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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 09:56
Les quinquas dehors ?
 L’emploi des seniors
La France compte le taux de chômage le plus élevé chez les seniors. Jack, Yves, Jean et Marie-Odile en font partie et subissent en permanence cette discrimination liée à l’âge.
Dans les années 70, 73% des Français quinquagénaires exerçaient une activité.
Aujourd’hui, ils ne sont plus que 37%.
Cette éviction progressive remonte au premier choc pétrolier et à la création des préretraites.
Aujourd’hui, dans les entreprises françaises, une embauche stable se fait en moyenne à 25 ans et les départs se font à 57 ans.
Si la tendance se confirme, en 2010-2015, plus de la moitié des salariés du privé partiront avec une retraite de 1000 euros au maximum.
http://www.lesecransdusocial.gouv.fr/spip.php?article194&complet=1


 
               O U
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 09:31
Un roman de Yasmina Reza: «Hommes qui ne savent pas être aimés»

Un Adam de l'amer

Par Denis Olivennes

Avec cette réédition d'«Adam Haberberg», la portraitiste de Nicolas Sarkozy [=> La face cachée de Sarkozy] se montre une moraliste désenchantée

Yasmina-Reza_Hommes-qui-ne-savent-pas-etre-aimes.jpg
Cruel miroir que nous tend ce roman, réédition d'un texte publié sous un autre titre il y a six ans. Son héros, Adam (comme le premier de l'espèce), est l'un de ces hommes faits de tous les hommes et que vaut n'importe qui. Même s'il est plus malheureux, dépressif et exaspérant par sa haine de soi que la plupart de ses congénères, il est ce que nous sommes tous sans parvenir à nous l'avouer. Ainsi contemple-t-il le dérisoire de la condition humaine avec une triste lucidité, tandis que nous nous le dissimulons sous de frivoles divertissements.

Ecrivain nul, mari mal aimé, père inaccompli, affligé d'une maladie de l'oeil soudaine et mystérieuse qui est comme la métaphore d'une existence qui s'assombrit, il paraît privé de tout désir, amputé de toute ambition. Pourtant, il proteste faiblement, au long de ce monologue intérieur, contre l'injustice de ce sort qui lui est un refuge. Assis sur un banc en face des autruches au Jardin des Plantes, ayant trouvé ainsi la «position de l'hospice», il croise une ancienne condisciple du lycée, pas vraiment laide et franchement déclassée. Plutôt que de rentrer chez lui subir les algarades de son épouse et les braillements de ses enfants, il décide, le temps d'un dîner kitch à Viry-Châtillon, de tromper l'ennui avec cette banlieusarde. Tromper l'ennui? Non, l'éprouver pleinement.

C'est tout cela, qui n'est rien en même temps, que Yasmina Reza décrit, par de brèves notations impitoyables, de petits faits cruellement vrais: l'insignifiance d'une existence à côté de laquelle on passe, moyenne en quelque sorte, ni tragique, ni comique, ordinaire, plus exactement de deux existences car celles d'Adam et de Marie-Thérèse, quoique antinomiques en apparence, se répondent en miroir, même si le premier choisit un destin que la seconde subit. Dans cette vie anonyme de gens si peu illustres, on sourit sans cesse de la méchanceté des observations, et l'on pleure à l'idée que ce sort, finalement, est le nôtre. Vaine course du temps, qu'on peut remplir parfois d'illusions mondaines, de réussites apparentes et de rencontres amoureuses, mais qui est cependant, à la fin des fins, comme l'existence d'Adam: une dépression, au sens géologique du terme.

Yasmina-Reza_Lhomme-du-hasard.jpg
Née en 1958, actrice, dramaturge et romancière, Yasmina Reza est notamment l'auteur d'"Art" (1994), de "l'Homme du hasard" (1995) et de "l'Aube, le soir ou la nuit" (2007).
On a dit de Yasmina Reza qu'elle était un mélange de Molière et de Woody Allen: satire sociale et raillerie du moi. Ici, c'est plutôt à Cioran que l'on songe, un Cioran qui connaîtrait les ressorts du roman et de la légèreté. Dans sa préface à Chamfort, Camus écrivait:
«Nos plus grands moralistes ne sont pas des faiseurs de maximes, ce sont des romanciers? [...] Ils n'ont pas fait de phrases, ils ont regardé et se sont regardés.»

