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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 13:35
Tiens, on en reparle de ces heures  passées dans les transports et c'est l'occasion de montrer du doigt les employeurs, premiers responsables et les DRH qui mettent sur les routes les employés et fonctionnaires en toute impunité.
Combien de profs et instits jetés sur les routes à cause de Mouvements iniques et injustes basés sur un Barème syndical dont les points sont plus que discutables.
Exemple: s300 kms par jour pour une heure de cours, ou 250 kms pour 2 heures de cours réparties dans la journée, tel est le quotidien des profs de l'Académie de nantes, et pendant ce temps là la DRH , les Députés, les chefs d'Etablissement gèrent en dépit du bon sens le machin , le mammouth.
On voit les conséquences chez les Psys, les Assistantes sociales et les Médecins du travail.
Qu'importe !
Merci au Cabinet Technologia et au Parisien de mettre ce sujet à la Une....ce Lundi 8 février 2010 
 http://www.technologia.fr/manifeste-pour-l-amelioration-des-conditions-de-transport

http://www.leparisien.fr/transports/la-galere-des-transports-mine-la-sante-de-millions-de-salaries-08-02-2010-807721.php
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:47
Le volontariat international en entreprise (VIE) offre la possibilité à des jeunes âgés de 18 à 28 ans de remplir une mission à l'étranger d'ordre commercial, technique ou scientifique au sein d'une entreprise française pendant 6 à 24 mois. Ce dispositif est géré par UbiFrance, l'agence française pour le développement international des entreprises.

Convention entre l'entreprise et UbiFrance

Pour pouvoir être considéré comme volontaire à l'étranger, le jeune doit effectuer un séjour d'au moins 200 jours sur l'année dans un pays étranger.
Une convention est conclue entre l'entreprise et UbiFrance. Elle détermine les conditions d'accomplissement du volontariat :
- nature des activités confiées au volontaire civil ;
- conditions de prise en charge des dépenses liées à l'accomplissement du volontariat, notamment les indemnités mensuelles et les prestations ainsi que le régime de protection sociale ;
- formation du volontaire et les règles d'encadrement ;
- modalités d'affectation et de contrôle des conditions de vie et de travail du volontaire ;
Les entreprises ont par ailleurs l'obligation de souscrire une assurance au titre de la responsablité civile du volontaire.
Rappelons que le volontaire civil reste placé sous l'autorité de l'Etat ; il n'entre donc pas dans les effectifs de l'entreprise.

Indemnisation des VIE

Si le jeune n'est pas rémunéré, il peut en revanche prétendre à une indemnité mensuelle comprenant une partie fixe et une partie variable. Cette indemnité est exonérée de l'impôt sur le revenu et elle est exclue de l'assiette de la CSG et de la CRDS.
La partie fixe est égale à 50% de la rémunération brute afférente à l'indice brut 244 de la fonction publique, soit 672,66 € depuis le 1er octobre 2009. Ce montant unique est le même, quel que soit le pays d'affectation, et il varie à chaque hausse de la valeur du point fonction publique.

La partie variable, appelée indemnité supplémentaire, est fixée à un taux uniforme par pays, région ou zone géographique.
Elle évolue chaque trimestre selon le mécanisme change-prix, destiné à maintenir, sur la durée, le pouvoir d'achat des volontaires civils. L'arrêté du 16 décembre fixe les montants de l'indemnité supplémentaire applicables depuis le 1er janvier 2010.
Cette indemnité vise à couvrir les prestations nécessaires à la subsistance du jeune volontaire, à son équipement et à son logement.

Régime de protection sociale

Le volontaire civil bénéficie des prestations en nature de l'assurance-maladie, maternité et invalidité du régime général. Il est également couvert par la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ces dispositions sont étendues à ses ayant-droits. 
L'entreprise verse à ce titre une cotisation forfaitaire, équivalente à 11% du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 317,35 € depuis le 1er janvier 2010. Le site des Urssaf donne des informations complémentaires sur le versement de ces cotisations.
Par ailleurs, il bénéficie d'une couverture complémentaire en cas d'hospitalisation ou pour couvrir le risque d'évacuation sanitaire et de rapatriement.

Rupture anticipée de la convention

L'autorité administrative compétente peut mettre fin au volontariat civil en cours d'accomplissement dans plusieurs cas : 
- force majeure ;
- faute grave ;
- dans l'intérêt du service ou de l'activité agréée ;
- si l'entreprise ne respecte pas les clauses de la convention ;
- à la demande conjointe du volontaire civil et de l'entreprise ;
- à la demande du volontaire civil s'il souhaite occuper une activité professionnelle. Dans ce cas il doit respecter un préavis d'au moins un mois.
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:37
par Lionel Thompson et Pascal Dervieux
le dimanche de 9h10 à 10hsur France Inter
titre
visuel

dimanche 7 février 2010

Pas d’âge pour le partage

photo

Les plus de 60 ans sont environ 13 millions aujourd’hui en France. Dans 30 ans, ils devraient représenter environ un tiers de la population française, selon les démographes. A l’heure de la retraite, ces femmes et ces hommes encore en parfaite santé se retrouvent de plus en plus souvent seuls. Par choix, parce qu’ils ont divorcé ou qu’ils sont veufs, parce que leurs enfants habitent loin. Cette solitude, beaucoup la redoutent et ne veulent pas s’y enfermer. Beaucoup sont aussi confrontés au coût de plus en plus exorbitant du logement. Pour ces « jeunes » retraités, la maison de retraite, un peu trop synonyme de fin de vie, n’est pas une solution adaptée.

