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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:24

Week-end à Saint-Guilhem-le-Désert

LE MONDE | 08.06.05 | 12h47  •  Mis à jour le 13.06.05 | 13h26
Vue générale du village de Saint-Guilhem-le-Désert, situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. | AFP/DOMINIQUE FAGET Vue générale du village de Saint-Guilhem-le-Désert, situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

AFP/DOMINIQUE FAGET

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Si charlemagne a inventé l'école, il a, sans le savoir, promu le tourisme à Saint-Guilhem-le-Désert. En offrant, en l'an 804, un morceau présenté comme venant de la Croix du Christ à Guillaume d'Orange, l'empereur carolingien ignorait sans doute que le soldat deviendrait moine et que l'abbaye de Gellone, qui abrite aujourd'hui la précieuse relique et les restes de Saint-Guilhem, serait un jour de 1998 classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Blottie dans un repli rocheux à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Montpellier, en bordure des gorges de l'Hérault, cette cité romane ancrée sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle rayonne depuis 1 200 ans d'une belle et délicate identité médiévale.

Celle du décor architectural, qui inspire sagesse et sérénité au promeneur ; celle de l'artisanat local, avec un étonnant Musée d'antan consacré à la fabrication des santons et, 1 200e anniversaire oblige, la création d'un couteau commémoratif doté d'un manche en buis et de sa cardabelle ; celle enfin de la culture avec un festival de musique ancienne qui, tout l'été, résonne au son de la viole de gambe et de l'orgue réalisée en 1789 par le facteur Cavaillé Coll.

Dans ce pays fait de parois rocheuses, de pitons dolomitiques et de végétation aromatique grillée par le soleil, les maisons séculaires abritent à peine 300 habitants à l'année. Une tribu bousculée, les beaux jours venus, par plus de 700 000 visiteurs qui arpentent les artères pavées et autres venelles tortueuses à la recherche des vestiges du passé. Comme l'église Saint-Laurent, transformée en office du tourisme, comme les bâtisses imbriquées de la longiligne rue du Four, comme les maisons Lorimi et Sandonato, magnifiquement flanquées de leurs arcs empierrés et de leurs fenêtres géminées à colonnettes centrales. Edifiées rue de la Chapelle-des-Pénitents, elles constituent un témoignage intact de l'architecture romane de Saint-Guilhem-le-Désert.

Place de la Liberté, à l'ombre des immenses platanes, le doux clapotis de la fontaine conduit le regard jusqu'à la façade occidentale de l'abbaye, dont l'imposant clocher-porche dissimule une nef épurée longue de 23 mètres.

Sauf à se rendre au Musée des cloîtres de New York pour y découvrir les colonnes et des sculptures extirpées de la galerie de Gellone, on ne peut contempler de l'ancienne abbaye qu'une très belle église du XIe siècle cernée par de puissantes fortifications, l'ensemble étant surplombé par les ruines d'un château du XIIe, d'où l'on découvre un panorama à couper le souffle.

Les initiés ne rateront pas le dépôt lapidaire, qui recèle encore le sarcophage dit d'Albane et Bertane, les deux soeurs de Guilhem. L'occasion aussi de déchiffrer le Christ en majesté, petite plaque de calcaire en forme de losange du XIIe siècle, d'une grande finesse dans le traitement des plis des vêtements et des motifs géométriques.

Au-delà, la rue du Bout-du-Monde invite le marcheur à prendre la direction du cirque de l'Infernet, à moins qu'il ne préfère redescendre vers les rives rafraîchissantes de l'Hérault, le temps d'une baignade ou d'une balade en canoë sous le pont du Diable.

Enregistré lui aussi par l'Unesco, cet édifice, situé à un jet de pierre de Saint-Guilhem-le-Désert, renferme bien des légendes. Afin que ce pont, oeuvre de l'abbaye de Gellone et de sa voisine d'Aniane, soit bâti dans les délais, Saint-Guilhem n'a-t-il pas conclu un pacte avec Lucifer, pacte par lequel le diable laissait le chantier se dérouler moyennant la première âme qui l'emprunterait ? Malheureusement pour lui, ce fut un petit chien qui, le premier, passa sur l'arche. De dépit, le diable se jeta au fond d'un gouffre noir et promis de terribles crues pour les siècles à venir.

Philippe Palat « Midi Libre » pour Le Monde
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 14:50
S'il est vrai qu'au Jardin sacré des Ecritures,
Le Fils de l'Homme ait dit ce qu'on voit rapporté ;
Muet, aveugle et sourd au cri des créatures,
Si le Ciel nous laissa comme un monde avorté,
Le juste opposera le dédain à l'absence
Et ne répondra plus que par un froid silence
Au silence éternel de la Divinité.
Alfred de Vigny
Le Mont des Oliviers
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 19:59
Quelle complaisance dans ce documentaire sur "la belle humanitaire" qui rime avec Diamantaire: tout y sonne faux: depuis le départ du Mozambique dans un milieu plus que favorisé, jusqu'aux visites dans ses demeures au Portugal.La-belle-humanitaire1.jpgLe personnage de Tascha de Vasconcelos est des plus prétentieux et la journaliste se complait à lui dérouler le tapis rouge alors que tout sourit à ce mannequin snob et sous le feu des projecteurs dans sa villa de Monaco...
Quelle indécence face à la vraie misère de son pays d'origine dont elle n'a cure et qu'elle a vite oublié.
Vraiment Stéphanie Gillon aveuglée a oublié la retenue, la distance et la modération dans cet hymne à une privilégiée qui agace plus qu'elle n'apitoie sur son sort.
Assez de misérabilisme de façade et place aux réalités de terrain: au Mozambique, à Haiti ou ailleurs. Pour ce documentaire 1/20 ou zéro pointé et honte à France 5.
http://wiki.france5.fr/index.php/LA_BELLE_HUMANITAIRE
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 21:06
Laurence Gasparotto (oenologue) et Jean Marie Périer (Photographe des stars) ont publié chez Grasset  un ouvrage original hommage aux vignerons dans un tour de France des terroirs du Gers au Bordelais, de la Loire à l'Alsace et même au Languedoc.Laure-Gasparotto.jpgPartons donc à la rencontre de ces 38 entrepreneurs et poètes donc "cinglés"  tout comme les chanteurs, acteurs et danseurs qu'a imortalisés JM Périer.
Que se passe-t-il quand le photographe culte des années 60 et 70, Jean-Marie Périer, rencontre l'une des rares plumes féminines de l'oenologie, Laure Gasparotto ? Un panthéon bachique, un tour de France, une histoire d'amitiés, une géographie sensible et lumineuse. Derrière les vins qu'on aime boire, qu'ils viennent de Bourgogne, du Bordelais, du Languedoc, de la Loire, d'Alsace, du Jura, de Corse, derrière les mystères olfactifs, il y a avant tout des vignerons : quarante hommes ou femmes, avec leurs goûts, leurs plaisirs, leurs secrets, leurs familles, choisis ici en toute subjectivité. Selon le préfacier Gérard Oberlé, qui s'y connaît, les vignerons «sont les sages sorciers qui savent qu'aucun ordinateur ne pourra jamais remplacer les sens subtils d'un maître de chai, ses intelligences avec la sève, le moût, les vents, les lunes.» Cette balade à deux sur les routes du vin se lit comme la carte du terroir français, mais aussi comme un guide personnel. Une introduction au plaisir de boire.
Jacques Puffeney : un Chardonnay 2006 du pape d’Arbois, Grands vins du JuraJacques-Puffeney.jpg
Didier Dagueneau un Silex rare du cultissime Dagueneau père (décédé en ULM). Pouilly fumé Millésime 2008 de Benjamin Dagueneau (le fils).
Agathe Bursin en Sylvaner Eminence (2008)Alsace  
Domaine Chardon Costières de Nîmes
Lucien et Gilles Crochet  Sancerre
Etienne et Alix de Montille à Volnay en Bourgogne
Domaine du Bagnol à Cassis 13
Alex Heinrich en Alsace
Richard Doughty à Gaillac Chateau Richard Cuvée Naturelle 2005 (Bergerac)
Véritable mosaïque d’appellations réparties sur les rives sinueuses de la Dordogne en amont du vignoble bordelais, le Bergeracois surprend par la diversité de ses vins, essentiellement élaborés à partir des cépages qui priment à Bordeaux. Soucieux d’une viticulture saine et naturelle, Richard Doughty défend les principes bio : son bergerac rouge, composé de merlot et de cabernet franc, se décline sur des notes fruitées (framboise, cerise) fraîches et savoureuses, nuancées de réglisse. Vinifiée intégralement sans soufre, la cuvée « Osée » offre un vin nerveux, expressif et harmonieux, doté d’une grande liberté de style.
La grange à quatre sous à Béziers
Stéphane Derenoncourt en Bordelais
Domaine d'Arton  Cuvée Victoire à Lectoure dans le Gers.
"Petit menseng"
CLAIRE GAZEAU MONTRASI Chateau des Rontets 71960 Fuisse
T 03 85 32 90 18   Fx 03 85 35 66 80

