" Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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DIX ANS D'INDEPEN DAN OB
Voilà in tête de chapitre de bien des éditoriaux tant sénégalais, que français. Cependant en cette dixième année d'Indépendance (1960-1970) il est normal de vouloir faire un bilan bilan d'une législature, bilan d'un régime prédidentiel. bilan d'une politique Acanomique.
Pour reprendre un thème évoqué par Gabriel d'Arboussier dans un Courrier de 1'UNESCO, on peut dire que l'AFRIQUE est en train de faire l'inventaire de ses ressources économiques propres. Elle cherche à savoir si par ses propres moyens elle peut arriver précisément à faire décoller son économie traditionnelle pour entrer dans une économie moderne ou si au contraire, il es nécessaire, qu'une aide annen importante de l'extérieur lui soit accordée pour lui permettre d'aborder cette phase de décollage.
Le chois du Président Senghor à ce sujet semble difficile à fairet
PERSPECTIVES D'AVENIR:
Il est de bon ton, dans certaine milieux économiques ou administratifs français d'émettre des pronostics défavorablen nur 1'Avenir économique sénégalais et de lui opposer la réussite ivoirienne.
Il est certain que les facteurs de pensimisme sont nombreux et ils expliquent dans une large mesure les réticences déjà signaléen den investisseurs éventuels. On les résumera d'une phrasejen disant que le pays a des ambitions trop vantes et des structures trop lourdes sur le plan administratif compte tenu de la
pauvreté du sol et de nos ressources naturelles et financières.
Il apparait cependant que den efforts considérables ont été faits depuis une vingtaine d'années, d'une part pour former les cadres et pour leur insuffler:
"la mystique du développement", d'autre part pour créer une infrastructure soli Il est d'autant moins probable que ses efforts ne portent pas leurs fruits un
Jours ou l'autre, que le Sénégal est dans une certaine mesure au creux de la vague en ce sens qu'il a dûsupporter ces dernières années une série sans préc dents d'événements défavorables:
supression des "surprix" de l'arachide payés par la France:
déflation résultant du départ des militaires et de nombreux fonctionnaires français:
-plusieurs sécheresses anormales
Il faut de plus en plus qu'il y ait un travail intense des Sénégalais,et surt un travail de réflexion sur l'économie africaine qui tende à ne plus faire de pendre complétement le développement économique des courants extérieurs,du commerce extérieur.
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Hore, que constate-t-on aufourd'hui ?
La Jeunesse, avenir st enpoir de toute nation soucieuse de esen intérêts et de non développement se désintérenne manifentament des études techniques, alors que le pays a avant tout besoin de techniciens, d'ouvriers spécialisés, d'ingénieurs, de savants.... Fourquoi cette désaffection pour lon carrières scientifiques et cette attirance vers le Droit,len Lettren:dont les débouchée sont aujourd'hui encombrés voire sans avenir immédiat.
Jusqu'à présent on a toujours jugé la jeune République du Sénégal comme l'une dee plus importantes, par son degré d'évolution et par son influence, plus que par as force économique ou sa populationica capitale DAKAR et con Université pilote témoime de cette grandeur prestigieuse, qui symbolisent le foyer de culture africaine, espoir de toutes les jeunes républiques issues de la Coloniention Française.
On a également, et à tord, jugé un pays en voie de développement au nombre d'étudiants qu'il envoie chaque année à l'étranger. Le taux de développement est fonction du nombre de bourses attribuées à ses étudiants d'où une situation fauese tant aux yeux den Sénégalais eux-mêmes que des étrangers.
Le progrès et le développement économique de ces pays passe par le triomphe de la technique; hora où sont les Techniciena, nónégalais"; sans doute attardés dans quelque Université Européenne dont ils apprécie le climat intellectuel, len facilités, cubliant leur devoir de citoyens engagés dans l'avenir de leur pays,
L'avenir du Sénégal et des Sénégalais se joue dans ce choix à opérers Si le Bénégal, dans les prochainen années, n'opère pas un changeant radical de non économie,par une reconversion de l'agriculture: (cultures pilotes de blé, élevagen modèles expérimentaux) l'exploitation de l'arachide ne pouvant faire x vivre le pays; il court à la catastrophe.
Mr Senghor, lui même dans le discours du Xé Anniversaire de l'Indépendance, reconnaissait que la situation financière restait préoccupante...." Une industrialisation urgente est nécessaire, main sans les capitaus et les aiden étrangères, comment faire? Actuellement, l'aide étrangère rente très importante au Sénégalion parle même de "poide" que constitue la France, 1'Onu, les USA, 1'URSS, La CHINE, la R.P.A...
Avant tout, il faut faire comprendre aux jeunes que le pays a besoin de cadres spécialidés sénégalais afin de ne plus dépendre des aides extérieures?
Mais une véritable Indépendance se fera par une remise au travail efficace des Sénégalais avec des contrôles financiers afin d'éviter des détournements de fonde scandaleus et des fuites de capitaux suspectes.
On pense alors à un régime fort, autoritaire, voire fachisant ou communisant...