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  • : Seniors Dehors !
  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 12:43

Jobs et Carrières - Senior

 17 hubs 
sur VIADEO.fr

Comment passer le cap de la retraite avec sérénité?

 6 membres  | Visiter | M'inscrire
Bonjours à vous tous,jeunes et moins jeunes.
Vous êtes ou avez certainement dans votre entourage des personnes qui bientôt se retrouveront à la retraite,ou qui le sont déjà. Je souhaite intervenir auprès de ce public que j'affectionne particulièrement, pour cela j'ai besoin de mieux connaitre leurs ...
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Commission Salon Sénior Emploi Performance

Un véritable marché du travail des seniors est vital pour l’équilibre de notre système économique et social, notamment pour la sauvegarde de nos retraites.
Il s’agit, aujourd’hui, de comprendre tout l’intérêt de capitaliser nos savoir-faire, à travers
- L’expertise des seniors,
- La formation opérationnelle ...
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EMPLOI DES SENIORS

Ce n'est plus l'expérience et les acquis qui comptent mais seulement l'âge. A 55 ans, je n'ai nulle envie d'une retraite anticipée, mais au contraire trouver un job intéréssant et passionnant où je pourrai contribuer à l'essor d'une entreprise par mon esprit de créativité, d'organisation...Il n'y a pas ...
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L' Echo des Cadres Seniors

 32 membres  | Visiter | M'inscrire
Beaucoup de gens parlent en notre nom mais qui nous écoute?

Ce hub est à la disposition de ceux qui souhaitent s'exprimer sur le thème de l'emploi des "seniors".

Il s'agit ici d'être positif et créatif. Se plaindre et critiquer, même si celà soulage parfois, ne fera pas avancer notre situation.

Nous ...
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L'emploi des Séniors

L'emploi des seniors n'est pas pris en compte à ce jour dans notre société.
Je souhaiterai développer une rubrique emploi dédiée et spécifique aux seniors avec un ami qui a un site Internet.
Je cherche des entreprises de toutes tailles, cabinets de recrutement ou chasseurs de têtes qui seraient prêts ...
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La difficulté de trouver du travail

Description et demande de solutions pour les personnes de + de 45 ans qui ne trouvent pas de travail
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Le Cercle des Cadres Seniors

 17 membres  | Visiter | M'inscrire
Communauté restreinte de réflexion, de proposition,d'échanges et surtout d'actions, pour les quinqua, cadres supérieurs, qui refusent l'inaction.
L'accés de ce comité, se voulant loin des courants affairistes, est réservé aux cadres "seniors":

-concernés par la problématique des "seniors" et la recherche ...
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Les seniors, créateurs d'entreprise

Le marché du travail français n'est pas porteur pour les seniors.
Et si, cette conjoncture devenait une opportunité?
Construire un projet qui fasse sens pour soi.
Certes,il s'agit d'un vrai défi qui a été le mien et peut être le vôtre?.
Quand l'idée devient réalité, c'est exaltant.
Merci de vos ...
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Limite d'age dans les SSII (l'embauche des seniors) !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Dans les salons de recrutements des secteurs « High-Tech », sur chaque stand on voit apparaître l’âge moyen de la SSII, exemple : 26 ans…
Les limites d’âge se sont largement répandues dans le cadre des sociétés de services est-ce nos valeurs et les exigences du système des sociétés modernes ?
Au cours ...
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Manager le seconde partie de carrière

Comment faire face au choc démographique ? Comment gérer l'allongement de la vie professionnelle? Comment favoriser le maintien des seniors dans l'emploi? Comment entretenir la motivation du personnel en fin de carrière?
Autant d'interrogations qui peuvent susctiter le débat.
Ce hub est donc destiné ...
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objectif50

L’association OBJECTIF50 , qui existe depuis 2001 , est composée d’une centaine de membres sélectionnés aux compétences confirmées (majoritairement , cadres senior en recherche d’une nouvelle orientation de carrière) et qui ont pour objectif , à travers l’offre de service GRAND ANGLE360 , de devenir ...

Adhésion libre
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OBSERVATOIRE DES SENIORS : OFFRES ET DEMANDES D'EMPLOI

Ce hub doit être un lieu de rencontre entre les recruteurs sensibilisés par l'emploi des seniors et les seniors à la recherche d'informations pour accéder à l'emploi.

