombre d'arrivants, celui des partants.... ! Vous avez dit circulez ! 

   




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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:29

Repentance et masochisme, nouvelles missions de l’école

« Deux mille ans de culpabilité chrétienne relayée par les droits de l’homme se sont réinvestis, au nom de la défense des individus, dans la mise en accusation et la disqualification radicale de la France.

Et l’école publique s’est engouffrée dans la brèche avec d’autant plus d’ardeur qu’à la faveur du multiculturalisme elle a trouvé dans cette repentance et ce masochisme national une nouvelle mission.

Après avoir été le vaisseau pilote de l’humanité, la France est devenue ainsi l’avant-garde de la mauvaise conscience universelle. Lourde rançon. Singulier privilège. »

Pierre NORA

Source

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 12:03

Rien d'étonnant dans ces nouvelles de la grogne et des démission des professeurs stagiaires lâchés dans l'arène sans préparation pédagogique après la fermeture des IUFM et le "lâcher" dans les cycles universitaires, basés sur les fondamentaux.

Les trucs et ficelles du savoir-faire qu'une vidéo ou un site internet ne peuvent faire passer, s'acquièrent avec l'expérience mais comme l'Education Nationale s'est empressée de jeter les SENIORS DEHORS ! sans encourager la coopération et l'entraide intre-générationnelle, on voit ici le résultat !

Les Syndicats ont crié au loup et surtout au manque de moyens face au non remplacement des profs partant à la retraite, -sans les retenir d'ailleurs- par des conditions de travail adaptées, et l'entraide des tuteurs plus ou moins bénévoles aurait très bien pu être assurée par des enseignants chevronnés et de jeunes retraités dont on n'a que faire.

Voilà où nous a conduit cette politique de l'Education Nationale avec des Recteurs payés au mérite des économies de moyens et des  Chefs d'Etablissement à la botte, qui ont bien appris leur leçon hebdomadaire auprès des Services du Rectorat.

Où sont les anciens patrons qui savaint faire la part des effets d'annonce à la Luc Chatel ou à la Jack Lang  et qui continuaient à mener leur boutique en fonction des réalités du terrain et pas des diktats de l'OCDE.

Veut-on que nos jeune sprofs Stagaires s'engouffrent dans la voie Coréenne du surmenage et du surdosage: travailler plus pour mourir plus mais avec une belle place au Tableau d'Honneur mondial ? 

Tout cela me navre et mes appels ur le Café Pédagogique (virtuelà) à l'entraide n'ont rien donné. Je proposais un Vide Grenier pédagogique et bien sûr l'accompagnement et le savoir faire, mais personne n'a semble-t-il saisi la balle au bond.

Les vidéos et réactions sur ce lien du Figaro sont étonnantes de vérité et dramatiques à la fois mais tant que Luc Chatel ne croit pas que les JUNIORS peuvent apprendre des SENIORS mais seulement de leurs congénères prépubères dont ils ont la charge, on ira dans le mur et les couloirs des Universités resteront silencieux aux appels déespérés des victimes de tous bords. (A suivre)

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/07/01016-20110107ARTFIG00552-un-rapport-confirme-les-difficultes-des-profs-debutants.php