Ils sont donc de plus en plus nombreux à envisager une formule qu’on pensait jusque là plutôt réservée aux étudiants : la colocation. Le phénomène est déjà très développé et très structuré dans des pays du Nord de l’Europe, comme l’Allemagne. En France, il est encore très embryonnaire mais il est sans doute appelé à grandir si on en juge par le succès que rencontrent les associations qui se sont créées depuis quelques années pour favoriser la colocation des séniors.

Marie-Christine Le Dû et Laurent Macchietti ont rencontré certains de ces retraités qui vivent ou désirent vivre en colocation. Ils ont aussi croisé des personnes encore actives mais qui, approchant de la retraite, s’informent et s’interrogent sur les possibilités d’adopter ce mode de vie ou bien l’envisagent simplement pour leurs parents.


livres

photoLivre

Marthe Marandola et Geneviève Lefebvre

Cohabiter pour vivre mieux

Un ouvrage sur le cohabitat ou cohousing, qui permet d'habiter chacun chez soi mais de gérer ensemble des espaces communs (jardins, salles de jeux, chambres d'amis...). Que l'on soit jeune parent, célibataire ou retraité, ce mode de vie offre une solution pour échapper à la surcharge de travail, à l'endettement ou à l'isolement. Ce guide explique le concept et donne des conseils pratiques.

éditeur : Lattès
parution : 14 octobre 2009

photoLivre

Frédéric de Bourguet et Vincent Guilloux

La colocation : mode d'emploi pratique et juridique

Guide pratique et juridique destiné aux colocataires, aux sous-locataires et aux propriétaires : étapes à suivre pour trouver une colocation et des colocataires, cadre administratif et juridique, organisation pratique et financière au quotidien...

éditeur : Vuibert
parution : 30 janvier 2006

liens

Cocon3S


Senioractu


Un article du Monde : La colocation séduit de plus en plus les seniors


La Maison des Babayagas : L'art de vieillir une utopie réaliste


Lo Paratge : une coopérative d’habitants HQE autogérée pour personnes âgées à St Julien de Lampon


Rien Sans Elles : Une association à Brest


Annonces pour les colocations entre seniors et la cohabitation intergénérationnelle.


Site de colocation ou de copropriété dedié au plus de 50 ans


Habitat et humanisme : Une approche intergénérationelle du logement

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:24

Week-end à Saint-Guilhem-le-Désert

LE MONDE | 08.06.05 | 12h47  •  Mis à jour le 13.06.05 | 13h26
Vue générale du village de Saint-Guilhem-le-Désert, situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. | AFP/DOMINIQUE FAGET Vue générale du village de Saint-Guilhem-le-Désert, situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

AFP/DOMINIQUE FAGET

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Si charlemagne a inventé l'école, il a, sans le savoir, promu le tourisme à Saint-Guilhem-le-Désert. En offrant, en l'an 804, un morceau présenté comme venant de la Croix du Christ à Guillaume d'Orange, l'empereur carolingien ignorait sans doute que le soldat deviendrait moine et que l'abbaye de Gellone, qui abrite aujourd'hui la précieuse relique et les restes de Saint-Guilhem, serait un jour de 1998 classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Blottie dans un repli rocheux à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Montpellier, en bordure des gorges de l'Hérault, cette cité romane ancrée sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle rayonne depuis 1 200 ans d'une belle et délicate identité médiévale.

Celle du décor architectural, qui inspire sagesse et sérénité au promeneur ; celle de l'artisanat local, avec un étonnant Musée d'antan consacré à la fabrication des santons et, 1 200e anniversaire oblige, la création d'un couteau commémoratif doté d'un manche en buis et de sa cardabelle ; celle enfin de la culture avec un festival de musique ancienne qui, tout l'été, résonne au son de la viole de gambe et de l'orgue réalisée en 1789 par le facteur Cavaillé Coll.

Dans ce pays fait de parois rocheuses, de pitons dolomitiques et de végétation aromatique grillée par le soleil, les maisons séculaires abritent à peine 300 habitants à l'année. Une tribu bousculée, les beaux jours venus, par plus de 700 000 visiteurs qui arpentent les artères pavées et autres venelles tortueuses à la recherche des vestiges du passé. Comme l'église Saint-Laurent, transformée en office du tourisme, comme les bâtisses imbriquées de la longiligne rue du Four, comme les maisons Lorimi et Sandonato, magnifiquement flanquées de leurs arcs empierrés et de leurs fenêtres géminées à colonnettes centrales. Edifiées rue de la Chapelle-des-Pénitents, elles constituent un témoignage intact de l'architecture romane de Saint-Guilhem-le-Désert.

Place de la Liberté, à l'ombre des immenses platanes, le doux clapotis de la fontaine conduit le regard jusqu'à la façade occidentale de l'abbaye, dont l'imposant clocher-porche dissimule une nef épurée longue de 23 mètres.

Sauf à se rendre au Musée des cloîtres de New York pour y découvrir les colonnes et des sculptures extirpées de la galerie de Gellone, on ne peut contempler de l'ancienne abbaye qu'une très belle église du XIe siècle cernée par de puissantes fortifications, l'ensemble étant surplombé par les ruines d'un château du XIIe, d'où l'on découvre un panorama à couper le souffle.

