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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:50

L'affaire fait grand bruit sur les Blogs et les Forums:de quoi s'agit-il ?

De la fermeture brutale de l"mission hebdomadaire Rue des Entrepreneurs (RDE pour les intimes depuis 1983- 27 ans.. un bail tout de même et 1,4 à 2M d'auditeurs ) sur France Inter par une Direction de gauche autoritaire qui ne ménage pas ses personnels.

Vous suivrez sur les Forums du Point.fr  (plus de 50 commentaires) et de Libération.fr (plus de 300 réactions d'auditeurs !) et le Monde.fr mais aussi en lisant la "voix de son maître" à savoir le site de CGC Radio France (sans commentaires) les tenants et les aboutissants de l'affaire du licenciement de Didier ADES et Dominique DAMBERT pour "faute grave" ! 

Les avis divergent sur la tonalité néo libérale de cette chronique économique mais pas sur la manière musclée de la DRH de Radio France qui a déjà fait parler d'elle.

Voici quelques florilèges de réactions que vous pourez lire sur ces liens suivants :

http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-04-30/licenciement-france-inter-rue-des-entrepreneurs-disparait-de-la-grille/1253/0/449915

http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-05-01/france-inter-rue-des-entrepreneurs-la-version-d-un-journaliste-licencie/1253/0/450139

Posez-vous les bonnes questions ! lundi 3 mai | 14:17

Répondez à ces questions et vous cernerez probablement mieux les enjeux de cette histoire :

1/ De quel côté vient le problème ? De journalistes exigeants envers leurs collaborateurs (le succès n'arrive pas par hasard) ? D'assistant(e)s en décalage par rapport à ce qui leur est demandé ? SOUFFRANCE_TRAVAIL.jpgOu plutôt de la Direction de Radio France, incapable depuis 28 ans de procurer un(e) assistant(e) répondant aux attentes des 2 journalistes, mais s'accommodant néanmoins fort bien du succès de leur émission ? 2/ Pourquoi avoir attendu de les licencier aujourd'hui si le problème était connu de longue date, comme cela semble être insinué ?

Cette histoire ne servirait-elle pas plutôt de prétexte au fait qu'on veuille se débarrasser d'un journaliste s'étant placé (contre le souhait de sa direction) sous la protection d'une loi assurant son statut de travailleur protégé jusqu'à 70 ans (du meilleur effet, en plein débat sur l'allongement nécessaire de la durée du travail) ? Ne s'agirait-il pas plutôt d'un message d'exemple envoyé par la direction aux autres employés qui seraient tenté d'en faire de même ?

De plus, cette Direction n'utiliserait-elle pas lâchement les durées de procédures et l'âge des protagonistes pour s'assurer de ne plus avoir à les réincorporer ? Enfin, quelle utilisation cynique de l'argent public cette Direction fait-elle quand elle préfère s'exposer au paiement d'indemnités de licenciement plutôt que de maintenir une émission, au succès établi, dans son fonctionnement (peut-être compliqué mais stable depuis 28 ans) ? Ce qui est certain, c'est qu'on licencie deux journalistes qui ont consacré leur vie à leur oeuvre (28 ans tout de même). Ils ont fait leur travail honorablement. Que des journalistes en fassent de même en investigant et dénonçant le cas échéant !

Sinclar  Et le Médiateur ? lundi 3 mai | 14:10

Après ces 51 commentaires d'auditeurs lésés, otages et outrés, par cet énième tour de passe passe, que dit le nouveau Médiateur Jérôme Bouvier face à toute cette colère qui gronde ? On aura droit encore ce samedi à 5 mn de langue de bois et soutien appuyé à la Direction qui elle, "sait"...