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 00:06
  1. De rares voix discordantes
  2. Les traces de discours anticolonialiste ne se trouvent pas aisément en 1939-1940. Ni chez les surréalistes  pour qui la mobilisation des moyens militaires de l'Empire ne suscite guère la protestation. Ni chez les communistes dont les préoccupations immédiates sont bien différentes. L'indignation n'est donc pas nécessairement là où l'on croit la trouver.
  3. Paul Léautaud, qui préfère en temps normal ses nombreux chats au genre humain, est ainsi le seul intellectuel de renom à exprimer sa protestation. Même s'il ne peut le faire qu'à travers les pages de son journal intime. Sa colère a éclaté à la mi-novembre [939, à la lecture des journaux
  4. « La nouvelle est partout que le gouvernement va faire venir un million de coloniaux pour remplacer sur le front autant de soldats français. Voilà qui va faire apprécier à ces gens la colonisation française. On est allé tuer, déposséder, assujettir ces gens qui vivaient tranquillement chez eux, ne demandant rien à personne et ne menaçant personne. Les Français leur disent aujourd'hui : Venez donc vous faire casser la figure à notre place pour défendre la France. » Et encore, on ne les prie pas : on les enrôle de force. Pour eux aussi, k service militaire est obligatoire. C'est simplement abominable''.
  5.  Ce témoignage lucide est presque unique en son genre. Par une sorte de hasard. on en possède un autre non moins exceptionnel. qui présente l'envers du décor : la situation aux colonies. Il faut encore se tourner vers un récit qui ne sera connu que de façon largement postérieure aux faits et qui émane d'un jeune homme parti de métropole courir l'aventure en Extrême-Orient, Pierre Boulle. Alors âgé de 28 ans, le futur romancier du « Pont de la rivière Kwaï » et de « La Planète des singes » n'est alors qu'un planteur que la déclaration de guerre a surpris en Malaisie. Parvenu en Indochine où on le <span>mobilise. il</span> assiste en mai 1940 au départ d'un contingent de soldats annamites. La description qu'il fait de l'épisode est saisis­sante :
  6. « Je retourne à Phu-Baï juste à temps pour assister [au] départ pour la France d'un contingent de nos tirailleurs. On les a habillés de neuf- [-..]En  colonnes, devant le train qui doit les emporter vers le port d'embarquement, ils attendent sous le soleil d'être passés en revue par un général et par l'empereur. que l'on a convoqué  pour la circonstance.|...Le moral me parait bas. Il y a des regards rancuniers d'autres qui laissent prévoir des larmes. Il est visible que les « volontaires » se demandent ce qu'il leur arrive et qu'ils ne sont pas rassurés. Les femmes, elles nous lancent des regards franchement hostiles. L'empereur arrive enfin avec le général. Il est vêtu d'une robe jaune dans laquelle il se sent visiblement mal à l'aise. Il passe rapidement les tirailleurs en revue puis on les embarque dans le train  rapidement, très rapidement  pour couper court à une scène déplaisante. Les volontaires pleurent comme des veaux. Les femmes nous adressent des paroles incompréhensibles mais qui ne sont certainement pas des compliments.
  7. Enfin ils sont partis. En somme, cela ne s'est pas trop mal passé. On dit que dans certains camps des familles entières se sont couchées devant la locomotive.(39)
  8. En métropole un article du Petit Parisien du 5 février 1940 s'intitule justement « Volontaires et patriotes, des milliers d'ouvriers arrivent d'Indochine »...
  9. Un rare exemple de discours alternatif se retrouve à gauche dans « l'Œuvre » Il ne s'agit pas à proprement parler d'une thématique and coloniale mais le quotidien est le seul à s'intéresser au sort des soldat coloniaux mobilisés, sous la plume de Madeleine Jacob. (celle-ci dénonce la précarité de leur sort, le 27 novembre 1939 : - [Ce sont de] pauvres bougres tout seuls, la famille, quand il y en a une. est si loin, si loin dans le vaste monde. De pauvres bougres sensibles comme des enfants, heureux d’un rien comme de vrais gosses. Des gosses qui ne sont que de tous les coups durs. Les soldats de couleur. Ceux de notre Empire, ainsi qu’on dit maintenant (deux lignes censurées) Elle poursuit : « Imaginez ce qu’est pour eux le repos ou la « perm ». La perm’ ? Où voulez vous qu’ils aillent ? Leur « maison », c’est si loin. Ils n’ont vraiment personne. C’est pour cela peut-être qu’il faudrait les gâter autant que les autres. » (40)
  10. L’article déclenche un mouvement de solidarité mais la sympathie affichée n’entraine toutefois pas la contestation du principe colonial. La remise en cause du système attendra encore et à ce titre, « l’Oeuvre » ne reviendra plus sur le sujet. L’Empire colonial est bien l’un des éléments les plus communs de la France de la « Drôle de Guerre », y compris dans les représentations qu’en ont les intellectuels.
  11. 36. Gallimard n'aura en définitive vendu que 3700 exemplaires de « L'Empire français » dont 3000 préachetés par le ministère des Colonies.
  12. 37. A la date du 19 novembre 1939, in Paul Léautaud.Journal Littéraire, tome II. Op.cit pp.2136-2137.
  13. Sur le même sujet: on connait aussi le texte d'une protestation écrite de Simone Weil  à l'adresse de Jean Giraudoux.
  14. 39. À la date de mai 1940, in Pierre Boulle, Aux Sources de la rivière Kwaï (Paris- Julliard 1966( p.26
  15. 40. Madeleine Jacob, « Y a d’l’abus- Ceux de couleur » , l’œuvre, 27 novembre 1939.
  16. Extrait de "la Drôle de guerre des intellectuels français 1939-1940" de Pierre Frédéric Charpentier (Ed. Lavauzelle 2008 pp.229-230) 
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 21:15

