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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 00:02
Voici la transcription de l'intervention d'Alain Finkielkraut dans Ce soir ou jamais de Taddéi du 20 novembre sur France 3 et qui revient sur l'Affaire Raoult-Ndiaye
"Eric Raoult a commis une bévue, une maladresse ridicule, il a fait comme si les déclarartions litigieuses de Marie n'Diaye avaient été proférées après la réception du Goncourt alors que c'était avant et ensuite il a parlé d'un devoir de réserve qui ne peut absolument pas y avoir pour un écrivain mais cette maladresse inexcusable est un témoignage d'impuissance et non une marque de pouvoir. Le pouvoir idéologique est du côté de ceux qui se sont mobilisés contre lui,et  qui a pris prétexte de cela pour dire : "les écrivains sont menacés"; menacés par quoi ? Il n'y a pas de devoir de réserve, il y a cependant un devoir de justesse. Quand on est écrivain on ne doit ni dire ni faire n'importe quoi. C'est faire n'importe quoi que de fuir la France de Sarkozy dans l'Allemagne de Merkel. C'est ce qu'a fait Marie N'Diaye qui est allée s'établir à Berlin et c'est dire n'importe quoi non pas de crtiquer le gouvernement de Nicolas Sarkozy, bien sûr mais de dire que cette France est "monstrueuse", parce que si cette France est "monstrueuse", et nous célébrons les 20 ans de la Chute du Mur de Berlin alors qu'était l'Allemagne de la Stasi,qu'était la Russie Stalinienne et même post stalinienne ,qu'est-ce que la Chine aujourd'hui, qu'est-ce que l'Iran d'Armani Nedjad ?
Il ne peut pas utiliser ce langage et dire que "la France est monstrueuse" parce qu'il se produit des expulsions  sans doute criticables et qui rappellent les rafles des années noires, alors c'est transformer subrepticement, implicitement tous les pays non occidentaux en une espèce de gigantesque Auschwitz, ce n'est pas  tout à fait cohérent de la part de ceux qui se réclament de la décolonisation et de ses succès, voilà pourquoi je ne prendrai certainement pas le parti d'Eric Raoult et je suis très mal à l'aise devant cette représentation là du métier d'intellectuel et d'écrivain parce que vraiment je ne m'y reconnais pas".
Je ne retire aucune ligne de son intervention mais relève l'attitude des autres invités scientifiques sur le plateau venus parler de la Gripe A et qui semblent profondément s'ennuyer...le professeur au Collège de France levant même les yeux au ciel.Mais ce ne sont peut-être pas des intellectuels ni des écrivains ! 
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 12:27
Ce matin sur Europe 1 la Seigner (pas Emmanuelle la soeur et discrète Mme Polanski) la ramène et défend son Nicolas chéri en direct pour avoir fait libérer  Polanski... Ouh la la,  mais pourquoi cette omniprésente "vache sacrée" des médias ramène une affaire privée et familiale sur le terrain de la politique ?
Sur France Inter Clovis Cornillac vient défendre sa "Sainte Victoire" et a la même voix que le Lorant Deutsh avec la même faconde sans fioritudes: le parler ordinaire d'acteurs ordinaires et à tout faire...
Ouf c'est la pub pour la Noix de Grenoble (vue en promo ce jour chez Lidl).
mais hélas le Fou du Roi s'en est allé et c'est l'insipide chronique régionale de Philippe Bertrand qui dévide ses communiqués de campagne dont on n'a vraiment rien à faire.. Qu'il aille se faire embaucher sur Radio Bleue ou une Radio France locale...
Ce soir sur le Grand Journal, Ali Baddou comme d'habitude en fait des tonnes pour passer la brosse à reluire à
Sami Nazeri (solidarité de clan sans doute...), dans le genre faux cul on ne fait pas mieux actuellement. Vous savez c'est le philosophe agrégé qui relit ses notes, qu'on dirait dictées par son ex :Mazarine.
Horreur suprême et l'intoxication totale: Une soirée entière 2 heures de rire, hommage à l'odieux Kad Merad sur TF1 et un film nullissime à l'écran:" RTT " Ce type nous gonfle avec son mauvais goût à moins qu'il n'incarne les nouvelles valeurs de la France !
Pensée du jour:
" Comment l'amour qui attache peut-il s'accommoder de la liberté qui sépare" .
Il était l'invité de la librairie Sauramps (Montpellier) hier soir pour son "Paradoxe amoureux" après avoir été éperonné par Zemmour samedi dernier chez Ruquier.
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 19:41
link  Christian BOBIN invité de la Grande Librairie sur France 5

 

Bobin le très rare. C’est l’antithèse de Frédéric Beigbeder. Christian Bobin appartient à cette espèce en voie de disparition des auteurs vivant loin des médias. Il fait le déplacement du Creusot pour lire son dernier livre « Les ruines du ciel » où il évoque l’aventure janséniste de Port royal contre le faste de Versailles. De Bobin on a aimé « Une petite robe de fête »  et son livre sur Saint François d’assise : Le très Bas. Un écrivain rare.

