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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 21:35

 Jean Claude Michéa présentait ce mardi 21 mai 2013 Salle Pétrarque à Montpellier  son dernier livre :

Les mystères de la gauche: de l'idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu.Michea.jpg

(Editions Climats 2013)

 

 

Les amis de l'Humanité étaient présents , fidèles et même inconditionnels de l'auteur montpéliérain.Petit plateau de friandises et l'intégrale de l'oeuvre de Michéa en vente à l'entrée.

 

La soirée était relayée par Radio Pays d'Hérault dont on ne donne pas la Fréquence...mais annonce la rediffusion ultérieure.... (?)

Jean Claude Michéa qualifié par un Blog de "French Dissident"rappelle qu'il avait déjà été invité pour parler de "l'enseignement de l'ignorance" (beau sujet dont on aimerait retrouver des traces...)

Le propos de ce soir est de décrire "la société décente ou socialiste, basée sur l'égalité, la justice et la convivialité" à laquelle aspire l'auteur.

Le constat est que la gauche actuelle est non pertinente et débouche sur une impasse.Propos devenu un lieu commun chez Julliard dans Marianne et ailleurs dans la presse magazine et de nombreux Forums...

Une citation de Paul Eluard vient le rappeler :"Un autre monde est possible il est dans celui-ci." Oui mais ce monde , force est de le constater est dévasté par le capitalisme aveugle. Même Mao Tsé Toung appelé en renfort, reconnaissait en son temps: "Il y a des contradictions au sein du peuple". Pensait-il à Cahuzac ? 

Il faut retrouver un  signe fédérateur commun à savoir  unir 95% de la population comme sous la Résistance face aux Nazis, où de l'anarchisme au monarchisme toutes les tendances de l'échiquier politique étaient représentés autour de De Gaulle : républicain issu de la droite  maurassienne.

Autre temps fort de l'Histoire française, le Référendum pour le Traité européen de Maastricht de 2005 concocté par Giscard et Olivier Duhamel réunis autour de cette mouture du Traité Européen.

Force est de constater qu'aujourd'hui selon un récent sondage 37% des Français ne se reconnaissent plus dans le clivage gauche/droite.De même en Italie avec Berlusconi et Peppe Grillo.Marx disait "produire pour produire et accumuler pour accumuler": à quoi cela correspond-il aujourd'hui ? 

Comment retrouver une union des classes populaires sachant que le Monde est composé de 7 Milliards d'habitants, 100 millions de riches, 5 milliards de classes moyennes et le reste 2 milliards pour les classes populaires...(Source le Monde) Les classe populaires se réfugient dans l'abstention;

Les "bobos" en général représentés par une figure du show-biz qui prône l'égalité pour tous... quelle égalité ?

Le simple fait de croire en une croissance infinie dans un monde limité est de toute façon une absurdité.La seule politique possible de lagrade et Strauss Khan étant de rassurer les marchés financiers. 

La gauche évoque le "bobo parisien" combattant des réformes sociétales comme le mariage gay et est bien loin de la dictature du prolétariat, concept abandonné par le PCF en 1970 tout comme la faucille et le marteau.

En 1860 c'est  Pierre Leroux qui invente le mot "socialisme" contre "l'individualisme" délirant du capitalisme anglais naissant où tout devait être privatisé.Les Saint Simoniens d'alors portent tous l'uniforme qui doit être fermé par derrière sans doute par souci d'égalité pour ne pas s'habiller seul.(?)

En 1870, Leroux corrige sa définition et appelle à une société future positive et pas seulement en réaction face au capitalisme car les ouvriers ont adopté son propre terme.

La gauche au pouvoir de 1899 à 1980, il s'agit de la deuxième gauche après celle du XIXè siècle. Mais à cette époque ni Proudhon, ni Bakounine ni Marx ne se disent "socialistes".Ils parlent des "puissances du passé" (désignant ainsi "le côté droit" du parlement représenté par  l'Eglise et la Monarchie qui veulent restaurer l'Ancien régime ) et en face, il y a "la gauche"qui rassemble "l'Alliance de la grande bourgeoisie libérale et la petite bourgeoisie républicaine et démocratique."Souvenons nous ce que disait Jules GUESDE: Les classes rurales, si on veut les féconder, il faut les violer".

Etre de gauche au XIXè c'est être contre la Monarchie (sans la voix du Comte de Chambord qui a manqué et à l'Action Française) et l'Eglise:( c'est être anticlérical et opposé aux congrégations)  Les socialistes luttaient contre le capital et la gauche contre l'ancien régime ! 

N'oublions pas que pour un Zola, l'homme du centre gauche c'est Thiers le seul capable de briser la réaction , cet instinct du peuple qui est un enfant de 1789" et les radicaux derrière Gambetta.