Après "Bohèmes" et "Libertad",  Dan Franck était l'invité de la Médiathèque Zola de Montpellier pour son dernier ouvrage "Minuit" sur les bassesses ou l'héroïsme des intellectuels français entre 1939 et 1944.

Les pages que j'ai consacrées aux archives de mon parain Maxime NEMO sur cette période dont un épais journal de 1939 à 1941 m'on incité à aller écouter cette présentation.

Arcbouté dans sa canadienne face à un public attentif venu voir la star des médias et magazines littéraires; oui Dan Franck fait un  "Buzz" - plus que ses deux précesseurs, deux biographes patentées Evelyne Bloch-Dano (Sand) et Béatrice Mousli (Soupault)-Ils sont venus comme moi entendre les réponses à ces questions: MinuitQui sont les courageux, les héros, les indécis, les lâches et les salauds ?

Et je ne vais pas être déçu !

En 1939 57 % des Français étaient pour la signature des accords de Munich dans la logique pacifiste de l'après grande guerre 14/18: plus jamais ça ! Si les Français et Anglais avaient attaqué dès 1935 ils auraient sans doute gagné avouait un responsable allemand dans ses mémoires. Dan Franck rappelle l'exode et la mise à l'abri  des tableaux du Louvre d'abord vers le nord de la Loire  puis au Sud de la Loire.

Il y a d'abord les pacifistes qui pendant la première année du conflit refusent d'être mobilisés et de prendre les armes. le procès d'Henri Jeanson est symptomatique à cet égard. Ensuite il y a tous les Surréalistes qui sont les premiers à monter au créneau derrière André Breton et qui fuient vers Marseille comme Alma Mahler et Max Ernst ( On peut relire sur cette période le livre de Mireille Pinsseau sur LA PEINTURE EN PROVENCE ET SUR LA COTE D'AZUR PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE, 1939-1945..   apatrides_Max-Ernst.jpg

Commence ensuite une longue litanie de noms dans un total manque de discernement , Dan Franck se défend d'être historien et de porter un jugement !!!! et fait oeuvre de romancier !!!! A voir !

L'objectif premier pour les Allemands est d'éliminer les antinazis allemands c'est pourquoi Walter Benjamin, Arthur Koesler, Thomas Mann fuient vers Marseille et Sanary au Camp des Milles. Sperber rejoint Malraux Max Ernst peint "les Apatrides".

On assiste alors à un vent de panique, de désespoir et parfois de suicide. 

Les occupants se livrent à des autodafés et à la censure..Marian Fry organise à Marseille un réseau pour aider les intellectuels à fuir l'occupant: Gide, Malraux et Chagall refusent de s'exiler.