Pauvre Chaîne, pauvres auditeurs et merci à ce forum de la parole libérée.Bouvier.jpg

Sinclar  Cacophonie à France Inter    dimanche 2 mai | 23:21

Du rififi à France Inter. On connaissait depuis longtemps le népotisme, les coquins et les copains, les sorties de piste et les coups de poignards dans la Maison Ronde (qui ne l'est plus) mais pareille omerta sur "l'Affaire CDE" sent décidément l'embrouille. Et pendant ce temps là personne pour dénoncer le diktat des playlists et des doublons d'une programmation musicale indigente [...]? Aucun réalisateur ou producteur n'osera émettre un jugement et doit subir (seul JP Coffe a osé en son temps, contester son intempestive intrusion) Même le nouveau Médiateur d'Inter ne dispose que de 5 min en fin d'émission le samedi pour défendre son employeur et ravaler les réactions des auditeurs à de simples clapotis de mauvaise humeur... Oui tout cela va mal finir comme le disait F. Léotard... L'avenir le dira.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:03

Les relations entre Jean Jacques et Madame de Warens restèrent assez décevantes pour les sens. Une seule expérience, à peu près épanouissante, complète le Bilungsroman de l'ingénu. elle se déroula sur l'arrière plan d'un voyage à MONTPELLIER , en décembre 1737, alors que Rousseau avait tout juste vingt-cinq ans.

Le voyage avait été entrepris dans un contexte assez noir lorsqu'un Jean Jacques, dépressif et convaincu qu'il allait mourir sous peu d'un polype au coeur, avait eu l'idée d'aller consulter dans la ville languedocienne les meilleurs spécialistes du monde médical. 

La correspondance laisse éclater l'acrimonie de Jean Jacques, qui ne supportait pas la nourriture méditerranéenne. Il voulait se faire plaindre par Maman ( Mme de Warens), vaguement inquiète qu'il ne prit du bon temps loin d'elle:

" Le vin y est trop violent, et incommode toujours; le pain y est passable à la vérit(é; mais il n'y a ni boeuf ni vache, ni beurre; on n'y mange que du mauvais mouton, et du poisson de mer en abondance, le tout toujours apprêté à l'huile puante(...) Il vous serait impossible de goûter de la soupe ou des ragoûts qu'on nous sert à ma pension sans vomir."

JeanJacques-Rousseau.gif

Jean Jacques ROUSSEAU à Madame de WARENS, 23 octobre 1737

Et c'était sans compter les rhumes, les maux de gorge et autres bobos qu'occasionnait le climat douceâtre, moins sain en tout cas  et moins revigorant  que l'air âpre et vivifiant de la Savoie.

Les languedociens étaient  xénophobes, alors qu'ils ne parlaient  pas même français, se lamentait Jean Jacques, très mal à l'aise à Montpellier. Il déclarait à un autre correspondant Jean Antoine Charbonnel le 4 novembre 1737 :

" Vous savez sans doute quels égards on a en Italie pour les Huguenots et en Espagne pour les Juifs: c'est comme on traite les étrangers ici; on les regarde précisément comme une espèce d'animaux faits exprès pour être pillés, volés et assommés au bout s'ils avaient l'impertinence de le trouver mauvais."

Mais ces accès de mauvaise humeur n'empêchaient guère Jean jacques de découvrir l'amour dans toutes ses voluptés, grâce à Suzanne-Françoise de LARNAGE, rencontrée en chemin à  Moirans, au sud de Grenoble.

" Je n'eus pas besoin d'aller si loin pour trouver le médecin qu'il me fallait" concluait benoîtement Jean Jacques. Avant de raconter:

" Voilà Mme de Larnage qui m'entreprend; et adieu le pauvre Jean jacques, ou plutôt adieu la fièvre, les vapeurs, le polype; tout part auprès d'elle, hors certaines palpitations qui me restèrent  et dont elle ne voulait pas me guérir. le mauvais état de ma santé fut le premier texte de notre connaissance. On voyait que j'étais malade, on savait que j'allais à Montpellier; il faut que mon air et mes manières n'annonçassent pas un débauché, car il fut clair dans la suite qu'on ne m'avait pas soupçonné d'aller y faire un tour de casserole"

"Faire un tour de casserole": l'expression familière se rapportait au traitement des maladies vénériennes.

L'Idylle entre Jean Jacques et la belle, son aînée de près de vingt ans, dura quelques jours, lui arrachant cette confession: " Je puis dire que je dois à Madame de Larnage de ne pas mourir sans avoir connu le plaisir."

Les Confessions VI  Mme de Larnage serait née en 1693. Elle avait épousé Louis François d'Hadémar de Monteuil de Brunier sieur de Mondragon , auquel elle donna dix enfants.