19h 30 après 30 minutes d’attente la salle Pétrarque bruisse de tous ses fans qui l’attendent , certains ayant déjà son livre en main , d’autres ayant l’un des 52 ouvrages précédents, certains dédicacés et pas encore ouverts. Après la présentation rapide de l’invité par Yann Granjon commence 45 mn de ravissement dans un silence complice et bluffé.

Bobin ouvre par des fragments de livres à naître ou à paraître sous forme de blocs rassemblant des anecdotes, des petites parts de vie. La première  sur « la Sainte des Fraisiers » évoque  une cafetière du Creusot à la robe fraise que Bobin voit en sainte des lieux qui offre des petits moments de convivialité et d’éternité.

Puis vient une longue évocation de sa visite au Musée Fabre de Montpellier : l’allée de platanes noueux du Cours De Gaulle, le hall gigantesque et noir, un tableau de Courbet surpris dans la toute puissance d’un notable montpelliérain sur lequel le regard se focalise sur une bague énorme et qui semble accaparer tout le tableau. Puis vient la salle Soulages  qualifié d’artiste « dense, propre, honnête, sans prétention » Bobin voit dans ses tableaux comme des grandes bêtes vivantes et archaïques. Il y voit « des laves en mouvement où  la souplesse de la lumière rebondit sur le noir aussi doux que la neige » Puis il évoque cette anecdote du gardien noir habillé en noir  qu’il aborde en lui demandant ce qu’il pense de ces œuvres, mais surprise le gardien lui déclare « on n’a pas le droit de dire  ce qu’on pense des tableaux » Ce qui fera dire à un montpelliérain : « Oui mais les Gardiens de Musée changent de section ! »

Vient ensuite un de ces éclairs incongrus de Bobin sur les cloches des tramways de Montpellier qui lui ont fait penser aux clarines des vaches, puis une évocation Allusion brève de la salle d’attente du dentiste de la rue des Martyrs au Creusot où cohabitent une boutique de bonbons judicieusement dénommée « La chique » ce qui fait dire à Bobin que le commerçant et le dentiste sont à coup sur complices ! Alors que Bobin lisait un recueil d’un autre poète rare, Jean Follain , il se livre à un évocation de « la douteuse lumière de la porte vitrée ».

Puis vient une lecture de son dernier roman sur le XVIIè où la langue française est à son sommet : Pascal, la Fontaine…où se chevauchent rencontres insolites de fantômes comme cette « indifférence du temps qui passe » dans le tic tac d’une horloge du XIXè où l’artisan horloger a signé et se trouve affublé par l’officier d’Etat Civil  de la mention « intégralement clochard » André Dhôtel est aussi un de ces écrivains rares et oublié qui a placé dans ses romans des héros marginaux mais lumineux. Bobin se console en apprenant qu’on a donné le nom de Dhôtel à une étoile…

Retour aux "Ruines du Ciel" : Cette haine viscérale et obsessionnelle de Louis XIV envers les Jansénistes ressemble étrangement à celle des régimes totalitaires qui non contents d’arrêter des opposants, de les fusiller, brûlaient leurs corps et répandaient leurs cendres sur les routes pour que les armées puissent circuler sur les chaussées gelées.

Il y a deux Port royal, celui de Versailles dans les marais insalubres et le Port royal de Paris où Mme de Sablé tenait salon jusqu’à sa mort prématurée en 1678.

Bobin glisse alors une anecdote sur le problème des passions exclusives : son problème avec Bach est qu’il est resté « dans un enfermement exclusif dans la perfection » comme dans un Conte de fées qui vous comble.

Dans l’art du coq à l’âne de cet exercice périlleux, Bobin passe alors à l’évocation d’une femme Jacqueline dans cette maison de retraite de Birmingham. « Et puis voilà ça continue… ça continue… »

Viennent alors les questions de Yann Granjon et de la salle et c’est sans doute là que Christian Bobin a fait preuve de sa réelle maîtrise des mots et des images.

Q1 : Pouvez vous nous préciser ce qui vous a intéressé dans l’austérité de Port royal ?

Pas d’austérité dans ce gris ce noir et ce blanc, mais un lieu plein de couleurs. Les cellules sont la preuve de l’amour immodéré du silence. Car la vraie racine de la religion c’est la poésie. les religieuses de Port Royal me font penser à Emily Dickinson . « Vivre sa vie singulière avec une crédulité infantile c’est s’ouvrir à la poésie vraie et authentique »

On est nourri par Pascal qui nous apporte ses clartés pour le présent.

