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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 09:26

Emission: Rue des Entrepreneurs - France Inter - samedi 22 novembre 2008

Nouveau scénario syndical pour un meilleur dialogue social ?   C'est à voir !

Les élections prud’homales, c’est parti ! Depuis mercredi, on peut voter par correspondance et par Internet pour les Parisiens. Le jour J, ce sera le 3 décembre. Quelques 19 millions de salariés et de chômeurs et 500.000 employeurs vont élire leurs représentants pour défendre leurs intérêts dans les conflits du travail. Reste à savoir si la mobilisation sera au rendez-vous. Lors des dernières élections, en 2002, deux électeurs sur trois se sont abstenus. Ce scrutin a une valeur de test pour les syndicats. Il s’inscrit dans un contexte de recomposition du paysage syndical, puisque le 1er janvier prochain, les règles de représentativité syndicale vont changer.

Fini le monopole du « club des 5 » : (CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC). Le nouveau critère sera celui du poids électoral aux élections professionnelles pour tous les syndicats. Qu’est-ce que cela va changer ? Dans l’un des pays le plus désyndicalisé d’Europe, mais qui compte le nombre le plus élevé d’organisations, les nouvelles règles du jeu vont-elle éveiller ou réveiller la fibre syndicale des salariés qui, enquête après enquête, jugent les syndicats trop divisés et trop éloignés du terrain ? 

 invités

Dominique Andolfatto Maître de conférences en Science Politique à l’université de Nancy 2 et chercheur associé au LISE-CNAM (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique / Conservatoire national des arts et métiers) Sa page sur le site de l'Université Nancy 2

Guy Groux Directeur de recherches CNRS au Cevipof (Centre d’étude de la vie politique française) Sa page sur le site du Cevipof

Jean Kaspar Consultant en stratégies sociales Gérant de JK Consultant

Hubert Landier Expert en relations sociales Directeur du Groupe Management Social Le site du groupe 

Christian Larose Président de la section du travail au Conseil économique et Social (CES), vice-président du CES, membre de la CGT (bureau de la Fédération textile-habillement-cuir) Le site du CES

Jean-Luc Placet PDG de l’IDRH (Institut pour le développement des ressources humaines) Membre du Medef IDRH - livres

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé Histoire des syndicats (1906-2006) Cette histoire politique des confédérations syndicales en France fait une large place aux portraits des acteurs et des dirigeants, de Krasucki à Nicole Notat. Le plan est chronologique et articulé autour de trois périodes, celle de l'utopie et de la réforme (1906-1947), celle des idéologies (1947-1977) et celle des mutations contemporaines. éditeur : Seuil parution : 13 avril 2006

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé Sociologie des syndicats Développement de la négociation en entreprise, regain des conflits sociaux, gestion et avenir des garanties collectives... Ce livre éclaire les fonctions économiques et sociales des syndicats, avant de décrire le paysage syndical français, issu d'une double tradition et morcelé à l'extrême. éditeur : La Découverte (collection Repères) parution : 2 novembre 2007 

 Hubert Landier Évaluer le climat social de votre entreprise : mesurer le désengagement et y remédier Méthode autour d'un plan d'action en quatre étapes : repérer les failles, évaluer le coût du désengagement, mettre en place un audit, et mener des actions correctives. éditeur : Éditions d’Organisation parution : 4 septembre 2008 -

Guy Groux et Jean-Marie Pernot La grève L'essai rappelle les contextes anciens ou plus récents qui ont fait la grève et démontre l'importance de son ancrage historique. Il explique comment grève et démocratie sont intimement liées, la grève et plus particulièrement le syndicalisme ayant permis l'acquisition de droits démocratiques. Les auteurs s'interrogent sur l'évolution de ce fait social qui tend à décliner. éditeur : Presses de Sciences Po parution : 20 mars 2008 