D'après "Jean Jacques ROUSSEAU en son temps" de Monique et Bernard COTTRET (Editions PERRIN -Février 2005)

"Le bonheur des Charmettes" de Michel Peyramaure  (la Table Ronde 2002) où l'on suit les relations entre Mme De Warens qui relate sa relation avec son jeune protégé Jean Jacques et on y relève entre autre, en incise son équipée vers Montpellier où il semble avoir été éconduit par le Dr Fizes qui n'a pas confirmé un polype du coeur mais traité Jean Jacques de "Malade imaginaire"...

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 21:39

"On est dans une époque qui marque la fin de toute exigence de l'intelligence. C'est à dire que, en quelque sorte, la démocratisation de masse, la scolarisation absolue et l'accès aux loisirs, à la culture ont fait de la culture une pseudo-pensée qui n'est en fait que l'acquiescement généralisé à tout ce qui se fait.

Les victimes,minorités, comme par exemple, les femmes, les Noirs, les pauvres ou les homosexuels, par exemple étaient devenus le prétexte à une autosatisfaction démocratique où l'intelligence finissait par se confondre avec le Bon Sentiment lâche ou totalitaire, c'est à dire le fait de dire oui à tout ce qui avait été dominé, et de donner raison à ce qui s'était jugé lésé dans les temps  prédémocratiques.

Par exemple il fallait aimer le rap, et on devait considérer que c'était de l'art.

La pensée unique, la tolérance par défaut, par paresse et bien sûr l'expression "pensée unique"  allait faire florès.Salut-Fredo.jpg

La pensée unique c'était la démocratie qui disait qu'il fallait être tolérant  et accepter tout ce qui existait, bref, toutes les valeurs étaient dissoutes, il n'y avait plus de hiérarchie. Et juger, classer, c'est être intelligent.La démocratie avait dit Tocqueville, avait abouti, en bout de course, à un échec de l'intelligence, parce que dans l'intelligence, il ya quelque chose de pas démocratique, il y a de l'inégalité, du classement.

La gauche politique, avec l'effondrement du communisme, repliée sur le Bon Sentiment, était en partie responsable, je me souviens plus exactement pourquoi, mais ça avait beaucoup à voir  avec Mitterrand et Jack Lang, son ministre de la Culture, et l'idée de Fête de la Musique, avec tout le monde qui grattait sa guitare dans la rue".

D'après Tristan Garcia, la meilleure partie des hommes - Gallimard NRF 2008

Aujourd'hui 2 ans après les propos du chapitre 17 de Tristan Garcia, il faut se pâmer devant les inepsies de la Brigitte Fontaine, les sussurements d'un Vincent Delerm (fils de Philippe) les gesticulations d'un "M" (fils et petit fils Chédid) présenté comme le nec plus ultra de la chanson française pour le public chinois, applaudir aux matraquages promotionnels d'un Franck Dubosc venu vendre son dernier "Camping 2"et bien sûr succomber aux principaux chants des sirènes médiatiques que sont "Le grand Journal" de Canal Plus où un Ali Badou transfuge de France Culture joue le porte voix des nouveaux ringardisables Michel-Houellebecq.jpgali-baddou.jpg ,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"On n'est pas couché" passage obligé pour toute promotion dans les griffes complaisantes d'un Eric Naulleau autoproclamé censeur ou encenseur malgré les hauts cris d'un Francis Lalanne. A la radio pas moyen d'échapper deux aux prescriptions matinales d'un Vincent Josse ou Pascale Clark qui court après l'Actu et promeut le néant d'une Loanna et du dernier inconnu en quête de reconnaissance avec un applomb et une arrogance rarement entendue.

Côté musiques, le bilan est encore plus navrant si l'on fait le bilan d'une programmation muiscale sur France Inter due aux grands prescripteurs de la culture musicale que sont les obscurs Jean Michel Montud, Cyril Sauvageot et Djoubaka puisque le patriarche Jean Louis Foulquier s'est retiré en laissant la place à sa fille Ambre Foulquier (un peu comme Jean Marie cède le pas à Marine, on reste en famille...) Le seul à s'en émouvoir est Thiérry Séchan dans "Nos amis les chanteurs" Tomes 1 à 4 (Les belles Lettres)

Côté Humour, la vague hystérique qui starise la pauvre Anne Roumanoff dans ses chroniques de bistrot du Dimanche chez Michel Drucker est des plus significative sur la baisse de niveau du public à qui l'on sert à tout va, du Bigard ou du Cauet puisqu'il en redemande.  