La censure établit des listes de juifs anti allemands avec pour position de principe par rapport au régime de Vichy: "Vous gérez, nous on contrôle".

Commence alors un long réquisitoire à commencer par les Editeurs, les responsables de salles, les responsables du cinéma qualifiés d'indignes dans leur collusion avec l'Occupant. Alors que Calmann Lévy et Nathan sont fermés, Grasset et Denoël sous scellés, Le Directeur de l'Institut allemand Karl Epting, Gallimard et la NRF jouera la carte de la collaboration surtout quand cette dernière passe sous la coupe de Drieu La Rochelle, (Jean Paulhan s'étant retiré par solidarité quand les Allemands "ont viré les Juifs").

Claudel  écrit une Ode au Maréchal Pétain, Gide dans son journal soutient le Maréchal puis se rétracte, Saint Exupéry pense que Pétain est la moins mauvaise solution.

Mais qui étaient les pétainistes ? se demande Dan Franck , tous des membres issus de la Cagoule.

Et il enchaîne: Emmanuel Berl écrit les discours de Pétain après avoir écrit sur le "retour à la nature et la beauté de la flore" : thèmes pétainistes ( on se retient pour ne pas pouffer !!! Et Rousseau alors ? ) Cocteau couvre officiellement l'Exposition d'Arno Breker et cautionne par là l'Art allemand. (sic)

Sacha Guitry le mondain comme Cocteau pactise avec l'ennemi; Jean Vilar fait tourner sa "Compagnie de la roulotte" en province.

Il faut reconnaître que la période de l'occupation est une période culturellement florissante.

Guéhénno, Martin du Gard tout comme René Char refusent d'écrire alors que Céline, Marcel Aymé, "écrivains de droite" l'acceptent.

Il faut faire vite l'heure avance et Dan Franck va élaguer à la serpe ... Rebatet et Brasillach sont des salauds. Piaf, Arletty, Chevalier se pavanent aux bras des Allemands et assument leur collaboration.

Max Jacob avait demandé l'appui de Guitry pour sauver sa soeur et a essuyé un refus, quand il fut lui même déporté à Drancy, Guitry essaiera de la sauver mais trop tard (voir le très beau film avec JC Brialy sur la trahison des amis) 

Marguerite Duras et son mari Robert Antelme habitaient rue St benoït et fréquentaient les Fernandez, collabos notoires et Marguerite Duras était alors responsable de la "Commission de contrôle du papier" de Vichy et attribuait le papier aux écrivains: elle est donc une cadre vichyste qui rencontre Mornand ( alias François Mitterrand)  Quant à son mari  Robert Antelme qui a écrit "l'Espèce Humaine" avant la guerre il devient l'adjoint  de Pierre PUCHEU  Secrétaire d'Etat à l'Intérieur de Vichy puis passe à la Résistance.

Dan Franck trouve quelques résistants authentiques : René Char, Jean Prévôt, Roger Vailland, Jean Guéhénno, François Mauriac, Louis Aragon et Paul Eluard (ah bon on a eu peur , la salle respire ... !)

Malraux a joué un rôle réel pendant la guerre d'Espagne mais refuse de s'engager pendant la guerre et ne soutient pas Clara Malraux (née Goldschmidt) qui est dans la Résistance . Il intervient en 1944 (seulement) en créant "la Brigade Alsace Lorraine", mais il est bien tard... !

Dan Franck se refuse à parler de l'épuration ni du rôle de ceux qui s'érigent en   grands juges à cette période après 1945 comme Louis Aragon. Il cite encore Jean Paulhan qui est un honnête homme et refuse de se comporter en juge en 1945 et mérite le respect et l'admiration de Dan Franck.