 Jean Kaspar Refondre le syndicalisme Essai « Malgré de nombreux handicaps, le syndicalisme, né de la révolution industrielle du XIXème siècle, s'est progressivement imposé et a largement participé à façonner nos conditions d'existence et celles de nos parents. Il a contribué à faire en sorte que nos droits matériels soient mieux pris en compte pour permettre à chacun de faire face aux besoins les plus vitaux : se nourrir, se loger, subvenir à la vie de la famille, organiser sa vie personnelle, se détendre et se cultiver. Il a fait reculer l'insécurité face aux aléas de l'existence comme la maladie, les accidents du travail, le chômage, la vieillesse, par l'instauration d'un salaire minimum, d'une couverture sociale adaptée, d'un véritable droit à une retraite. Par ses luttes et ses exigences, il a permis que nos conditions de vie soient plus faciles et que certains droits ne se limitent pas à la seule activité professionnelle. Grâce à lui, le droit à l'éducation s'est peu à peu imposé. La scolarité est devenue obligatoire avant toute activité professionnelle. Nous avons gagné en liberté et en autonomie pour nous construire une existence permettant d'alterner vie personnelle, éducation, travail, loisirs, congés, voyages. » éditeur : Gallimard parution : 11 avril 2001 

 revues

Les études de la Documentation Française - Les syndicats en France Sous la direction de Dominique Andolfatto Panorama du syndicalisme en France. Retrace l'histoire des deux principaux courants du syndicalisme français, le mouvement ouvrier (CGT et FO) et le catholicisme social (CFTC et CFDT), ainsi que celle des divers mouvements catégoriels. Étudie la place des différents syndicats dans les élections professionnelles, la négociation collective en France, etc. N°5260 parution : 9 octobre 2007 par : Sous la direction de Dominique Andolfatto

Liaisons sociales - A paraître L'enquête du prochain numéro de "Liaisons sociales" sera consacrée à la nouvelle représentativité syndicale et s'intitulera « Séisme sur l’échiquier syndical » parution : 3 décembre 2008

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 10:51

Réunion des syndicats vendredi 22 novembre 2008 avec la Consellería de Educacion de Galicia. Transcription du Communiqué (en galicien bien sûr !)


"Os problemas ocasionados nos tribunais.

Para a CIG-Ensino tiveron especial relevancia nas pasadas oposicións determinados problemas con varios tribunais.

Somos conscientes de que foron moitos os tribunais e é difícil, mais hai que mellorar a coOrdnación e evitar problemas como os ocasionados en diversos tribunais, como foi o caso dos de Latín, Francés ou A.L.
Débense evitar situacións como as producidas coas informacións contradictorias e moi inmediatos á celebración das probas sobre o lugar de celebración dos exames ou as modificacións das notas publicadas na páxina web".

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 22:54
Luttes sociales 

Lu dans... Valeurs Actuelles      « Les seniors, dehors ! »

Ainsi a-t-on cassé la chaîne de la transmission des savoirs. Aujourd’hui, on tente de réparer cette erreur.

 Ils ont la compétence, la disponibilité et l’expérience dont les entreprises ont besoin. Une révolution intellectuelle est en marche.

ON a besoin des seniors !

Directions des ressources humaines dans les entreprises, gouvernement, syndicats, tous en conviennent :

les seniors, encore exclus des rangs salariés en France, doivent travailler - et cotiser ! - davantage. « Il en va de l’équilibre des comptes sociaux », souligne le gouvernement. « Il en va de la transmission des savoir-faire dans l’entreprise », assurent les DRH.« Il en va du droit à l’emploi et à la retraite », affirment les syndicats.

Belle unanimité. Mais tardive et encore contredite par les chiffres. En France, 38% seulement des 55-64 ans sont “en emploi” selon l’Insee, loin de l’objectif européen commun de 50%. Il ne fait en outre pas bon avancer en “senioritude” : 55% des femmes et des hommes de 55 à 59 ans pointent encore dans l’entreprise, mais ils ne sont plus que 15% dans cette situation après leur soixantième anniversaire. Et gare à l’accident de parcours : au chômage, 40% seulement des plus de 55 ans retrouvent un emploi en un an. Pourtant, le gouvernement est formel, l’équilibre de notre régime de retraite par répartition, mis à mal par la démographie, passe par l’allongement de la durée de cotisation à 41 annuités d’ici à 2012.

Cherchez l’erreur...