Mais sommes nous encore dans la Culture ? "Oui" clame bien fort Jack Lang, "peut-être" chuchote Frédéric Mitterrand...

Un remède à la pensée unique: la culture générale dit Roland HUREAUX .

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:40
Quelques échos du vent de révolte qui souffle à nouveau contre Bernard Kouchner et son bras droit armé Olivier Poivre d'Arvor, celui qui renie son passé dans le service Public.
Il faut lire les  nombreux rapports sur l'Action extérieure de la France au Sénat (Louis Duvernois et Adrien Gouteyron
L'Affaire du démantellement du Réseau étranger se caractérise par : un sentiment de malaise, fermetures d'Instituts, vente (braderie) des biens patrimoniaux de la République à l'étranger, gesticulations humanitaires au détriment des actions sur le terrain culturel et linguistique alors que le Cervantes, le British, le Goethe et le réseau Confucius chinois explosent... ! .
Remplacement de Kouchner réclamé de toutes parts, face au mélange des genres avec Mme Okhrent-Kouchner dans l'Audiovisuel Extérieur- affaire France 4)  
Débâcle au Quai d'Orsay :
http://www.liberation.fr/theatre/0101555989-non-au-sabordage (Excellent réquisitoire sur l'action des Instituts)
LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES  
- M. Ghislain ACHARD, Directeur délégué de France Télévisions
- M. Serge ADDA, Président-directeur général de TV5
- M. Thierry AUDRIC, Directeur général de l’Agence EduFrance
- Mme Dominique BESSER, conseiller « culture » à la représentation permanente de la
France auprès de l’Union européenne
- M. Claude BLANCHEMAISON, Directeur général de la coopération internationale et du
développement (DGCID) au ministère des affaires étrangères
- M. Richard BOIDIN, Directeur de l’audiovisuel extérieur et des techniques de
communication au ministère des affaires étrangères
- Mme Maryse BOSSIÈRE, Présidente de l’Agence pour l’enseignement français à
l’étranger
- M. Stéphane BRIBARD, Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne
- M. Bernard CERQUIGLINI, Délégué général à la langue française au ministère de la
culture et de la communication
- M. Yves DAUGE, Sénateur d’Indre-et-Loire
- M. Jacques DELMOLY, chef de l’Unité « politique des langues » à la Commission
européenne
- M. Alain FOUQUET, Sous-directeur des personnels culturels et de coopération au
ministère des affaires étrangères
- M. Jean-Paul de GAUDEMAR, Directeur de l’enseignement scolaire au ministère de 
l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
- M. Marc-Olivier GENDRY, conseiller à la représentation permanente de la France auprès
de l’Union européenne, chargé de l’influence française dans les institutions européennes
- Mme Ilde GORGUET, sous-direction du français au ministère des affaires étrangères
- M. LEFRANC, directeur de l’Alliance française de Bruxelles Europe
- M. Jacques LEGENDRE, Sénateur du Nord, Secrétaire général de l’Association des
parlementaires francophones
- Mme GENDREAU-MASSALOUX, Recteur de l’Agence universitaire de la francophonie
- Mme GENEST, Directrice des ressources humaines de l’Agence pour l’enseignement
français à l’étranger
- M. Jean-Claude JACQ, Secrétaire général de l’Alliance française
- M. Xavier NORTH, Directeur de la coopération culturelle et du français au ministère des
affaires étrangères
- M. Olivier POIVRE D’ARVOR, Directeur de l’Association Française d’Action Artistique
- M. Etienne de PONCINS, porte-parole de la représentation permanente de la France auprès
de l’Union européenne
- M. Michel RICHONNIER, directeur à la direction générale « Culture » de la Commission
européenne, président de l’association des fonctionnaires français des Communautés
européennes
- M. Jacques RIGAUD, Président de l’Association pour le développement du mécénat
industriel et commercial
- Mme Françoise SABATELLI, attachée de coopération pour le français à l’Ambassade de
France
- M. Alain SEBAN, Directeur du développement des Médias (DDM)
- M. Pierre SELLAL, représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne
- M. VANDEPOORTER, Chef de service du service des affaires francophones (SAF) au
ministère des affaires étrangères
- M. Marc VILLAIN, conseiller culturel à l’Ambassade de France
- M. Dominique WOLTON, Directeur de recherche au CNRS
La Francophonie, quelle francophonie ?