Le Domaine d’AUPILHAC se situe à Montpeyroux à 36 Kms au nord-ouest de Montpellier. La cave, qui se trouve au cœur du village, a été créée en 1989 dans la maison familiale. Le vignoble est divisé en deux parties bien distinctes : des vignes se répartit en « terrasses » exposée au Sud-Ouest sur le lieu- dit « Aupilhac » avec comme cépages principaux du Mourvèdre et du Carignan. L’autre zone de production se situe sur le terroir « Les Cocalières », à trois cent cinquante mètres d’altitude, exposée au nord ouest. La Syrah y est dominante, complétée par le Mourvèdre et le Grenache. Les blancs (Roussanne, Marsanne, Grenache Blanc et Vermentino) sont, quant à eux, sur la partie orientée Nord.
 Les Hautes terres de Camberousse de Paul Reder. Roucaillat 2005
Singla "Héritage du temps" Rivesaltes Ambré 2002 de Laurent Besombes Domaine Singla à Rivesaltes 66  Le parfum des Mille-et-Une nuits  Singla Héritage du temps.jpgIl faut être un peu gonflé pour se lancer dans la production de vieux Rivesaltes, appellation quasi-inconnue des citadins qui ne fréquentent pas les côtes du Roussillon et fuient dans un même élan les plats en sauce, l’alcool, le sucre et les « apéro » ringards. Laurent de Besombes a l’inconscience de la jeunesse. Un atout considérable. Il se fiche des modes et nourrit pour ses collines calcaires du Roussillon une passion immodérée. Il aime rêver ses vins avant même d’avoir pressé le raisin. Aux commandes du domaine Singla qu’il a converti à la biodynamie, il s’obstine à vouloir mettre en bouteille un peu de ce terroir de garrigues avec une naïveté qui force le respect. Son Rivesaltes ambré « Héritage du Temps » est une petite merveille. Puissant et généreux, voilà un vin doux naturel qui vous enlace par la taille et vous emmène sur un tapis volant d’arômes digne des mille et une nuits. Abricot et pruneau confits, épices orientales, confiture à la rhubarbe sur un léger rancio – cette petite pointe oxydative due au long élevage en foudre (1 ans) et en barrique (4 ans) qui ajoute profondeur et complexité au vin muté – sont les effluves qui titillent vos narines. Des flaveurs qui enveloppent le palais dans une longue finale suave et orientale. Essayez-le sur un dessert au chocolat, un tiramisu ou un fromage à pâte persillée. A moins que vous ne préfériez lui associer un Hoyo des Dieux ou un Partagas D4 histoire de vous enfoncer un peu plus sur la voieSingla.jpg du pêché.
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 16:32
TAIRE LA MISE À MORT DU TRAVAIL  © FTV Pôle France 2
Questions à J.-R. Viallet
Dans l’esprit managérial, le collectif, c’est  le contre-pouvoir le plus puissant donc le plus inquiétant