Comment en est-on arrivé là ? Par une sorte de « consensus social, tout au long des années 1980 et 1990, fondé sur la culture de la préretraite », répond Christophe Dagues, directeur associé de Quintecia, un cabinet de recrutement spécialiste des seniors. Christine Lagarde va plus loin : « Un pacte secret entre politiques, entreprises et syndicats... »
L’idée était simple : dans le contexte du chômage de masse, les “vieux” devaient laisser la place aux jeunes. Face aux restructurations, les syndicats ont admis implicitement qu’il était préférable de faire partir les salariés les plus âgés.
Nombre de grandes entreprises ont organisé des vagues de départs en préretraite pour les salariés ayant atteint 54- 55 ans, rajeunissant ainsi discrètement leur pyramide des âges. Les salariés ont d’autant mieux accueilli ces départs relativement confortables qu’eux-mêmes étaient souvent fatigués d’un milieu professionnel bien plus dur que celui de leurs débuts, durant les Trente Glorieuses.
Les gouvernements successifs, eux, ont financé des préretraites qui évitaient, somme toute, que les seniors ne viennent gonfler les chiffres du chômage
Aujourd’hui encore, des “préretraites maison” sont organisées.
Début 2007, Alcatel-Lucent annonçait la suppression de quelque 1.500 emplois en France avec un dispositif de préretraite associé à diverses autres mesures, comme l’a fait Nestlé France en 2004. Malgré la pression que fait peser la réforme des retraites, certains secteurs refusent encore de réviser leur politique. Le marketing, par exemple, ou l’informatique, pourtant en proie à la pénurie des compétences. « Nous recrutons uniquement à la sortie de l’école, affirme un chef d’entreprise. Les jeunes sont plus souples, plus adaptables, formés aux dernières technologies. Après la trentaine, un informaticien doit passer au management, à la gestion de projet ; dans son métier de base, il est dépassé... » (...)

Les mesures proposées par le gouvernement pour l’emploi des seniors changeront-elles la donne ?

Selon Olivier Spire, président de ProCadres, conseil en recrutement, elles seront utiles « pour aider au changement de mentalité. Mais un vrai renversement de situation ne peut venir que du marché lui-même. Dès maintenant, quand la pénurie menace, l’âge n’est plus un facteur discriminant : c’est déjà le cas pour les cadres de haut niveau, pas encore pour les non-cadres ». (...)
Certains savoir-faire techniques sont eux aussi désormais très recherchés : « Allez trouver un bon couvreur, un soudeur aluminium, un électricien, un fraiseur chevronné ! On nous appelle de loin pour les recruter », affirme Christophe Dagues. « Et là, peu importe leur âge ! »
Restent enfin les secteurs réputés pénibles, comme l’hôtellerie, pour lesquels la pénurie concerne tous les niveaux de qualification. Là aussi, les réticences des recruteurs face à l’âge tombent. Mais ce sont les salariés qui, désormais, ne tiennent guère à y faire de vieux os...
La difficulté est ailleurs, pour les salariés les moins qualifiés qui travaillent dans des secteurs non touchés par les pénuries. Ceux-là doivent être aidés à maintenir leur employabilité : « Il faut mieux utiliser la formation continue, réserver certains postes aux seniors », exhorte Christine Lagarde. « Certaines entreprises mettent déjà ces méthodes en pratique. »

Les PME, moins attrayantes que les groupes, ont moins de choix en matière de recrutement. Dans l’industrie, la transmission des savoir-faire a en outre une importance majeure. Deux raisons qui les ont conduites à s’intéresser davantage aux moyens de maintenir leurs seniors dans l’emploi.
Exemple : Glisseur Imprimerie, une société de trente salariés à Valenciennes : 60% du personnel a plus de 45 ans. « Nous avons beaucoup de gestes répétitifs, et donc des troubles musculo-squelettiques », explique Jean-Yves Pouliquen, directeur technique. Ce constat a conduit l’entreprise à mener avec l’aide d’un médecin ergonome tout un travail d’adaptation des postes à un personnel senior. (...) Dans cette entreprise où le personnel a en moyenne vingt-cinq ans d’ancienneté, un recrutement est d’ailleurs prévu : le meilleur candidat a... 55 ans. « Il nous apportera son expérience et, en plus, il formera un jeune », se réjouit Jean-Yves Pouliquen. (...)

La “senior attitude”.