Cela va à merveille à Yasmina Reza, moraliste gracieuse et tristement amusée. Ces «Hommes qui ne savent pas être aimés», ce n'est pas la gent masculine et ses déboires sentimentaux; c'est l'espèce humaine, que les temps modernes ont désenchantée.

D.O.

«Hommes qui ne savent pas être aimés», par Yasmina Reza, Albin Michel, 260 p., 15 euros.

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 18:33
Lu dans le courrier des lecteurs de l'EXPRESS n° 2992 du 6 au 12 novembre 2008 sous la signature de F.Courbin, ce billet qui en dit long sur la gestion des carrières à l'étranger et sur la chasse aux sorcières dans les couloirs de nos Ambassades. Fallait-il aller soulever cet aspect noir de ces pages pas si blanches que cela.... Je me souviens de ces rapports des agents des RG de Foccart dans les années 70 au Niger, les on dit et la rumeur alimentaient déjà les services du Département. Depuis cette époque et la fin de la Coopération,  un simple "Chef de Mission" dans un SCAC  a des pouvoirs exhorbitants sur la vie de chacun de ses sujets selon ce qu'on dit d'eux "en ville" et de la rumeur . rappelons cette phrase: " C'est pas parce qu'une rumeur ne tient pas la route que ça l'empêche de marcher."
Mais écoutons F.Courbin qui a des choses à nous dire sur le sujet :



" Fonctionnaire depuis plus de quarante ans, marié, père de quatre jeunes enfants, j'appartiens depuis 1976 au Ministère des Affaires Etrangères. Voilà quatre ans consultant pour la première fois mon dossier administratif , j' y ai découvert  la présence d'étonnants documents relatifs à ma vie privée. certaines notes anonymes, non datées, sans en-tête, voire affublées de l'estampille "confidentiel", peinaient à établir mon exact profil professionnel: l'une m'assurait raciste en Zambie; l'autre amateur de Noires à Quito. Ailleurs des documents administratifs  confinaient à la caricature: tant par la forme "confidentiel" , sans en tête ni date ni signature , que par le contenu:
" A fait preuve d'une remarquable instabilité sur le plan privé: marié deux fois, il est  en train de divorcer pour la deuxième fois tout en ayant eu parallèlement  trois enfants de deux liaisons différentes..."
De quoi conclure:
" Au vu  de ces éléments, il apparaît  qu'il est en situation de vulnérabilité et qu'il ne présente pas toutes les garanties  requises."
Je demandai que soient retirés et détruits, comme il paraissait naturel, les documents litigieux.
Le Directeur général de l'Administration répondit :
"
les documents  examinés n'ont pas lieu d'être retirés, car ils intéressent votre dossier administratif ."
Mon insistance ne fut traitée que par le mépris. Il y eut aussi des menaces  disciplinaires, la mise au placard  des seniors , et le rejet soudain de toute candidature à l'étranger à l'un des postes diplomatiques ou consulaires conforme à mon statut.   F.Courbin ( Paris)

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 11:20
Mission lointaine pour l'instituteur
peu de temps avant de prendre ma retraite d'instituteur, j'ai entendu parler de l'association Agir abcd, qui envoie des retraités en mission bénévole dans les payx du monde entier pour qu'ils transmettent leur savoir.
J'ai passé toute ma vie professionnelle dans la même région du nord de Nantes. pendant 25 ans, j'ai été directeur d'école, ma femme était institutrice dans le même établissement. Nous étions logés dans les locaux scolaires. j'aspirais au changement et à la découverte. Avec l'accord de mon épouse, je suis parti pour l'Egypte- la fascination de mon enfance, j'ai passé quatre mois dans une école musulmane (Ecole Internationale Oasis) où l'enseignement se fait en français et où les élèves préparent le baccalauréat international. J'ai été émerveillé par la culture des enseignants égyptiens, par la capacité d'apprentissage des enfants qui étudient adns une langue qui n'est pas la leur. Il m'a fallu m'adapter aux méthodes éducatives locales, fondées essentiellement sur le "par coeur" ... J'ai adoré plonger dans la vie égyptienne, me promener au caire, faire mon marché, rencontrer des gens, visiter les sites touristiques, c'était passionnant. je suis très heureux d'avoir vécu cette expérience, même si j'ai traversé des moments difficiles, dus surtout, à la solitude et à la nécessité de se débrouiller seul dans un univers totalement inconnu.
Gille BOYER, Sucé sur Erdre (Loire Atlantique)
Pour en savoir plus: Agir abcd, 8, rue Ambroise Thomas, 75009 PARIS Tél. 0147701890 
http://www.agirabcd.org
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:26
" La liberté n'est ni une invention juridique ni un trésor philosophique, propriété chérie de civilisations plus dignes que d'autres parce qu'elles seules sauraient la produire ou la préserver. Elle résulte d'une relation objective entre l'individu et l'espace qu'il occupe, entre le consommateur et les ressources dont il dispose."
Claude Lévi-Strauss  Tristes Tropiques

