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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 18:31

 

Une générale est toujours un peu la minute de vérité pour les acteurs (trices) , les chanteurs(ses) , les musicien(ne)s et les technicien(e)s qui ont monté un projet.. Et ce samedi à la Comédie la scène illustre accueillait un public restreint mais attentif (loin des hordes LGBT et FEMEN qui squattaient le parvis de l'Opéra.)

 

Le passant lambda est toujours admiratif sur les composantes du décor surtout quand celui-ci va se révéler le moteur du poème dramatique que va transcender le jeune Julien Testard dans la prouesse du rôle écrasant de MANFRED , par sa diction, certes monocorde (comparée à la version Lavaudant) mais où dominent les vers en trois langues tels que les a voulu Lord Byron à son retour de Rome.Un bandeau de sous titrages pour les choeurs est devenu habituel pour les habitués des opéras dans tous les pays du monde. 

L'ouverture de ce poème dramatique par l'orchestre dirigée par David Niemann ménage le suspense et laisse lentement s'effacer un soleil sur le rideau de scène avant que de découvrir le cube magique voulu par Sandra et Giacomo passés maîtres dans les trucages et jeux en 3D .(On a déjà donné pour le duo Shirley & Dino)  Ce cube qui deviendra une cage, une chambre mortuaire  et un tableau à la fois et finalement le lieu de toutes les métamorphoses du personnage principal prisonnier de ses angoisses mystiques.

On se lasse bien sûr, après un effet de surprise, en subissant ses longs monologues datés et vestiges d'un romantisme allemand qui vibrait encore au coeur de nos aïeux , mais aujourd'hui quel écho ont-ils sur nos " DEMOS " de la Paillade qui seront les mélomanes de demain promus  par Lilan Thuram et Philippe Saurel ?  Même nos chères perruques grisonnantes se sont assoupies plusieurs fois guettant un effet scénique comme quand  les quatre choristes apparaissent au balcon, la harpiste cachée dans une loge, ou la main du chef invitant les choristes fantomatiques et figés tel un choeur antique à répondre aux appels d'un Manfred aux prises avec son désespoir en quête de pardon et de rédemption.

Il faudra attendre une heure pour qu'enfin un duo piano soprano sublime nous sorte de notre torpeur (Merci Robert) et ensuite des choeurs puissants et déchirants (Merci Noëlle GENY) nous annoncent un dénouement à ce drame romantique sur fonds de vidéo et simulations 3D de l'être aimé en hologramme car oui , notre Manfred parvient presque à enlacer son aimée dans un dernier adieu. 

On l'aura compris ni la musique de Schumann, ni les vers de Byron, ni les travestissements du héros ne parviendront à captiver le public qui cherchera en vain les mille et un pièges que lui ont tendu une fois encore Sandra et Giacomo, les jeunes scénaristes fétiches de l'ON Montpellier .Gageons que Corinne Schneider de France Musique saura donner sens à ces travestissements et replacer ce mélodrame dans son contexte historique dans une rencontre au sommet qui a bien eu lieu entre nos deux  torturés Schumann et Lord Byron (lequel ne dédaignait pas à 29 ans de torturer Mary Shelley) .

On se souvient de la critique qui avait déjà jugé irréalisable de monter ce Poème à l'Opéra Comique sous la baguette d'Emmanuel Krivine. Faut-il en conclure que Valérie Chevalier est celle qui aura tout osé  ?

https://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/le-manfred-furieusement-romantique-de-schumann-a-l-opera-comique_1306121.html

Laissons au grand dramaturge Georges Lavaudant le mot de la fin : "Au fond, l'histoire reste énigmatique.L'idée c'est de faire rêver les gens sur la musique et sur le texte.

 

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