En résumé, côté salarié, c’est bien avant d’être senior qu’il faut prévoir qu’on va l’être ! Ne pas se mettre en roue libre à 45 ans mais, au contraire, redoubler de vigilance pour préparer l’avenir. Si l’accident de parcours survient, ne pas se mettre soi-même hors concours en ne répondant pas à certaines petites annonces sous prétexte que “c’est sûr, on est trop vieux”...
Côté entreprise, ne pas attendre pour prévoir les reconversions et les aménagements de postes ; les trentenaires d’aujourd’hui sont les quinquagénaires de demain, et ils seront de plus en plus nombreux dans la société et les entreprises ! C’est d’ailleurs tout l’objet des accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) rendus obligatoires en 2005 pour les entreprises de plus de 300 personnes par la loi Borloo.
Plus de 200 accords pour quelque 700.000 salariés ont été conclus depuis la promulgation de la loi ; des outils efficaces de prévention des restructurations brutales... « C’est toute une politique de l’emploi à mener dans les entreprises », renchérit Laurence Laigo, secrétaire nationale à la CFDT, chargée de l’emploi des seniors. « L’anticipation des besoins, les bilans d’étape professionnels, le travail sur la compétence et l’utilisation de la formation professionnelle, c’est sur cette base que les pratiques changeront. Les mesures plus conjoncturelles peuvent être utiles mais pas suffisantes. »
Tous les acteurs de l’entreprise pourraient avoir intérêt dans les mois et les années à venir à adopter la “senior attitude”. À condition de l’appliquer tôt, avec les juniors.

Christine Murris

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 22:13

Le patronat veut garder la main sur la gestion de l’emploi !



Les employeurs aimeraient pouvoir continuer à pousser les salariés dehors sans avoir à financer des licenciements.
Ils redoutent un surcroit de conflits.

Le MEDEF applaudit. Mais les patrons ne se montrent pas aussi satisfaits que la présidente du MEDEF. Laurence Parisot a eu beau saluer « une occasion de faire changer le regard de tout le monde sur le travail des seniors », de nombreux employeurs ainsi que la CGPME et l’UPA, qui représentent les petites entreprises, ont critiqué l’amendement adopté en première lecture du projet de loi de finance de la Sécurité sociale, autorisant les salariés à rester au travail jusqu’à 70 ans. « On avait accepté qu’on supprime la mise à la retraite d’office, mais pas de cette manière-là : il faut que les choses se fassent avec l’accord de l’employeur », a réagi Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CGPME.

En effet, au départ, le gouvernement envisageait de supprimer l’âge de départ obligatoire, ce qui avait déclenché les protestations du patronat soucieux de pouvoir continuer de pousser les salariés dehors sans avoir à financer un licenciement. Le report de 65 à 70 ans de cet âge « couperet » est le résultat d’un compromis avec le MEDEF. Qui n’a pas empêché les patrons d’y voir une perte de liberté de se séparer de salariés qui, avec l’âge deviennent moins productifs mais qu’il faut rémunérer au niveau de leur ancienneté. « Imaginons que mes salariés veulent rester mais ne soient plus en état de travailler, je vais me faire piquer tous mes contrats », a commenté à l’AFP Richard Seurat, PDG d’une société de recyclage de matériel électronique. « 80 % de mes employés sont des travailleurs immigrés qui n’auront pas cotisés suffisamment à 65 ans. Même fatigués ou usés, ils voudront travailler au-delà, contraints par l’argent », avoue Jérôme Frantz, chef d’une entreprise sous-traitante de l’automobile. Voilà pourquoi Jean-Eudes Dumesnil parle « d’effets pervers » : « Si le salarié est le seul à vouloir travailler plus longtemps, si c’est unilatéral, ça va ajouter de la rigidité. » Frédéric Saint-Geours, président del’UIMM, branche patronale de la métallurgie adhérente du MEDEF, considère aussi que la mesure risque « d’augmenter les conflits entre le salarié et le chef d’entreprise ».

Un état d’esprit qui promet de beaux jours aux multiples stratégies de contournement déjà à l’oeuvre : chômage avec dispense de recherche d’emploi, mise en longue maladie, voire licenciement à l’amiable comme l’y autorise dorénavant la loi de modernisation du marché du travail.

Paule Masson  ( Article paru le 12 novembre 2008 dans l'Humanité )

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 21:31

Voici une citation proposée par Edgar Morin dans son entretien à "Nonobstant"

avec Yves CALVI ( France Inter le 19 novembre 2008 )

il s'agit d'une phrase de

 Madame Rita Lévi Montalcini , biologiste italienne:

" Il vaut mieux ajouter de la vie à vos jours que des jours à votre vie"

es mejor agregarle más vida a los días que más días a la vida

rather add life to your days than days to your life

meglio aggiungere vita ai giorni, che giorni alla vita

bring lieber mehr Leben in deine Tage als mehr Tage in dein Leben

лучше добавить жизни к своим дням, чем дней к своей жизни

أن تزيد حياة لأيامك أفضل من أن تضيف أياما لحياتك

é mellor engadirlle vida ós días ca días á vida

dodaj život danima, radije nego dane životu

Vaste sujet de méditation .... et d'identification linguistique !!