Il y a enfin les "anarcho-syndicalistes" qui formeront la base de la CGT autour des Guesdistes et la Charte d'Amiens : les syndicalistes doivent être neutre politiquement veut dire que le clivage ne passera pas par le vlivage droite gauche mais sur un front social.Il existait des passerelles entre monarchistes et socialistes entre chartistes et Torries.C'est avec l'affaire Dreyfus que se met en place un front de gauche. 

Le PCF jusqu'en 1929 n'est pas à gauche ni à l'extrême gauche, ni non plus franc maçonne, pas plus que radical-socialiste incarnée par des Clémenceau et Herriot... Le cartel des gauches voient siéger un  Gallifet et un Millerand.  Le Parti reste attaché à la non participation à aucun régime jusqu'en 1945 avec l'entrée de Maurice Thorez Vice Président du Conseil dans un Gouvernement de de Gaulle.

Gerorges Orwell et Pier Paolo Pasolini ont écrit des phrases définitives sur le fascisme :

arrêtez de me parler de la mer quand nous sommes en montagne. C’est un paysage différent"

En 1932, Albert Thibaudet a écrit des pages essentielles sur la notion de Progrès telle que la pense "la gauche originelle". Tout progrès est bon.Quand les petit Marquis poudrés et les Curés en soutane, l'alliance du sabre et du goupillon,ont disparu après la Loi de 1905, que restait-t-il aux Radicaux Socialistes comme combat ? La fuite en avant qui nous éloigne du passé.  

L'idée d'Art moderne et d'Avant garde ont constitué pour les intellectuels une fuite en avant sans contenu hugolien et débarrassé des problématiques d'un Zola. ... Qu'est-ce qui n'a pas encore été fait, créé ou atteint ...après le carré blanc sur fond blanc..que faire ?  Telle est la problématique du "bobo" d'aujourd'hui...! Alors on invente n'importe quoi:  nouvelles revendications sociétales aux Etats unis un droit du chien ou du Pit bull et un droit du Chihuahua ou du Caniche... (exemple américain) face aux droits de l'Homme.

Michéa avoue alors qu'il est daltonien, tout comme Goya et revendique haut et fort une "Dalton pride"pour ses 1% congénères et semblables qui se voient interdire des professions... !   

Quand on netre dans une logique où tout ce qui est nouveau est bien (Lire Philippe Murray) Mais toute évolution n'est pas un progrès. Et selon quels critères c'est le problème du libéralisme qui est axiologiquement neutre ? Le capitalisme est comme le code de la route, il fixe des règles pour que chacun puisse circuler.

Question de Roger Montcharmond des Amis de l'Humanité.  

Une date clé, charnière pour la gauche selon Jean Claude Michéa: c'est l'Affaire Dreyfus.le capitalisem est un ouvement réactionnaire tourné vers le passé. 

Un rappel de "l'opérateur philosophique"(ce qui sur le plan philosophique a pu donner naissance à ce mouvement)  avec les Lumières et l'idéal de droit infini de la raison aujourd'hui fort controversé.

Jean Jacques Rousseau fut l'un des critiques du progrès à tout prix dans l'Encyclopédie: il pense qu'il n'y a aucun lien entre le progrès technlogique et les bonheur de l'humanité. Adam Smith, David Humes, "Scottish Enlightenment" en Angleterre est au coeur de la philosophie des Lumières.(cf. "penser les Lumières contre les Lumières") 

Le Capitalisme est une dynamique aveugle de l'accumulation qui ne connaît pas de limites morales.

La droite de Charles de Montalembert au XIXè  n'a plus rien à voir avec celle d'un Nicolas Sarkozy: "le pouvoir du christianisme est civilisateur".

Souvenons nous d'un écrit oublié de Proudhon qui sonne avec une étonnante actualité et mérite d'être relu : "de la célébration du Dimanche Origine religieuse considérée sous les rapports de l'hygiène publique de la morale, des relations de la famille et de cité "...!(Ed. l'Herne) Marx avait prévu que la logiquedu Capital verrait les patrons demander de travailler le dimanche. le mouvement c'est maintenant, le progrès c'est maintenant !!! 

"Qui dans la classe est pour l'augmentation ?" demandait Michéa à ses élèves. Bonne question ! Augmentation de quoi, augmentation pour qui ?

Entre 1980 et 1983 au Congrès du SPD de Bad Godesberg, la gauche européenne Helmut Schmitt , Pascal Lamy,Beregovoy, DSK et Michel Rocard s'emploient à mettre en place l'Europe d'aujourd'hui avec comme porte parole d'un BHL ou même d'un Michel Foucault avec pour slogan: "en avant toute". les socialistes français ont joué un rôle fondamental dans ce consensus de Paris ( Lireà ce sujet  l'intervention de Rocard dans la revue Fakir)   Piloter la société en fonction des indications des agences de notation... 