L’US : Le 20 octobre dernier,Xavier Darcos, ministre du Travail a déclaré devant les députés « il y a pire que le stress au travail, il y a le stress au chômage ».Votre documentaire lui apporte un démenti cinglant.jean-robert-viallet.png
Jean-Robert Viallet : L’expression « stress au chômage » ne me semble pas très heureuse. Il y a plutôt une peur du chômage, une angoisse de l’avenir mais le stress est vraiment indissociable du travail. L’actualité nous le prouve. Il est le lot quotidien de milliers de salariés. Au départ du projet il y a une demande de Christophe Nick, le producteur, qui souhaitait poursuivre son travail documentaire sur les grandes fractures de la société contemporaine. Après la violence et l’école, le thème du travail s’imposait mais c’est un sujet difficile à aborder car les entreprises sont très fermées et contrôlées.
Notre volonté était de nous y installer, d’y rester longtemps pour y faire un travail de sociologie appliquée. Le deuxième pari de départ était cinématographique:comment filmer la banalité du travail en entreprise et en particulier dans le secteur des services ?
C’est le temps qui nous a permis de dégager des grandes lignes de forces et les mécanismes des techniques de management.
L’US : Tout autant que la souffrance au travail, votre documentaire nous montre un travail en souffrance.
J.-R. V. : C’est tout à fait le sens du titre du documentaire. Au fil des heures passées dans les entreprises, j’ai commencé à cerner les contradictions entre le discours managérial, qui est très pointu, psychologisant, manipulateur, et la réalité du terrain. J’ai alors compris que je tenais mon sujet. Il fallait décortiquer ces méthodes de gestion qui sont reproduites dans toutes les entreprises. Comme par exemple la logique de la prime par équipe.
On fait croire aux salariés à un « tous ensemble » mais derrière la prime au mérite se cache une manipulation qui fait de chaque salarié le surveillant de l’autre tout en augmentant la productivité. Ces constructions managériales, comme la théorie du client roi, sont extrêmement efficaces
et imparables. Elles minimisent le rôle du profit en mettant la satisfaction de l’individu au premier plan.
L’US : Un des objectifs de ces méthodes managériales c’est aussi d’isoler l’individu.
J.-R. V. : L’objectif est clairement de casser toutes les démarches collectives qui ont permis à travers l’histoire d’obtenir des acquis sociaux. Dans l’esprit managérial, le collectif, c’est le contre-pouvoir le plus puissant donc le plus inquiétant.
C’est collectivement qu’on peut refuser de se soumettre. Les entretiens individuels d’évaluation, les fausses promesses de travail en équipe ou de promotion n’ont qu’un seul but : isoler le salarié et produire de la solitude au sein de l’entreprise.
L’US : Ceux qui tentent de faire respecter le droit du travail comme les militants syndicaux ou les inspecteurs du travail se trouvent eux aussi particulièrement isolés.
J.-R. V. : Les salariés connaissent très mal leurs droits et vivent parfois l’arrivée d’un inspecteur du travail comme une menace 
individuelle. Cette méconnaissance s’explique aussi par le fait qu’il y a à peine un inspecteur du travail pour 10 000 salariés en France. Les salariés peuvent faire valoir leurs droits comme je le montre lors d’une séance aux prud’hommes, mais ils hésitent beaucoup à entreprendre cette démarche. Dans un contexte de chômage endémique et de crise économique, les rapports de forces sont très déséquilibrés et beaucoup de salariés préfèrent se taire plutôt que d’engager un combat.
L’US : Les syndicats sont peu présents dans votre documentaire et les quelques salariés syndiqués sont très exposés, ce sont des salariés sentinelles.
J.-R. V. : Des entreprises comme Carglass sont des structures jeunes qui pratiquent une forte mobilité interne et dont l’organisation est très éclatée. Il est
donc difficile d’y développer une action syndicale Mais plus largement, je crois que les organisations syndicales ont été très déstabilisées par les nouvelles formes d’organisation du travail.
J’ai l’impression que les syndicats sont restés performants sur les questions liées au droit des salariés, mais avec l’arrivée du toyotisme chez Fenwick, entreprise où les syndicats étaient pourtant bien implantés, ils ont été pris au piège. On leur a parlé d’ergonomie, de réorganisation des conditions de travail et on les a sollicités pour faire des propositions. Mais en réalité, produire mieux était automatique
ment associé à produire plus.C’est bien le seul et unique but. Il faut réussir à décrypter ces agendas cachés avec, en plus, des directions qui pratiquent le turn-over des managers afin de limiter au maximum le dialogue social.
Ces techniques sont parfaitement pensées

L’US : Avez-vous identifié des tentatives de reprise en main par les salariés eux-mêmes?

J.-R. V. : Il faudrait regarder les courbes du syndicalisme qui est la voie royale pour cela... La crise est tout compte fait du pain béni
.pour les directions des ressources humaines qui ont entre leurs mains un extraordinaire levier de pression comme les délocalisations. Comment peut-on espérer changer l’organisation du travail sans rééquilibrer les pouvoirs entre des salariés tenus par la peur du chômage et des actionnaires habitués au profit ? Ce qui m’inquiète aussi c’est de constater que des services publics comme l’inspection du travail sont eux aussi soumis à des évaluations individuelles. On est dans une société malade de la gestion, dans le délire du management alors que nous savons que ces méthodes d’évaluation sont en grande partie fausses car elles nient toute la dimension psychologique et créative du travail.
L’US : Quelles sont les retombées de cette série documentaire?
J.-R. V. : Les retombées du côté de la presse sont positives et France Télévisions a compris l’intérêt de ce documentaire dans le contexte actuel. Sur le forum Internet, nous avons un nombre records de connexions. J’ai l’impression que notre travail interroge, donne à penser et libère la parole. Je souhaite vraiment que les réseaux sociaux, les associations, les grandes écoles, les syndicats saisissent cette opportunité pour organiser des projections et des débats. ■
Biographie
Chef opérateur en documentaire et en fiction, Jean-Robert Viallet a travaillé, entre autres, aux côtés de Tony Gatlif et de Lars Von Trier sur Dancer in the dark. En 2005 et 2006, il a réalisé avec Mathieu Verboud "Les Enfants perdus de Tranquility Bay" et "Une femme à abattre", qui ont été primés.
Il est le réalisateur de la série documentaire "La Mise à mort du travail" qui sort en DVD le 18 novembre.
Portrait réalisé par Carole Condat
  (Supplément aun°685 US Magazine du 16 Octobre 2009)
______________________________________________________________________________________________________________
NDLR : Pas un mot bien sur sur le stress enseignant au Collège et au Lycée, on ne parle que du stress des élèves ou des apprenants.
 Que VIALLET vienne avec ses équipes faire un tour du côté de certains collèges de la banlieue nantaise ou de Montpellier par exemple et on verra si l'US osera publier un reportage "vrai" sur "l'entre les murs" et les techniques managériales des "petits chefs" qui ne se comportent pas différemment que ceux de l'entreprise privée.
"Seniors au placard" qu'on attend avec impatience de mettre dehors pour ne pas les remplacer. Main d'oeuvre inutile, béton fonctionnaire inamovible peu flexible et peu rentable dans une dynamique de projet qui servira à l'autopromotion des mêmes "petits chefs".