Les initiés ne rateront pas le dépôt lapidaire, qui recèle encore le sarcophage dit d'Albane et Bertane, les deux soeurs de Guilhem. L'occasion aussi de déchiffrer le Christ en majesté, petite plaque de calcaire en forme de losange du XIIe siècle, d'une grande finesse dans le traitement des plis des vêtements et des motifs géométriques.

Au-delà, la rue du Bout-du-Monde invite le marcheur à prendre la direction du cirque de l'Infernet, à moins qu'il ne préfère redescendre vers les rives rafraîchissantes de l'Hérault, le temps d'une baignade ou d'une balade en canoë sous le pont du Diable.

Enregistré lui aussi par l'Unesco, cet édifice, situé à un jet de pierre de Saint-Guilhem-le-Désert, renferme bien des légendes. Afin que ce pont, oeuvre de l'abbaye de Gellone et de sa voisine d'Aniane, soit bâti dans les délais, Saint-Guilhem n'a-t-il pas conclu un pacte avec Lucifer, pacte par lequel le diable laissait le chantier se dérouler moyennant la première âme qui l'emprunterait ? Malheureusement pour lui, ce fut un petit chien qui, le premier, passa sur l'arche. De dépit, le diable se jeta au fond d'un gouffre noir et promis de terribles crues pour les siècles à venir.

Philippe Palat « Midi Libre » pour Le Monde
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 14:50
S'il est vrai qu'au Jardin sacré des Ecritures,
Le Fils de l'Homme ait dit ce qu'on voit rapporté ;
Muet, aveugle et sourd au cri des créatures,
Si le Ciel nous laissa comme un monde avorté,
Le juste opposera le dédain à l'absence
Et ne répondra plus que par un froid silence
Au silence éternel de la Divinité.
Alfred de Vigny
Le Mont des Oliviers
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 19:59
Quelle complaisance dans ce documentaire sur "la belle humanitaire" qui rime avec Diamantaire: tout y sonne faux: depuis le départ du Mozambique dans un milieu plus que favorisé, jusqu'aux visites dans ses demeures au Portugal.La-belle-humanitaire1.jpgLe personnage de Tascha de Vasconcelos est des plus prétentieux et la journaliste se complait à lui dérouler le tapis rouge alors que tout sourit à ce mannequin snob et sous le feu des projecteurs dans sa villa de Monaco...
Quelle indécence face à la vraie misère de son pays d'origine dont elle n'a cure et qu'elle a vite oublié.
Vraiment Stéphanie Gillon aveuglée a oublié la retenue, la distance et la modération dans cet hymne à une privilégiée qui agace plus qu'elle n'apitoie sur son sort.
Assez de misérabilisme de façade et place aux réalités de terrain: au Mozambique, à Haiti ou ailleurs. Pour ce documentaire 1/20 ou zéro pointé et honte à France 5.
http://wiki.france5.fr/index.php/LA_BELLE_HUMANITAIRE
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 21:06
Laurence Gasparotto (oenologue) et Jean Marie Périer (Photographe des stars) ont publié chez Grasset  un ouvrage original hommage aux vignerons dans un tour de France des terroirs du Gers au Bordelais, de la Loire à l'Alsace et même au Languedoc.Laure-Gasparotto.jpgPartons donc à la rencontre de ces 38 entrepreneurs et poètes donc "cinglés"  tout comme les chanteurs, acteurs et danseurs qu'a imortalisés JM Périer.
Que se passe-t-il quand le photographe culte des années 60 et 70, Jean-Marie Périer, rencontre l'une des rares plumes féminines de l'oenologie, Laure Gasparotto ? Un panthéon bachique, un tour de France, une histoire d'amitiés, une géographie sensible et lumineuse. Derrière les vins qu'on aime boire, qu'ils viennent de Bourgogne, du Bordelais, du Languedoc, de la Loire, d'Alsace, du Jura, de Corse, derrière les mystères olfactifs, il y a avant tout des vignerons : quarante hommes ou femmes, avec leurs goûts, leurs plaisirs, leurs secrets, leurs familles, choisis ici en toute subjectivité. Selon le préfacier Gérard Oberlé, qui s'y connaît, les vignerons «sont les sages sorciers qui savent qu'aucun ordinateur ne pourra jamais remplacer les sens subtils d'un maître de chai, ses intelligences avec la sève, le moût, les vents, les lunes.» Cette balade à deux sur les routes du vin se lit comme la carte du terroir français, mais aussi comme un guide personnel. Une introduction au plaisir de boire.
Jacques Puffeney : un Chardonnay 2006 du pape d’Arbois, Grands vins du JuraJacques-Puffeney.jpg
Didier Dagueneau un Silex rare du cultissime Dagueneau père (décédé en ULM). Pouilly fumé Millésime 2008 de Benjamin Dagueneau (le fils).
Agathe Bursin en Sylvaner Eminence (2008)Alsace  
Domaine Chardon Costières de Nîmes
Lucien et Gilles Crochet  Sancerre
Etienne et Alix de Montille à Volnay en Bourgogne
Domaine du Bagnol à Cassis 13
Alex Heinrich en Alsace
Richard Doughty à Gaillac Chateau Richard Cuvée Naturelle 2005 (Bergerac)
Véritable mosaïque d’appellations réparties sur les rives sinueuses de la Dordogne en amont du vignoble bordelais, le Bergeracois surprend par la diversité de ses vins, essentiellement élaborés à partir des cépages qui priment à Bordeaux. Soucieux d’une viticulture saine et naturelle, Richard Doughty défend les principes bio : son bergerac rouge, composé de merlot et de cabernet franc, se décline sur des notes fruitées (framboise, cerise) fraîches et savoureuses, nuancées de réglisse. Vinifiée intégralement sans soufre, la cuvée « Osée » offre un vin nerveux, expressif et harmonieux, doté d’une grande liberté de style.
La grange à quatre sous à Béziers
Stéphane Derenoncourt en Bordelais
Domaine d'Arton  Cuvée Victoire à Lectoure dans le Gers.
"Petit menseng"
CLAIRE GAZEAU MONTRASI Chateau des Rontets 71960 Fuisse
T 03 85 32 90 18   Fx 03 85 35 66 80