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:32
Pour les seniors, Internet est encore compliqué
Seuls 21%des Français âgés de plus de 70ans disposent d’un ordinateur à leur domicile et d’un accès à la Toile
Mode de vie
Attentifs, sérieux et drôle mentmotivés : les élèves du « cours d’informatique débutants»de l’association Fraternité numérique ont entre… 71 ans et 83 ans. Ils veulent «correspondre avec leurs petits-enfants » et surfer sur Internet «comme tout le monde». «Ma famille me reproche de ne pas avoir d’adresse e-mail et de ne pas pouvoir recevoir de photos », explique Marcel, 75 ans.
Monique, elle, veut maîtriser le traitement de texte, pour peaufiner ses lettres de protestation au syndic.Et «savoir [se] servir d’Internet parce que c’est désormais indispensable pour s’inscrire à la moindre activité», ajoute Monique.
Toutes ces personnes âgées s’initient à l’informatique dans le cadre du programme Seniorcité de la RATP,destiné aux Franciliens de plus de 60 ans. Elles paient 280euros pour douze cours de trois heures, un tarif relativement bas du fait que les formations sont assurées par des bénévoles. «Nous avons créé ce programme parce qu’il correspondait à une demande », assure Laure Fourniol, une
des responsables. Antoinette veut régler ses factures et ses impôts via leWeb. Pierre,mordu de généalogie, souhaite l’utiliser pour ses recherches. Bien qu’ils affirment ne « rien y connaître», la plupart ont déjà découvert, tout seuls, et souvent à tâtons, les charmes des moteurs de recherche ou des blogs. « Je regarde les cours de la Bourse, parce que j’ai quelquesactions, et je vais chercher
tout ce qui m’intéresse, comme, l’autre jour, la musique d’un film dans lequel jouait Lee Marvin»,
confieAndré, 75 ans. Il a du mal à se
servir de la souris,mais chez lui il utilise le pavé numérique de son ordinateur portable.
Gilles, qui fait partie de la Société des amis du Louvre, en montre le site à sa voisine épatée, Régine, 80 ans. Christiane, 82 printemps, joue au bridge « contre l’ordinateur, trois heures par jour, lorsqu’[elle] ne [se] refrène pas ».
Christiane utilise des sites spécialisés ou des logiciels dédiés : «J’espère qu’après le cours je saurai les installer moi-même et qu’ils seront
compatibles avec mon système d’exploitation Windows Vista
», déclare cette ancienne professeure de biologie, à l’esprit toujours vif. «Les jeunes seniors qui participaient à la dernière session voulaient tous aller sur des sites de rencontres», assure-t-elle.
«Après quelques heures de formation, ils en redemandent, constate Brice Alzon, le président de l’association. Ils reviennent prendre des cours à la carte, de retouche de photo, par exemple.»
Les seniors français accusent un grand retard dans l’usage d’Internet,observe leCentrede recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). Si 74% de la population dispose d’un ordinateur à domicile, seuls 21% des
plus de 70 ans et 62% des 60 à 69ans sont équipés, selon le dernier baromètre de novembre2009 sur la diffusion des nouvelles technologies. Seuls 48%des plus de 70 ans disent se connecter tous les jours, contre 59% des seniors demoins de 70ans et 71% de la population. Principale raison avancée: «C’est trop compliqué.»«Pour que les seniors semettent à l’informatique, il faut leur assurer une formation à domicile », avance BriceAlzon. En effet, installer du matériel informatique n’est pas à la portée tout le monde.
Même lorsqu’il s’agit d’un ordinateur de type «e-sidor». Conçu par un jeune informaticien, Emmanuel Freund, pour sa grand-mère
de 92 ans, ce modèle possède un écrantactilepermettantde choisir son programme sans utilisation de la souris, le grand ennemi des seniors.
«Un mois et demi après le Salon des seniors, nous avons appelé les personnes qui nous en avaient acheté: très peu avaient ouvert la boîte ! », témoigne Christophe Lorieux, le directeur général adjointde la société Isidor, située à Paris, à l’origine de l’e-sidor.
«La France est l’un des pays de l’Union européenne où les seniors ont le plus de mal à utiliser Internet », constate Bernard Benhamou, directeur de la Délégation aux usages de l’Internet (DUI).