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 21:10

"J'ai mal au travail"

Date de sortie : 31 Octobre 2007
Réalisé par Jean-Michel Carré
Avec Paul Ariès, Christophe Dejours, Nicole Aubert
Film français.
Genre : Documentaire
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2006
Distribué par Les Acacias
Résumé:
"Le travail : obscur objet de haine et de désir"
Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail.
Depuis plus d'un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu'entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s'épanouit ou craque.

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 13:03

 

Basile est de ceux qui n’abdiquent pas. Philosophe, il s’interroge sans désemparer sur le Sens, dans un monde qui en paraît dépourvu. Même si ses tentatives de mener à bien sa somme sur l’éclipse de la pensée se soldent par de stériles ruminations, même si sa femme, avec qui il avait partagé les utopies des années soixante-dix, l’a quitté, et si ses séances hebdomadaires avec son psychiatre débouchent sur une impasse, il veut croire encore, dans un sublime désarroi, que la philosophie peut sauver le monde.
 
Le surgissement de l’amour sous la forme d’un éblouissement érotique pour Shadi, moderne Mélisande rencontrée dans la touffeur de la grande serre du Jardin des plantes, vient à point nommé réenchanter sa vie. Shadi est iranienne, son père a été exécuté lors de la révolution des mollahs, et pour ces deux êtres que rapproche l’héritage de pères problématiques – Basile se souvient de ses visites au sien à la prison de Tulle, après la guerre d’Algérie –, l’extase se matérialise dans la fusion des corps.
 
La musique, la poésie, les errances urbaines dans un Paris fantasmagorique, l’exploration de la magie du corps féminin, sont autant de jalons d’une flamboyante dérive amoureuse et philosophique. Philippe de la Genardière, confrontant la folle logique des hommes et celle de son narrateur exalté, brouille au fil d’un récit somptueux les repères de la raison. Au terme de ce roman total, il n’est pas certain que l’individu sorte vainqueur de la société post-moderne et mondialisée... Mais l’écrivain donne ici la preuve éclatante que la littérature, elle, le peut.
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« Il ne comprenait plus le monde, ne l'aimait plus.
Ou plutôt, c'est ce qui le minait, il ne s'aimait plus
 ».
Rien à dire, Basile a décidément la cinquantaine dépressive. Largué par sa femme, abandonné par sa fille, il erre de pièce en pièce dans son appartement du boulevard Beaumarchais qui, depuis qu'il ne travaille plus (sous le coup d'un arrêt maladie longue durée de l'Education Nationale, où il était prof de philo), abrite sa mise en question de l'existence. Tout juste si notre homme s'autorise quelques incursion dans le Marais, traînant ses guêtres du côté de la place des Vosges, contournant la Bastille et traversant, tout de même, la Seine, chaque semaine, pour son rendez vous avec le psy de la rue Cuvier, derrière le Jardin des Plantes. La géographie intime de Basile est celle du centre de Paris, entre le 4e et le 5e arrondissements exclusivement. Quand à ses préoccupations métaphysiques, elles sont pour l'essentiel celles de celui qui a du temps à perdre et s'offre la liberté d'explorer sa misogynie, son impuissance, son ennui, sa vanité, culminant dans ses fantasmes abstraits et paternalo-amoureux autour de la figure de sa fille Juliette, passion de sa vie malheureusement enfuie.

Voilà donc qui nous installe ce bon Basile, un homme fort tourmenté. Car le monde n'est plus ce qu'il était. Tout est devenu vacuité, futilité, la pensée a déserté les livres au profit de la communication galopante qui envahit la presse, les tenants de l'esprit contemporain sont des machines à médias qui trustent la moindre idée aux dépens d'une pensée vraie, la littérature se réduit à l'exhibition d'états d'âme. Déconnecté de cet univers qu'il ne contemple pour l'essentiel que depuis son balcon, Basile est en quête d'un moyen qui lui permettrait de ré-apprivoiser son contemporain, tout en relançant, pourquoi pas, son grand œuvre, un essai intitulé Eclipse philosophique auquel il travaille depuis des années. Ce moyen, il va le trouver dans une serre du Jardin des plantes où, « telle Mélisande sur son balcon », va lui apparaître la belle et jeune Shadi, iranienne exilée rue Monge, grâce à qui il va reconquérir sa libido flageolante et retrouver une prise sur le monde. Au passage, la jeune fille, dont le père a été fusillé pendant la révolution iranienne, va lui permettre de se réapproprier son passé, son rapport à l'histoire et à son père à lui, ancien participant du putsch des généraux en Algérie, qu'il a longtemps connu emprisonné : un biais narratif qui permet à Philippe de la Genardière d'élargir un récit qui sans cela demeurerait strictement cantonné au registre de la relation érotique (avec débriefing chez le psy au passage, toujours).