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 14:50
  Catherine AUDARD Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure (Ulm-Sèvres), agrégée de philosophie, enseigne la philosophie politique et morale à la London School of Economics (Department of Philosophy) où elle est Visiting Fellow et Chair of The Forum for European Philosophy.Catherine-Audard-2009.JPG 
Son avant dernier livre est  John Rawls,  Londres, Acumen Press, 2006. Elle a publié une Anthologie historique et critique de l'utilitarisme, 3 vol., Paris, PUF, 1999 et, en collaboration, John Rawls,  Paris, PUF, 2004 ;  Le Respect, Collection "Morales", Paris, Autrement, 1993 ;
Individu et justice sociale, Paris, Le Seuil, 1988. Elle est l’auteur des traductions en français des ouvrages de J.Rawls, Théorie de la justice (Le Seuil,1987), Justice et démocratie (Le Seuil, 1993), Le libéralisme politique (PUF, 1995),  et de  JS Mill, L’utilitarisme  (PUF, 1999).
Elle présente aujourd'hui au Musée Fabre avec la Librairie Sauramps à Montpellier,son dernier livre "Qu'est-ce que le libéralisme ? Ethique, politique, société (éditions Gallimard). 
Rappels:
"La vie des idées" a publié un long article de Catherine Audard intitulé : Qu'est-ce que le nouveau libéralisme?
Lire la conférence d' Eric Bories sur Qu'est-ce que le libéralisme ? sur le site de l'Académie de Toulouse. Version Word (Documents)
Un utilitarisme libéral est-il un oxymore ? par Catherine Audard
Friedrich  Hayek,  dans  une  célèbre  conférence  de  1970,  « Les  erreurs  du
constructivisme
», déclare que  l’utilitarisme est un ennemi des  libertés, dans  la même catégorie que  le  socialisme  ou  les  idéologies  totalitaires.  Toutes  ces  doctrines  sont,  selon  lui, « constructivistes ». Au lieu de reconnaître et de respecter l’ordre « spontané » que l’on peut observer  dans  les  phénomènes  politiques,  sociaux,  économiques  et  éthiques,  les  utilitaristes cherchent  à  imposer  un  ordre  artificiellement  construit,  fondé  sur  des  jugements  de  valeur
arbitraires, considérés à tort comme des « faits ». Ils ignorent l’existence de « règles de bonne conduite » que l’humanité a patiemment accumulées au cours des siècles afin de résoudre les conflits  et  de  réduire  les  souffrances.  Ce  qui  est  encore  plus  inquiétant  est  le  fait  qu’ils ignorent la distinction centrale entre, d’une part, les lois et la législation résultant de décisions et de volontés politiques particulières, et, d’autre part, les principes généraux de l’État de droit
(rule of law) qui s’expriment dans les Déclarations des droits, les Constitutions et les normes supra-juridiques.  Une  telle  accusation  est  extrêmement  sérieuse  car  les  interventions constructivistes prétendent toutes être légitimes et pouvoir justifier les limitations des libertés individuelles au nom d’un « bien supérieur », quel qu’il soit. 
L’argument d’Hayek peut sembler d’autant plus convaincant qu’il existe une division à  l’intérieur  de  la  pensée  libérale  entre  deux  courants,  le  « libéralisme  de  la  liberté »  et  le « libéralisme du bonheur » (Rawls, Lectures on the History of Moral Philosophy, 2000 : 330), le second étant plus menaçant pour  les  libertés. Cependant, comme nous verrons dans  le cas de  l’utilitarisme  indirect de Mill  et dans  la  conception de  l’éthique défendue par Sidgwick, étant  donné  que  nos  concepts  moraux,  bonheur,  bien-être,  bienveillance,  etc.,  ne  peuvent simplement  se  conformer  à  des  critères  donnés  d’avance, mais  « sont  dérivés  de  la  raison réfléchissant de manière imparfaite sur l’histoire » (James Kloppenberg, 1986), alors le juste et  le  bon,  comme  le  vrai,  doivent  être  détachés  de  toute  certitude  et  ainsi  historicisés.  En conséquence,  des  utilitaristes  comme  Mill  ou  Sidgwick  recherchent  certes  le  plus  grand bonheur pour tous, mais sans aucune garantie et en acceptant la contingence et l’échec comme le  pluralisme  d’une  manière  tout  à  fait  fidèle  à  ce  qui  fait  l’essence  du  libéralisme.
L’expression « un utilitarisme libéral » n’est peut-être pas un oxymore.