Le Domaine d’AUPILHAC se situe à Montpeyroux à 36 Kms au nord-ouest de Montpellier. La cave, qui se trouve au cœur du village, a été créée en 1989 dans la maison familiale. Le vignoble est divisé en deux parties bien distinctes : des vignes se répartit en « terrasses » exposée au Sud-Ouest sur le lieu- dit « Aupilhac » avec comme cépages principaux du Mourvèdre et du Carignan. L’autre zone de production se situe sur le terroir « Les Cocalières », à trois cent cinquante mètres d’altitude, exposée au nord ouest. La Syrah y est dominante, complétée par le Mourvèdre et le Grenache. Les blancs (Roussanne, Marsanne, Grenache Blanc et Vermentino) sont, quant à eux, sur la partie orientée Nord.
 Les Hautes terres de Camberousse de Paul Reder. Roucaillat 2005
Singla "Héritage du temps" Rivesaltes Ambré 2002 de Laurent Besombes Domaine Singla à Rivesaltes 66  Le parfum des Mille-et-Une nuits  Singla Héritage du temps.jpgIl faut être un peu gonflé pour se lancer dans la production de vieux Rivesaltes, appellation quasi-inconnue des citadins qui ne fréquentent pas les côtes du Roussillon et fuient dans un même élan les plats en sauce, l’alcool, le sucre et les « apéro » ringards. Laurent de Besombes a l’inconscience de la jeunesse. Un atout considérable. Il se fiche des modes et nourrit pour ses collines calcaires du Roussillon une passion immodérée. Il aime rêver ses vins avant même d’avoir pressé le raisin. Aux commandes du domaine Singla qu’il a converti à la biodynamie, il s’obstine à vouloir mettre en bouteille un peu de ce terroir de garrigues avec une naïveté qui force le respect. Son Rivesaltes ambré « Héritage du Temps » est une petite merveille. Puissant et généreux, voilà un vin doux naturel qui vous enlace par la taille et vous emmène sur un tapis volant d’arômes digne des mille et une nuits. Abricot et pruneau confits, épices orientales, confiture à la rhubarbe sur un léger rancio – cette petite pointe oxydative due au long élevage en foudre (1 ans) et en barrique (4 ans) qui ajoute profondeur et complexité au vin muté – sont les effluves qui titillent vos narines. Des flaveurs qui enveloppent le palais dans une longue finale suave et orientale. Essayez-le sur un dessert au chocolat, un tiramisu ou un fromage à pâte persillée. A moins que vous ne préfériez lui associer un Hoyo des Dieux ou un Partagas D4 histoire de vous enfoncer un peu plus sur la voieSingla.jpg du pêché.
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 16:32
TAIRE LA MISE À MORT DU TRAVAIL  © FTV Pôle France 2
Questions à J.-R. Viallet
Dans l’esprit managérial, le collectif, c’est  le contre-pouvoir le plus puissant donc le plus inquiétant