Basile, parce qu'il fornique allègrement, va reprendre ses méditations et même l'écriture de son essai, réinventant un monde qui permet de recréer l'Autre, l'humain, son semblable, de retrouver la foi. Puis Shadi va partir en Iran, et Basile douter à nouveau ; mais Shadi va revenir, et Basile se rassurer. Les deux amants partiront parachever leur relation en un ultime week-end dans un mignon hôtel du Luberon. Enfin Basile rentrera boulevard Beaumarchais, seul. Et bouclera le long cheminement de ses pensées lors d'une confrontation hallucinée, hallucinante, avec une SDF, sur un trottoir parisien.

Philippe de la Genardière signe un roman qui abuse de la toile de fond historique, et dont le constat du néant des idées ne sonne pas vraiment juste. Noyé sous les références littéraires ou musicales, l'esprit façon Basile a des airs de déblatération philosophique de salon et pêche par son manque d'originalité, son intellectualisme bon teint mâtiné de sa dose de psy. A l'arrivée, l'homme en rupture qu'il est censé incarner ne convainc pas. Il y a de la complaisance dans sa dépression d'enseignant qui ne veut plus enseigner, d'écrivain qui ne peut plus écrire, de philosophe qui ne peut plus penser, une complaisance qui rend les choses faciles et permet au texte de s'égarer. Jusqu'à ce Basile, debout sur son balcon du boulevard Beaumarchais, face à la ville, s'exclame : « Je vous aime, mes semblables, mes frères », avant de conclure :  « Alors, il avait vu s'inscrire en lettres d'or dans le ciel le mot : FIN ».

Julie Coutu   http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=11149 

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 12:40

" On peut tuer quelqu'un sans même le toucher du doigt,
en attaquant son âme avec des armes morales: Chagrins, soucis lancinants, douleurs.
Et beaucoup plus de personnes sont assassinées par cette méthode que par la violence ".

- Jeremias GOTTHELF -


http://mobbing.chez-alice.fr/acc_frm.htm


Travailler juqu'à 70 ans  ? Et puis quoi encore !
Article de MSN Actualités France du 04/11/08    17:26
Fiction totale   estime la Sociologue Anne-Marie Guillemard dans un entretien à l'AFP ????
D'abord nous pensons que les Sociologues sont souvent en FICTION TOTALE (ceci est dangereux) avec le monde du travail d'aujourd'hui et en particulier les Seniors.
- Combien de Seniors sont en dépression complète pendant des mois et + jusqu à aller au suicide quand on les fout dehors alors qu'ils sont encore en pleine possession de leurs moyens. Moi (sur les 5) j'en ai fait partie car chassé comme un mal propre d'une entreprise ou j'avais tout donné jusqu'à 58 ans, je ne sais pas comment je me suis sorti du suicide ?
aujourd'hui je suis le plus heureux des hommes car j'ai retrouvé du travail à 62 ans et tout a fait pret à aller au mini jusqu à 70 ans et plus si possible.
Nous sommes très nombreux dans ce cas. Je ne parle pas des travailleurs de force dont le corps est usé mais de tous les autres métiers .
Ceci évite bien souvent de devenir invalide de la cervelle car les pauvres ?????
Nous demandons à Anne-Marie de revoir sa copie....... de l'étudier plus profondément car avec les 35 h il y a encore une nouvelle donne dont elle n'a sûrement pas pris en compte ect... en plus nous ne sommes pas le seul pays ou les gens travaillent jusqu'à 70 ans et en plus avec la longévité de vie montante. 
D'autres sociologues n'ont pas du tout le même avis que vous. Pour préciser cette pensée, nous nous déplaçons beaucoup dans les pays Européens et autres.
Notre métier permet d'étudier les différents mode de vie.
           par zygote