Seuls 37,9% de la classe d’âge des 55-64 ans travaillent en France. Le gouvernement souhaite, dans le cadre de son plan national pour ..
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QuinquasCitoyens

Dans les entreprises françaises depuis près de 30 ans, l'âge est utilisé comme variable d'ajustement et la discrimination autour de ce critère largement intégrée. Des voix s'élèvent depuis longtemps pour dénoncer cette atteinte à un droit fondamental (Extrait de la Charte des Droits de l'Homme des Nations ...
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Requinquer les quinquas

Quelles sont les autres pistes, que celles du salariat ? Comment retrouver de l'activité ?
Comment créer soi même sa propre activité ?
et entrer en projet ?

Yves Cambier
Accés libre
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Retraités du Baby Boomer ,que faire après 50 ans ,60 ans ...

pour les seniors, baby boomers, des 50 ans et +, la génération du baby boom. L'art de vivre en senior, l'expérience des séniors et les réponses aux questions. On peut retravailler ou simplement s'occuper lorsque l'on est à la retraite .Trop jeune dans sa tête pour rester inactif ,se rendre utile en ...
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Super SENIOR ...J'ADORE

Elles et ils ont 80 ans et plus. Elles et ils sont notre passé, notre présent et notre futur.
Elles et ils sont des repères. Elles et ils ressentent l'exclusion, l'isolement et l'ennui.
Les dispositifs en faveur des personnes âgées en France répondent ou ne répondent pas à nos attentes. Bien vieil ...
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WWW.SENIORAGIR.FR POUR LA VALORISATION DES SENIORS

 88 membres  | Visiter | M'inscrire
Demandeurs d'emploi, porteurs de projets, créateurs/repreneurs d'entreprises, retraités actifs... Vous avez désormais un nouveau site www.senioragir.fr qui vous est consacré pour valoriser votre image, trouver des associés. L'approche éditoriale permet grâce à des interviews et des présentations vidéo
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 17:17

Paru dans le Nouvel Observateur du 25 mars 2009

De 4 000 a 984 euros


Comme elle serait heureuse, Christine, 58 ans, responsable du recrutement dans des labos pharmaceutiques, au chômage depuis deux ans, de pouvoir «travailler jusqu'à 70ans» !

 


Petit à petit, elle largue ce qui a fait son ancienne vie. Bazardée, la maison qu'elle louait tout près de la mer, à Concarneau, «un petit paradis», et remplacée par un appartement loué à Brest. Abandonnée aussi, la voiture pourtant bien utile en province. Oubliés, les achats de vêtements : «Heureuse ment, j'avais une belle garde-robe.» Depuis plus de deux ans que Christine, 58 ans, rame pour trouver du travail, elle vit ce que la majorité des Français redoutent désormais : le début de la dégringolade. Ancienne commerciale puis responsable du recrutement dans des labos pharmaceutiques, elle a envoyé plus de deux cents lettres, s'est déplacée pour des entretiens d'embauche à Nantes, Rennes et Paris. Sans succès. Elle a même postulé pour des ménages : «Surdimensionnée pour le poste !» Travailler jusqu'à 70 ans ? Elle juge le mot d'ordre «absurde» : elle ne demanderait pas mieux.
Histoire banale, représentative de toute une génération de cadres en colère. «Boomers» (nés au lendemain de la guerre), ils sont encore en pleine forme. Cadres, ils aiment leur travail et veulent l'exercer le plus longtemps possible. Mais, seniors, ils sont les premiers touchés en période de récession. Avec les jeunes.
Les droits de Christine aux Assedic se sont vite épuisés car elle avait démissionné d'un emploi pour un autre qui n'a pas duré. Fondu aussi, par conséquent, le petit pécule d'un plan d'épargne-retraite. Cette célibataire sans enfant vit donc de l'AER (Allocation Equivalent Retraite), soit 32,30 euros par jour, une somme peu en rapport avec son ancien salaire de 4 000 euros. Alors elle écrit aux journaux pour dire son énerve- ment. Et elle prouve son efficacité de commerciale en décrochant des dons de la grande distribution pour le Secours populaire : «Je leur ai déjà procuré plusieurs tonnes de nourriture.» Elle est consciente qu'il y a des situations pires que la sienne : un frère secourable lui paie son appartement et elle sait qu'à 60 ans elle touchera sa retraite, soit 1800 euros par mois.
Ils sont 17% de chômeurs âgés de 50 ans et plus, donc avec un très mince espoir de réinsertion. Certes, depuis le 1er janvier, la loi a supprimé les mises à la retraite d'office et oblige les entreprises à conclure des accords pour l'emploi des seniors. Que faire en attendant que ces me sures - si tant est qu'elles soient appliquées - fassent de l'effet ? «Hiberner, se faire cryogéniser, renoncer, se suicider- ?», interroge Christine avec une ironie amère.