L’US : Le 20 octobre dernier,Xavier Darcos, ministre du Travail a déclaré devant les députés « il y a pire que le stress au travail, il y a le stress au chômage ».Votre documentaire lui apporte un démenti cinglant.jean-robert-viallet.png
Jean-Robert Viallet : L’expression « stress au chômage » ne me semble pas très heureuse. Il y a plutôt une peur du chômage, une angoisse de l’avenir mais le stress est vraiment indissociable du travail. L’actualité nous le prouve. Il est le lot quotidien de milliers de salariés. Au départ du projet il y a une demande de Christophe Nick, le producteur, qui souhaitait poursuivre son travail documentaire sur les grandes fractures de la société contemporaine. Après la violence et l’école, le thème du travail s’imposait mais c’est un sujet difficile à aborder car les entreprises sont très fermées et contrôlées.
Notre volonté était de nous y installer, d’y rester longtemps pour y faire un travail de sociologie appliquée. Le deuxième pari de départ était cinématographique:comment filmer la banalité du travail en entreprise et en particulier dans le secteur des services ?
C’est le temps qui nous a permis de dégager des grandes lignes de forces et les mécanismes des techniques de management.
L’US : Tout autant que la souffrance au travail, votre documentaire nous montre un travail en souffrance.
J.-R. V. : C’est tout à fait le sens du titre du documentaire. Au fil des heures passées dans les entreprises, j’ai commencé à cerner les contradictions entre le discours managérial, qui est très pointu, psychologisant, manipulateur, et la réalité du terrain. J’ai alors compris que je tenais mon sujet. Il fallait décortiquer ces méthodes de gestion qui sont reproduites dans toutes les entreprises. Comme par exemple la logique de la prime par équipe.
On fait croire aux salariés à un « tous ensemble » mais derrière la prime au mérite se cache une manipulation qui fait de chaque salarié le surveillant de l’autre tout en augmentant la productivité. Ces constructions managériales, comme la théorie du client roi, sont extrêmement efficaces
et imparables. Elles minimisent le rôle du profit en mettant la satisfaction de l’individu au premier plan.
L’US : Un des objectifs de ces méthodes managériales c’est aussi d’isoler l’individu.
J.-R. V. : L’objectif est clairement de casser toutes les démarches collectives qui ont permis à travers l’histoire d’obtenir des acquis sociaux. Dans l’esprit managérial, le collectif, c’est le contre-pouvoir le plus puissant donc le plus inquiétant.
C’est collectivement qu’on peut refuser de se soumettre. Les entretiens individuels d’évaluation, les fausses promesses de travail en équipe ou de promotion n’ont qu’un seul but : isoler le salarié et produire de la solitude au sein de l’entreprise.
L’US : Ceux qui tentent de faire respecter le droit du travail comme les militants syndicaux ou les inspecteurs du travail se trouvent eux aussi particulièrement isolés.
J.-R. V. : Les salariés connaissent très mal leurs droits et vivent parfois l’arrivée d’un inspecteur du travail comme une menace 
individuelle. Cette méconnaissance s’explique aussi par le fait qu’il y a à peine un inspecteur du travail pour 10 000 salariés en France. Les salariés peuvent faire valoir leurs droits comme je le montre lors d’une séance aux prud’hommes, mais ils hésitent beaucoup à entreprendre cette démarche. Dans un contexte de chômage endémique et de crise économique, les rapports de forces sont très déséquilibrés et beaucoup de salariés préfèrent se taire plutôt que d’engager un combat.
L’US : Les syndicats sont peu présents dans votre documentaire et les quelques salariés syndiqués sont très exposés, ce sont des salariés sentinelles.
J.-R. V. : Des entreprises comme Carglass sont des structures jeunes qui pratiquent une forte mobilité interne et dont l’organisation est très éclatée. Il est
donc difficile d’y développer une action syndicale Mais plus largement, je crois que les organisations syndicales ont été très déstabilisées par les nouvelles formes d’organisation du travail.
J’ai l’impression que les syndicats sont restés performants sur les questions liées au droit des salariés, mais avec l’arrivée du toyotisme chez Fenwick, entreprise où les syndicats étaient pourtant bien implantés, ils ont été pris au piège. On leur a parlé d’ergonomie, de réorganisation des conditions de travail et on les a sollicités pour faire des propositions. Mais en réalité, produire mieux était automatique
ment associé à produire plus.C’est bien le seul et unique but. Il faut réussir à décrypter ces agendas cachés avec, en plus, des directions qui pratiquent le turn-over des managers afin de limiter au maximum le dialogue social.
Ces techniques sont parfaitement pensées

L’US : Avez-vous identifié des tentatives de reprise en main par les salariés eux-mêmes?

J.-R. V. : Il faudrait regarder les courbes du syndicalisme qui est la voie royale pour cela... La crise est tout compte fait du pain béni
.pour les directions des ressources humaines qui ont entre leurs mains un extraordinaire levier de pression comme les délocalisations. Comment peut-on espérer changer l’organisation du travail sans rééquilibrer les pouvoirs entre des salariés tenus par la peur du chômage et des actionnaires habitués au profit ? Ce qui m’inquiète aussi c’est de constater que des services publics comme l’inspection du travail sont eux aussi soumis à des évaluations individuelles. On est dans une société malade de la gestion, dans le délire du management alors que nous savons que ces méthodes d’évaluation sont en grande partie fausses car elles nient toute la dimension psychologique et créative du travail.
L’US : Quelles sont les retombées de cette série documentaire?
J.-R. V. : Les retombées du côté de la presse sont positives et France Télévisions a compris l’intérêt de ce documentaire dans le contexte actuel. Sur le forum Internet, nous avons un nombre records de connexions. J’ai l’impression que notre travail interroge, donne à penser et libère la parole. Je souhaite vraiment que les réseaux sociaux, les associations, les grandes écoles, les syndicats saisissent cette opportunité pour organiser des projections et des débats. ■
Biographie
Chef opérateur en documentaire et en fiction, Jean-Robert Viallet a travaillé, entre autres, aux côtés de Tony Gatlif et de Lars Von Trier sur Dancer in the dark. En 2005 et 2006, il a réalisé avec Mathieu Verboud "Les Enfants perdus de Tranquility Bay" et "Une femme à abattre", qui ont été primés.
Il est le réalisateur de la série documentaire "La Mise à mort du travail" qui sort en DVD le 18 novembre.
Portrait réalisé par Carole Condat
  (Supplément aun°685 US Magazine du 16 Octobre 2009)
______________________________________________________________________________________________________________
NDLR : Pas un mot bien sur sur le stress enseignant au Collège et au Lycée, on ne parle que du stress des élèves ou des apprenants.
 Que VIALLET vienne avec ses équipes faire un tour du côté de certains collèges de la banlieue nantaise ou de Montpellier par exemple et on verra si l'US osera publier un reportage "vrai" sur "l'entre les murs" et les techniques managériales des "petits chefs" qui ne se comportent pas différemment que ceux de l'entreprise privée.
"Seniors au placard" qu'on attend avec impatience de mettre dehors pour ne pas les remplacer. Main d'oeuvre inutile, béton fonctionnaire inamovible peu flexible et peu rentable dans une dynamique de projet qui servira à l'autopromotion des mêmes "petits chefs".