Q2 : Comment avez-vous organisé ce va et vient entre le XVIIè et aujourd’hui… ?

le Mal venait de Versailles, lieu de tous les vices. La poésie est la résistance absolue, ce n’est pas de la décoration pour faire joli mais une lutte à mort avec la mort.

Les Religieuses ont traversé les temps et ont su résister par leur austérité mais aussi leur foi. Echapper à ce monde c’est faire le malin mais on peut faire un pas de côté par l’écriture et la poésie. Les images des poètes ou fous du ciel sont édifiantes, ressuscitantes, plus que celles des Médias qui nous bombardent de fausse images.

Q3 : Comment naissent les images dans la tête de l’écrivain ?

-Je vais prendre le cas de la mort de «  la jeune novice le jour de ses vœux sur la neige de Port Royal  ». Cette image est comme celle des « corps étendus » de Soulages. Il y a toujours une difficulté à déctire le big bang des images qui naissent en moi sur des cintres de papier comme dans un vestiaire. Il faut obéir à ce qu’on voit.

Q4 : Qu’est-ce qui gêne l’écrivain dans l’acte d’écriture ?

Dire sa vie simplement est facile : c’est la parole

L’écrire est plus complexe à cause des références et du barrage mental que l’on met face aux choses. «  La personne qui aimait le plus moi-même c’était moi-même » disait le Gitan de JM Kerliche «  l’Evangile des Gitans »

Gare au style ou aux effets de style : je pense au style funèbre, endormi, convenu comme lors des obsèques  d’une célébrité à la télévision. C’était « un festival de lunettes noires pour ne pas voir l’image de leur mort à venir ! » Le commentaire sobre du journaliste en voix off  aurait dit  du Bossuet !

Q5 : « Prisonnier au berceau » c’est le Creusot voué au paternalisme industriel

Je suis né comme un brin d’herbe sur un timbre poste qui m’a permis de voyager. Le Creusot c’est ma région mentale et écrire c’est me délivrer.

Q 6 : Pourquoi Soulages qui peut paraitre le peintre de  l’anti-lumière ?

Pas d’étiquettes ni de pancartes toutes faites. L’étonnant de cette vie peut être amenée par toutes sortes de messagers les plus improbables et inattendus.

Bobin se laisse éblouir par des toits d’ardoise du XIXè au Creusot. Dans la rue de l’Etang de la Forge ce chef d’œuvre de sinistre, il y trouve des couleurs harmonieuses entre les toits en tôle et les reflets mimosas….

Une vérité de la vie peut venir à l’improviste, surgir comme les nages de la vie avec de drôles de têtes. Après Bach, Armstrong. La Vie nous propose des compagnonnages très curieux, des juxtapositions incongrues, intrigantes mais précieuses.

Quand je repense à Soulages au Musée Fabre, je vois des peintures en souffrance dans ce Musée comme éphémères et prêtes à se libérer.

Q 7 : Quelle est cette fraternité entre les gens de parole et le peuple de l’oral ? 

Jean Marie Kerliche dans les « Jours simples » ou dans « l’Evangile du Gitan »est un auteur en souffrance, marginal, un cerveau illuminé.

Il m’aura fallu 52 livres pour me libérer et ce n’est pas encore fini…

En recevant 20 questions de la traductrice de « Prisonnier au berceau » en grec, je me suis dit que c’est pour cela que j’écris et j’ai eu le vertige en les lisant…

Jean Grosjean a très bien défini les places respectives du Lecteur et de l’auteur. Le lecteur prend le livre et fait un travail de résurrection. L’Ecriture est comment dire…. ?

Je pense à Stevie Wonder ce musicien aveugle qui exprime tellement sa joie et son enthousiasme  qu’il  donne de la lumière. L’œuvre est faite par un aveugle pour donner la lumière… comme dans cette anecdote que je viens de vous donner  sur ma visite au Musée Fabre. 

A un ami poète et réalisateur de France Culture qui présentait son livre sur la station généraliste d’Europe n°1 , je lui a répondu sur son étonnement de savoir que l’avais entendu sur cette antenne, « La vérité n’habite pas seulement sur France Culture, mais aussi sur Europe 1 ou RMC » .Mais je n’ai pas le sens de la répartie, et pratique l’esprit d’escalier.

Q 8 : Parlez nous de la souffrance de l’écrivain ?

Christian Bobin a recours alors à une image du rouge gorge dont la poitrine en feu doit chanter même faux et jusqu’à la fin de ses jours. L’écriture est une fête intime et joyeuse et réjouissante.  Allusion à Flaubert.