 

Jacqueline de Linares
Le Nouvel Observateur
http://tempsreel.nouvelobs.com/index.html

Emploi : le plongeon des seniors
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 09:56
Les quinquas dehors ?
 L’emploi des seniors
La France compte le taux de chômage le plus élevé chez les seniors. Jack, Yves, Jean et Marie-Odile en font partie et subissent en permanence cette discrimination liée à l’âge.
Dans les années 70, 73% des Français quinquagénaires exerçaient une activité.
Aujourd’hui, ils ne sont plus que 37%.
Cette éviction progressive remonte au premier choc pétrolier et à la création des préretraites.
Aujourd’hui, dans les entreprises françaises, une embauche stable se fait en moyenne à 25 ans et les départs se font à 57 ans.
Si la tendance se confirme, en 2010-2015, plus de la moitié des salariés du privé partiront avec une retraite de 1000 euros au maximum.
http://www.lesecransdusocial.gouv.fr/spip.php?article194&complet=1


 
               O U
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 09:31
Un roman de Yasmina Reza: «Hommes qui ne savent pas être aimés»

Un Adam de l'amer

Par Denis Olivennes

Avec cette réédition d'«Adam Haberberg», la portraitiste de Nicolas Sarkozy [=> La face cachée de Sarkozy] se montre une moraliste désenchantée

Yasmina-Reza_Hommes-qui-ne-savent-pas-etre-aimes.jpg
Cruel miroir que nous tend ce roman, réédition d'un texte publié sous un autre titre il y a six ans. Son héros, Adam (comme le premier de l'espèce), est l'un de ces hommes faits de tous les hommes et que vaut n'importe qui. Même s'il est plus malheureux, dépressif et exaspérant par sa haine de soi que la plupart de ses congénères, il est ce que nous sommes tous sans parvenir à nous l'avouer. Ainsi contemple-t-il le dérisoire de la condition humaine avec une triste lucidité, tandis que nous nous le dissimulons sous de frivoles divertissements.

Ecrivain nul, mari mal aimé, père inaccompli, affligé d'une maladie de l'oeil soudaine et mystérieuse qui est comme la métaphore d'une existence qui s'assombrit, il paraît privé de tout désir, amputé de toute ambition. Pourtant, il proteste faiblement, au long de ce monologue intérieur, contre l'injustice de ce sort qui lui est un refuge. Assis sur un banc en face des autruches au Jardin des Plantes, ayant trouvé ainsi la «position de l'hospice», il croise une ancienne condisciple du lycée, pas vraiment laide et franchement déclassée. Plutôt que de rentrer chez lui subir les algarades de son épouse et les braillements de ses enfants, il décide, le temps d'un dîner kitch à Viry-Châtillon, de tromper l'ennui avec cette banlieusarde. Tromper l'ennui? Non, l'éprouver pleinement.

C'est tout cela, qui n'est rien en même temps, que Yasmina Reza décrit, par de brèves notations impitoyables, de petits faits cruellement vrais: l'insignifiance d'une existence à côté de laquelle on passe, moyenne en quelque sorte, ni tragique, ni comique, ordinaire, plus exactement de deux existences car celles d'Adam et de Marie-Thérèse, quoique antinomiques en apparence, se répondent en miroir, même si le premier choisit un destin que la seconde subit. Dans cette vie anonyme de gens si peu illustres, on sourit sans cesse de la méchanceté des observations, et l'on pleure à l'idée que ce sort, finalement, est le nôtre. Vaine course du temps, qu'on peut remplir parfois d'illusions mondaines, de réussites apparentes et de rencontres amoureuses, mais qui est cependant, à la fin des fins, comme l'existence d'Adam: une dépression, au sens géologique du terme.