«C’est sans doute dû à notre absence de culture du clavier. Pendant très longtemps, dans les entreprises, le clavier était confié aux secrétaires, alors qu’aux Etats-Unis les patronsdesgrandes sociétés répondent eux-mêmes à leurs mails », avance M.Benhamou.
Le directeur de la DUI rappelle que le «plan Borloo» de 2005 sur les services à la personne permet de déduire de sa feuille d’impôt la moitié de la facture d’informatique à domicile. «C’est sans intérêt, car la plupart des personnes âgées ne paient pas d’impôts », juge Christiane Balagué, coprésidente du thinktank Renaissance numérique, composé des grands patrons de l’Internet français et d’universitaires. «Rien n’a été fait pour inciter les seniors à se mettre à l’informatique, regrette Mme Balagué. Nous demandons depuis longtemps, hélas sans succès, qu’il y ait des émissions de télévision l’après- midi communiquant sur les bénéfices de l’Internet – rupture de l’isolement, communication avec la famille…Les seniors entendent seulement parler de virus et de pédophilie ! »
Rafaële Rivais
Sur leWeb
Tél. : 0899-700-430, www.seniorcite.com
«La France est l’un despays d’Europe où les seniors ont leplus demal à utiliser Internet»,
Bernard Benhamou directeur de la DUI Des formations à domicile
OUTRE LES COURS proposés par le programme Seniorcité de la RATP,il est aussi possible de s’initier à Internet, en province, dans les
«espaces publics numériques», associations qui bénéficient du label «Netpublic», et dont la liste est disponible sur le site de la délé-
gation aux usages de l’Internet
(DUI). Plusieursmunicipalités, dont la Ville de Paris, et certaines universités dispensent des modules de formation aux nouveaux outils de communication.
Des sociétés spécialisées dans l’informatique proposent, par ailleurs, des formations à domicile: compter 70 euros de l’heure chez Bugbusters et 105 euros chez PC 30. L’opérateur de télécommunicationOrange donne, lui, des cours à 130 euros de l’heure, et 50%de ses forfaits sont déductibles des impôts.
En termes d’équipement, le président de l’association Fraternité numérique, Brice Alzon, suggère à ses élèves « la politique dumouton: achetez lesmarques les plus vendues et le système d’exploitation le plus courant, pour que votre petit-fils puisse vous assister à distance lorsque vous êtes perdu», préconise-t-il.
Pour cette raison, il déconseille les ordinateurs spécifiquement conçus pour les seniors, comme ceux d’E-Sidor, qui fonctionnent sous environnement Linux (logiciel libre). «N’importe quel informaticien peut dépanner du Linux,
et nous équipons nombre demaisons de retraite», assure-t-on cependant chez E-Sidor.
Nombre d’observateurs estiment que l’Internet sur téléphone mobile pourrait intéresser les seniors, si l’ergonomie était au rendez-vous, comme c’est le cas enmatière de téléphonie. Bazile Telecomet le fabricant Doro ont mis au point un téléphone à un seul bouton: l’usager communique avec une opératrice qui transfère ses appels.Doro propose par ailleurs toute une série de téléphones mobiles faciles d’utilisation grâce notamment à leurs larges touches.p R.Rs
Sur leWeb:
Delegation.internet.gouv.fr/netpublic
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:16
L'auteur italien  LEOPARDI.jpg    explique que les grands hommes ceux, qui parviennent vraiment à laisser derrière eux une oeuvre sont tous des orphelins de père...Leopardi2.jpg
Il donne même une explication: ceux qui ont un père au dessus d'eux pendant l'enfance sont bridés, ils grandissent à l'ombre d'un autre homme, plus grand, plus fort qu'eux. Ils apprennent tard et difficilement la liberté, ils sont craintifs, ils ne se lancent pas à l'assaut de la terre entière....
Tandis que les orphelins de père n'ont aucune retenue.
Ils doivent trouver leur chemin tout seuls, se créer par eux mêmes.
Il a raison, prenez tous ceux qui comptent: Nietzsche, Platon, Aristote, Schopenhauer, Rimbaud, Baudelaire, Dostoievski, Jonathan Swift...
Ils ont tous perdu leur père de bonne heure.
Ca me laisse de l'espoir....
giacomo_leopardi_1.jpg