 
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 00:38
Tzvetan TODOROV né en 1939 en Bulgarie entré au CNRS en 1960 à 27 ans comme Barthes et genette. Prix Prince des Asturies pour l'ensemble de son oeuvre sur la pensée humaniste européenne (Rappelons "La conquête de l'Amérique", "la peur des barbares").tzvetan-todorov.jpg
Tzvetan TODOROV était en visite à Montpellier ce Mercredi pour présenter son dernier livre: "La signature humaine" (Essais parus entre 1988 et 2008)
Rappel du plan de l'ouvrage par Régis Penalva, brillant connaisseur et liseur de Todorov et très sûr de lui au point d'impressionner l'invité pour un exercice de style très maîtrisé.
L'auteur se livre alors à une lecture commentée de la table des matières de son livre
I - Présentation de nos contemporains à travers quelques portraits choisis de personnalités qu'il a cotoyées.
- Germaine Tillon décédée en 2008, ethnologue, historienne, combattante et militante sur de nombreux fronts, résistante, emprisonnée à fresnes et à Auschwitz. Engagée auprès du FLN contre la torture et les attentats, défénseure de bien des individus ordinaires et anonymes qui lui doivent tant.sa vie fut une alternance d'études et de combats.
- Raymond Aron (l'élégant mandarin et témoin privilégié d'une époque)
- Edouard Saïd  (exilé Palestinien et citoyen américain à la rencontre des cultures)
II - Histoire des mondes totalitaires que sont le nazisme et le communisme même s'ils ne doivent pas être placés sur le même plan.    
III - Les lectures traditionnelles d'auteurs tels que la Rochefoucault, Stendhal, Benjamin Constant,Goethe ou  Samuel Beckett.
Une grande unité dans ce livre peut être relevée dans ce questionnement cohérent sur la condition humaine ( Malraux) devenu sous la plume de Todorov "la signature humaine" (titre soufflé par une amie de l'auteur)  dans le sens d'une empreinte de toute chose sur l'Humanité. Il ya des signatures politiques, sociétales, littéraires ou morales.signature humaine
 Ces questionnements que Cioran appelait "exercices d'admiration" contituent ainsi un portrait de l'univers intérieur de Todorov.
 Ces portraits sont débarrassés de grilles de lectures idéologiques toutes faites. Ce sont des vies exemplaires qui sont révélatrices d'une fragilité car empreintes d'échecs avec des parcours ambigüs et complexes. Ce ne sont pas des héros lisses,triomphants qu'il nous propose.
Ainsi Edouard Saïd mort de leucémie à 68 ans a publié un "essai sur les causes perdues";
Romain Rolland parlait du "pessimisme de l'intelligence et de l'optimisme de la volonté".
Todorov refuse l'enfermement dans des schémas d'ennemis ou de héros et les catégories stéréotypées.Il mêle dans ses signatures vie et réflexions de ces auteurs.
Il y a parfois des contradictions entre le "dire" et le "faire" chez un Jakobson généreux et chaleureux animateur dans la vie ordinaire mais un théoricien froid du structuralisme formel.
le Russe
Bakhtine  lui etait un théoricien du dialogue mais dans la vraie vie, un parfait autiste et un misanthrope redoutable refusant même de répondre au téléphone.
En revanche la vie et l'oeuvre sont étroitement mêlés dans le destin d'une Germaine Tillon ou chez un Raymond Aron, mandarin du Collège de France qui était un être tourmenté et fragile. rappelons qu'il se destinait à être critique littéraire de Proust mais la guerre l'a détourné de son projet initial.
Edouard Saïd est un Tiermondiste attaché à l'Egypte, à la Palestine et en même temps un new yorkais cosmopolite  dans une ville où tout le monde est étranger et où il avait fait ses études comme Lycéen puis où il est devenu Professeur.
Il représente parfaitement "l'homme dépaysé" (titre d'un précédent ouvrage de Todorov) tout comme Tzvetan Todorov qui a peu de contact avec sa Bulgarie natale .
La condition d'exilé a parfaitement été étudiée pat Edouard Saïd .Tout intellectuel est un exilé car il doit se détacher du réel qui l'entoure et porter un regard distancié. Lévi Strauss parlait de "regard éloigné".Il faut apprendre à porter un regard plus frais, plus distancié sur le monde qui nous entoure.
Dans "Hors Lieux" (E.Saïd nous montre cette prise de distance progressive avec le monde de l'enfance (la Palestine) et le monde d'accueil (les USA)
Régis Penalva: Le totalitarisme met en échec l'humanité. Comment lui résister ?
Par les armes sous l'Occupation (G.Tillon)
En 1949, face au PCF dominant en Europe, David Rousset s'est engagé contre les camps de concentration qui demeurent dans le monde (URSS,Chine,Yougoslavie,Grèce,Espagne,maroc,Algérie...)
David Rousset a créé face à l'enfermement les prémices d'Amnesty International avant l'heure.
"l'Opium des intellectuels" selon Aron c'était les goulags soviétiques.
Toorov cite le cas des Juifs du Danemark et de Bulgarie qui ont échappé à la déportation grâce à un faisceau de solidarités du Bien et du courage qui vont du Parti Communiste Bulgare jusqu'au Roi Siméon de Bulgarie.mais entre les deux, il y avait des personnalités publiques qui se sont opposées de toutes leurs forces:l'Eglise Orthodoxe (le Métropolite de Sofia) Le Roi a donc été amené à protéger 20 000 juifs en bout de chaîne et apporter ainsi une solution heureuse.
Todorov nous signale ensuite la relation singulière entre les chefs totalitaires et les artistes d'Avant Garde. Curieuse complicité entre des artistes dictateurs créateurs de "l'Homme nouveau" ainsi Mussolini se proclamait "sculpteur de l'homme italien nouveau"
Il attribuait l'échec de son projet sculptural à la glaise alors que Michel Ange lui travaillait dans le marbre !
Staline aussi déclarait "les écrivains sont des ingénieurs des âmes humaines" On sait à quoi a abouti cette utopie meurtrière.
Régis Penalva :Les usages de la mémoire sont aujourd'hui très divers.
Un précédent ouvrage de Todorov chez Arlea s'intitulait "Devoir de Mémoire"
La mémoire n'ets ni bonne ni mauvaise. les pires crimes ont été commis en référence à la mémoire.
Exemple: Pour Hitler, il s'agissaitde laver l'affront du Traité de Versailles et ainsi que restaurer l'honneur du peuple allemand et engager la revanche de 1914/18.
les abus de la mémoire varient selon les circonstances, d'ailleurs "devoir de mémoire" est une mauvaise formule. Deux exemples symptomatiques et contradictoires: la Commission "Vérité et Réconciliation" en Afrique du Sud et le procès des Khmers rouges au Cambodge.
Il est dangereux d'ériger un mur entre le Mal et nous mêmes.Quand il s'agit de crimes contre l'humanité, ne jamais oublier la complexité et la noirceur de l'Humanité. "L'inhumanité fait partie de l'humain" disait Romain Gary.
Les tortionnaires s'identifient à leur victime et savent où ça fait mal.
"Délivre nous du mal"dit l'Evangile selon St Mathieu. Tout cela reste un voeu pieu car nous ne seront jamais délivrés du mal, nous ne pouvons le mettre sous chape.
Régis Penalva: En matièrede littérature, vous avez été très influencés par un La Rochefoucault, Stendhal ou un Beckett. Que représentent-ils pour vous ?
La critique est dialogique . elle est aujourd'hui en péril car si elle constitue un art d'agrément elle est surtout "la première sciences humaine" dans le sens où la sagesse humaine s'exprime d'abord par les mythes (Oedipe, Antigone, l'Illiade, ou même chez des auteurs plus modernes  Flaubert ou un Balzac.)
Il vaut mieux lire un roman puissant de Vassili Grossman "vie et destin" pour connaître en profondeur la vie en URSS plutôt que des études historiques.
Même un Beckett nous fait pénétrer dans la littérature du désespoir offre finalement une leçon qui est un message d'espoir dans l'écriture même grâce à son humour et à des constructions attentives à un monde absurde.
Il y a comme une tension entre la théorie du désespoir d'un Godot et la manière de construire le texte autour du comique.
La littérature est avant tout une construction de sens bien avant d'être un simple art d'agrément futile;  
Questions de la salle:
Je ne ctrois pas au Diable. le Mal est le seul moyen d'atteindre un objectif qui leur paraît indispensable. dans vérité et réconciliation , l'ANC était perçu comme une nécessité. Dans nos représentations, essayer de voir que le mal est en nous mêmes, selon les circonstances historique sparticulières.
Poser la question de comment on devient un délateur. Comment se produit un enchaînement de dérives et de faiblesses. Il ne faut pas s'empresser de se distancer face à la tentation d'aveuglement (Rwanda)
L'Education passe par les journaux, la télévision, les disours politqiues, les livres.
Quelle empreinte laisser à l'Humanité ?
La "signature humaine"  est une chose qui s'impose malgré nous et hors de nos intentions.
L'instrumentalisation des devoirs de mémoure actuels:
- Quel ets le symbole de la cérémonie du 11 novembre à Ayglières par sarkozy.
- Qu'évoque historiquement la lettre de Guy Moquet fusillé à 18 ans à part la charge émotionnelle.
- Que représente la lettre d 'un enfant juif chez un enfant de 11 ans aujourd'hui. 
Les usages de la mémoire sont à encadrer dans un enseignement de l'Histoire. le Ministère de l'Education Nationale a pour mission première de préparer une vision jusqu'à 16 ans de l'Identité Nationale. C'ets le rôle du Collège qui est le seul à pouvoir  amener à la réflexion et pas seulement à l'émotion.
Questions de la salle:

Signature/humaine c'est un pléonasme
Comment poyuvez vous affirmer que "la fin justifie les moyens" = c'est l'objectif de tout acte
Vous semblez mettre sur un même plan nazisme et communisme comme 2 totalitarismes. 
Un spectateur lance une question sur les Fleurs du mal de Baudelaire puis sur Sade et le mal esthétisé, sur la beauté du Mal et sur le Mal positif . Il ya longtemps que Régis Penalva n'écoute plus et a quitté son rôle de modérateur et d'animateur du débat pour envoyer des textos dans des apartés à sa dulcinée du premier rang au mépris du public présent salle Rabelais. Son attitude dans la fin de ce débat   
est proprement scandaleuse pour le spectateur et pour l'invité de ce soir qui peine à répondre à ces monologues du public livré à lui même. Manifestement ces hyperbolisations esthétisantes en mode au XVIIIè  et le sado masochisme comme moyen d'accéder à l'autre par le mal au Japon ennuie Régis Penalva et déconcerte Tzvetan Todorov, la séance est levée.
 
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 22:16

Conférence de M. Philippe DELALANDE,

Docteur ès Sciences Economiques, Diplômé en sciences politiques de Paris, ancien Directeur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à Hanoï. Ph._delalande-1ed1e.jpg

Vietnam, le régime de parti unique communiste peut-il durer ?

Maison des relations Internationales – Hôtel de Sully – Esplanade Charles de Gaulle 34000 MONTPELLIER  Jeudi 10 décembre 2009.

Organisé par l’Association d’Amitié franco-vietnamienne-Comité Montpellier Hérault.

Rappel de données géographiques et historiques :

1500 kms du nord au sud qui rendent l’unité politique délicate tout au long de son histoire.