La Parole doit être droite, simple, inspirée. Qui n’a jamais lu Maitre Eckart  et les grands mystiques.

Le langage est une fête à partager par tous qui n’est pas réservé à quelques uns. Le langage guérisseur comme une main qui se pose sur votre épaule !

Je suis comme un écorché vif qui déchire ses petits bouts de secrets.

  Revoir Christian Bobin parlant de son livre "Les ruines du Ciel" dans la Grande Librairie sur France 5

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:18

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 20:46
l'Université de tous les Savoirs de Montpellier - La leçon inaugurale du 4 novembre-
 Écrivain, journaliste, lauréat du prestigieux prix de Londres (1972), Jean-Claude Guillebaud tient une chronique hebdomadaire sur la vie des médias dans le Nouvel Observateur et sur la politique française dans La Vie catholique.
Pour cette première rencontre de l'Agora, l'essayiste a présenté  le fruit de ses réflexions sur le monde tel qu'il est et tel qu'il va. Il posera certainement aussi la question de la croyance (religieuse, politique) qui peut tout aussi bien renforcer les esprits et leur permettre de grandir, de s'épanouir et s'ouvrir à l'autre ou alors dangereusement les affaiblir et les pousser jusqu'aux actes terroristes les plus extrémistes. Avis à tous : soyez sur le qui-vive car Jean-Claude Guillebaud, lui qui est aussi le parrain de "reporters d'espoirs", partage ici ses réflexions avec bienveillance, sagesse et toute la passion qui l'anime.
Voici les notes que j'ai prises lors de cette soirée

Introduction :

Aujourd’hui les discours sont réductionnistes du fait du corporatisme universitaire qui vous assigne dans une discipline et engendre des savoirs de plus en plus brisés et éclatés.

Comme disait le dicton populaire : « Chacun voit midi à sa porte »

Et donc le quidam  se retrouve face à un autre dicton populaire «  A quel saint se vouer ? »

Mark Twain avait déjà écrit en son temps : « Quand on a la tête en forme de marteau, on a tendance à voir les problèmes en forme de clou. »

Il nous faut donc aller braconner sur les territoires des Savoirs.

Dans le titre du Colloque : « Quel monde préparons-nous ? » il y a une idée volontariste face aux discours d’impuissance qui ont dominé depuis un siècle.  Souvenons-nous de Margaret Thatcher qui disait « There is no alternative » au point qu’on la désignait sous l’acronyme de T.I.N.A.

Les généticiens eux-mêmes parlent de course folle comme si on ne parvenait plus à maîtriser l’avenir.

Il en va de même on l’a vu récemment en économie où la reprise du contrôle de la situation mondiale depuis la crise du système monétaire qui s’est emballé, a eu beaucoup de mal à se mettre en place.

Jacques Ellul (Bordeaux) dans les années 50 parlait déjà en visionnaire de « processus sans sujet »

Que dire des Médias aujourd’hui embarqués dans un crétinisme médiatique à la merci des technocrates mondialistes.

« La politique c’est le goût de l’avenir » disait Max Weber.

Quels sont les traditionnelles menaces sur la démocratie : les dictatures, les totalitarismes, les intégrismes en tous genres. Mais aujourd’hui les menaces sont plus insidieuses avec un « à quoi bon » ou une mélancolie ambiante où le citoyen est consommateur l’après midi et téléspectateur le soir.

 

Quelle sont les cinq grandes mutations du monde actuel ?

 

Il faut conjurer le pire pour faire advenir le meilleur c’est ce que j’ai fait dans mes 7 livres pendant 15 ans.

La fin de l’Empire Romain après 1000 ans de cohésion et d’hégémonie du droit et du militaire a laissé place à la chrétienté féodale plus riche, plus artistique (on a enfin réhabilité ce « Moyen » Age  qu’on aurait du appeler plus justement Chrétienté médiévale).

Le philosophe allemand Karl Jaspers a parlé fort justement de « basculement axial » et Michel Serres dans « Homines-cence » va plus loin puisqu’il pose que la révolution actuelle que nous vivons est semblable à celle du néolithique qui a vu les nomades se sédentariser, les chasseurs devenir éleveurs et les cueilleurs devenir agriculteurs.

La Mutation d’aujourd’hui engendre la frayeur et en même temps la nostalgie de ce qui s’en va, la perte du vieux monde et de ses valeurs. Le Nouveau monde est plus difficile à appréhender car c’est une nébuleuse. 

Gandhi présentait cette image : « Un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, mais une forêt qui germe ne s’entend pas »  

 

 

Donc quelles ont ces cinq grandes mutations ?