Le socialisme au XIXème siècle : analyse de la situation et remèdes pour la base d'une nouvelle société, décrite dans "le Capital" de Karl Marx. La croissance industrielle produit de l'argent qui doit être investi dans du "travail vivant" lequel va apporter du profit, et ce, grâce aux gains de productivité des nouvelles technologies.On escompte "une baisse tendancielle du taux du profit" à l'échelle mondiale du capitalisme.

On mise sur la "spéculation: aujourd'hui on arrive à ce paradoxe que le  crédit est plus rentable que l'économie réelle ! L'argent par lui même ne produit pas d'argent, "il ne fait pas de petits" disait déjà Aristote.Keynes donnait l'image d'un billet sur une table qui reste le même après un certain temps et ne produit rien en lui même. C'est plus rentable de placer mon capital dans des fonds de pension que dans du capital travail disait Marx.   

90% des transactions sont spéculatives et fictives d'où la bulle imaginaire et symbolique tous les dix ans lors de la recapitalisation des banques.

Songez qu'aujourd'hui le NASDAQ est géré par des robots programmés par des mathématiciens et non par des traders !

Jusqu'en 1920, le capitalisme naissant donnait du "travail vivant" produisait des valeurs d'usage pour les besoins fondamentaux de l'être humain, aujourd'hui on marchandise n'importe quoi à n'importe qui. (Relire Marx, le Capital Tome III et IV) qui annonçait les dérives actuelles.Ex: les matchs payants à la télévision.

Question de la salle sur le contrôle du commerce du blé par la police de Louis XV. L'Etat met en place le commerce régulé et donc une économiede marché sur les conseils de Turgot et des Encyclopédistes, qui engendre des stockages et une spéculation du peuple sur les réserves alimentaires. 

"Le marché le plus doux des despotes" disait Denis Diderot dans Apologie de l'Abbé Galiani avant de se faire son autocritique et de revenir sur sa formule en rejoignant le parti de JJ.Rousseau.

Le droit de "vaine pâture" est un bon exemple de liberté locale laissée aux villageois par l'Ancien Régime qui ne s'intéressait qu'aux impôts et taxes des Provinces.La vie commune et la communauté étaient respectés. 

Le capitalisme comme le socialisme actuel veulent en finir avec le lien social pour le "chacun pour soi" où toute idée de vie commune ou individuelle aurait disparu.

Lire le livre de Bénédicte Monnier : "Un million de révolutions tranquilles" (Ed. les Liens qui libèrent)dans le monde avec des exemples de Détroit devenue ville pilote pour le mouvement coopératif, des exemples indiens qui remettent au gout du jour avec succès, des techniques ancestrales du XIIIè siècle au Rajasthan pour lutter contre le déssèchement et la conservation des eaux pluviales contre les technocrates du gouvernement indien.Niveau de vie six fois supérieur aux autres Etats si bien que les agents de l'Etat veulent taxer cette réussite !  Comment se réapproprie-t-on des techniques et une solidarité basées sur l'entraide et des circuits communautaires au Canada, au Japon ou en Irlande...

Je faisais déjà l'Eloge du rétroviseur dans "le Complexe d'Orphée" (livre précédent de Michéa)

Au Moyen Age, souvenons nous qu'un jour sur deux était férié et qu'on travaillait en moyenne 2 à 3 heures par jour...Cela laisse rêveur...!

Il y a du bon dans les modèles communautaires anciens, non à l'autisme grégaire des adolescents atomisés san liens sociaux. le capitalisme réunit le séparé sous la forme de Facebook, Tweeter, une société de moins en moins basée sur du lien social mais plus que jamais déconnectée.

Combien d'amis peut-on avoitr se demande Aristote ? Quelques uns répondait-il. Il n'est pas sorti lui, d'une école de Management !!! Comment se faire des amis se demandait Carnegie..?

C'est comme demander à une vendeuse de la rue de la Loge de sourire au client : sourire commandé, technologisé, artificiellement.

La notion de vie commune : "communisme" non totalitaire mais définir au terme d'un débat philosophique et démocratique de ce qui doit relever de la sphère privée et ce qui ne doit pas être privatisé (eau, air..) loin des orthodoxies et des inquisitions. 

On ne va pas manquer de me taxer, moi l'apôtre de la décroissance de faire l'éloge des réactionnaires-nostalgiques (tels Finkielkraut...) 

Comment supporter, un à deux millions de "working-poors" en France qui dorment dans leur voiture en ayant un travail !!!!

French Dissidents : Jean Claude Michéa  

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