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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 12:16
Pauvre Geneviève !

Bon, on tweete beaucoup sur le sujet, surtout l'Opéra National de Montpellier sur cette nouvelle adaptation très libre et volontiers désinvolte de cette figure mythique du haut Moyen Age brabançon au point qu'un conférencier a cru bon de venir nous remettre en mémoire le contexte historique et les mésaventures d'un livret qui parcourt le XVIIè jusqu'à ce que ce sacré Offenbach s'en empare. Une relecture des éditions parues à Bruxelles en 1837 puis à Lyon s'imposait donc...

L'Opéra de Montpellier comme ses compères de Lyon, Aix ou Bordeaux adore les cross-over depuis que Valérie Chevalier a importé la formule depuis son duché de Lorraine en Septimanie.: on a applaudi les facéties de Hervé Niquet en kilt avec un Dino se frottant à la Duchesse et les directions pieds nus de Sir Norrington avec le CMBV et dernièrement avec un Step'in Junior cadencé par "les Ombres" toujours en pleine créativité et recherche autour de The Tempest de William Shakespeare.

Mais alors qu'allaient-ils faire de ce livret oublié et lancé à la face d'un public d'abord médusé puis conquis ou circonspect. Certains préférant dans le doute abandonner après la première partie du match. Dommage ils ont raté l'enfant, la brebis et les Sarrazins (fort peu nombreux dans le public)

Une mention évidente et qui fait l'unanimité pour l'orchestre toujours à la hauteur et ce, quelles que soient les sauces auxquelles on les soumet et un corps de chanteurs, danseurs u top de leur forme vocale et physique. on sent là une belle unité et une direction énergique et intelligente qui joue avec ce décor insolite que le public est invité à découvrir à l'entr'acte.

Valérie Chevalier (qualifiée dans certains médias de "nouvelle Taubira" (sic) , interviewée sur France Musique) ne perd rien pour donner à ses créations des prolongements vers les réseaux sociaux par des réductions de dernière minute, appel aux scolaires et étudiants par des matinées gratuites, et dernière touche"in" un jeu vidéo sur les décors pour les accrocs de la 3D !

Diable mais, revenons en à notre Geneviève de Brabant jusque là inconnue de "nous autres" comme dirait l'autre Wallon : Julos Beaucarne. On a compris dès le premier acte qu'il fallait se laisser aller et surprendre quitte à délaisser les sous-titrages besogneux et souvent sans intérêt de nos ténors et soprani en duos ou en choeurs au bord de la piscine.

La trame découverte au fil des heures importe peu et seule l'arrivée, telle une statue du Commandeur, de Charles Martel est là pour rappeler qu'il s'agit d'un Roi belge et non franc qui s'illustra dans les plaines poitevines et revint en mémoire lors de propos médiatiques mais il semble que le "sus aux Sarrazins" ne soit pas la thématique première du spectacle surtout dans cette bonne ville de consensus et de vivre ensemble que l'édile veut apaisé.

On s'interrogera donc sur le choix du sujet au risque de passer pour un vilain petit canard, pardon, Tillinac du haut de sa fenêtre, pour s'interroger in fine sur le détournement même joyeux et goguenard des mythes anciens. A quand sur la scène de l'Opéra de Montpellier après Don Quichote chez la Duchesse, une Jeanne d'Arc revisitée à la sauce Mel Brooks ,une Ste Thérèse d'Avila entre les mains d'un autre imposteur: Rodrigo Garcia (très lointain cousin de Fernando Arrabal) promu du Théâtre Gramont (ex Treize vents) dans la cour d'honneur du Domaine d'Ô par sa Majesté Philippe, ou un Curé d'Ars à la sauce Guignols, car il faut bien l'admettre les dérives de la mise en scène à la Jérôme Savary nous conduisent plus souvent vers Groland que vers le Théâtre de Boulevard et fort loin de l'Opérette.Les adaptations d'Offenbach fleurissent de St Nazaire à Figeac ( La Péricole avec Julie Depardieu) et de Marseille à Avignon sans oublier Paris , alors chacun se fera son opinion sur ces programmations désopilantes et surtout les chers abonnés du parterre qui ont déboursé, eux, 53 euros pour cette farce ! Le débat reste ouvert et la critique aussi.

Le public invitéé à découvrbir les décors

Le public invitéé à découvrbir les décors

Conférence de Jean Christophe Keck
Conférence de Jean Christophe Keck

Conférence de Jean Christophe Keck

Une mention spéciale pour les décors très étudiés !
Une mention spéciale pour les décors très étudiés !
Une mention spéciale pour les décors très étudiés !

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