La mutation économique : Il y a d’abord la mutation heureuse vantée benoitement par un Alain Minc et puis il ya la mondialisation catastrophe  ‘d’Attac ou du Monde Diplo relayé par un Daniel Mermet )

La mondialisation est à la fois destructrice et constructrice.

On assiste en effet à une déconnexion entre la démocratie et l’économie. Le marché est sorti du coral et cavalcade à travers le monde en se riant des prétentions exigeantes de la démocratie.   

Le marché est un cheval fou et nous sommes comme ces cavaliers qui tentent de le dompter pour lui passer le licol.

L’économiste Jean Paul  Fitoussi parle de « l’idéologie du monde » dans laquelle on entend des assertions démagogiques et fausses telles que :

le marché est rationnel et plus intelligent que la démocratie (Un exemple :saviez-vous que  la Bourse de Tokyo est uniquement guidée par l’horoscope chinois ! )

L’économie est une science  mathématisée qui décide à notre place.  

Le décentrement du monde est porteur de menaces :

Jusqu’à présent l’Occident a été le centre du monde et ce jusqu’au XXè sicècle. L’Europe a été très en retard jusqu’à la fin du XVIè siècle par rapport aux autres civilisations arabes, chinoises ou indiennes. Nous avions presque 8 siècles de retard sur les découvertes de l’Orient et du Monde arabe. Prenons des exemples : les Astronomes indiens avaient découvert8 siècles avant l’Europe ce que Galilée allait proclamer sur la rotation de la terre en en payant le prix. 

 Alors comment l’Europe a-t-elle rattrapé son retard ? Cela reste un mystère à élucider.

La Culture européenne  a fait une échappée par la conquête et la colonisation vers l’hégémonie militaire, économique, technologique et enfin culturelle.

Nous étions jusqu’à présent  propriétaire du « brevet de modernité » mais aujourd’hui tout cela est terminé avec la perte de l’hégémonie militaire et économique et technologique. (les fusées, le nucléaire, l’aérospatiale indienne ou chinoise nous ont rattrapés) Reste le cas de l’hégémonie culturelle ?

L’Ere Meiji au Japon dans le XIXè siècle a été fortement influencée par l’Europe.

Nous allons vers une modernité métissée faite de culturalisme, d’échanges et de rencontres partagées. 

En 2008, nous avons célébré le 60è anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme  de 1948 à l’Unesco. Hommage à René Cassin et Eleanor Roosevelt. Mais tout le monde a oublié les articles 25 et 26 d’une brûlante actualité au point de les attribuer à Besancenot ou à l’aile gauche du PS. !

Les étrangers ont raison de nous renvoyer cette Déclaration que nous avons-nous même pervertie à notre seul profit.

Quand Bush déclarait que nous étions dépositaires du Bien alors qu’autour de nous  sont les Barbares et donc qu’il faut s’armer… (Discours sur l’Etat de l’Union de 2002) Il lance l’Axe du mal et la Croisade contre l’Afghanistan et l’Irak.

Nous sommes rentrés dans une nouvelles séquence de décentration du monde qui sera basée selon l’expression d’Edouard Glissant sur la  « Créolisation du monde »

 

  3) L’apparition d’un Sixième continent virtuel :

Le Web la Toile, toute cette galaxie de l’Internet n’est pas encore conceptualisée. Quand tu es sur internet, où es-tu ? (espace)  Quand tu es sur Internet ,Quelle heure est-il ? (temps) ce continent est impensé à ce jour.

Jusqu’à présent les échanges étaient régis selon 3 règles : la vente en échange d’argent ; le troc en échange d’autre chose (objet ou service) ; le Don en échange de ma reconnaissance.

Aujourd’hui l’échange de films, de chansons, de texte sur Internet est un phénomène nouveau et hors des concepts et des règles habituels.

Pas de Droit sur « nulle part » sur un jungle sans règles.

La Presse écrite d’information va disparaître dans ce maelstrom.

3000 volumes numérisés par mois par Google. Que dire des Dissertations Google en copié/collé malgré les logiciels anti piratages.  L’essentiel de la musique produite dans le monde est disponible. Tout cela amène à une refondation du métier d’Enseignant.

N’oublions pas aussi que l’élection de Barak Obama doit beaucoup au rôle puissant d’Internet.

Gordon Moore a établi une Loi sur les capacités des ordinateurs qui seront doublées tous les 18 mois rendant ainsi obsolètes nos équipements actuels.