Yasmina-Reza_Lhomme-du-hasard.jpg
Née en 1958, actrice, dramaturge et romancière, Yasmina Reza est notamment l'auteur d'"Art" (1994), de "l'Homme du hasard" (1995) et de "l'Aube, le soir ou la nuit" (2007).
On a dit de Yasmina Reza qu'elle était un mélange de Molière et de Woody Allen: satire sociale et raillerie du moi. Ici, c'est plutôt à Cioran que l'on songe, un Cioran qui connaîtrait les ressorts du roman et de la légèreté. Dans sa préface à Chamfort, Camus écrivait:
«Nos plus grands moralistes ne sont pas des faiseurs de maximes, ce sont des romanciers? [...] Ils n'ont pas fait de phrases, ils ont regardé et se sont regardés.»

Cela va à merveille à Yasmina Reza, moraliste gracieuse et tristement amusée. Ces «Hommes qui ne savent pas être aimés», ce n'est pas la gent masculine et ses déboires sentimentaux; c'est l'espèce humaine, que les temps modernes ont désenchantée.

D.O.

«Hommes qui ne savent pas être aimés», par Yasmina Reza, Albin Michel, 260 p., 15 euros.

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 18:51
Un Blog de veille sur l'actualité très stimulant et documenté, celui de Pierre Regnault:
http://www.leblogdepierreregnault.com/article-24400184.html
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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 22:54
Luttes sociales 

Lu dans... Valeurs Actuelles      « Les seniors, dehors ! »

Ainsi a-t-on cassé la chaîne de la transmission des savoirs. Aujourd’hui, on tente de réparer cette erreur.

 Ils ont la compétence, la disponibilité et l’expérience dont les entreprises ont besoin. Une révolution intellectuelle est en marche.

ON a besoin des seniors !

Directions des ressources humaines dans les entreprises, gouvernement, syndicats, tous en conviennent :

les seniors, encore exclus des rangs salariés en France, doivent travailler - et cotiser ! - davantage. « Il en va de l’équilibre des comptes sociaux », souligne le gouvernement. « Il en va de la transmission des savoir-faire dans l’entreprise », assurent les DRH.« Il en va du droit à l’emploi et à la retraite », affirment les syndicats.

Belle unanimité. Mais tardive et encore contredite par les chiffres. En France, 38% seulement des 55-64 ans sont “en emploi” selon l’Insee, loin de l’objectif européen commun de 50%. Il ne fait en outre pas bon avancer en “senioritude” : 55% des femmes et des hommes de 55 à 59 ans pointent encore dans l’entreprise, mais ils ne sont plus que 15% dans cette situation après leur soixantième anniversaire. Et gare à l’accident de parcours : au chômage, 40% seulement des plus de 55 ans retrouvent un emploi en un an. Pourtant, le gouvernement est formel, l’équilibre de notre régime de retraite par répartition, mis à mal par la démographie, passe par l’allongement de la durée de cotisation à 41 annuités d’ici à 2012.

Cherchez l’erreur...

