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  • : " Le bonheur se trouve là où nous le plaçons: mais nous ne le plaçons jamais là où nous nous trouvons. La véritable crise de notre temps n'est sans doute pas l'absence de ce bonheur qui est insaisissable mais la tentation de renoncer à le poursuivre ; abandonner cette quête, c'est déserter la vie." Maria Carnero de Cunhal
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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 21:57

Ce soir de janvier 2020, grand barnum dans le hall du Musée Fabre de Montpellier pour écouter sur le podium les conservateurs, corps constitués et les élus ou ce qu'il en reste (derrière Bernard Travier qui semble résumer les échanges entre l'Espagne et la France à la Retirada… quel raccourci étonnant que Mme la Consul aura noté. ) on aperçoit aussi Dame Isabelle Marsala venue après son marché et Sieur Barral. Toute la bourgeoisie montpelliéraine se presse pour se regarder dans ces portraits de cour où se mêlent harmonieusement souverains, aristocrates et courtisans du XVIIe et autres bourgeois du XVIIIè c'est à dire tout ce que veut nier la macronie et dans une certaine mesure la socialie mêlées pour cette dernières agapes de la saurélie, le Baron n'ayant pu s'extraire de sa chaise roulante pour louer le héros de cette soirée, un vrai citoyen d'ici, (car né à Montpellier et décédé à Madrid ) tout comme Hyacinthe Rigaud né " Jacinto  Honorat Mathias Rigau-Ros y Serra" à  Perpignan en 1659 et décédé à Paris en 1743.

Tout invité se doit d'avoir le sésame à savoir l'enveloppe gagnante, sinon un vigile physionomiste et peu affable vous rejettera sans ménagement sur l'Esplanade. L'habitué des cocktails et autres farces mondaines en a vu d'autres et me voilà au sein du sein et contraint d'attendre par flot de 60 sous le regard du jeune Louis XV pour pouvoir accéder au labyrinthe muséal et aux salles bien agencées. Les agents municipaux du Musée s'acquittent de cette tache de filtrage et de guidage sans recevoir trop de réactions de nervosité .Il faudra quand même compter une heure d'attente. 

Le tandem Michel Hilaire Pierre Stepanoff a bien fait les choses et le circuit est cohérent et bien organisé depuis les portraits de Hyacinthe Rigaud et de son co-disciple Jean Ranc tous deux d'Occitanie (pardon Dame Delga de Toulouse  ne fut pas conviée).Dans la dernière salle consacrée aux Bourbon Orléans et Bragance, on retrouve la Consul d'Espagne Soledad Fuentes GOMEZ en grande conversation avec M. Culture représentant le Maire excusé pour cause de rotule majeure. Tout cela méritait les conférences précédentes de mercredi à l'auditorium pour recadrer le contexte historique. Les Amis du Musée Fabre et les Amis de Montpellier Patrimoine y étaient conviés. 

Toute cette docte assemblée qui se reconnaît et se salue est venue aussi jauger de la popularité des élus en place et vérifier si les écologistes, les identitaires, les Républicains, les Insoumis sont mobilisés par cette ode aux royautés européennes. Point de gilet jaune, point de syndicalistes et comme d'habitude aucun représentant des banlieues sensibles ni communautés de la diversité pourtant tant courtisées par la Mairie actuelle et par certains candidats en mal de notoriété. Il faut dire qu'entre les portraits de cour de Jean Ranc et les facéties des non conformistes russes du MOCO, l'écart est tel que rien n'est fait pour rassembler ces masses laborieuses et dangereuses que tout oppose avec cette assemblée de dignitaires hautains et foncièrement conservateurs. Il suffisait d'écouter dans le discours préliminaire de Bernard  Travier les noms des aristocrates toujours aux commandes des rouages de l'Etat ou des Collectivités. 

Un maigre buffet de chips , d'olives moribondes et de petits fours desséchés montre toute la rigueur budgétaire d'une fin de mandat qui a tout dépensé pour les agapes des Vœux de nouvel an pour les Seniors du CCAS. On est vite invité à regagner la sortie et l'on gardera en souvenir les visages poupins des jeunes rois et la fraicheur des jeunes aristocrates au jardin comme un souvenir évanescent et dérisoire face aux turbulences de notre époque. Déjà 19h30 et sur CNEWS ,Zemmour et Onfray parlent justement de l'unité disparue d'un monde qui n'est plus. 

http://museefabre.montpellier3m.fr

Portrait de la Cour de Philipe V d'Espagne. 

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