Pays divisé au XVIè siècle en 2 principautés : les Trinh au nord et les Nguyen au sud.

En 1789, Nguyen Aa (Gia Long) réunifie le pays avec l’aide des Français.

30 ans de réunification de 1975 à 2005 sous l’égide du Parti Communiste vietnamien.

Pays appartenant à l’aire culturelle chinoise pendant 11 siècles !

Le chinois a été la langue d’enseignement depuis le XVIIIè siècle.

 

 

Plan adopté, répondre à trois questions majeures sur le Vietnam :

Comment fonctionne ce régime ?

Pourquoi cela marche-t-il ?

Y a-t-il des défauts puissants qui pourraient ébranler ce régime.

Conclusion : Pistes d’évolution possible du régime dans l’avenir proche. 

I – Comment fonctionne ce régime ?

La constitution du 23.09.2004 stipule :

Article 4 : le Parti communiste du Vietnam est la force qui dirige l’Etat et la Société.

Article 9 : Le front de la patrie est la base du pouvoir politique populaire.

Le Parti Communiste Vietnamien a 2,5 M de membres soumis à un examen de moralité et qui versent 1% de leurs revenus en cotisation.

A quoi correspond cet examen de moralité ?« Histoire politique claire » pas de conflits antérieurs avec le parti. 

En majorité des paysans soldats au départ autour d’Hö Chi Minh, devenu un Parti élitaire et rajeuni par des cadres, Universitaires, étudiants et décideurs.

Le Front de la patrie a 20 Millions de membres et exerce le contrôle social sur le pays.

Depuis 1992, existe une  Constitution d’Etat, une Assemblée nationale composée de 500 membres élus en Avril 2007. et un Président de la République élu par l’Assemblée.

Le Parti communiste se compose d’un Bureau politique de 15 membres (en majorité des Ministres)

L’Assemblée nationale rassemble 182 Circonscriptions (5 candidats par circonscription pour 3 postes à pourvoir soit 800 candidats au total sélectionnés par le front de la patrie et « biens » sous toute moralité, pour 500 postes à pourvoir.

Aucune information hostile au parti ne peut apparaître dans les Médias.

II – Pourquoi ce régime fonctionne-t-il et pourquoi ça marche ?

Les liens avec le capitalisme existent depuis 1980.

Avant 1980, tout était nationalisé et planifié : c’était un échec et c’est ce qui a expliqué l’afflux des « boat people » en  Occident qui fuyaient un système à la dérive.

En 1986, le VIè Comité Central du parti avait pour slogan : « Changer pour du neuf »

Qu’est-ce que cette formule  veut dire ?

Ouverture à l’initiative privée et à la mondialisation. C’est le paradoxe vietnamien qui a sauvé le pays.

Dissolution des grandes coopératives et donc dé collectivisation avec pour conséquence un décollage immédiat de l’agriculture, du commerce et de l’artisanat.

Et tout cela sans l’effet  « big bang » libéral  comme en Russie où on a privatisé à tout va au profit des oligarques.

Ouverture prudente à l’économie internationale : par des agréments pour les investissements et les importations ;

- Taux de change contrôlé

      - Pays protégé par l’Etat.

Les effets ont été salués par la banque Mondiale qui a complimenté le Vietnam.

La pauvreté qui était de 60% en 1990 est passée à 14% en 2008.

            Le taux de croissance de 7,5% jusqu’à présent sera de 6% en cette année de crise.

Le succès économique a conforté la légitimité du Parti dans l’opinion publique. Le Vietnamien ne raisonne pas en termes de concepts à l’Occidentale mais en termes de relations de forces qui organisent le monde actuel (le réflexe taoïste veut qu’on s’adapte au cours des choses.)

On a donc assisté à l’ouverture du Parti à des classes nouvelles issues du secteur privé. La classe montante rentre dans le système (avocats, lettrés….)

Alors pourquoi les Vietnamiens acceptent-ils ce système ?

1 – Tous ceux qui ont vécu la période 1975-1986 disent : « C’est beaucoup mieux qu’avant ».

La tradition culturelle chinoise prône une harmonie sociale qui est la vertu majeure de la pensée confucéenne. C’est le consensus global qui prime. Le déviant doit être écarté du troupeau. L’Anarchie est le mal absolu « loan » = désordre.

 2 – Comment se fonde la légitimité du pouvoir dans la pensée chinoise ?

C’est son efficacité, or, jusqu’à présent le Parti c’est l’ordre et le progrès.

            Le Mandat du Ciel va-t-il durer ?

pas d’échéances électorales comme en Europe et donc le Parti Communiste bénéficie du temps long, il a le temps avec lui contrairement à la France qui subit le traumatisme des échéances du septennat et désormais du quinquennat pour 2012.

Le régime est stable depuis 20 ans, et c’est l’enfant chéri des Américains.

Facteur d’unité géographique du pays : toutes les régions et ethnies sont équitablement représentées grâce à une savante alchimie.

Selon le modèle occidental, le Sud traînerait le Nord comme en Italie c’est le Nord qui traîne le Sud selon la thèse de Forza Italia et de la Ligue du Nord. 

La Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie sont en crises permanentes alors que le Vietnam bénéficie du discrédit de la démocratie.

La différence culturelle entre le Nord et le Sud est bien  réelle et les rancœurs et tensions existent.

III – Y a-t-il des défauts puissants qui pourraient ébranler ce régime ?

            1 - En cas de situation d’urgence, le régime sait s’adapter et ouvrir les soupapes.

Exemple l’affaire du PMU 18 (Project management Unit) où la corruption venue de l’étranger a été dénoncée par un journaliste juste avant le VIè congrès.

Retournement de situation très symptomatique : le journaliste a été emprisonné, les magistrats qui avaient été décorés lors du jugement  de cette affaire ont été écartés en province

2 – L’efficacité économique va-t-elle durer ?

            - Jusqu’à présent il fallait  absolument exporter pour faire rentrer les devises

            - l’extraversion a été stoppée aujourd’hui à cause de la Crise en Occident.

            - le nouveau mot d’’odre est tout recentrer sur l’auto production intérieure.

La Chine stérilise tout effet de relance dans tout le sud est  asiatique.

3- Alors que reste-t-il aux Vietnamiens ?

La remise en cause du modèle vietnamien  et notamment le désastre écologique dû au modèle de développement : plus d’arbres sur les plateaux. Priorité au café à tout va pour faire du Vietnam le 2è producteur de robusta au monde !

 Les Hauts plateaux ont été dévastés, les terres stérilisées et les ethnies délocalisées.

On n’adhère pas au Parti uniquement par carriérisme mais on rentre pour débattre de problèmes intérieurs à huis clos et ce contrairement aux débats ouverts du PC chinois.

Les manifestations contre la perte de terres ou la captation de terres agricoles au profit d’espaces urbains ou de loisirs donnent lieu à des manifestations spontanées de paysans autour de Hanoï.

On assiste à une grogne contre les patrons taïwanais véreux qui maltraitent leurs ouvriers.

4 - Quelles sont les faiblesses de ce régime ?