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 14:50
  Catherine AUDARD Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure (Ulm-Sèvres), agrégée de philosophie, enseigne la philosophie politique et morale à la London School of Economics (Department of Philosophy) où elle est Visiting Fellow et Chair of The Forum for European Philosophy.Catherine-Audard-2009.JPG 
Son avant dernier livre est  John Rawls,  Londres, Acumen Press, 2006. Elle a publié une Anthologie historique et critique de l'utilitarisme, 3 vol., Paris, PUF, 1999 et, en collaboration, John Rawls,  Paris, PUF, 2004 ;  Le Respect, Collection "Morales", Paris, Autrement, 1993 ;
Individu et justice sociale, Paris, Le Seuil, 1988. Elle est l’auteur des traductions en français des ouvrages de J.Rawls, Théorie de la justice (Le Seuil,1987), Justice et démocratie (Le Seuil, 1993), Le libéralisme politique (PUF, 1995),  et de  JS Mill, L’utilitarisme  (PUF, 1999).
Elle présente aujourd'hui au Musée Fabre avec la Librairie Sauramps à Montpellier,son dernier livre "Qu'est-ce que le libéralisme ? Ethique, politique, société (éditions Gallimard). 
Rappels:
"La vie des idées" a publié un long article de Catherine Audard intitulé : Qu'est-ce que le nouveau libéralisme?
Lire la conférence d' Eric Bories sur Qu'est-ce que le libéralisme ? sur le site de l'Académie de Toulouse. Version Word (Documents)
Un utilitarisme libéral est-il un oxymore ? par Catherine Audard
Friedrich  Hayek,  dans  une  célèbre  conférence  de  1970,  « Les  erreurs  du
constructivisme
», déclare que  l’utilitarisme est un ennemi des  libertés, dans  la même catégorie que  le  socialisme  ou  les  idéologies  totalitaires.  Toutes  ces  doctrines  sont,  selon  lui, « constructivistes ». Au lieu de reconnaître et de respecter l’ordre « spontané » que l’on peut observer  dans  les  phénomènes  politiques,  sociaux,  économiques  et  éthiques,  les  utilitaristes cherchent  à  imposer  un  ordre  artificiellement  construit,  fondé  sur  des  jugements  de  valeur
arbitraires, considérés à tort comme des « faits ». Ils ignorent l’existence de « règles de bonne conduite » que l’humanité a patiemment accumulées au cours des siècles afin de résoudre les conflits  et  de  réduire  les  souffrances.  Ce  qui  est  encore  plus  inquiétant  est  le  fait  qu’ils ignorent la distinction centrale entre, d’une part, les lois et la législation résultant de décisions et de volontés politiques particulières, et, d’autre part, les principes généraux de l’État de droit
(rule of law) qui s’expriment dans les Déclarations des droits, les Constitutions et les normes supra-juridiques.  Une  telle  accusation  est  extrêmement  sérieuse  car  les  interventions constructivistes prétendent toutes être légitimes et pouvoir justifier les limitations des libertés individuelles au nom d’un « bien supérieur », quel qu’il soit. 
L’argument d’Hayek peut sembler d’autant plus convaincant qu’il existe une division à  l’intérieur  de  la  pensée  libérale  entre  deux  courants,  le  « libéralisme  de  la  liberté »  et  le « libéralisme du bonheur » (Rawls, Lectures on the History of Moral Philosophy, 2000 : 330), le second étant plus menaçant pour  les  libertés. Cependant, comme nous verrons dans  le cas de  l’utilitarisme  indirect de Mill  et dans  la  conception de  l’éthique défendue par Sidgwick, étant  donné  que  nos  concepts  moraux,  bonheur,  bien-être,  bienveillance,  etc.,  ne  peuvent simplement  se  conformer  à  des  critères  donnés  d’avance, mais  « sont  dérivés  de  la  raison réfléchissant de manière imparfaite sur l’histoire » (James Kloppenberg, 1986), alors le juste et  le  bon,  comme  le  vrai,  doivent  être  détachés  de  toute  certitude  et  ainsi  historicisés.  En conséquence,  des  utilitaristes  comme  Mill  ou  Sidgwick  recherchent  certes  le  plus  grand bonheur pour tous, mais sans aucune garantie et en acceptant la contingence et l’échec comme le  pluralisme  d’une  manière  tout  à  fait  fidèle  à  ce  qui  fait  l’essence  du  libéralisme.
L’expression « un utilitarisme libéral » n’est peut-être pas un oxymore.