JP Dupuy a publié un « Rapport sur les Nano technologies » qui montre que les Micro Processeurs verront leur capacité multipliées par 1,5 M. dans 4 ou 5 ans… avec les conséquences dans les applications militaires et dans tous les domaines. La révolution digitale est en marche avec « l’Internet des objets »

Les menaces seront fortes sur l’Education la Médecine, mais aussi les utopies ouvrent des champs insoupçonnés : la totalité du savoir de l’humanité devenu proche et accessible à toute la planète.

 

4 – La Révolution génétique :  (a commencé en 1950 avec la découverte de Creek et Watson sur la structure de l’ADN : le contenu des gènes. Désormais les hommes qui savaient agir sur ka matière peuvent agir sur le vivant et donc la Vie elle-même.

« des chimères » voient le jour ainsi des truites à qui on a greffé des gènes humains !

Les Structures de la parenté sont ébranlées depuis que l’on peut engendrer à partir de5 parents pour un seul fœtus… vente de paillettes de sperme sur Internet ( 200 $ pour un donneur titulaire d’un PHD mais 100 $ sans PHD !)

Vente de gamètes féminines à l’UCLA ‘Los Angeles) par des étudiantes.

Brèche ouverte dans l’éthique même si le Comité National d’Ethique veille.Lire "Sagesse éthique" Article publié le 07 Mai 2009 Source : LE MONDE

Mais hélas, à l’avenir, avec la mondialisation, « le moins disant éthique » aura le marché et ce sera la fin du protectionnisme éthique.

La capacité d’intervention de l’Europe sera limitée.’l’arbre de la connaissance est déjà vendu à Wall Street » Voir le site « Vivagora » qui traite des grands enjeux de l’avenir par Dorothée Benoît Browaes.

5- Le souci du monde : Jacques Ellul en 1954 avait déjà alerté sur la « sensibilité écologique »  Hans Jonas (1979) avait énoncé le « Principe de responsabilité »  les entreprises menacent la planète entière qui est à sauver en urgence.

JP Dupuy a publié un excellent livre « le catastrophisme éclairé » qui met en garde sur les grands déséquilibres mondiaux. Les Indiens, les Chinois, les Africains et les Latino Américains ne vivront jamais comme nous Européens. Pourquoi ? Et c’est David Cohen qui nous apporte la réponse : Si les 600 M de  Chinois consommaient autant d’automobiles qu’en Occident, il n’y aurait plus de réserves  pétrolières qui seraient totalement épuisées. Si les millions d’Indiens consommaient autant de journaux et de papier qu’en Occident il n’y aurait plus de forêts sur terre car elles auraient disparu !

C’est une course de vitesse : nous allons immanquablement nous appauvrir

Mais un appauvrissement relatif de 15% est à prévoir mais souvenons nous que pendant les « 30 Glorieuses » de 1945 à 1975 nous nous sommes enrichis de 400% !

Même le « Siècle d’Or » espagnol n’a pas fait autant de profit au fait de sa gloire quand les galions espagnols rapportaient leurs trésors des Amériques.

Accepter des sacrifices mais dans une société juste et équitable. Or que voyons nous ? Une société où le spectacle des riches est devenue obscène.

La Taxe carbone est une bonne idée mais mal perçue par le grand public. .

Des années sans croissance posent un problème politique :

La croissance est un anesthésiant social qui permet à la démocratie de se maintenir.

Si la Croissance s’arrête, les inégalités vont devenir insoutenables et c’est la voie ouverte à la dislocation de la société (violence, guerres urbaines, fanatismes…)   

« Les sentinelles du désastre » regroupent des anonymes engagés dans des réseaux sociaux et solidaires invisibles des médias et qui pourtant œuvrent au quotidien pour éviter l’éclatement social. .

La vertu des hommes politiques : le slogan « Tous pourris » est excessif et concerne une minorité d’élus. La Démocratie ne peut vivre sans croissance et sans vertu. 

Thomas Masaryk (1850-1937), le premier président de Tchécoslovaquie [1918-1935]et opposant aux Habsbourg avait cette phrase : « Si tu veux résister à une tyrannie, ne vole pas, ne ment pas. »

 

 

Questions du public :

Quelles proportions du métissage ethnique, politique et culturel est-on prêt à accepter ?

Dans une société inégalitaire il faudrait élever des temples à la vertu et des cachots pour le mal.

En novembre 1989, au lendemain de la chute du Mur de Berlin, qui annonçait celle du communisme à l’Est, un ami de l’écrivain Claude Roy eut cette exclamation au téléphone : « C’est une bonne nouvelle, mais qui va faire peur aux riches maintenant ?  

Le défi démographique de 15 Milliards d’êtres humains non abordé. (la démographie inventée par Alfred Sauvy est incertaine et on a vu les erreurs des démographes sur l’analyse des transitions démographiques)

Sylvie Brunel (Action Contre la Faim et démographe, ex Madame Eric Besson) a montré dans "Nourrir le monde, vaincre la faim " (Larousse) que l’Agriculture n’est pas un problème en soi ni un problème de ressources mondiales mais de simple répartition.

