750 euros pour les chefs d'établissement (collèges et lycées) et 375 euros pour leurs adjoints.
Telle est la prime qui leur a été versée en fin d'année. L'entourage du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a invoqué comme raisons la gestion du mouvement lycéen et
la mise en place des heures de travail après l'école. En revanche, aucune prime n'est prévue pour les enseignants.
Pour expliquer ce choix, le ministère a souligné que contrairement aux professeurs, les chefs d'établissement ne bénéficient pas des heures supplémentaires et de leur exonération d'impôt. Pour
Xavier Darcos, interrogé sur RTL, vendredi 11 janvier 2008, "les syndicats ont raison de dire 'et nous et nous', mais il est très simple d'obtenir une meilleure rémunération pour les
enseignants". Il leur suffit, a-t-il précisé, d'accepter de "faire quelques tâches supplémentaires", voire de "travailler autant qu'un proviseur".
Gérard Aschiéri a réagi en estimant que Xavier Darcos en rajoutait "dans la provocation". Ce "type de discours donne dans la provocation et dans l'insulte. Il montre qu'il ne connaît pas la réalité
du travail", a expliqué le secrétaire général de la FSU. Par ailleurs, selon Daniel Robin, co-secrétaire du Snes, interrogé également sur RTL, "il y a un sentiment d'une totale injustice".
Le syndicaliste a d'ailleurs fait un appel du pied au ministre pour réparer cette "injustice" : "on n'est pas contre le fait que tous les enseignants, sans exception, touchent une prime le mois
prochain..."
Source : Le Figaro, RTL, La Tribune