Les Editions de Minuit créées par Jean Bruller alias Vercors créent des éditions clandestines avec des bénévoles anonymes qui relient les fascicules: 40 livres sont édités sous des pseudos et écoulés sous le manteau dont les 250 exemplaires du "Silence de la mer"

Pierre Seghers lance "le Poète Casqué" et regroupe les auteurs du "Comité National des Ecrivains"

Marc Bloch Jistorien et professeur à l'Université de Strasbourg (repliée à Clermont ferrand) publie "l'étrange défaite" qui pose la question avant Dan Franck : "Pourquoi les élites ont-elles failli" (lire aussi la réponse de Nemo à Jean Luchaire)

Sartre et Beauvoir sont des "naïfs et des imbéciles sur la situation politique". ILs restent étrangers face à l'Italie de Mussolini ou pendant la guerre d'Espagne. Beauvoir occupe un poste d'enseignant juif déporté et signe " ni juive ni franc maçonne" comme l'exigeait Vichy. Ils passent en zone sud et tentent de recruter Gide et Malraux qui refusent. Alors ils remontent en vélo vers Paris et Simone fait une chute de vélo : elle écrira dans son journal "J'ai failli trouver la mort  !" Voilà sa guerre s'écrie Dan Franck. Jankélévitch a dit de Sartre qu'il a toute sa vie voulu faire oublier sa lâcheté pendant la guerre(.d'après Jankelevitch Sartre ne fut guère vigilant pendant l'Occupation, trop occupé par sa carrière; le même Jankelevitch attribue à un remords de Sartre à ce sujet toutes ses prises de position ultérieures, y compris hélas en faveur de l'effrayante - mais non perçue comme telle alors - "Révolution culturelle" chinoise). 

Il publie en pleine occupation "l'Etre et le Néant" à la NRF de Jean Paulhan et fait un tabac auprès des femmes enceintes !!!

Franck reconnaît une certaine objectivité à Sartre qui écrivait : "J'étais un écrivain qui résistait et pas un résistant qui écrivait"

Mais ensuite d'ajouter que tous étaient des fêtes parisiennes organisées par Picasso pendant la guerre :Sartre, Beauvoir, Leiris. Beauvoir qui avoue avoir découvert la fête pendant l'Occupation. Fete-Sartre-Picasso.jpg

Camus arrive tard et rentre d'Algérie grâce à pascal Pia qui le fait rentrer à "Combat" et participe à la Libération de Paris en 1944.

Raymond Aron était en Angleterre à l'abri, Romain Gary , Jouhandeau et Léautaud sont neutres et "s'occupent de leurs chats."..(sic)

Paul Valéry "n'écrit rien contre et rien pour"

Montherlant  écrit "la reine morte" et Anouilh "Antigone" et on a attribué des sens seconds à certaines pièces jugées comme des  hommages à Vichy.

Giono est "un militant pacifiste de droite" avec des périodes de silence. René Char qui le méprisait lancera même ses commandos résistants pour aller faire exploser la porte de Giono .

George Orwell a été  décrit dans  "Libertad" comme une figure essentielle de l'engagement avec le POUM dans la guerre civile entre anarchistes et stalinistes espagnols.

Gerhardt Teller envoyé par berlin pour organiser l'édition française et la censure publie ses Mémoires aux Editions du Seuil et se repend et demande indulgence, Dan Franck juge cette parution "honteuse !"  (mais ne juge pas, rappelons le !)

Otto Abetz fera de même et cherchera à se couvrir après la guerre et à se faire une virginité.

En conclusion, Dan Franck fait remarquer que Le Pacte germano sociétique de 1939 a eu un impact énorme sur les intellectuels et fut une onde de choc chez les idéalistes qui avaient soutenu l'URSS dans la guerre d'Espagne d'où ces nombreux silences chez certains.

Il achève par une anecdote entre Malraux et Hemingway au Ritz qui clôture son livre.Le public resté pour les questions posées au grand inquisiteur aura trouvé là soit des réponses à ses questions, soit se sera amusé des anecdotes choisies par Franck ou restera sur sa faim après cette longue liste de mise à l'index du très manichéen invité.


 


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