Comment en est-on arrivé là ? Par une sorte de « consensus social, tout au long des années 1980 et 1990, fondé sur la culture de la préretraite », répond Christophe Dagues, directeur associé de Quintecia, un cabinet de recrutement spécialiste des seniors. Christine Lagarde va plus loin : « Un pacte secret entre politiques, entreprises et syndicats... »
L’idée était simple : dans le contexte du chômage de masse, les “vieux” devaient laisser la place aux jeunes. Face aux restructurations, les syndicats ont admis implicitement qu’il était préférable de faire partir les salariés les plus âgés.
Nombre de grandes entreprises ont organisé des vagues de départs en préretraite pour les salariés ayant atteint 54- 55 ans, rajeunissant ainsi discrètement leur pyramide des âges. Les salariés ont d’autant mieux accueilli ces départs relativement confortables qu’eux-mêmes étaient souvent fatigués d’un milieu professionnel bien plus dur que celui de leurs débuts, durant les Trente Glorieuses.
Les gouvernements successifs, eux, ont financé des préretraites qui évitaient, somme toute, que les seniors ne viennent gonfler les chiffres du chômage
Aujourd’hui encore, des “préretraites maison” sont organisées.
Début 2007, Alcatel-Lucent annonçait la suppression de quelque 1.500 emplois en France avec un dispositif de préretraite associé à diverses autres mesures, comme l’a fait Nestlé France en 2004. Malgré la pression que fait peser la réforme des retraites, certains secteurs refusent encore de réviser leur politique. Le marketing, par exemple, ou l’informatique, pourtant en proie à la pénurie des compétences. « Nous recrutons uniquement à la sortie de l’école, affirme un chef d’entreprise. Les jeunes sont plus souples, plus adaptables, formés aux dernières technologies. Après la trentaine, un informaticien doit passer au management, à la gestion de projet ; dans son métier de base, il est dépassé... » (...)

Les mesures proposées par le gouvernement pour l’emploi des seniors changeront-elles la donne ?

Selon Olivier Spire, président de ProCadres, conseil en recrutement, elles seront utiles « pour aider au changement de mentalité. Mais un vrai renversement de situation ne peut venir que du marché lui-même. Dès maintenant, quand la pénurie menace, l’âge n’est plus un facteur discriminant : c’est déjà le cas pour les cadres de haut niveau, pas encore pour les non-cadres ». (...)
Certains savoir-faire techniques sont eux aussi désormais très recherchés : « Allez trouver un bon couvreur, un soudeur aluminium, un électricien, un fraiseur chevronné ! On nous appelle de loin pour les recruter », affirme Christophe Dagues. « Et là, peu importe leur âge ! »
Restent enfin les secteurs réputés pénibles, comme l’hôtellerie, pour lesquels la pénurie concerne tous les niveaux de qualification. Là aussi, les réticences des recruteurs face à l’âge tombent. Mais ce sont les salariés qui, désormais, ne tiennent guère à y faire de vieux os...
La difficulté est ailleurs, pour les salariés les moins qualifiés qui travaillent dans des secteurs non touchés par les pénuries. Ceux-là doivent être aidés à maintenir leur employabilité : « Il faut mieux utiliser la formation continue, réserver certains postes aux seniors », exhorte Christine Lagarde. « Certaines entreprises mettent déjà ces méthodes en pratique. »

Les PME, moins attrayantes que les groupes, ont moins de choix en matière de recrutement. Dans l’industrie, la transmission des savoir-faire a en outre une importance majeure. Deux raisons qui les ont conduites à s’intéresser davantage aux moyens de maintenir leurs seniors dans l’emploi.
Exemple : Glisseur Imprimerie, une société de trente salariés à Valenciennes : 60% du personnel a plus de 45 ans. « Nous avons beaucoup de gestes répétitifs, et donc des troubles musculo-squelettiques », explique Jean-Yves Pouliquen, directeur technique. Ce constat a conduit l’entreprise à mener avec l’aide d’un médecin ergonome tout un travail d’adaptation des postes à un personnel senior. (...) Dans cette entreprise où le personnel a en moyenne vingt-cinq ans d’ancienneté, un recrutement est d’ailleurs prévu : le meilleur candidat a... 55 ans. « Il nous apportera son expérience et, en plus, il formera un jeune », se réjouit Jean-Yves Pouliquen. (...)

La “senior attitude”.