"On a toujours moins à craindre d'assistés que d'affamés"
Régis DEBRAY  Un candide enTerre sainte ( NRF Gallimard 2008) p.84
Critique audio dans Télérama
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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 18:51
Un Blog de veille sur l'actualité très stimulant et documenté, celui de Pierre Regnault:
http://www.leblogdepierreregnault.com/article-24400184.html
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 09:35

Hubert Landier : Qu'est ce qui peut pousser les candidats à être "délégué syndical", indépendamment du fait que ce sont des représentants de leur organisation syndicale ou patronale ?

Est-ce rentable ? est-ce "l'establishment" ? est-ce pour la reconnaissance ?

En bref, quelles sont les raisons pour lesquelles le représentant de base aujourd'hui va effectivement militer et je vois aujourd'hui toutes sortes de raisons de la plus noble à la plus triviale.

1- Croire en un monde meilleur  et participer à la construction d'une société plus solidaire;

2 - L'altruisme: le militant est souvent quelqu'un qui est tourné vers les autres, qui est soucieux de rendre service;

3 - Besoin de reconnaissance, à tort ou à raison certains militants ont le sentiment qu'ils ne sont pas reconnus dans leur activité professionnelle, par conséquent le militantisme va être une façon  de se mettre en avant  pour être reconnu;

4 - Désir d'apprendre parce que, moins aujourd'hui, mais à une certaine époque, certains militants avaient appris à travers la voie syndicale qui était la seule piste qui permettait au jeune ouvrier d'accéder à la culture, d'accéder à une certaine forme de reconnaissance;

5 - raisons plus triviales: salariés aigris, n'ayant pas réussi dans leur vie professionnelle et vont essayer de se faire reconnaître à travers un mandat;

6 - le fond du panier, il ne faut pas l'ignorer, il y a des militants qui sont là parce que ça leur permet de bénéficier d'ordres de délégations, de menus avantages , du budget de fonctionnement du Comité d'Entreprise, de possibilités de voyager, et d'une protection contre les risques de licenciement pour cause d'insuffisance professionnelle.

Ca va du meilleur au pire et ce qui est inquiétant depuis plusieurs dizaines d'années, c'est que malheureusement on voit moins de militants animés par des valeurs, un souci de contribuer à l'action collective, et davantage de personnes qui en fin de compte sont animées par des raisons beaucoup plus triviales, de petits intérêts.

L'évolution aujourd'hui ne va pas dans le bon sens. certains sont installés dans des rentes de situation: "Secrétaire à vie" avec les avantages qui vont avec: les heures de délégation, la considération de l'employeur....

Ca, c'est très mauvais pour la cause syndicale parce que ça continue à donner au syndicalisme une image de médiocrité mais qui sera , espérons le, bousculé par les nouvelles règles de la représentativité syndicale qui va mettre fin à certaines rentes de situation."

 

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 09:26

Emission: Rue des Entrepreneurs - France Inter - samedi 22 novembre 2008

Nouveau scénario syndical pour un meilleur dialogue social ?   C'est à voir !

Les élections prud’homales, c’est parti ! Depuis mercredi, on peut voter par correspondance et par Internet pour les Parisiens. Le jour J, ce sera le 3 décembre. Quelques 19 millions de salariés et de chômeurs et 500.000 employeurs vont élire leurs représentants pour défendre leurs intérêts dans les conflits du travail. Reste à savoir si la mobilisation sera au rendez-vous. Lors des dernières élections, en 2002, deux électeurs sur trois se sont abstenus. Ce scrutin a une valeur de test pour les syndicats. Il s’inscrit dans un contexte de recomposition du paysage syndical, puisque le 1er janvier prochain, les règles de représentativité syndicale vont changer.