Les jeunes d’aujourd’hui n’acceptent plus nos discours mais sont sensibles à des styles de vie conformes à leurs convictions (« total respect ») On influence plus parce qu’on est que parce qu’on dit. « On a l’impression qu’il croit ce qu’il nous dit » disait un lycéen. Il transmet son savoir, il ne récite pas une leçon.

Pour passer le licol à un cheval fou il faut d’abord l’arrêter.

Lire « la barbarie » de Michel Henry aujourd’hui on a des peuples érudits mais non civilisés  et la barbarie n’est pas forcément là) où on l’attend.

A quoi pouvons nous croire ?

Fable brésilienne de Pierre Rabhi (écologiste de l’Ardèche) Le tamanoir et le colibri. Le colibri répond au tamanoir qui se moque de lui quand il dépose une gouttelette d’eau pour éteindre le feu, «  je fais ma part » répond le colibri au tamanoir.

JC Guillebaud a crée une Fondation 2005-2010 « Reporters d’espoir » pour pousser les Médias à sortir du discours catastrophiste et alarmiste en mettant en évidence ce qui marche et fonctionne.

Un journalisme optimiste en quelque sorte décrié au départ par Laurent Joffrin qui trouvait cette initiative boyscout lors de son lancement à l’UNESCO.

Depuis les Pages de Libé sur « les Reporters d’espoir » ont fait grimper les ventes de 14% leur titre : «  le Libé des solutions »… !

 

 

     

 


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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 21:38
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:43
J'ai mal au travail ! l'invité d'Inter
Invitée :  Danièle Linhart Sociologue du travail, directrice de recherche au CNRS, membre de l'Observatoire du stress à France Télécom
. "Travailler sans les autres ?" (2009 /Le Seuil).
Le travail occupe quantitativement moins de place, depuis le début du XXe siècle, dans la vie des gens qui travaillent : les durées moyennes de travail se sont réduites de façon spectaculaire. Pourtant, on observe un phénomène paradoxal : le travail devient de plus en plus obsédant, il colonise de plus en plus la vie privée et, d’enjeu politique, enjeu social qu’il était, il devient affaire de plus en plus personnelle. Le rôle du travail est bien en train de se transformer sous nos yeux. Il n’est plus tant une expérience collective qu’un corps-à-corps solitaire de chacun avec son travail. Or, le travail reste l’activité majeure à travers laquelle chacun trouve à constituer son identité, à se socialiser, à prendre pied de façon citoyenne dans notre société. C’est l’activité majeure à travers laquelle on peut, légitimement, avoir le sentiment de contribuer à la société. Et cette prégnance de l’activité professionnelle s’accentue d’autant plus que la logique capitaliste exige un marché qui s’approfondisse sans cesse en inventant de nouveaux biens et services. Toutes les activités et les rôles sociaux sont ainsi convertis en marchandises incontournables, et se trouvent vidés peu à peu de leur sens. Autour du travail marchand, c’est un véritable désert social. Tous les membres de notre société se trouvent ainsi de plus en plus propulsés économiquement mais aussi socialement, symboliquement, vers le travail marchand. Être privé d’emploi est source d’une réelle souffrance identitaire. Mais avoir un emploi, c’est être confronté à des exigences d’engagement total de soi pour la cause de son entreprise, qui enrôle la subjectivité et impose une mise à contribution de la vie privée et familiale (disponibilité, flexibilité et mobilité sont requises). Cet engagement débouche souvent sur des conflits de valeurs, et pousse à exceller dans des directions qui peuvent nuire à la société : esprit exacerbé de compétition, de concurrence, stratégies pour tenir ses objectifs et obtenir des primes à tout prix, instrumentalisation de l’autre, rapport narcissique à son travail. Le travail modernisé ne s’éloignerait-il pas de plus en plus de la société ?

(*) Auteure de Travailler sans les autres ? Éditions du Seuil, 2009.