En résumé, côté salarié, c’est bien avant d’être senior qu’il faut prévoir qu’on va l’être ! Ne pas se mettre en roue libre à 45 ans mais, au contraire, redoubler de vigilance pour préparer l’avenir. Si l’accident de parcours survient, ne pas se mettre soi-même hors concours en ne répondant pas à certaines petites annonces sous prétexte que “c’est sûr, on est trop vieux”...
Côté entreprise, ne pas attendre pour prévoir les reconversions et les aménagements de postes ; les trentenaires d’aujourd’hui sont les quinquagénaires de demain, et ils seront de plus en plus nombreux dans la société et les entreprises ! C’est d’ailleurs tout l’objet des accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) rendus obligatoires en 2005 pour les entreprises de plus de 300 personnes par la loi Borloo.
Plus de 200 accords pour quelque 700.000 salariés ont été conclus depuis la promulgation de la loi ; des outils efficaces de prévention des restructurations brutales... « C’est toute une politique de l’emploi à mener dans les entreprises », renchérit Laurence Laigo, secrétaire nationale à la CFDT, chargée de l’emploi des seniors. « L’anticipation des besoins, les bilans d’étape professionnels, le travail sur la compétence et l’utilisation de la formation professionnelle, c’est sur cette base que les pratiques changeront. Les mesures plus conjoncturelles peuvent être utiles mais pas suffisantes. »
Tous les acteurs de l’entreprise pourraient avoir intérêt dans les mois et les années à venir à adopter la “senior attitude”. À condition de l’appliquer tôt, avec les juniors.

Christine Murris

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 22:13

Le patronat veut garder la main sur la gestion de l’emploi !



Les employeurs aimeraient pouvoir continuer à pousser les salariés dehors sans avoir à financer des licenciements.
Ils redoutent un surcroit de conflits.

Le MEDEF applaudit. Mais les patrons ne se montrent pas aussi satisfaits que la présidente du MEDEF. Laurence Parisot a eu beau saluer « une occasion de faire changer le regard de tout le monde sur le travail des seniors », de nombreux employeurs ainsi que la CGPME et l’UPA, qui représentent les petites entreprises, ont critiqué l’amendement adopté en première lecture du projet de loi de finance de la Sécurité sociale, autorisant les salariés à rester au travail jusqu’à 70 ans. « On avait accepté qu’on supprime la mise à la retraite d’office, mais pas de cette manière-là : il faut que les choses se fassent avec l’accord de l’employeur », a réagi Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CGPME.

En effet, au départ, le gouvernement envisageait de supprimer l’âge de départ obligatoire, ce qui avait déclenché les protestations du patronat soucieux de pouvoir continuer de pousser les salariés dehors sans avoir à financer un licenciement. Le report de 65 à 70 ans de cet âge « couperet » est le résultat d’un compromis avec le MEDEF. Qui n’a pas empêché les patrons d’y voir une perte de liberté de se séparer de salariés qui, avec l’âge deviennent moins productifs mais qu’il faut rémunérer au niveau de leur ancienneté. « Imaginons que mes salariés veulent rester mais ne soient plus en état de travailler, je vais me faire piquer tous mes contrats », a commenté à l’AFP Richard Seurat, PDG d’une société de recyclage de matériel électronique. « 80 % de mes employés sont des travailleurs immigrés qui n’auront pas cotisés suffisamment à 65 ans. Même fatigués ou usés, ils voudront travailler au-delà, contraints par l’argent », avoue Jérôme Frantz, chef d’une entreprise sous-traitante de l’automobile. Voilà pourquoi Jean-Eudes Dumesnil parle « d’effets pervers » : « Si le salarié est le seul à vouloir travailler plus longtemps, si c’est unilatéral, ça va ajouter de la rigidité. » Frédéric Saint-Geours, président del’UIMM, branche patronale de la métallurgie adhérente du MEDEF, considère aussi que la mesure risque « d’augmenter les conflits entre le salarié et le chef d’entreprise ».

Un état d’esprit qui promet de beaux jours aux multiples stratégies de contournement déjà à l’oeuvre : chômage avec dispense de recherche d’emploi, mise en longue maladie, voire licenciement à l’amiable comme l’y autorise dorénavant la loi de modernisation du marché du travail.

Paule Masson  ( Article paru le 12 novembre 2008 dans l'Humanité )

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 21:31

Voici une citation proposée par Edgar Morin dans son entretien à "Nonobstant"

avec Yves CALVI ( France Inter le 19 novembre 2008 )

il s'agit d'une phrase de

 Madame Rita Lévi Montalcini , biologiste italienne:

" Il vaut mieux ajouter de la vie à vos jours que des jours à votre vie"

es mejor agregarle más vida a los días que más días a la vida

rather add life to your days than days to your life

meglio aggiungere vita ai giorni, che giorni alla vita

bring lieber mehr Leben in deine Tage als mehr Tage in dein Leben

лучше добавить жизни к своим дням, чем дней к своей жизни

أن تزيد حياة لأيامك أفضل من أن تضيف أياما لحياتك

é mellor engadirlle vida ós días ca días á vida

dodaj život danima, radije nego dane životu

Vaste sujet de méditation .... et d'identification linguistique !!