- la censure de la presse et du cinéma pèse lourdement  sur le pays.

- Comment progresse-t-on dans la hiérarchie ? Par cooptation et recommandations, par le parrainage qui bloque les esprits innovants et imaginatifs.

Le conformisme ambiant est très fort.

Comment lutter contre la corruption quand il n’ ya pas de dénonciation des corrompus ?

Il existe un conflit majeur entre la lutte anticorruption et la mise en cause d’un système familial soudé et solidaire où les liens familiaux et régionaux sont très forts.

Un récent rapport de 2009 sur l’ordre de la corruption dans 180 pays du  monde  

Relève que le Vietnam est le 120è sur 180, la Chine 79è , la France 24è , Singapour 3è, Los et Cambodge 158è .

Pas de Préfet, c’est le Président du Comité territorial qui représente l’Etat dans les Provinces , mais il est aussi membre du parti.

La lenteur des décisions à cause des mécanismes de consensus fait que les minoritaires ne risquent pas de faire sécession :

Ni la Constitution, ni le Parti n’ont prévu une division 5O/50 et donc pas de risque de dissolution de l’Assemblée Nationale comme en France.

En cas de problème grave de non consensus, c’est la dissolution du Parti et donc la guerre civile ou la paralysie générale du régime.

CONCLUSION

 

Quel est l’avenir de ce régime ?

Il ne peut pas rester tel qu’il est .Il doit évoluer en s’ouvrant à de nouvelles élites

Plus stable que ses voisins : 34 coups d’Etat militaire en Thaïlande !

Les Commissaires politiques s’assurent de la loyauté des chefs militaires du parti très encadrés.

Le Ministre de la défense est membre du Bureau du parti.

Voie possible de sortie de crise : nomination d’un arbitre pour trancher. Ainsi Le Secrétaire Général du Parti Chinois est aussi Président de la république Chinoise : M. Hu Jun Thao .

Le Secrétaire général du Parti est élu par les 160 membres du Comité Central mais pas par les 2,5 M. du parti unique.

On pourrait imaginer une solution à la taïwanaise du Kuo Min Tang anticommuniste viscéral où le Président de la République est aussi secrétaire général élu par tous les citoyens. Le système du Parti unique évoluant ainsi vers une démocratie à la taïwanaise.    

philippedelalande

 

QUESTIONS :

 

I – Il y a les bons et les mauvais Vite Khieu. Les mauvais sont ceux qui ont fui le pays en 1975, fliqués à l’extérieur par l’Ambassade du Vietnam à paris ou ailleurs, ce sont des anticommunistes notoires.

Le milieu Viet Khieu est en fait très hétérogène même s’ils sont tous membres du front de la Patrie fraîchement convertis.

II – La personnification du pouvoir et le clientélisme n’a aucun rapport avec le système chinois. Pas de clans ni de risque de voir émerger un homme providentiel à la Mao.

III- La Francophonie :

NB : 22 départements de français en Chine pour conquérir l’Afrique.

L’Agence de la francophonie est un cercle de solidarités internationales avec pour argument d’adhésion du Vietnam, les échanges avec l’Afrique et les contacts avec le Canada, la Suisse et la Belgique. Le français comme 2è ou 3è langue est une nécessité dans les échanges mondialisés et un critère pour l’emploi.  

L’Axe francophone ou l’axe chinois ? quelle priorité ?

Les Chinois financent toute la région sud est asiatique et exercent une emprise politique et économique dévastatrice et incontrôlée. (Exemple : exploitation de la bauxite par 30000 chinois au Vietnam.

L’image chinoise est mauvaise au niveau de la qualité (produits alimentaires infestés par la mélamine)

L’avenir des jeunes vietnamiens passe avant tout par le Japon, Singapour et la Corée du Sud même s’il existe un noyau de 200 000 francophones solidaires de l’Agence de la francophonie.

IV- L’Economie et les échanges monétaires ? Pourquoi ce régime si stable ne parvient-il pas à enrayer la dévaluation de sa monnaie non convertible ? 

On a assisté à une dévaluation du dong vietnamien de 5% en novembre 2009 :

Ex :  Nov 2008  5€ = 2,3 M dong ; Juin 2009 5€ = 2,6 M dong et décembre 2009 : 5€ = 3 M dong !

Face à une inflation qui était de 19% en 2008-2009, le vietnamien se réfugie dans le « chi » d’or  et perd confiance dans le Dollar.

Le Dong est une monnaie non convertible sous le contrôle de l’Administration qui maîtrise difficilement sa monnaie.

 

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 21:51
Comment ne plus être victime par Gérard LOPEZ Editions PUF, 15€ (In Valeurs Mutualistes n+ 263 - Novembre/Décembre 2009).
Ce peut-être un proche, un compagnon, un collègue, un chef de bureau, un voisin.....
Il n'y a pas à proprement parler de profil type chez celles et ceux qui utilisent l'humiliation, la maltraitance, les accusations, la torture morale, le secret, la désinformation, le mensonge, le chantage affectif....pour parvenir  à leurs fins.
Ces persécuteurs, le psychiatre Gérard Lopez les appelle "les vampires", faisant un pertinent rapprochement entre le livre Dracula de Bram Stocker et le vampirisme (les victimes du premier étant vidées de leur sang, celles du second de leur énergie).
Directeur  du centre de psychothérapie de l'Institut de victimologie (association fondatrice du réseau http://www.victimo.fr),il s'emploie à dénoncer les stratégies d'emprise et de domination qu'exercent ces individus qu'il considère comme pervertis au plus haut point ( se prétendant sous des apparences trompeuses et n'ayant ni empathie, ni culpabilité).
Pour aider leurs victimes à éviter d'en devenir une proie, Gérard LOPEZ explique comment reconnaître ces tyrans dans son dernier ouvrage, très accessible. Il décrypte leur psychologie (être vampire serait lié à l'éducation et non à la personnalité) et explique comment les combattre. ce qui n'est pas chose aisée, reconnaît-il. N'empêche Gérard Lopez prône le recours à la loi et à la solidarité ne pas rester seul)
Bref, l'entrée en résistance.

NB: Entrée en résistance oui mais quand la hiérarchie soutient ouvertement les vampires: DRH des Rectorats et Médiateurs de l'Education Nationale complices avec les Syndicats compris...que faire ?
Il reste les Assistantes sociales, les médecins de prévention, les psychothérapeutes mais avant de libérer la victime de telles emprises, que de dégâts et quel gâchis.
Au bénéfice de l'âge j'ai pu sortir de cet engrenage infernal, la retraite étant une sortie de secours providentielle.
Mon histoire en est la preuve, preuve vivante il est vrai...
Et pendant ce temps la, le vampire exerce sa domination et son emprise sur d'autres proies quelque part dans une Cité Scolaire du Maroc, promotion oblige......
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 18:18

Dernière conférence à l’UTT à la salle Pétrarque, ce mardi de M.Gérard Cholvy sur "Religion et culture au XIXè". Que vivent les Seniors intervenants et assistance nombreuse fidèle et attentive. Il faut dire que ce rendez vous du mardi est toujours vibrant de références languedociennes et de citations, de noms connus ou inconnus. Quel plus bel exercice pour entretenir ses neurones. Bref que savons nous des Juifs au XIXè en France et des réactions que leur réussite a engendré, tel était le thème du jour.