De Giacomo Leopardi: pensées, palinodie, huit petites oeuvres morales inédites, Adieu ma chère pillule.

Lire aussi l'hommage rendu à Leopardi au festival des Correspondances de Grignan.
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 12:02
Quelle chimère est -ce donc que l'homme ?
Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos,
quel sujet de contradiction, quel prodige.
Juge de toutes choses, imbécile ver de terre ;
dépositaire du vrai, cloaque d 'incertitude et d'erreur ;
gloire et rebus de l'univers.

PASCAL
Pensées
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 13:35
Tiens, on en reparle de ces heures  passées dans les transports et c'est l'occasion de montrer du doigt les employeurs, premiers responsables et les DRH qui mettent sur les routes les employés et fonctionnaires en toute impunité.
Combien de profs et instits jetés sur les routes à cause de Mouvements iniques et injustes basés sur un Barème syndical dont les points sont plus que discutables.
Exemple: s300 kms par jour pour une heure de cours, ou 250 kms pour 2 heures de cours réparties dans la journée, tel est le quotidien des profs de l'Académie de nantes, et pendant ce temps là la DRH , les Députés, les chefs d'Etablissement gèrent en dépit du bon sens le machin , le mammouth.
On voit les conséquences chez les Psys, les Assistantes sociales et les Médecins du travail.
Qu'importe !
Merci au Cabinet Technologia et au Parisien de mettre ce sujet à la Une....ce Lundi 8 février 2010 
 http://www.technologia.fr/manifeste-pour-l-amelioration-des-conditions-de-transport

http://www.leparisien.fr/transports/la-galere-des-transports-mine-la-sante-de-millions-de-salaries-08-02-2010-807721.php
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:47
Le volontariat international en entreprise (VIE) offre la possibilité à des jeunes âgés de 18 à 28 ans de remplir une mission à l'étranger d'ordre commercial, technique ou scientifique au sein d'une entreprise française pendant 6 à 24 mois. Ce dispositif est géré par UbiFrance, l'agence française pour le développement international des entreprises.

Convention entre l'entreprise et UbiFrance

Pour pouvoir être considéré comme volontaire à l'étranger, le jeune doit effectuer un séjour d'au moins 200 jours sur l'année dans un pays étranger.
Une convention est conclue entre l'entreprise et UbiFrance. Elle détermine les conditions d'accomplissement du volontariat :
- nature des activités confiées au volontaire civil ;
- conditions de prise en charge des dépenses liées à l'accomplissement du volontariat, notamment les indemnités mensuelles et les prestations ainsi que le régime de protection sociale ;
- formation du volontaire et les règles d'encadrement ;
- modalités d'affectation et de contrôle des conditions de vie et de travail du volontaire ;
Les entreprises ont par ailleurs l'obligation de souscrire une assurance au titre de la responsablité civile du volontaire.
Rappelons que le volontaire civil reste placé sous l'autorité de l'Etat ; il n'entre donc pas dans les effectifs de l'entreprise.

Indemnisation des VIE

Si le jeune n'est pas rémunéré, il peut en revanche prétendre à une indemnité mensuelle comprenant une partie fixe et une partie variable. Cette indemnité est exonérée de l'impôt sur le revenu et elle est exclue de l'assiette de la CSG et de la CRDS.
La partie fixe est égale à 50% de la rémunération brute afférente à l'indice brut 244 de la fonction publique, soit 672,66 € depuis le 1er octobre 2009. Ce montant unique est le même, quel que soit le pays d'affectation, et il varie à chaque hausse de la valeur du point fonction publique.

La partie variable, appelée indemnité supplémentaire, est fixée à un taux uniforme par pays, région ou zone géographique.
Elle évolue chaque trimestre selon le mécanisme change-prix, destiné à maintenir, sur la durée, le pouvoir d'achat des volontaires civils. L'arrêté du 16 décembre fixe les montants de l'indemnité supplémentaire applicables depuis le 1er janvier 2010.
Cette indemnité vise à couvrir les prestations nécessaires à la subsistance du jeune volontaire, à son équipement et à son logement.