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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 19:46

Amours coloniales aventures et fantasmes exotiques de Claire de Duras à Georges Simenon   Auteur :   Alain Ruscio 

romans et nouvelles -   Bibliothèque Complexe -  

Kadour et Katel / Alphonse Daudet Marroca / Guy de Maupassant Allouma / Guy de

Maupassant Yasmina / Isabelle Eberhardt Major / Isabelle Eberhardt Eau souterraine

Compilé par Alain Ruscio Publié par Editions Complexe, 1996

ISBN 287027596X, 9782870275962   965 pages

Table des matières

Préface par Madeleine Rebérioux p.5

Introduction par Alain Ruscio  p.9

Notices bioqraphiques par Alain Ruscio p.39

Amours d’Islam

Alphonse Daudet Kadour et katel p.71

Guy de Maupassant  Marroca p.75  Allouma p.85

Isabelle Eberhardt Yasmina p.109  Le major p.135

Paul et Victor Margueritte L’eau souterraine p.157

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« De l’Indochine au Maroc, de Tahiti au Sénégal, la France, naguère, a envoyé ses enfants outre Mer. De leur côté, des originaires des colonies sont venus vivre en métropole. Durant plusieurs générations, « Blancs » et « Indigènes » se sont cotoyés.

Pour le meilleur et pour le pire. Au cours de cette période, des relations amoureuses et sexuelles se sont tissées. Le cas le plus fréquent a été celui des unions d’hommes blancs et de femmes blanches qui ont transgressé les tabous en rencontrant des hommes «  de couleur ».

Quel fut le reflet de ces relations dans la littérature française contemporaine ? Quelles situations ont été imaginées ? Quelles joies ? quels drames ? Quels fantasmes exotiques ou érotiques révèlent-ils ? certains textes ici regroupés portent des signatures célèbres : Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Pierre Loti, isabelle Eberhardt, Georges Simenon… D’autres ont été écrits par des auteurs moins connus aujourd’hui, mais qui eurent autrefois leur heure de gloire : Louis Charles Royer, Pierre Mille, Paul et Victor Margueritte, Paul Vigné d’Octon.

Tous cependant ont pour trait commun la recherche de l’Autre, du Divers, de l’Exotisme ».

 

« Un livre novateur : Alain Ruscio est parti de l’idée que les textes les plus célèbres ne sont pas les seuls lourds de signification. Il n’ignore ni le roman de gare, ni Maupassant ni Simenon . Sa bibliographie sera désormais incontournable. Bref, il nous donne un vrai livre. » Madeleine REBERIOUX

 

Alain RUSCIO historien, docteur ès lettres est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages sur l’histoire du colonialisme français, parmi lesquels une Histoire de la guerre française d’Indochine. Il publie simultanément à ces Amours, une étude sur les mentalités coloniales françaises, « le Credo de l’homme blanc » (Editions Complexe,1996)

 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 00:59
" Où se place la ligne de démarcation qui sépare la fin de la jeunesse du reste de la vie ?
LE RESTE DE LA VIE ce n'est pas forcément la vieillesse. Le reste de la vie peut commencer très tôt dans l'existence,c'est le moment où ce qu' on va ressentir dans les sentiments, dans l'amour, dans les grandes lectures qui vont nous bouleverser, les voyages qui vont être décisifs, dans les rencontres fondamentales, il arrive un moment  où ces choses là peuvent se poursuivre, mais elles ne sont plus inédites, elles ont déjà eu lieu.
C'est la répétition . Mais la répétition peut commencer très tôt ou ne commencer jamais.
Comment alors distinguer répétition et routine ?
Dans la répétition, on peut tomber amoureux de façon définitive et splendide, cet amour s'achève et puis un autre revient mais le second amour peut-être qu'il n'enseignera pas davantage que le premier; on est dans la répététition même si ce second amour vous rend très heureux.
Donc, le reste de la vie c'est quand il n'y a plus cette saveur des choses inédites. Elles vous parviennent  une fois de plus. Et cela est vrai pour les grands livres, les grande rencontres, ce n'est pas le crépuscule, c'est le reste de la vie".

Jean Paul ENTHOVEN     " Ce que nous avons eu de meilleur" 2008
Bibliobs Le Nouvel Observateur du 28/08/2008  "Un ami de trente ans".

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