Fini le monopole du « club des 5 » : (CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC). Le nouveau critère sera celui du poids électoral aux élections professionnelles pour tous les syndicats. Qu’est-ce que cela va changer ? Dans l’un des pays le plus désyndicalisé d’Europe, mais qui compte le nombre le plus élevé d’organisations, les nouvelles règles du jeu vont-elle éveiller ou réveiller la fibre syndicale des salariés qui, enquête après enquête, jugent les syndicats trop divisés et trop éloignés du terrain ? 

 invités

Dominique Andolfatto Maître de conférences en Science Politique à l’université de Nancy 2 et chercheur associé au LISE-CNAM (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique / Conservatoire national des arts et métiers) Sa page sur le site de l'Université Nancy 2

Guy Groux Directeur de recherches CNRS au Cevipof (Centre d’étude de la vie politique française) Sa page sur le site du Cevipof

Jean Kaspar Consultant en stratégies sociales Gérant de JK Consultant

Hubert Landier Expert en relations sociales Directeur du Groupe Management Social Le site du groupe 

Christian Larose Président de la section du travail au Conseil économique et Social (CES), vice-président du CES, membre de la CGT (bureau de la Fédération textile-habillement-cuir) Le site du CES

Jean-Luc Placet PDG de l’IDRH (Institut pour le développement des ressources humaines) Membre du Medef IDRH - livres

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé Histoire des syndicats (1906-2006) Cette histoire politique des confédérations syndicales en France fait une large place aux portraits des acteurs et des dirigeants, de Krasucki à Nicole Notat. Le plan est chronologique et articulé autour de trois périodes, celle de l'utopie et de la réforme (1906-1947), celle des idéologies (1947-1977) et celle des mutations contemporaines. éditeur : Seuil parution : 13 avril 2006

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé Sociologie des syndicats Développement de la négociation en entreprise, regain des conflits sociaux, gestion et avenir des garanties collectives... Ce livre éclaire les fonctions économiques et sociales des syndicats, avant de décrire le paysage syndical français, issu d'une double tradition et morcelé à l'extrême. éditeur : La Découverte (collection Repères) parution : 2 novembre 2007 

 Hubert Landier Évaluer le climat social de votre entreprise : mesurer le désengagement et y remédier Méthode autour d'un plan d'action en quatre étapes : repérer les failles, évaluer le coût du désengagement, mettre en place un audit, et mener des actions correctives. éditeur : Éditions d’Organisation parution : 4 septembre 2008 -

Guy Groux et Jean-Marie Pernot La grève L'essai rappelle les contextes anciens ou plus récents qui ont fait la grève et démontre l'importance de son ancrage historique. Il explique comment grève et démocratie sont intimement liées, la grève et plus particulièrement le syndicalisme ayant permis l'acquisition de droits démocratiques. Les auteurs s'interrogent sur l'évolution de ce fait social qui tend à décliner. éditeur : Presses de Sciences Po parution : 20 mars 2008 

 Jean Kaspar Refondre le syndicalisme Essai « Malgré de nombreux handicaps, le syndicalisme, né de la révolution industrielle du XIXème siècle, s'est progressivement imposé et a largement participé à façonner nos conditions d'existence et celles de nos parents. Il a contribué à faire en sorte que nos droits matériels soient mieux pris en compte pour permettre à chacun de faire face aux besoins les plus vitaux : se nourrir, se loger, subvenir à la vie de la famille, organiser sa vie personnelle, se détendre et se cultiver. Il a fait reculer l'insécurité face aux aléas de l'existence comme la maladie, les accidents du travail, le chômage, la vieillesse, par l'instauration d'un salaire minimum, d'une couverture sociale adaptée, d'un véritable droit à une retraite. Par ses luttes et ses exigences, il a permis que nos conditions de vie soient plus faciles et que certains droits ne se limitent pas à la seule activité professionnelle. Grâce à lui, le droit à l'éducation s'est peu à peu imposé. La scolarité est devenue obligatoire avant toute activité professionnelle. Nous avons gagné en liberté et en autonomie pour nous construire une existence permettant d'alterner vie personnelle, éducation, travail, loisirs, congés, voyages. » éditeur : Gallimard parution : 11 avril 2001 

 revues

Les études de la Documentation Française - Les syndicats en France Sous la direction de Dominique Andolfatto Panorama du syndicalisme en France. Retrace l'histoire des deux principaux courants du syndicalisme français, le mouvement ouvrier (CGT et FO) et le catholicisme social (CFTC et CFDT), ainsi que celle des divers mouvements catégoriels. Étudie la place des différents syndicats dans les élections professionnelles, la négociation collective en France, etc. N°5260 parution : 9 octobre 2007 par : Sous la direction de Dominique Andolfatto

Liaisons sociales - A paraître L'enquête du prochain numéro de "Liaisons sociales" sera consacrée à la nouvelle représentativité syndicale et s'intitulera « Séisme sur l’échiquier syndical » parution : 3 décembre 2008

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 10:51

Réunion des syndicats vendredi 22 novembre 2008 avec la Consellería de Educacion de Galicia. Transcription du Communiqué (en galicien bien sûr !)