Régime de protection sociale

Le volontaire civil bénéficie des prestations en nature de l'assurance-maladie, maternité et invalidité du régime général. Il est également couvert par la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ces dispositions sont étendues à ses ayant-droits. 
L'entreprise verse à ce titre une cotisation forfaitaire, équivalente à 11% du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 317,35 € depuis le 1er janvier 2010. Le site des Urssaf donne des informations complémentaires sur le versement de ces cotisations.
Par ailleurs, il bénéficie d'une couverture complémentaire en cas d'hospitalisation ou pour couvrir le risque d'évacuation sanitaire et de rapatriement.

Rupture anticipée de la convention

L'autorité administrative compétente peut mettre fin au volontariat civil en cours d'accomplissement dans plusieurs cas : 
- force majeure ;
- faute grave ;
- dans l'intérêt du service ou de l'activité agréée ;
- si l'entreprise ne respecte pas les clauses de la convention ;
- à la demande conjointe du volontaire civil et de l'entreprise ;
- à la demande du volontaire civil s'il souhaite occuper une activité professionnelle. Dans ce cas il doit respecter un préavis d'au moins un mois.
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:37
par Lionel Thompson et Pascal Dervieux
le dimanche de 9h10 à 10hsur France Inter
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dimanche 7 février 2010

Pas d’âge pour le partage

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Les plus de 60 ans sont environ 13 millions aujourd’hui en France. Dans 30 ans, ils devraient représenter environ un tiers de la population française, selon les démographes. A l’heure de la retraite, ces femmes et ces hommes encore en parfaite santé se retrouvent de plus en plus souvent seuls. Par choix, parce qu’ils ont divorcé ou qu’ils sont veufs, parce que leurs enfants habitent loin. Cette solitude, beaucoup la redoutent et ne veulent pas s’y enfermer. Beaucoup sont aussi confrontés au coût de plus en plus exorbitant du logement. Pour ces « jeunes » retraités, la maison de retraite, un peu trop synonyme de fin de vie, n’est pas une solution adaptée.

Ils sont donc de plus en plus nombreux à envisager une formule qu’on pensait jusque là plutôt réservée aux étudiants : la colocation. Le phénomène est déjà très développé et très structuré dans des pays du Nord de l’Europe, comme l’Allemagne. En France, il est encore très embryonnaire mais il est sans doute appelé à grandir si on en juge par le succès que rencontrent les associations qui se sont créées depuis quelques années pour favoriser la colocation des séniors.

Marie-Christine Le Dû et Laurent Macchietti ont rencontré certains de ces retraités qui vivent ou désirent vivre en colocation. Ils ont aussi croisé des personnes encore actives mais qui, approchant de la retraite, s’informent et s’interrogent sur les possibilités d’adopter ce mode de vie ou bien l’envisagent simplement pour leurs parents.


livres

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Marthe Marandola et Geneviève Lefebvre

Cohabiter pour vivre mieux

Un ouvrage sur le cohabitat ou cohousing, qui permet d'habiter chacun chez soi mais de gérer ensemble des espaces communs (jardins, salles de jeux, chambres d'amis...). Que l'on soit jeune parent, célibataire ou retraité, ce mode de vie offre une solution pour échapper à la surcharge de travail, à l'endettement ou à l'isolement. Ce guide explique le concept et donne des conseils pratiques.

éditeur : Lattès
parution : 14 octobre 2009

photoLivre

Frédéric de Bourguet et Vincent Guilloux

La colocation : mode d'emploi pratique et juridique

Guide pratique et juridique destiné aux colocataires, aux sous-locataires et aux propriétaires : étapes à suivre pour trouver une colocation et des colocataires, cadre administratif et juridique, organisation pratique et financière au quotidien...

éditeur : Vuibert
parution : 30 janvier 2006

liens

Cocon3S


Senioractu


Un article du Monde : La colocation séduit de plus en plus les seniors


La Maison des Babayagas : L'art de vieillir une utopie réaliste


Lo Paratge : une coopérative d’habitants HQE autogérée pour personnes âgées à St Julien de Lampon


Rien Sans Elles : Une association à Brest


Annonces pour les colocations entre seniors et la cohabitation intergénérationnelle.


Site de colocation ou de copropriété dedié au plus de 50 ans


Habitat et humanisme : Une approche intergénérationelle du logement

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