 
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 00:38
Tzvetan TODOROV né en 1939 en Bulgarie entré au CNRS en 1960 à 27 ans comme Barthes et genette. Prix Prince des Asturies pour l'ensemble de son oeuvre sur la pensée humaniste européenne (Rappelons "La conquête de l'Amérique", "la peur des barbares").tzvetan-todorov.jpg
Tzvetan TODOROV était en visite à Montpellier ce Mercredi pour présenter son dernier livre: "La signature humaine" (Essais parus entre 1988 et 2008)
Rappel du plan de l'ouvrage par Régis Penalva, brillant connaisseur et liseur de Todorov et très sûr de lui au point d'impressionner l'invité pour un exercice de style très maîtrisé.
L'auteur se livre alors à une lecture commentée de la table des matières de son livre
I - Présentation de nos contemporains à travers quelques portraits choisis de personnalités qu'il a cotoyées.
- Germaine Tillon décédée en 2008, ethnologue, historienne, combattante et militante sur de nombreux fronts, résistante, emprisonnée à fresnes et à Auschwitz. Engagée auprès du FLN contre la torture et les attentats, défénseure de bien des individus ordinaires et anonymes qui lui doivent tant.sa vie fut une alternance d'études et de combats.
- Raymond Aron (l'élégant mandarin et témoin privilégié d'une époque)
- Edouard Saïd  (exilé Palestinien et citoyen américain à la rencontre des cultures)
II - Histoire des mondes totalitaires que sont le nazisme et le communisme même s'ils ne doivent pas être placés sur le même plan.    
III - Les lectures traditionnelles d'auteurs tels que la Rochefoucault, Stendhal, Benjamin Constant,Goethe ou  Samuel Beckett.
Une grande unité dans ce livre peut être relevée dans ce questionnement cohérent sur la condition humaine ( Malraux) devenu sous la plume de Todorov "la signature humaine" (titre soufflé par une amie de l'auteur)  dans le sens d'une empreinte de toute chose sur l'Humanité. Il ya des signatures politiques, sociétales, littéraires ou morales.signature humaine
 Ces questionnements que Cioran appelait "exercices d'admiration" contituent ainsi un portrait de l'univers intérieur de Todorov.
 Ces portraits sont débarrassés de grilles de lectures idéologiques toutes faites. Ce sont des vies exemplaires qui sont révélatrices d'une fragilité car empreintes d'échecs avec des parcours ambigüs et complexes. Ce ne sont pas des héros lisses,triomphants qu'il nous propose.
Ainsi Edouard Saïd mort de leucémie à 68 ans a publié un "essai sur les causes perdues";
Romain Rolland parlait du "pessimisme de l'intelligence et de l'optimisme de la volonté".
Todorov refuse l'enfermement dans des schémas d'ennemis ou de héros et les catégories stéréotypées.Il mêle dans ses signatures vie et réflexions de ces auteurs.
Il y a parfois des contradictions entre le "dire" et le "faire" chez un Jakobson généreux et chaleureux animateur dans la vie ordinaire mais un théoricien froid du structuralisme formel.
le Russe
Bakhtine  lui etait un théoricien du dialogue mais dans la vraie vie, un parfait autiste et un misanthrope redoutable refusant même de répondre au téléphone.
En revanche la vie et l'oeuvre sont étroitement mêlés dans le destin d'une Germaine Tillon ou chez un Raymond Aron, mandarin du Collège de France qui était un être tourmenté et fragile. rappelons qu'il se destinait à être critique littéraire de Proust mais la guerre l'a détourné de son projet initial.
Edouard Saïd est un Tiermondiste attaché à l'Egypte, à la Palestine et en même temps un new yorkais cosmopolite  dans une ville où tout le monde est étranger et où il avait fait ses études comme Lycéen puis où il est devenu Professeur.
Il représente parfaitement "l'homme dépaysé" (titre d'un précédent ouvrage de Todorov) tout comme Tzvetan Todorov qui a peu de contact avec sa Bulgarie natale .
La condition d'exilé a parfaitement été étudiée pat Edouard Saïd .Tout intellectuel est un exilé car il doit se détacher du réel qui l'entoure et porter un regard distancié. Lévi Strauss parlait de "regard éloigné".Il faut apprendre à porter un regard plus frais, plus distancié sur le monde qui nous entoure.
Dans "Hors Lieux" (E.Saïd nous montre cette prise de distance progressive avec le monde de l'enfance (la Palestine) et le monde d'accueil (les USA)
Régis Penalva: Le totalitarisme met en échec l'humanité. Comment lui résister ?
Par les armes sous l'Occupation (G.Tillon)
En 1949, face au PCF dominant en Europe, David Rousset s'est engagé contre les camps de concentration qui demeurent dans le monde (URSS,Chine,Yougoslavie,Grèce,Espagne,maroc,Algérie...)
David Rousset a créé face à l'enfermement les prémices d'Amnesty International avant l'heure.
"l'Opium des intellectuels" selon Aron c'était les goulags soviétiques.
Toorov cite le cas des Juifs du Danemark et de Bulgarie qui ont échappé à la déportation grâce à un faisceau de solidarités du Bien et du courage qui vont du Parti Communiste Bulgare jusqu'au Roi Siméon de Bulgarie.mais entre les deux, il y avait des personnalités publiques qui se sont opposées de toutes leurs forces:l'Eglise Orthodoxe (le Métropolite de Sofia) Le Roi a donc été amené à protéger 20 000 juifs en bout de chaîne et apporter ainsi une solution heureuse.