"Os problemas ocasionados nos tribunais.

Para a CIG-Ensino tiveron especial relevancia nas pasadas oposicións determinados problemas con varios tribunais.

Somos conscientes de que foron moitos os tribunais e é difícil, mais hai que mellorar a coOrdnación e evitar problemas como os ocasionados en diversos tribunais, como foi o caso dos de Latín, Francés ou A.L.
Débense evitar situacións como as producidas coas informacións contradictorias e moi inmediatos á celebración das probas sobre o lugar de celebración dos exames ou as modificacións das notas publicadas na páxina web".

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 22:54
Luttes sociales 

Lu dans... Valeurs Actuelles      « Les seniors, dehors ! »

Ainsi a-t-on cassé la chaîne de la transmission des savoirs. Aujourd’hui, on tente de réparer cette erreur.

 Ils ont la compétence, la disponibilité et l’expérience dont les entreprises ont besoin. Une révolution intellectuelle est en marche.

ON a besoin des seniors !

Directions des ressources humaines dans les entreprises, gouvernement, syndicats, tous en conviennent :

les seniors, encore exclus des rangs salariés en France, doivent travailler - et cotiser ! - davantage. « Il en va de l’équilibre des comptes sociaux », souligne le gouvernement. « Il en va de la transmission des savoir-faire dans l’entreprise », assurent les DRH.« Il en va du droit à l’emploi et à la retraite », affirment les syndicats.

Belle unanimité. Mais tardive et encore contredite par les chiffres. En France, 38% seulement des 55-64 ans sont “en emploi” selon l’Insee, loin de l’objectif européen commun de 50%. Il ne fait en outre pas bon avancer en “senioritude” : 55% des femmes et des hommes de 55 à 59 ans pointent encore dans l’entreprise, mais ils ne sont plus que 15% dans cette situation après leur soixantième anniversaire. Et gare à l’accident de parcours : au chômage, 40% seulement des plus de 55 ans retrouvent un emploi en un an. Pourtant, le gouvernement est formel, l’équilibre de notre régime de retraite par répartition, mis à mal par la démographie, passe par l’allongement de la durée de cotisation à 41 annuités d’ici à 2012.

Cherchez l’erreur...

Comment en est-on arrivé là ? Par une sorte de « consensus social, tout au long des années 1980 et 1990, fondé sur la culture de la préretraite », répond Christophe Dagues, directeur associé de Quintecia, un cabinet de recrutement spécialiste des seniors. Christine Lagarde va plus loin : « Un pacte secret entre politiques, entreprises et syndicats... »
L’idée était simple : dans le contexte du chômage de masse, les “vieux” devaient laisser la place aux jeunes. Face aux restructurations, les syndicats ont admis implicitement qu’il était préférable de faire partir les salariés les plus âgés.
Nombre de grandes entreprises ont organisé des vagues de départs en préretraite pour les salariés ayant atteint 54- 55 ans, rajeunissant ainsi discrètement leur pyramide des âges. Les salariés ont d’autant mieux accueilli ces départs relativement confortables qu’eux-mêmes étaient souvent fatigués d’un milieu professionnel bien plus dur que celui de leurs débuts, durant les Trente Glorieuses.
Les gouvernements successifs, eux, ont financé des préretraites qui évitaient, somme toute, que les seniors ne viennent gonfler les chiffres du chômage
Aujourd’hui encore, des “préretraites maison” sont organisées.
Début 2007, Alcatel-Lucent annonçait la suppression de quelque 1.500 emplois en France avec un dispositif de préretraite associé à diverses autres mesures, comme l’a fait Nestlé France en 2004. Malgré la pression que fait peser la réforme des retraites, certains secteurs refusent encore de réviser leur politique. Le marketing, par exemple, ou l’informatique, pourtant en proie à la pénurie des compétences. « Nous recrutons uniquement à la sortie de l’école, affirme un chef d’entreprise. Les jeunes sont plus souples, plus adaptables, formés aux dernières technologies. Après la trentaine, un informaticien doit passer au management, à la gestion de projet ; dans son métier de base, il est dépassé... » (...)