En 1865 on ne comptait plus que 122 juifs à Montpellier et on se souviendra bien sûr de la grande période du Moyen Age et de l’évocation précédente du Mikvé et de la Synagogue de Montpellier.

59% des Juifs sont à l’est de la France en Alsace Lorraine surtout ashkénazes repliés sur eux-mêmes autour de leur langue et leur culture le yiddish et catalogués comme usuriers et donc assez mal intégrés. M. Cholvy se réfère à la thèse de David COHEN  qui recensait alors dans la France du IIè Empire : 25% de Juifs « aisés » alors que seuls 12% des Français sont considérés comme « aisés » Cette réussite de quelques uns va attiser les convoitises ou les sentiments de rejet.

Quelques noms de ces Juifs devenus célèbres à divers titres : Les Lorrains : Michel Godechaux  lorrain http://judaisme.sdv.fr/histoire/historiq/lorraine/lorraine.htm  et Achille Fould, banquier puis Ministre des Finances,’ la dynastie est connue par Aymard Achille Fould.), les Bordelais : les fameux Frères Pereire saint simoniens qui ont fait fortune dans le chemin de fer,Isaac Mirès dans la Presse ou Moïse Polydor Millaud qui crée le « petit Journal » à 5 centimes et enfin le Nîmois, Adolphe Crémieux, qui s’illustrera dans l’affaire Mortara en 1858 en Italie.

Il faut citer aussi Jacques Godechaux, Doyen à la Faculté de Toulouse. Certains contemporains commencent à reprocher aux Juifs  en 1858 « leurs pratiques burlesques et leur patois yiddish comme obstacle à leur intégration »

Il demeure une certaine ambiguïté sur l’intégration des Juifs à cette époque car certains baptisent leurs enfants.En 1870, Adolphe Crémieux devenu Ministre fait adopter un Décret qui donne la nationalité française à tous les Juifs  d’Algérie alors que ceux des protectorats voisins du  Maroc et de Tunisie émigreront vers Israël en 1950 après la décolonisation.

Israêl Bédarride originaire de Pézenas fut Bâtonnier à Montpellier, Eugène Lisbonne fut Avocat, puis Préfet de l’Hérault et enfin député et Sénateur. Un contemporain montpelliérain dira non sans humour : « On s’entend mieux avec ses ascendants qu’avec ses collatéraux ».Faisant allusion à la bonne cohabitation avec les Israélites mais aux conflits habituels avec les Protestants !

Ainsi Villevayrac était une ville protestante qui se choisit en 1830 un Maire israélite Alfred Gabriel (fils de Israel Bédarride) pour servir de médiateur dans les querelles entre catholiques et protestants. 

On passera rapidement sur les Rothschild qui essaimèrent de Francfort à Vienne puis de Naples à paris, fondant en 1852, l’Hôpital Rothschild puis un Orphelinat.

L’ascension individuelle des israélites évoquée ci-dessus ne doit pas masquer l’impiété grandissante des familles. Ainsi la célèbre chanteuse des rues devenue la Cantatrice et actrice sous le nom de  Rachel est née en 1821 et morte en 1858 dans la religion juive mais a vécu en parfaite profane sans avoir pratiqué tout au long de sa vie. On abandonne peu à peu le Shabbat, la nourriture kacher, on fréquente peu la synagogue, et on abandonne la pratique religieuse après 13 ans c’est à dire après sa bar-mitsva . On continue à se faire circoncire mais on observe de nombreuses conversions au catholicisme.

Parmi les Fondations qui œuvrent en France pour le maintient de la culture juive : l’Alliance Israélite Universelle et la Fondation Charles Necker pour l’agriculture.

C’est dans ce contexte que paraît « la France juive » du journaliste Edouard Drumont. Ce livre connaît un réel succès et défend la thèse du bouc émissaire dans une France en crise entre 1875 et 1880. C’est ainsi que se développe l’antisémitisme. 

A cela il faut ajouter une immigration nouvelle en France qui vient s’ajouter à la présence israélite traditionnelle et bien implantée et intégrée. Il s’agit des 42000 Juifs de l’Est (Askénazes de Lorraine ) qui se déplacent vers l’intérieur  du pays. Puis la vaugue des immigrants chassés par les pogroms tsaristes  de Pologne, d’Ukraine, de galicie et de Roumanie, ceux que l’on appelait les « Ost Juden » parqués aux confins de l’Empire.

A partir de 1881 surviennent des conflits entre communautés juives sur le territoire de la République.

A  cette époque, 1400 étudiants à l’Université de Montpellier  mais seulement 34 étudiantes et 27 étudiants israélites.

« Le darwinisme social » triomphe et promeut la différence des races. En 1868  Jules Carvalho (1820-1893) un des fondateurs de l'Alliance Israelite Universelle compare la proéminence des crânes des Chrétiens et des Juifs.

On peut noter qu’en Italie (Piémont Savoie Nice) il y a environ 40 000 juifs à Livourne, Venise, Rome. « Ils sont aimés s’ils sont baptisés !  Donc les Italiens ne sont pas racistes ! » On assistera plus tard  à un refus des lois raciales mussoliniennes par les habitants de ces contrées.

En France un Préfet du Gard écrit : « Ici, il n’ ya pas d’antisémitisme, nos Juifs ce sont les protestants ! »

L’antisémitisme est présent dans tous les discours à droite comme à gauche des Socialistes aux communistes et anarchistes : la haine du juif est présente chez Proudhon, Auguste Blanqui, et même chez une socialiste franc maçonne montpelliéraine Clémence Royer qui a donné son nom à un Collège de la ville et qui n’a pas de mots assez durs pour stigmatiser les Juifs. 

L’Antisémitisme se développe aussi sous la forme d’une concurrence corporatiste entre les bouchers de la Villette et les bouchers juifs mais aussi entre médecins de souche et médecins d’origine israélite.

Doit on rappeler que Pétain en février 41 au sommet de sa popularité est accueilli comme le bouclier sauveur et fait une visite triomphale à Montpellier applaudi par un René Barjavel qui n’a pas encore fait son pèlerinage à Katmandou ! Yvonne Azalis-Kribiler de l’Université d’Aix se souvient que le Doyen Frisch de l’Université de Montpellier pendant l’Occupation vole au secours des étudiants juifs menacés par la gestapo en ordonnant de les cacher.

Jean Guitton a été enseignant à l’Université de Montpellier à cette période où on a même envisagé une déportation massive des Juifs vers l’ Afrique du Nord . Il y aurait beaucoup à dire sur l’antisémitisme plus ou moins avoué dans l’entourage deGaulle et de la France Libre mais aussi dans les rangs communistes dès  1940. Pour conclure il faut dire que les Juifs se sont sauvés eux-mêmes et parfois avec l’aide des « Justes » non juifs anonymes et francs maçons.

 

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