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 00:59
" Où se place la ligne de démarcation qui sépare la fin de la jeunesse du reste de la vie ?
LE RESTE DE LA VIE ce n'est pas forcément la vieillesse. Le reste de la vie peut commencer très tôt dans l'existence,c'est le moment où ce qu' on va ressentir dans les sentiments, dans l'amour, dans les grandes lectures qui vont nous bouleverser, les voyages qui vont être décisifs, dans les rencontres fondamentales, il arrive un moment  où ces choses là peuvent se poursuivre, mais elles ne sont plus inédites, elles ont déjà eu lieu.
C'est la répétition . Mais la répétition peut commencer très tôt ou ne commencer jamais.
Comment alors distinguer répétition et routine ?
Dans la répétition, on peut tomber amoureux de façon définitive et splendide, cet amour s'achève et puis un autre revient mais le second amour peut-être qu'il n'enseignera pas davantage que le premier; on est dans la répététition même si ce second amour vous rend très heureux.
Donc, le reste de la vie c'est quand il n'y a plus cette saveur des choses inédites. Elles vous parviennent  une fois de plus. Et cela est vrai pour les grands livres, les grande rencontres, ce n'est pas le crépuscule, c'est le reste de la vie".

Jean Paul ENTHOVEN     " Ce que nous avons eu de meilleur" 2008
Bibliobs Le Nouvel Observateur du 28/08/2008  "Un ami de trente ans".

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 18:47

La retraite !
Patrick Pelloux, médecin, s’attaque à ce sujet d’actualité avec humour aux côtés du dessinateur Charb.
FRANCE-SOIR. Pourquoi avez-vous décidé de parler de la retraite ?
PATRICK PELLOUX. J’aime pas la retraite fait partie d’une collection qui s’appelle« J’aime pas… » que je

connaissais déjà avant. Etant écrivain, je me demandais pourquoi je ne pouvais pas y contribuer. La machine s’est mise en marche. J’en ai parlé à Charb, le dessinateur qui illustre mes chroniques dans Charlie Hebdo, et il m’a dit de trouver un sujet. Il y avait beaucoup de débats autour de la retraite… C’était l’occasion.

Comment avez-vous collaboré avec Charb ?
J’ai écrit les textes… trash. Charb a fait des dessins humoristiques. Ils sont merveilleux et drôles. Il faut plutôt acheter le livre pour ses illustrations.

Ce livre est donc ironique… Oui. Il ne faut pas le prendre au premier degré. Il faut rire de tout.

Les retraités peuvent-ils être vexés ?
Ah non ! Au début nous étions perplexes. Nous avons fait un test. Nous l’avons mis en vente à Fête de l’Humanité, où il y a beaucoup de militants pro-retraite… Les 80 exemplaires se sont vendus en quatre heures.

Quels retours avez-vous eus ? Les retraités qui l’ont acheté se marraient, c’est donc positif. Les gens ont beaucoup plus d’humour qu’on ne le croit. On aura beau nous coller des krachs boursiers et nous voler nos économies, les gens gardent leur humour ! Ils ont compris que derrière J’aime la retraite il s’agit de j’aime la vie.

Comment percevez-vous votre retraite ?
Très très mal. Le gouvernement vient de passer jeudi un décret pour la réduction de 30 % des retraites des médecins hospitaliers. Pour l’instant, ma retraite je n’ai pas à l’aimer puisqu’elle ne va pas exister.

Président des médecins urgentistes de France, le docteur Patrick Pelloux, s’est fait connaître au moment de la grande canicule de 2003. Animateur de plusieurs mouvements de grève dénonçant les mauvaises conditions de travail des urgentistes, il vient d’être nommé au Samu de Paris. Une mutation qu’il conteste.
J’aime pas la retraite, Hœbecke, 10,50 euros.
Edition France Soir du lundi 29 septembre 2008 n°19914 page 24

 

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