Les mesures proposées par le gouvernement pour l’emploi des seniors changeront-elles la donne ?

Selon Olivier Spire, président de ProCadres, conseil en recrutement, elles seront utiles « pour aider au changement de mentalité. Mais un vrai renversement de situation ne peut venir que du marché lui-même. Dès maintenant, quand la pénurie menace, l’âge n’est plus un facteur discriminant : c’est déjà le cas pour les cadres de haut niveau, pas encore pour les non-cadres ». (...)
Certains savoir-faire techniques sont eux aussi désormais très recherchés : « Allez trouver un bon couvreur, un soudeur aluminium, un électricien, un fraiseur chevronné ! On nous appelle de loin pour les recruter », affirme Christophe Dagues. « Et là, peu importe leur âge ! »
Restent enfin les secteurs réputés pénibles, comme l’hôtellerie, pour lesquels la pénurie concerne tous les niveaux de qualification. Là aussi, les réticences des recruteurs face à l’âge tombent. Mais ce sont les salariés qui, désormais, ne tiennent guère à y faire de vieux os...
La difficulté est ailleurs, pour les salariés les moins qualifiés qui travaillent dans des secteurs non touchés par les pénuries. Ceux-là doivent être aidés à maintenir leur employabilité : « Il faut mieux utiliser la formation continue, réserver certains postes aux seniors », exhorte Christine Lagarde. « Certaines entreprises mettent déjà ces méthodes en pratique. »

Les PME, moins attrayantes que les groupes, ont moins de choix en matière de recrutement. Dans l’industrie, la transmission des savoir-faire a en outre une importance majeure. Deux raisons qui les ont conduites à s’intéresser davantage aux moyens de maintenir leurs seniors dans l’emploi.
Exemple : Glisseur Imprimerie, une société de trente salariés à Valenciennes : 60% du personnel a plus de 45 ans. « Nous avons beaucoup de gestes répétitifs, et donc des troubles musculo-squelettiques », explique Jean-Yves Pouliquen, directeur technique. Ce constat a conduit l’entreprise à mener avec l’aide d’un médecin ergonome tout un travail d’adaptation des postes à un personnel senior. (...) Dans cette entreprise où le personnel a en moyenne vingt-cinq ans d’ancienneté, un recrutement est d’ailleurs prévu : le meilleur candidat a... 55 ans. « Il nous apportera son expérience et, en plus, il formera un jeune », se réjouit Jean-Yves Pouliquen. (...)

La “senior attitude”.

En résumé, côté salarié, c’est bien avant d’être senior qu’il faut prévoir qu’on va l’être ! Ne pas se mettre en roue libre à 45 ans mais, au contraire, redoubler de vigilance pour préparer l’avenir. Si l’accident de parcours survient, ne pas se mettre soi-même hors concours en ne répondant pas à certaines petites annonces sous prétexte que “c’est sûr, on est trop vieux”...
Côté entreprise, ne pas attendre pour prévoir les reconversions et les aménagements de postes ; les trentenaires d’aujourd’hui sont les quinquagénaires de demain, et ils seront de plus en plus nombreux dans la société et les entreprises ! C’est d’ailleurs tout l’objet des accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) rendus obligatoires en 2005 pour les entreprises de plus de 300 personnes par la loi Borloo.
Plus de 200 accords pour quelque 700.000 salariés ont été conclus depuis la promulgation de la loi ; des outils efficaces de prévention des restructurations brutales... « C’est toute une politique de l’emploi à mener dans les entreprises », renchérit Laurence Laigo, secrétaire nationale à la CFDT, chargée de l’emploi des seniors. « L’anticipation des besoins, les bilans d’étape professionnels, le travail sur la compétence et l’utilisation de la formation professionnelle, c’est sur cette base que les pratiques changeront. Les mesures plus conjoncturelles peuvent être utiles mais pas suffisantes. »
Tous les acteurs de l’entreprise pourraient avoir intérêt dans les mois et les années à venir à adopter la “senior attitude”. À condition de l’appliquer tôt, avec les juniors.

Christine Murris

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