Invite Marie Pezé Psychanalyste, elle a mis en place en 1997 à l'hôpital de Nanterre la 1ère consultation "Souffrance et Travail" en France. "Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés" (Pearson)
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 23:33
PETITS VIET-NAMS, Dominique ROLLAND - A paraître en janvier 2010 Format 170 x 240, 144 pages avec photos - EAN 9782356390325 - 16€
“La France, on en avait rêvé. Qu’y avait-il de plus désirable que la France ? Là-bas en Indochine, tout ce qui était beau, propre, enviable, riche, puissant s’appelait la France. La France, c’était tout ce blanc lumineux et immaculé des costumes, des uniformes, des robes de bal, des nappes, des draps, des mariages, des villas et des paquebots…
Tout ce blanc repoussant le ciel gris sale des moussons, la ligne basse et boueuse de l’horizon dans les rizières, l’eau souillée des arroyos, la glaise lourde et gluante où piétinent les buffles, les tuniques noires des lettrés, les dents laquées des femmes… Oui, la France c’était tout ce blanc immaculé. Le blanc de la colonisation.”
En 1954, la défaite française à Dien Bien Phu oblige au départ de toutes les familles françaises résidant au Tonkin. Parmi elles, un nombre important de familles francoannamites : couples mixtes et leurs enfants eurasiens, femmes vietnamiennes dont le compagnon français avait disparu… Ils furent ensuite rapatriés en France, au titre de Français d’Indochine puis installés “provisoirement” dans des bâtiments collectifs désaffectés.
Ainsi se constitua le Cafi, Centre d’Accueil des Français d’Indochine, à Sainte-Livrade dans le Lot, lieu de mémoire de l’histoire coloniale, de ce qu’elle a produit, des identités composites qu’elle a générées. Aujourd’hui, la transformation du camp, qui existe toujours, préfigure la fin d’un monde.
Dominique Rolland est maître de conférences à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales).
Spécialiste de l’Indochine, elle a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le métissage et les questions posées par le colonialisme.
http://www.elytis-edition.com/catgrandsvoyageurspage.htm
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 13:25
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 12:22
Les DRH des Rectorats et Inspections Académiques oseront-elles suivre l'exemple de France Télécom ou laisseront-elles pourrir la situation des Fonctionnaires bringuebalés d'une académie à une autre ou d'une ZEP à une ZAC ? 
Jetés sur les routes et les périphériques et souvent  sur plusieurs bahuts au détriment de leur situation familiale, de leurs compétences, de leur formation et ce, avec la bénédiction des Syndicats qui couvrent ces Mutations, ils hantent les couloirs des Médecins du travail, des Assistantes Sociales et finalement les cabinets des Psychothérapeutes....
Oui, dans l'Education Nationale on oublie bien souvent l'individu, la personne puisque le sacro saint "Projet Educatif au service de l'enfant" et de lui seul, justifie cette politique inique.
Hélas, les Médias sont sourds à ces souffrances dans la Fonction publique ne braquant leurs projecteurs que sur le Privé.
Sans doute pour donner raison au Recteur de l'Académie de Montpellier qui déclarait que ces cas étaient marginaux et ne représentaient que 1% de ses effectifs enseignants !
Souvenons nous quand même du mot d'accueil d'un Chef d'etablissement de Nantes:
 "Vous n'avez pas demandé cet établissement mais sachez que moi non plus je n'ai pas demandé à vous avoir "
Et quelques jours plus tard:
" Vous avez demandé dans votre fiche de voeux des 6èmes et des 3èmes, je vous ai donné des 5è et des 4èmes et je n'ai pas d'explications à vous donner."
Quelques semaines plus tard :
" je confie les classes de 6è importantes pour mon projet à long terme or vous êtes amené à partir en retraite dans peu de temps..."
 (NB: Rentrée 2008: l'Agent est effectivement parti en retraite à 61 ans après avoir été écarté pendant une année scolaire pour non adhésion au projet collectif quant au Chef d'etablissement il ne verra pas l'aboutissement de "son" projet puisque muté à l'étranger auprès de l'AEFE (promotion pour bons et loyaux services.....!) 
http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2009/10/19/questionnaire-france-telecom.pdf
Stress au Travail : Forum dans Libération
http://www.liberation.fr/vous/0102596154-reaction-sur-stress-au-travail-temoignez
Forum sur Stress dans l'Education sur france 2
http://forums.france2.fr/france2/Education/facteurs-education-nationale-sujet_2330_1.htm
Lecture:

Marie-Françoise Bonicel

Consultante, Coach , Formatrice .
Maître de Conférences en psychologie sociale clinique IUT de Troyes
Responsable pédagogique des stages de communication en formation continue
Chercheur  du Laboratoire " Stress et société"
Membre de l'Institut ESPERE ( Jacques Salomé)
Diplômée de Sciences politiques et économiques
Docteur en Psychologie sociale clinique
 Recherches:
• stress dans l'Education nationale et dans les  secteurs de la santé et du social
Auteur de :
-Avec Nimier J. : " Le stress des personnels de l’Education Nationale" (in Stress et Société, 2002)
-"La formation des chefs d’établissements pour un  nouveau métier" in  Ouvrage collectif  - 
"Ecole : changer de cap .Pour une éducation humanisante". (2007)
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