Todorov nous signale ensuite la relation singulière entre les chefs totalitaires et les artistes d'Avant Garde. Curieuse complicité entre des artistes dictateurs créateurs de "l'Homme nouveau" ainsi Mussolini se proclamait "sculpteur de l'homme italien nouveau"
Il attribuait l'échec de son projet sculptural à la glaise alors que Michel Ange lui travaillait dans le marbre !
Staline aussi déclarait "les écrivains sont des ingénieurs des âmes humaines" On sait à quoi a abouti cette utopie meurtrière.
Régis Penalva :Les usages de la mémoire sont aujourd'hui très divers.
Un précédent ouvrage de Todorov chez Arlea s'intitulait "Devoir de Mémoire"
La mémoire n'ets ni bonne ni mauvaise. les pires crimes ont été commis en référence à la mémoire.
Exemple: Pour Hitler, il s'agissaitde laver l'affront du Traité de Versailles et ainsi que restaurer l'honneur du peuple allemand et engager la revanche de 1914/18.
les abus de la mémoire varient selon les circonstances, d'ailleurs "devoir de mémoire" est une mauvaise formule. Deux exemples symptomatiques et contradictoires: la Commission "Vérité et Réconciliation" en Afrique du Sud et le procès des Khmers rouges au Cambodge.
Il est dangereux d'ériger un mur entre le Mal et nous mêmes.Quand il s'agit de crimes contre l'humanité, ne jamais oublier la complexité et la noirceur de l'Humanité. "L'inhumanité fait partie de l'humain" disait Romain Gary.
Les tortionnaires s'identifient à leur victime et savent où ça fait mal.
"Délivre nous du mal"dit l'Evangile selon St Mathieu. Tout cela reste un voeu pieu car nous ne seront jamais délivrés du mal, nous ne pouvons le mettre sous chape.
Régis Penalva: En matièrede littérature, vous avez été très influencés par un La Rochefoucault, Stendhal ou un Beckett. Que représentent-ils pour vous ?
La critique est dialogique . elle est aujourd'hui en péril car si elle constitue un art d'agrément elle est surtout "la première sciences humaine" dans le sens où la sagesse humaine s'exprime d'abord par les mythes (Oedipe, Antigone, l'Illiade, ou même chez des auteurs plus modernes  Flaubert ou un Balzac.)
Il vaut mieux lire un roman puissant de Vassili Grossman "vie et destin" pour connaître en profondeur la vie en URSS plutôt que des études historiques.
Même un Beckett nous fait pénétrer dans la littérature du désespoir offre finalement une leçon qui est un message d'espoir dans l'écriture même grâce à son humour et à des constructions attentives à un monde absurde.
Il y a comme une tension entre la théorie du désespoir d'un Godot et la manière de construire le texte autour du comique.
La littérature est avant tout une construction de sens bien avant d'être un simple art d'agrément futile;  
Questions de la salle:
Je ne ctrois pas au Diable. le Mal est le seul moyen d'atteindre un objectif qui leur paraît indispensable. dans vérité et réconciliation , l'ANC était perçu comme une nécessité. Dans nos représentations, essayer de voir que le mal est en nous mêmes, selon les circonstances historique sparticulières.
Poser la question de comment on devient un délateur. Comment se produit un enchaînement de dérives et de faiblesses. Il ne faut pas s'empresser de se distancer face à la tentation d'aveuglement (Rwanda)
L'Education passe par les journaux, la télévision, les disours politqiues, les livres.
Quelle empreinte laisser à l'Humanité ?
La "signature humaine"  est une chose qui s'impose malgré nous et hors de nos intentions.
L'instrumentalisation des devoirs de mémoure actuels:
- Quel ets le symbole de la cérémonie du 11 novembre à Ayglières par sarkozy.
- Qu'évoque historiquement la lettre de Guy Moquet fusillé à 18 ans à part la charge émotionnelle.
- Que représente la lettre d 'un enfant juif chez un enfant de 11 ans aujourd'hui. 
Les usages de la mémoire sont à encadrer dans un enseignement de l'Histoire. le Ministère de l'Education Nationale a pour mission première de préparer une vision jusqu'à 16 ans de l'Identité Nationale. C'ets le rôle du Collège qui est le seul à pouvoir  amener à la réflexion et pas seulement à l'émotion.
Questions de la salle:

Signature/humaine c'est un pléonasme
Comment poyuvez vous affirmer que "la fin justifie les moyens" = c'est l'objectif de tout acte
Vous semblez mettre sur un même plan nazisme et communisme comme 2 totalitarismes. 
Un spectateur lance une question sur les Fleurs du mal de Baudelaire puis sur Sade et le mal esthétisé, sur la beauté du Mal et sur le Mal positif . Il ya longtemps que Régis Penalva n'écoute plus et a quitté son rôle de modérateur et d'animateur du débat pour envoyer des textos dans des apartés à sa dulcinée du premier rang au mépris du public présent salle Rabelais. Son attitude dans la fin de ce débat   
est proprement scandaleuse pour le spectateur et pour l'invité de ce soir qui peine à répondre à ces monologues du public livré à lui même. Manifestement ces hyperbolisations esthétisantes en mode au XVIIIè  et le sado masochisme comme moyen d'accéder à l'autre par le mal au Japon ennuie Régis Penalva et déconcerte Tzvetan Todorov, la séance est levée.
 
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